Je m'excuse si j'ai pu choquer qui que ce soit dans mon précédent chapitre, mais c'est mon écriture et j'avais déjà prévu de mettre la scène de la webcam depuis un moment et je trouve que celle-ci convient bien à l'histoire. Dans ce chapitre, les intentions d'Itachi, si vous ne les avez pas comprises, seront expliquées. Vous saurez enfin pourquoi il a demandé à Sakura une vidéo chat nu.
DarkNekoMadara : C'était un risque que je devais prendre mdr. En tout cas, je ne regrette rien.
Nona Nevaeh : Merci ! C'était aussi une surprise pour moi ! J'étais tellement contente que leur relation évolue, que je n'ai pas pu m'empêcher de vouloir connaître la suite même si c'est moi qui écris. Normalement pas dans ce chapitre, mais dans le prochain, ils se rencontreront enfin. Aw, c'est gentil ! En général, je ne lis jamais de fics françaises, je préfère les anglaises, mais bon. Finalement, je ne suis pas partie au parc.
Froshe : Je comprends ce que tu dis, mais j'espère que ce chapitre te fera comprendre mes intentions en ce qui concerne Itachi. Il reste toujours galant et attentionné ne t'inquiète pas )
Sur ce, bonne lecture !
Disclaimer : L'univers de Naruto ne m'appartient pas.
Merde. Merde. Merde
Cela faisait plus d'une demi-heure que je jurai en silence. Pour comprendre cela, je devais me remémorer ma journée de la veille.
Ça avait été une journée de travail tout à fait normale. Après une intense course dans les rues désertes de Kumo, j'étais revenue dans mon bureau prendre une douche durant laquelle l'un de mes plaisirs cachés était de me soulager en pensant à Sakura.
J'en avais honte, mais j'avais certaines pulsions aussi. Qu'en penserait-elle si elle savait que je salissais son corps dans mes rêves ? Après ma douche, je m'étais investi dans mon travail sur une affaire de trafic d'organes. En fin de journée, Shisui avait fait irruption dans mon bureau pour, je cite, « boire un verre ou deux pour te décoincer le cul ». J'étais assez fatigué ses derniers temps et je n'avais pas eu la force d'argumenter avec lui.
Il m'avait emmené dans un bar assez reclus mais classe. Aucune musique qui cassait les tympans, aucun jeune drogué, aucune femme portant une tenue indécente. Non, c'était un bar avec une grande salle composée d'une scène de jazz avec des musiciens jouant du Chopin en fond sonore, un bar fait de bois poli, clair et lisse, des tables de la même façon et des sièges rembourrés de soie rouge bordeaux. Cela donnait un petit air ancien, comme dans les films des années 40. Même le personnel était tout aussi élégant et poli.
Mais, bien sûr, pour Shisui, un verre ou deux équivalait à plusieurs douzaines de verres. J'avais arrêté de compter au bout de mon sixième verre de vin rouge. Je n'étais pas un alcoolique et je tenais assez bien l'alcool, mais, en général, il me fait dire la vérité sans retenue. Shisui n'arrêtait pas de poser des questions sur Sakura. Mais que voulait-il que je lui dise qui n'ait déjà été dit ?
Le bar était proche du composé. Laissant la clé de ma voiture, qui était garée devant le bar, à Mifune, je traînai Shisui, endormi sur mon épaule, devant chez lui et le donnait à sa mère qui lui tira les oreilles. Tandis que je rentrais chez moi pour dîner, Mère et Père avaient bien vu que je n'étais dans mon état habituel : bien que je gardâs encore mon visage stoïque, mes mouvements étaient plus lents.
Sasuke, lui, était dans son monde depuis notre retour de Konoha il avait irrévocablement changé, de la meilleure des manières. Il restait toujours enfermé dans sa chambre, mais, au lieu d'entendre le silence en passant à côté de sa porte, j'entendais des soupirs et des rires. Il avait enfin retrouvé la joie de vivre. Je ne savais pas par quel moyen cela avait pu arriver, mais j'avais eu raison de l'emmener à Konoha. Je l'avais laissé se débrouiller de lui-même et explorer la ville tandis que je finissais certaines choses dans notre hôtel et que je visitais les endroits qui m'étaient familiers.
Après le repas j'avais fais la grave erreur d'en rajouter à mon état déplorable et avait bu quelques verres de saké. Nageant dans l'alcool, j'avais fais la demande à Sakura d'un chat vidéo. Je m'en souvenais très bien. Comment ne pas s'en souvenir ? J'avais la particularité, qu'en étant saoul j'étais toujours maître de mon esprit – enfin assez pour être à peu près lucide et me rappeler de la veille, et cette fois-ci, j'aurais voulu ne pas m'en rappeler.
