Me revoilà ! Donc je sais pas quand je posterai ce chapitre, si je le poste juste après l'avoir écrit ou si j'attends un moment pour m'habituer à mon nouvel établissement scolaire et à mes heures de cours. Mais, en tout cas, le voilà, et je vais essayer de tout cœur de mettre le plus de choses possible, parce que, quand même, c'est la rencontre entre Itachi et Sakura, donc il faut bien mettre des choses et pas que sur leur environnement, mais aussi sur leurs sentiments.

Donc, après réflexion, je pense faire ce chapitre en quelques jours au lieu de quelques heures. Mais avec ce que j'aurai mis, j'espère avoir un très bon résultat.

DarkNekoMadara : Eh oui, enfin leur rencontre ! Non, bien sûr, elle ne l'a pas envoyé balader mais au moins, ils se sont expliqués.

Guest : Merci d'avoir pris le temps de poster un commentaire. Bien sûr, moi aussi, j'adore le SasuSaku. Quand je vois une fiction avec un couple qui ne m'est pas familier, mais que l'auteur fait un travail remarquable dans son écriture, forcément je commence à apprécier le couple en question. À part le HinaSasu, je suis désolée, mais ce couple, c'est juste du foutage de gueule mais voilà. Je suis contente que tu aies pris le temps de lire une fiction avec un couple étranger et moi aussi, j'attends impatiemment la suite.

Saitera : Moi non plus, je n'y avais pas pensé au début mais en voyant un commentaire assez intriguant, je me suis mise à réfléchir et à remettre en question le précédent chapitre. Grâce à ça, j'en suis venue à rendre Itachi un peu saoul et avec une grande honte d'avoir demandé à Sakura de se déshabiller. Pour Sakura, elle est toujours marrante, mais c'est ça que j'aime chez elle. Dans certaines fictions, juste le premier chapitre est drôle et le reste est complètement à côté de la plaque.

Nona Nevaeh : Merci ! Et j'adore vraiment Mikoto, bien que, comme une conne, je n'aie pas vraiment regardé les flashbacks de Sasuke, puisqu'il y en avait trop dans l'anime. En plus, il m'a fait chier, lui. Perso, pour moi, même avec sa rédemption, Sasuke reste toujours le pire FDP tous mangas confondus (Note de la bêta : Complètement d'accord). Ce con se plaint, se venge, tue, blesse ses amis, essaye même de les tuer, mais on lui pardonne juste parce qu'il a aidé à péter le cul d'une déesse Lapine qui vient de nulle part ? C'est vraiment du foutage de gueule, et Sakura, je l'adore, mais, dans le manga, elle est vraiment conne de vouloir se mettre avec un mec qui n'a fait que l'insulter et essayer de la tuer. C'est plus de l'amour, là, c'est du forçage. Elle lui fait carrément du rentre-dedans. Désolée de mon écart, revenons à Mikoto. Oui, donc, je l'aime bien comme ça, Mikoto, puisque Fugaku, lui, garde presque toujours le silence et ne montre jamais ses sentiments, à part l'ennui. Bien sûr, Itachi en tant que Gentleman se doit d'être respectueux envers les femmes et Sakura ne lui en veut pas, elle s'en veut surtout à elle d'avoir accepté si facilement de montrer son corps.

Yassuochan : J'adore ce passage mdr, j'espérais que quelqu'un puisse autant l'aimer autant que moi. Mais je trouve vraiment que les fics anglaises sont mieux écrites que les française. Enfin, j'ai pas trop essayé de les lire, mais voilà… Après, il doit y avoir certaines exceptions, la mienne, j'espère. En fait, normalement, tu verras dans le chapitre, mais ce sera comme avec Ino. Ino et Kiba seront loin de Sakura, mais ils pourront la voir et si elle part avec Itachi, eh bien, ils partiront et, en cas de problème, Sakura n'aura qu'à appeler Ino sur son portable pour qu'elle vienne la sauver. Et puis, ce sera la même pour Kisame, il sera loin d'Itachi et en cas de problème, il intervient. Ah, ça, je dis pas. Peut-être bien que oui, peut-être bien que non.

Mise à jour du chapitre corrigé: 12/11/2016.

Sur ce, bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Naruto ne m'appartient pas.