Je savais que je l'avais mise mal à l'aise, bon sang ! Cela faisait à peine sept mois que nous nous connaissions et déjà nous nous voyions dénudés. Je savais que Sakura était une fille un peu timide et très pudique quand il s'agissait de son corps. Au début, même avec l'alcool dans le sang, j'avais peur de l'avoir brusquée et qu'elle ne veuille plus jamais me parler. Mais elle avait accepté. Il aurait mieux valu qu'elle fasse le contraire. La vue qui m'attendait n'était pas celle que je m'imaginais. En fait, je ne l'avais jamais imaginée.
Sa chambre, si c'était bien la pièce où elle était, était sombre. Seule la luminosité de son écran d'ordinateur éclairait sa peau d'albâtre. Elle portait un ensemble noir assez voyant et très aguicheur. Elle était belle, tout simplement magnifique. Je ne voyais que le bas de son cou jusqu'au bas de sa taille. Juste avant qu'elle accepte ma demande, j'avais déjà envisagé de me soulager, mais, après ça, après avoir vu une partie d'elle, c'était impossible pour moi de détacher mes yeux de cette vision enchanteresse.
Nous étions tous les deux novices et inquiets. J'étais tellement perturbé que j'avais entendu le bruit de sa respiration dans le micro, qu'elle s'était empressée d'éteindre. Mais je voulais en entendre plus, bien plus. Tout au long de l'échange, elle n'avait fait que de me taquiner. Était-elle consciente de l'effet qu'elle me faisait ? Si elle avait été près de moi, j'aurai voué son corps au plaisir et à la douceur toute la nuit. Mais ce n'était pas le cas. Et, à un moment, je m'étais senti si pervers quand elle m'avait fait part de sa peur que je mette des photos de son corps sur le net.
Bien sûr que non, jamais je ne le ferais ! Pourquoi le ferais-je ? J'avais déjà vu ce genre de choses dans des enquêtes ou des reportages de faits divers, c'était courant. Mais je voulais tant la rassurer. Jamais je n'oserais faire une chose pareille. La voir se donner du plaisir devant moi m'avait rendu fou et frustré à la fois. Je m'étais donné plaisir devant elle. Son regard sur moi me faisait vibrer mais me frustrait aussi, puisque je ne pouvais pas la toucher. Quand elle avait enlevé son dernier sous-vêtement, j'avais pu apercevoir une petite touffe de cheveux clairs. Elle devait être blonde ou châtain clair. C'était bien, cela changeait.
Et enfin, nous nous étions donné rendez-vous, mais dans les pires circonstances. Cependant, cela ne changeait en rien au fait que je me sentais tellement mal de l'avoir brusquée pour la voir nue sur une vidéo. Je n'étais pas mieux que ses pourritures sur le net. J'avais toujours vécu avec certains idéaux sur les femmes, je les avais toujours respectées et aidées. Mère disait toujours : « Une fleur est aussi précieuse qu'un vase de porcelaine : un seul souffle du vent, et elle s'envole à tout jamais »
Alors comment avais-je pu ignorer tout cela en laissant ma libido dicter ma conduite ? N'étais-je qu'un pervers, en fin de compte ? Voilà à quoi je réfléchissais tout au long de ma course, le lendemain de l'événement. Je me donnai à fond dans l'effort, dépassant mes limites à l'extrême. Me pardonnerait-elle ? Me parlerait-elle ?
C'était une question dont elle seule connaissait la réponse.
Bordel de merde !
Ah, enfin, tu te souviens de la veille…
Mortifiée, je fixai mon reflet dans le miroir de la salle de bain, les yeux grands ouverts et la bouche aussi. Je toussai le dentifrice qui essayait de rentrer dans ma gorge. Désolée, c'est pas aujourd'hui, mon coco. Je finis de me brosser les dents et posai les mains au bord de l'évier. Bordel, qu'est-ce que j'avais fait ?
En me brossant les dents, tous les événements de la veille m'étaient revenus en pleine gueule. Je peux vous dire que ce fut un putain de choc. Comment ça avait pu se passer ? Comment avais-je pu faire ça ? Merde, j'étais pas une catin ! Tout d'un coup, sans que je le comprenne, je me sentais sale, j'avais vraiment envie de prendre une douche.
J'enlevai en vitesse mon pyjama et rentrai dans la douche. Je laissais l'eau chaude couler sur moi tandis que je pensais aux événements de la veille.
Pourquoi m'avait-il demandé ça ? Au début, on se parlait comme d'habitude, lui et moi, mais bizarrement, il y avait un certain écart dans ce que je lui envoyais et ce qu'il m'envoyait. Normalement, il répondait directement à chaque message que j'envoyais, même les plus longs, alors que, là, il avait mis un peu de temps. Mais cela ne changeait en rien sa demande, et ce qu'il s'était passé.
Je sentais mes joues rougir affreusement, et pas à cause de la chaleur de la douche. J'avais vu Itachi nu… Oh, bordel de merde ! Mais jamais plus je n'allais pouvoir lui parler, moi ! Impossible !
Mais comment j'ai pu être aussi bête pour m'être laissée embobiner ? Certes, j'étais majeure, mais j'étais encore scolarisée, et ça faisait à peine sept mois et quelques que je savais que j'aimais Itachi. Pourquoi avais-je dis oui ? J'étais assez fatiguée la veille et puis, sur le coup, j'avais pas pu dire non. Mais je me sentais mal. C'était pas moi ça, je n'étais pas comme ça. Je ne montrais jamais mon corps aux gens, même pas à ma mère, et, soudain, je faisais un strip tease en ligne. Non mais c'était quoi, ce bordel !?
Bizarrement, j'avais envie de pleurer. Même s'il m'avait promis de ne pas mettre cette vidéo ou de photos sur le net, j'avais quand même peur que quelqu'un le découvre. Je n'étais pas une fille facile, mais j'étais conne.
Là, par contre, je vais pas contredire…
Inner, pourquoi tu m'as laissée faire ça ?
Tu dois apprendre toi-même de tes erreurs.
Je ne pourrais plus jamais lui parler après ça.
Je devais faire quelque chose, ce n'était pas en restant les bras le long du corps que la réponse arriverait. Il était à peine midi passé et je n'avais fait que me plaindre sur mon sort. Je devais essayer de contacter Sakura. J'ouvris mon ordinateur sur mon bureau et allai directement sur le site de rencontres. Elle était connectée.
CorbeauNoir est en train d'écrire…
CorbeauNoir : Sakura, es-tu là ?
CorbeauNoir : Je t'en prie, Sakura, parle-moi. J'aimerais m'expliquer.
CorbeauNoir : Sakura je te supplierai à genoux s'il le faut, mais, par pitié, écoute-moi.
C'est bien ce que j'avais redouté, elle ne me parlait plus. Merde ! J'avais tout foiré ! Je me massai le front et soupirai, vaincu. Je n'allais pas abandonner pour autant, je le savais, je le sentais. Elle est la femme qu'il me faut. J'entendais un bing m'annonçant que j'avais reçu un message de la part de quelqu'un sur le site. Je regardai notre conversation avec Sakura dans l'espoir de voir un message de sa part.
CherryBlossomNumberOne : Tu veux quoi ?
Oui ! Elle avait répondu ! Agressivement, mais elle avait répondu. Je m'empressai d'écrire.
CorbeauNoir : Sakura ! S'il te plaît, écoute-moi.
CherryBlossomNumberOne : Tu veux me dire quoi ?
CorbeauNoir : Ce qui s'est passé la nuit dernière, j'aimerais m'en excuser.
CherryBlossomNumberOne : Pourquoi ?
Merde ! Je n'arrivais pas à trouver les mots justes pour me faire pardonner par écrit. Je devais le lui dire à voix haute. Mais oui, de face à face ! Mais elle n'accepterait sans doute pas de me voir après ce qu'il s'était passé. Je devais tenter.
CorbeauNoir : Pouvons-nous parler par webcam ? J'aimerais te le dire en face.
CherryBlossomNumberOne : NON !
CorbeauNoir : Sakura, je t'en supplie ! Laisse-moi m'expliquer ! Puis-je te passer mon numéro de téléphone ? Je dois vraiment te parler. Écoute au moins mes paroles et si, après, tu ne veux plus me parler, soit, je t'accorderai cette demande. Mais, au moins, écoute-moi.
CherryBlossomNumberOne est en train d'écrire…
CherryBlossomNumberOne : D'accord, passe ton numéro, je vais t'appeler.
Oui ! J'avais encore une infime chance de me faire pardonner d'elle et son pardon était la chose que je convoitais le plus à ce moment. J'avais vraiment besoin qu'elle écoute ce que j'avais à dire.