En plein printemps, Konoha était magnifique. Les arbres en fleurs, l'air doux et les rires d'enfants dans les rues, c'est ce à quoi j'aspirais. Je consultai mon portable pour voir un éventuel message de la part de Sakura, annulant soudainement notre rencontre. Je m'attendais à tout moment à ce qu'elle change d'avis et s'enfuie loin de moi. Je ne lui en voudrais pas après ce qui s'était passé quelques jours plus tôt, mais je ne la laisserais pas s'enfuir sans au moins l'avoir vue et prise dans mes bras. Je devais me garer sur une rue pour pouvoir acheter un bouquet de fleurs. C'était ma surprise et j'espérais que ce cadeau lui plairait.

J'entrai chez un fleuriste qui n'avait pas du tout l'air de ceux que l'on pouvait trouver à Kumo. Que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur l'endroit était rempli de fleurs et de lumière, comme si, à travers la vitrine de la boutique, les fleurs aspiraient la lueur du soleil et les gardaient sur leurs pétales. Le comptoir était tenu par une femme d'un certaine âge avec un sourire aux lèvres, les yeux légèrement ridés et les cheveux blonds.

— Bonjour ! Bienvenue à Yamanaka Flowers. Que puis-je faire pour vous ? me demanda-t-elle.

— Bonjour. J'aimerais un bouquet de roses rouges enveloppées, dis-je.

— Oh, vous savez ce que vous voulez. Patientez un moment, s'il vous plait, dit-elle avant de se rendre dans l'arrière-boutique. Et pour quelle occasion est-ce, Monsieur ?

— Eh bien, c'est pour un premier rendez-vous, à vrai dire, avouai-je.

L'atmosphère de cette boutique était vraiment surprenante. C'était comme être dans un cocon chaud et parfumé. Les senteurs de fleurs ne se battaient pas entre elles mais plutôt fusionnaient pour donner une toute autre odeur.

— Oh, le premier amour est toujours le plus palpitant, dit-elle en revenant avec le bouquet.

J'admirais le bouquet, sans le laisser paraître. Tous les pétales étaient pareils et d'un magnifique rouge vin. Aucune fleur n'était fanée, aucune. C'était assez impressionnant. Après avoir payé, je me remis au volant pour me rendre au lieu de rendez-vous.

— C'est la troisième fois que tu soupires, Itachi, je t'ai jamais vu comme ça, me fit savoir Kisame sur le siège passager de ma voiture.

Dans la famille, nous avions à notre disposition plusieurs jets privés, mais ceux-ci étant trop petits pour transporter une voiture, j'avais choisi de prendre un vol commercial.

— Hn, je n'ai jamais fait ce genre de choses, dis-je.

— De quoi ? Rencontrer une personne que tu n'as jamais vue de ta vie ?

— Entre autres.

— Ne t'en fais pas, mec, je suis sûr que tout va bien se passer.

— Comment peux-tu en être aussi sûr ? lui demandai-je en tournant rapidement mon regard sur lui.

— C'est qui qui m'a énuméré toutes les qualités d'une certaine Sakura ?

— Je t'ai simplement fait savoir quelle personne exceptionnelle elle est.

— Mais oui, c'est ça… J'ai vraiment hâte de voir la fille qui fait fondre le cœur de notre Uchiha solitaire ainsi que sa face dure. Je sais pas si tu t'en es rendu compte mais depuis que tu la connais, tu souris.

— Vraiment ? dis-je, les yeux sur la route.

— Et pas qu'un peu ! Et c'est bien mieux de te voir comme ça que de te voir de morfondre sur ton sort, dit Kisame en mettant ses bras derrière sa tête.

— Je te remercie de ton commentaire, répondis-je d'un ton neutre

— Sinon, t'as prévu de faire quoi avec elle aujourd'hui ?

— Je préfère garder ça pour moi.

— Pff, frimeur.

Bien sûr, j'avais déjà un agenda détaillé de cette journée. Il y avait plusieurs choses que je voulais faire en compagnie de Sakura, je devais mettre toutes mes chances de côté. Nous n'étions pas loin de notre destination. Sakura avait choisi pour notre rencontre la fontaine du parc principal de la ville, un endroit assez ouvert et rempli.

Bien évidemment, je savais pourquoi. En cas de danger ou de malaise, elle pourrait s'enfuir hors de ma portée et disparaître à tout jamais. J'étais flic, je connaissais cela et c'était intelligent et ingénieux de sa part de vouloir d'abord me voir dans un endroit civilisé. Je ne pouvais pas lui en vouloir.