Étais-je vraiment prête pour ça ? J'aurais simplement dû m'habiller pour cet aprèm, aller sur mon ordinateur, faire autre chose que d'aller sur le site de rencontre… Mais non ! J'étais curieuse et encore plus conne qu'hier. J'avais regardé si Itachi était en ligne et, malheureusement, il l'était et, avant même que je puisse fermer le clapet de mon ordinateur, il m'avait envoyé un message. Sale fourbe !
Pendant de longues minutes j'étais restée figée sur ma chaise, les yeux grands ouverts. Si je ne répondais pas, il allait me harceler de messages. Je voulais l'entendre de sa bouche : pourquoi m'avait-il demandé de me déshabiller devant ma webcam ? Je connaissais Itachi, il était galant et respectueux, mais le connaissais-je vraiment ? Le vrai Itachi ? J'allais l'appeler. J'avais tapé son numéro sur mon portable, mais je n'arrivais pas à appuyer sur l'icône d'appel.
J'avais peur, peur qu'il me dise que tout cela était un mensonge, qu'il s'était foutu de ma gueule et qu'il voulait simplement s'amuser, que je pleure et, après m'être plaint de mon sort, je lui aurais niqué sa race. Parce que, ok, j'étais tombée amoureuse, mais je restais toujours une femme indépendante, qui pouvait botter le cul des mecs. Je n'étais pas Bella Swan, fallait pas croire ! Comme on disait : « un de perdu, dix de retrouvés ». Dans mon cas, c'était plutôt : « un de perdu, moins cent vingt-six de retrouvés… »
Bon c'était réglé : je l'appellerais, il me dirait qu'il se foutait de ma blague, je lui dirais d'aller niquer sa race entière, puis je pleurerais. Puis vengeance !
Et comment tu vas te venger ?
Je sais pas encore, j'y réfléchis !
Tu l'as même pas encore appelé que tu te fais déjà des films. Peut-être c'est le contraire, et qu'il n'est pas du tout comme ça.
Depuis quand on a échangé les rôles ? Et puis, ça, c'est juste dans les films, Inner. Je ne vais pas me faire de faux espoirs.
Avec ça, le silence vint dans mon esprit. Bon, au moins, ça, c'était fait. Après avoir pris une profonde inspiration tremblante, j'appuyai sur l'icône. À peine avais-je entedu la première tonalité qu'il répondit. Je n'étais pas prête, enculé ! Prise de panique, je raccrochai. Merde ! J'étais super rapide, quand même. Mais, maintenant, il avait mon numéro. Meeeerde ! J'aimais rajouter des e dans tout ce que je disais, j'ai l'impression.
Mon portable hurla furieusement sur l'air de Wannabe des Spice Girls. So tell me what you want, what you really really waaant ! J'eus tellement peur que mon portable faillit tomber, mais j'avais des réflexes de malades, mieux que Chuck Norris – lui dites pas, il va me défoncer, sinon. J'aurais mis ma main à couper que c'était Ino qui avait changé la sonnerie de mon portable. D'habitude, je ne mettais jamais de sonnerie personnalisée. Je mettais soit la sonnerie standard, soit le vibreur. Mais, en attendant, le numéro qui m'appelait avait le même numéro que le numéro que j'avais essayé d'appeler vingt secondes plus tôt. Je répondais ou je répondais pas ? Je répondais ou je répondais pas ? Je répondais ou je répondais pas ? Je répondais ou je répondais pas ?
Mais réponds, putain de merde !
Ok ! Ok. C'est bon, me crie pas dessous ! T'as tes règles ou quoi ? Ah oui, question bête.
Armée de mon courage légendaire – sans rire –, je répondis à l'appel. Je posai doucement mon portable sur mon oreille, en silence. J'entendis une respiration au bout de la ligne avant de percevoir sa voix.
— Sakura ?
Sur le coup, je ne sus pas quoi dire. Je pus me rendre compte du timbre de sa voix. C'était sûr, il a une voix d'homme, mais, avec un seul mot, je ne pouvais pas savoir si elle me plaisait ou pas. Mais que je disais, moi ?! Même avec la voix la plus belle au monde, il restait tout de même un enfoiré !
— Oui ?
— Tu vas bien ? entendis-je après un moment.
Je devins soudain blasée.
— Sérieux ? Tu me demandes si je vais bien ?
— Ah oui, je suppose que ce n'est pas ce qu'il faut dire, s'excusa-t-il, penaud.
— Non, pas du tout. Bon, maintenant, que voulais-tu me dire ?
C'était bon, j'étais prête à l'entendre dire la vérité. Je me mis en mode Rambo dans mon cerveau. J'étais Stalone. Il est où, mon flingue ?
— Très bien, écoute-moi jusqu'à la fin je t'en prie. J'aimerais tout d'abord m'excuser pour ce qu'il s'est passé hier. Je n'étais pas dans mon état normal j'avais malheureusement trop bu et je n'étais pas maître de moi-même. La demande que je t'ai faite hier est impardonnable, j'ai abusé de toi et de ton corps. Je ne te mérite aucunement et je comprendrais que tu ne veuilles plus me parler après cela, mais, s'il te plaît, prends en compte le fait que jamais je n'ai voulu, en aucun cas, te mettre mal à l'aise.
— Alors, enculé de merde, tu vas bien m'écouter ! J'ai un sabre samouraï qui peut trancher l'acier ! Si tu oses mettre une photo de mon cul sur le net, je te coupe ce qui te sert de virilité et je le donne à Cerbère !… Attends, t'as dis quoi ?
J'avais complètement explosé, j'avais jamais vu ça. J'avais entendu ce qu'il avait dit, mais j'étais en mode Rambo et j'avais déclenché une guerre mondiale dans ma bouche. C'était violent, quand même. En plus, je n'avais pas chuchoté, hein… J'avais bien crié, haut et fort. Et, en même temps, j'avais dû lui déchirer les tympans.
— Je pense que je suis sourd d'une oreille, dit-il
— Tu… tu as dis que t'étais bourré ?
— Je ne savais pas que tu possédais un sabre. Et, oui, on peut dire ça comme ça. Mais pourquoi as-tu soudainement crié ? Me demanda-t-il
— On s'en fout du sabre pour le moment. Et puis, je m'étais psychologiquement préparée à ce que tu me dises que, depuis le début, tu t'es foutu de ma gueule et, qu'en vrai, tu étais un gros pervers qui voulait simplement poster des photos de moi nue, avouais-je.
— Tu pensais vraiment ça ? l'entendis-je dire tristement.
— Comprends-moi. Tu me demandes soudainement une vidéo de ce genre. Sur le coup, j'ai dis oui et je sais pas pourquoi, mais, là, je regrette.
Au point où on en était, valait mieux que je sorte tout.
— Je regrette aussi de t'avoir demandé cela, mais l'alcool avait dicté ma conduite. Je m'excuse auprès de toi, mais j'espère sincèrement que rien ne changera dans notre relation.
J'étais encore tellement gênée de lui parler après tout ça, mais je n'avais plus ce sentiment de détresse. J'avais vraiment cru qu'il allait me sortir tout ce que je redoutais et je m'étais trompée.
— Me pardonnes-tu ? demanda-t-il avec espoir.
Je pris une profonde respiration avant de lui donner ma réponse.
— Oui. Oui je te pardonne. Mais efface de ta tête ce qui s'est passé hier soir.
— Merci de m'avoir accordé ton pardon Sakura. Mais, pardonne-moi, je ne peux effacer toutes ses images de ma tête.
— Quoi ? Non, efface ! C'est tellement gênant ! Je n'ai jamais fait ça de ma vie ! En plus avec l'homme que…
Merde ! J'avais failli faire une bourde ! Heureusement, je m'étais rattrapée. Genuis Sakura Strikes Again !
— L'homme que ? demanda Itachi au bout du fil.
— Rien, rien du tout ! Tes oreilles sifflent, dis donc !
— Sakura, j'aimerais te dire autre chose, dit-il, sérieux.
— Euh… oui ?
— Je ne suis pas très habile avec les mots directs, donc écoute bien.
J'attendis un petit moment avant d'entendre les douces notes d'une guitare en bois. Il jouait de la guitare ?
— I have died every day waiting for you. Darling, don't be afraid I have loved you, for a thousand years. I'll love you for a thousand more, chanta-t-il doucement.
— C'est A Thousand Years de Christina Perri ! Avoue, je suis trop forte au blind test ! hurlai-je, fière de moi
Je l'entendis rire derrière le combiné.
— Eh bien, je l'avoue, oui. Mais as-tu compris le message que je te faisais passer ?
— Euh…
— Sakura, je t'aime.
— Aimer ? Aimer comme un pote envers un pote ? Ou aimer comme un homme envers une femme ?
— Aimer comme un homme qui aime une femme exceptionnelle avec un cœur immense et qui a toujours le sourire aux lèvres.
Il m'aime ? Il m'aime ? Il m'aime ! Il m'aime !
Oui, c'est bon on a compris !
— Mais… mais… mais, depuis combien de temps ?!
— Je me demande si mes oreilles vont tenir le coup. Et, pour répondre à ta question, je me suis rendu compte de mes sentiments envers toi il y a un moment. Et je tiens de tout cœur à ce que nous nous rencontrions.