Mais voilà où je me trouvais maintenant, devant ladite fontaine, dans l'un de mes costards noirs les plus soignés, un bouquet de roses en main et la nervosité dans le cœur, tandis que Kisame se prélassait sur l'un des bancs à quelques mètres de là. Bizarrement depuis notre arrivée, aucune personne n'avait regardé de travers ou montré du doigt Kisame à cause de la pigmentation de sa peau. Il avait dû le remarquer, c'était pour cela qu'il était détendu, les bras le long du banc et un pied sur son genou.

Toutes les femmes que je voyais dans ma ligne de mire me regardèrent en chuchotant ou en essayant d'attirer mon attention, mais je savais qu'aucune d'entre elles n'était Sakura. Mes yeux pourraient-ils la reconnaître ?


— Chauffeur, si t'es champion ! Appuie ! Appuie ! Chauffeur, si t'es champion ! Appuie sur l'champignon !

— Mais ta gueule à la fin !

— Jamais ! Je suis la voix de la liberté et de la justice, j'aide les pauvres et…

Bam !

Bon, OK, avouons-le, je la méritais, celle-là. Pour tout dire, à ce moment, j'étais sur la banquette arrière de la voiture de Kiba, lui au volant et Ino sur le siège passager. En fait, je m'étais mise à faire une petite crise panique, parce que, putain, c'était mon tout premier rendez-vous ! Comment voulez-vous que je ne stresse pas ?!

Tu vas pas encore t'y remettre, merde !

Oh, c'est bon ! Désolée si je vous fais chier avec mes problèmes, hein !

Bon, reprenons. Comme je stressais de malade et que j'avais failli me pisser dessus, je m'étais mise à chanter à haute voix la seule chanson qui me venait en tête, et voilà où j'en étais.

— C'est bon, tu t'es calmée ? Tu vas plus nous faire chier avec ta chanson ? demanda Ino après m'avoir mis une gifle monumentale

— La gifle était vraiment nécessaire ? demandai-je à mon tour tout en frottant ma joue meurtrie qui battait encore.

— T'inquiète, tout ton make up est waterproof.

— C'est pas vraiment ce que je demandais mais OK, chuchotai-je.

Pour essayer de me vider la tête, je regardai par la fenêtre, mais tout ce que je vis fut le lieu de rendez-vous qui se rapprochait de plus en plus et le pic de stress commençait à remonter. OK, calme-toi, Saku, tout va bien se passer. On va se rencontrer, Itachi et moi, on va passer une bonne journée et on va s'aimer sur une étoile ou sur un oreiller !

— Sakura, on y est, entendis-je depuis mon état de transe totale

Merde, je m'étais encore laissée emporter dans mon délire. Kiba avait réussi à trouver une place pour se garer et les deux m'attendaient à l'extérieur de la voiture. Allez, courage, Sakura !

On peut le faire, SHANNARO !

Je descendis de la voiture et me postai à côté d'Ino avec la respiration tremblante. J'avais vraiment l'impression que j'allais chavirer à tout moment, un tout petit coup de vent pourrait me faire tomber par terre. En ce début de mois de mai, il faisait assez frais dans les rues de la ville, mais le soleil donnait assez de chaleur pour sortir avec un tee-shirt.

Nous étions juste à l'entrée du parc. Putain, je pouvais plus faire marche arrière maintenant. J'étais dans la merde un peu, là, non ? Avec mes petits talons, je dominais Ino de quelques centimètres. Elle se moquait de ma taille, mais elle n'est pas mieux. Elle faisait tout juste deux centimètres de plus que moi et, aujourd'hui, elle avait décidé de ne pas mettre de talons donc voilà.

J'avais vraiment peur qu'un coup de vent passe en dessous de ma robe et puis, hop là ! on refait la scène avec Marylin Monroe, sauf que c'était moi et ma culotte en coton blanc. J'aimais être à l'aise.

Nous nous arrêtâmes un peu plus loin que la fontaine. C'est bon, j'allais me pisser dessus, j'en pouvais plus. J'avais peur de regarder autour et de voir Itachi, ou alors j'avais peur de ne pas le voir, je n'en savais rien ! Mais le face à face était imminent et je pouvais pas reculer, sinon j'aurais vraiment une garce de l'avoir fait venir de Kumo juste pour voir mon cul qui part au loin.

— Bon, Sakura, regarde-moi, m'intima Ino en me prenant les épaules et en me tournant face à elle.

Même avec un jean slim, un top violet et des ballerines, elle était bien plus belle que moi… Et voilà que je complexais, maintenant.

— Tu m'as aidée quand j'ai dû rencontrer Kiba, et jamais je ne te remercierai assez pour ça. Maintenant, c'est à moi de te rendre la pareille. Tout va bien se passer, tu n'as pas à t'en faire. Et si quelque chose arrive, Kiba viendra à ta rescousse, compris ?