— Attends, laisse-moi le temps de digérer l'info. Ok, c'est bon. Je me demande toujours si nous pouvons vraiment nous voir.
— Pourquoi non ?
— Je ne sais pas si je serais prête à te regarder dans les yeux après ce qu'il s'est passé et y a pas que ça ! Et si, physiquement, je ne te plais pas ? Et, en plus, on s'est toujours pas dit nos âges respectifs ?
— Une question à la fois. Ce qui s'est passé hier n'était qu'une erreur que je regrette horriblement même si j'ai pu voir ton corps, qui, je peux t'assurer, n'est pas horrible, au contraire. Ton corps est divin, mais je préfère retenir ma langue que de dire certaines choses qui pourraient te mettre mal à l'aise. Et le physique n'est pas important pour moi. Et nos âges, eh bien… es-tu mineure ? Si cela est le cas, ce serait un grand problème.
— Vaut mieux ne rien dire sur ça, et non je ne suis pas mineure. Et toi ?
— Non plus. Es-tu toujours prête à me rencontrer ?
— Oui mais quand ? Donne-moi un léger sursis le temps que je puisse me préparer mentalement.
— Oui, bien sûr. Que dis-tu de la semaine prochaine ?
— Trop rapide !
— Excuse-moi ! Quelle date préfères-tu ?
J'avais des milliers de papillons dans le ventre à ce moment. J'allais le voir, mais quand ? Ok, Sakura, foire pas ce coup, imagine un calendrier en face de toi. Ok, donc, les vacances étaient déjà passées, il ne me restait plus que les week-ends, mais il n'avait pas tort, une semaine ça devrait aller. J'espèrais simplement que la semaine passerait lentement, très lentement.
— D'accord, c'est ok pour la semaine prochaine. Samedi après-midi, c'est bon ?
— Cela me va. Je ne veux pas que tu sois mal à l'aise en face de moi, je suis tout de même un gentleman.
Brrrrrr. Je regardai mon portable : quelqu'un m'avait envoyé un SMS.
— Deux minutes, Itachi, je viens de recevoir un SMS.
Sans m'en rendre compte, je lus le SMS à haute voix.
— Je vous invite très cordialement à assister à l'enterrement de ma très chère Choupette qui nous a quittés brusquement cette nuit. Alors là, tu peux toujours te mettre le doigt dans le cul pour que je vienne !
C'était encore cette connasse de cousine… Elle ne m'envoie un SMS ou ne m'appelle que quand c'est pour venir à l'enterrement de ses pauvres hamsters. Je les plains quand même, ils sont adoptés pour clamser deux semaines après.
— C'est ta cousine qui donne des hamburgers à ses animaux ? Que lui as-tu répondu ?
— Oui, c'est elle ! Je lui ai dit : « Crève ».
Je l'entendis rire au bout du fil. Mine de rien, je n'avais pas remarqué qu'Itachi avait une voix virile mais en même temps douce. C'était assez bizarre de mettre une voix sur un nom.
À la fin de notre conversation, je posai mon dos contre ma chaise avec le sourire aux lèvres. J'allais enfin voir Itachi ! Hey, mais, je lui avais pas dis « Je t'aime » en retour ? La boulette !
— Donc tu vas la rencontrer ? Et elle habite à Konoha ? me demanda Kisame tout en touillant son café avec sa cuillère.
Nous nous étions retrouvés chez notre vendeur de dango, et je discutais avec lui à propos de Sakura, en omettant bien sur la partie où nous nous étions vus par webcam. C'était assez gênant rien que d'y penser et je n'avais pas envie qu'il le sache.
— Hn, répondis-je.
— C'est quand que vous vous verrez ?
— Samedi prochain.
— Je viens avec toi, dit-il.
— Non, répliquai-je.
— C'était pas une question.
— Pourquoi devrais-je te laisser m'accompagner ? demandai-je.
— Pour ta sécurité.
— Ma sécurité ? Est-ce une blague ?
— Non, je suis sérieux, Itachi. Écoute, me raconta-t-il d'un œil accusateur, j'ai un ami qui, lui aussi, s'est inscrit sur un site de rencontres, un jour. Il y a rencontré une fille, ils ont discuté pendant environ six mois avant de décider de se voir. Et il y est allé tout seul. Ils habitaient dans la même ville donc il ne craignait rien, mais c'est la fille qui a choisi le lieu de rendez-vous. Et quand il s'y est retrouvé, la fille n'était pas seule. Elle était accompagnée de ses amies, et, avec elles, ont tabassé mon ami avec leurs barres de fer. Il a dû aller à l'hôpital et y resté un mois. Le pauvre… Il s'en remet peu à peu mais ne fait plus confiance aux femmes. Ça l'a blessé moralement et physiquement parce qu'il aimait vraiment la fille. Donc tu ne me dis pas non, je t'accompagne et c'est tout. Et ne me dis pas que Sakura n'est pas ce genre de fille, mon ami aussi disait la même chose.
J'étais assez perplexe. Les femmes sont des créatures assez difficiles à comprendre. Je savais que Sakura n'était pas ce genre de fille, mais ce qu'il m'avait dit me donnait à réfléchir. Je n'allais pas jouer les fines bouches, mieux vaut prévenir que guérir.
— D'accord, tu peux venir, soupirai-je.
— Vous allez vous voir samedi prochain ? murmura Ino en faisant attention à ce que le prof ne nous entende pas pendant qu'il écrivait au tableau.
— Oui ! Et j'arrive toujours pas à le croire, murmurai-je plus fortement.
— Chut ! souffla furieusement Tonari Ôtsutsuki, qui était assis dans la rangée de gauche, une table en avant.
— Est-ce qu'on t'a sonné, Tonari ? rétorquai-je en colère.
Ce gamin m'énervait au plus haut point. Il se retourna et fixa le tableau avant de me regarder encore une fois et de réorienter son attention sur le prof. Ça, c'est ce que j'appelais le respect ou la soumission, voilà. Tonari était juste un sale gosse de riche, alors que sa famille n'était pas vraiment imbue d'elle-même. Au contraire, ils étaient très discrets, mais, lui, je pouvais pas le blairer, il me tapait sur les nerfs. Des fois, il me faisait penser à Draco Malfoy. Mais bon, revenons-en à la conversation que j'avais avec Ino.
— Et tu lui as fait un strip-tease ? Y avait une barre de pole dance à côté de toi ou ça se passe comment ? me demanda-t-elle
— Tu m'as prise pour qui, là !?
— Haha, t'es trop mignonne ! Kiba et moi, on a fait ça au bout de trois mois de conversation, chuchota-t-elle avec un sourire lubrique.
— T'es sérieuse ? demandai-je, incrédule.
— Tu croyais qu'on faisait quoi, lui et moi ? Qu'on parlait de la pluie et du beau temps ? Que tu es naïve…
— Attends voir, c'est qui la plus vieille entre toi et moi ?
— Ce n'est pas une question d'âge mais seulement d'affinité et de confiance de soi. Sakura, toi, tu es le genre de fille qui garde son corps pour sa lune de miel, bien que ça m'ait choquée quand tu m'as dis que tu avais fais ça avec Itachi. Après, si tu l'aimes, et que tu sais que c'est le bon, eh bien vas-y, mais utilise des préservatifs s'il te plaît.
— Merci Ino, mais je ne prévois pas de perdre ma virginité avant un bout de temps. Tu m'accompagneras pour y aller ?
— Bien sûr que je viens, je vais pas te laisser y aller seule. Je vais aussi demander à Kiba de venir, on sait jamais.
— Merci t'es la meilleure, Ino, lui murmurai-je avec une accolade.
— Je sais. Mais si le mec te dit « je t'aime » au téléphone, qu'il ne ment pas et s'excuse même pour ce qui s'est passé hier, c'est que ça doit être un type bien. Et tu sais ou vous allez vous rencontrer ?
— Tu vois la fontaine au milieu du parc en centre-ville ?
— Oui, je vois. Bon choix, en plus y a plein de monde et s'il faut, faudra courir.
— Situation extrême, solution extrême.
— Chut ! souffla de nouveau Tonari.
Alors là, c'était décidé, j'allais le buter ! Je pris mon manuel de japonais qui pesait extrêmement lourd et le lui balançait en pleine tête. Il le prit en plein à l'arrière du crâne. Sakura-1, Face de Pet-0. Tu l'avais bien cherché, vieille merde.
— C'est tellement merveilleux, Itachi ! s'extasia Mère en me prenant dans ses bras dans le terminal de l'aéroport.
— N'oublie pas de prendre plein de photos, d'accord ? Oh et dis-lui qu'elle peut venir à tout moment à la maison et qu'elle est la bienvenue !
— Mère, nous allons simplement nous rencontrer, Sakura et moi.
— Oui, mais tu l'aimes, bouda-t-elle.
— Certes, mais je ne veux pas la brusquer, soupirai-je. Nous allons prendre le temps de nous connaître mieux.