Je hochai de la tête pour lui montrer que j'avais compris. Je pris une profonde respiration pour me calmer tout en tapant du pied, un geste nerveux de ma part.

— Ne t'en fais pas, Sakura, j'ai assez de force pour mettre à terre cinq hommes en vingt secondes, me dit Kiba pour me rassurer.

— Ça, c'est mon homme ! s'exclama Ino en embrassant Kiba.

— Merci bien, mais pouvez-vous laisser mes yeux purs pendant un moment s'il vous plait ? demandai-je, blasée.

— Sinon, tu vois d'ici quelqu'un qui pourrait ressembler à Itachi ? Est-ce qu'il est là ? me demanda Ino, toujours accrochée au bras de Kiba.

Mine de rien, Kiba avait vraiment beaucoup de force. Un jour alors qu'on sortait accompagnées de Kiba, Tenten, Ino et moi, un mec avait pincé les fesses d'Ino, ce qui n'avait pas plu à Kiba, qui l'avait mis K.O en deux coups de poing. Le mec s'était retrouvé au sol direct avec le nez en sang. Bien fait pour ta gueule, pervers !

— Je sais pas… Attends, je regarde.

Je regardai attentivement les alentours de la fontaine pour voir une quelconque trace d'Itachi. Je voyais beaucoup d'enfants jouer autour, avec leurs parents assis sur les bancs. Sinon, il y avait des groupes de jeunes qui traînaient. Donc, en gros, il y a beaucoup de gens. En cas d'agression, je pourrais crier au secours. Petit plus, j'avais mon déodorant dans mon sac, c'était une vraie arme, ce truc ! Si j'avais un problème, hop là ! J'aspergeais mon problème avec ça et puis je me cassais.

Mais bon, revenons à Itachi. Il était déjà quatorze heures quarante, et Itachi m'avait l'air d'être une personne très ponctuelle, puisque, dans la voiture, à la demie à peine, j'avais reçu un SMS de la part d'Itachi me disant qu'il était déjà devant la fontaine. Donc à part les autres, je voyais plusieurs hommes mais déjà accompagnés.

Il y avait un homme devant la fontaine mais ça pouvait pas être lui, parce que ce mec était habillé en jogging et suait de la tête aux pieds. À part si Itachi m'avait menti, je ne voyais pas la moindre indication que ce soit lui. Je vis de dos un homme, grand – très grand, putain – habillé en costard noir. Oh putain, c'est lui ?

Il changea de pied de support élégamment et je pus le voir de profil. Oh putain de merde ! La même couleur de peau !

J'avais la bouche grande ouverte. C'était vraiment lui ? Il était magnifique, un dieu. La peau mâte, un grand corps d'athlète, sans graisse ni défaut, que du muscle et il avait un visage tellement masculin et fin… Il avait de longs cheveux noirs mais, bizarrement, ça lui allait bien.

Mais un truc me chiffonnait.

— Oh putain de merde, Ino ! m'écriai-je en le secouant furieusement. C'est un adulte, un putain d'adulte !

— Whoa, le monde tourne, c'est fascinant, me dit-elle alors qu'elle avait le tournis.

Elle reprit vite ses esprits et me regarda sérieusement.

— Attends, où est Itachi ? demanda-t-elle.

— C'est lui là-bas ! criai-je en le pointant du doigt.

On était assez éloignés pour voir les alentours sans que les autres nous voient. Dans le parc, les arbres étaient assez petits par rapport à la forêt qui bordait la ville, donc les branches se trouvaient assez près du sol. Enfin, à au moins deux mètres et il y avait en plus les feuilles qui s'étaient développés, donc on avait un magnifique camouflage. Merci, la nature !

— Oh la vache, il est sexy ! commenta Ino.

— Hey ! protesta Kiba.

— Pas aussi sexy que toi, mon loup, lui dit-elle avec un sourire taquin.

— Vous allez tout de suite arrêter ce flirt avant que je ne vomisse.

— Mais bon, revenons à Itachi… Même s'il est sexy, c'est vraiment un adulte. À votre avis, il a quel âge ? demanda Ino.

— Plus vieux que moi, dis-je.

— Entre vingt et vingt-cinq, je pense, répondit Kiba.

— J'ai dit donne un âge pas une évidence. Ton cerveau comprend ou pas ? me demanda Ino comme si j'étais illettrée.

— Mon cerveau t'emmerde ! Et putain, comment je fais, moi ?! m'écriai-je, paniquée.