— Ne t'en fais pas pour cela, mon fils, tu es un brave homme, honnête et robuste. N'oublie surtout pas qu'une femme est souvent fragile de l'intérieur même si elle a l'air d'une guerrière à l'extérieur. Et je suis sûre qu'elle partage tes sentiments.
— Mère, Sakura m'a affirmé qu'elle était majeure, mais que faire si elle est bien plus jeune que moi ? demandai-je, assez incertain.
Elle m'adressa un sourire affectueux.
— Itachi, ton père et moi avons une dizaine d'années d'écart et pourtant nous nous aimons, me rassura-t-elle en posant sa main sur ma joue. L'âge ne fait pas vraiment la relation. Si tu l'aimes et que tu sais qu'elle est faite pour toi n'hésite pas, car si tu hésites, tu la perdras.
Mère avait toujours les mots pour redonner le sourire et le courage. Je la pris une seconde fois dans mes bras et respirai son doux parfum. Elle sentait la maison.
— On doit embarquer Itachi, ils viennent d'appeler, dit Kisame, qui n'avait pas l'habitude de voyager en avion, encore moins en première classe.
— Faites bien attention à vous, les garçons, dit Mère en enlaçant aussi Kisame, qu'elle considérait comme un fils
Demain, demain était le jour-J.
Sakura : Je serai habillée d'une robe noire, et toi ?
Itachi : D'un costard de la même couleur, ainsi qu'une surprise.
On était enfin le jour où j'allais rencontrer Itachi. Je n'arrivais pas à le croire. J'en avais des crampes au ventre. Heureusement que mes règles s'étaient terminées la veille, sinon j'aurais été plus que dans la merde.
— Voyons voir, ces talons seront parfaits pour aller avec ta robe, conseilla Ino en me tendant ladite paire de talons noirs.
Heureusement qu'elle avait tenu en compte mes préférences. Les talons devaient faire cinq centimètres… attendez, que je mesure avec ma règle… six centimètres en fait. La robe noire était simple mais belle. Elle avait des manches courtes et arrivait un peu au-dessus du genou. Il faisait assez chaud dehors, une belle journée ensoleillée et je tentais pour la première fois de sortir avec une robe sans collants.
Ino avait dormi chez moi la veille et m'avait ordonné de me raser les jambes. Certes, j'avais des poils, mais comme ils étaient rose clair, eh bien, on ne les voyait pas. Cependant, Ino avait tenu à ce que je me rase les gambettes.
Du coup, j'en étais à marcher de long en large dans ma chambre pour m'habituer aux talons, avec le ventre creux. On aurait dit que j'y avais un trou tellement je ne ressentais rien. Ino m'avait légèrement ondulé les cheveux et avait attaché à l'arrière deux mèches avec une barrette en forme de fleur. Elle m'avait aussi appliqué un peu de fond de teint, de l'anti cerne, de l'eyeliner et du gloss. Je me sentais tellement féminine !
— Au fait, où est Kiba ? demandai-je.
— Il nous attend pas loin de ta rue avec sa voiture, me dit-elle en rangeant en vitesse sa trousse de maquillage.
On avait convenu de se retrouver devant la fontaine à quatorze heures, et il était déjà treize heures trente-neuf. J'étais tellement stressée !
Pour que je puisse sortir dans cette tenue, Ino avait sorti un mensonge interminable, mais comme elle était habillée, comme toujours, de la même manière que moi, mes parents n'avaient rien eu à redire, et Sasori s'en foutait. Je fis attention en descendant les escaliers, je n'allais pas non plus me casser une jambe à quelques minutes de mon rendez-vous… Rendez-vous ?! Mon tout premier rendez-vous !
Oh, respire ! Nous fait pas un malaise !
Je sortis de chez moi avec Ino à mes côtés. Je regardai le ciel bleu et souris.
J'allais enfin le rencontrer !
J'allais enfin la rencontrer.
Tada ! La fin du chapitre 12, qui m'a pris un moment à écrire : j'ai dû faire ça en deux jours ! Donc voilà, on a l'explication du comportement d'Itachi qui j'espère aura éclairé vos incertitudes.
Sinon, comme je vous l'ai dis : au prochain chapitre, ce sera enfin leur rencontre, celle que vous attendiez tant !
Après ce chapitre, je vais me consacrer à mon autre fiction, puisque j'ai fais trois mises à jour de Connexion mais pas de Folie passagère ou presque.
Laissez un petit commentaire pour me faire part de vos questions ou de vos réactions et j'y répondrai.
Sur ce, à la prochaine !