— Tu vas le voir, me dit-elle.

— Mais…

— Y a pas de mais. Regarde, Sakura. Ce doit être un chic type, puisqu'à chaque fois que tu me parles de lui, tu as des étoiles dans les yeux. Et outre le fait qu'il soit taillé comme un Dieu, il a vraiment l'air de vouloir te voir : depuis tout à l'heure, il regarde son portable. En plus, le bouquet de roses dans sa main c'est pas pour la vieille assise juste à côté. D'ailleurs, en regardant de plus près, je suis sûre que ces fleurs viennent de chez nous.

Je n'avais même pas remarqué le bouquet de roses dans ses mains,. Elles étaient magnifiques, enfin de loin, elles en avaient l'air… et ce n'était pas faux ce qu'avait dit Ino : il regardait attentivement son portable puis les alentours. Merde, il allait nous voir ! Je pris le bras d'Ino et celui de Kiba et je nous accroupis tous de force derrière les buissons où nous étions. Quand je jetai un coup d'œil, je vis qu'il avait tourné son attention ailleurs.

— Pourquoi nous aussi, on est obligés de se cacher ? me demanda Ino.

— On est partenaires quoi qu'il arrive.

— Bon c'est pas que je m'ennuie, mais tu devrais vraiment bouger tes fesses et aller le voir ! me cria Ino aux oreilles.

— OK, c'est bon, c'est bon… T'as tes règles ou quoi ?

Dieu, donne-moi du courage.

Pas de soucis !

Mais t'es pas Dieu, retourne d'où tu viens, toi !

Je m'avançai prudemment derrière Itachi. J'avais vraiment l'impression de jouer ma vie sur ce coup-là. À chaque pas que je faisais, je voyais l'énorme différence de taille entre nous. Son dos devenait de plus en plus imposant et large, mes mains tremblaient, mon cœur battait et j'avais mal au ventre. Avec prudence, je posai ma main sur son épaule, qui était aussi bien plus haut que ce que j'avais pensé.

— Itachi ?


Sa voix était la même que celle que j'avais entendue au téléphone, mais en mieux, bien mieux. Une voix douce et musicale, et sa main sur mon épaule était telle une plume je la sentais à peine.

C'était enfin le moment.

Je me retournai pour me retrouver devant une jeune femme, une adolescente. D'un coup, plein de pensées se bousculaient dans ma tête, mais je ne laissais rien transparaître.

Je ne savais pas par où commencer. Était-elle vraiment Sakura ? La femme avec qui j'avais parlé tous ces mois ? J'avais un peu de mal à croire, mais c'était bien elle, sa voix et je pouvais reconnaître sa peau. Ce que je n'osais m'avouer était qu'elle était bien plus belle que ce que j'avais espéré. Elle était magnifique, mais jeune, tellement jeune.

— Sakura ? demandai-je pour avoir une confirmation.

— Whoa, ça fait bizarre de se voir de face à face, me dit-elle avec un sourire maladroit et le souffle court.

— Est-ce vraiment toi ? demandai-je pour ne pas me tromper.

— Eh bien oui, c'est moi. Pourquoi ? Tu t'attendais à mieux, peut-être ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

— Tu es une adolescente. Je ne m'y attendais pas.

— Et alors ? J'ai 18 ans. J'y crois pas… alors, t'es comme ça ? Tu ne vois que les apparences. Tu es comme tous les adultes, tu ne vois que ce que tu veux voir. J'ai l'impression d'être la plus mature là-dedans… Tu sais quoi ? Je me casse, j'ai même pas envie d'argumenter sur ça, cracha-t-elle, énervée et à bout de souffle.

Elle commençait à partir. Non, je savais que si je la laissais s'en aller, jamais plus je ne la verrais. D'un coup de main, je lui retins le bras. Elle se retourna vers moi, les sourcils toujours froncés.

— Lâche-moi, Itachi !

— Pas avant que tu te sois calmée et que tu m'écoutes.

— Pour me dire quoi ? Que tu ne veux plus me voir ? Que tout ça était pour rire mais que la blague est allée trop loin ? me dit-elle avec mépris.

Ce n'était pas seulement via le site qu'elle partait au quart de tour. Même dans la vie, elle ne réfléchissait pas et préférait éviter les ennuis ou faire face à la vérité.

— Non, loin de là. Tu es une femme exceptionnelle, avec un grand cœur et une grande franchise, donc cela m'a surpris que tu sois plus jeune qu'il n'y paraît, puisque tu n'es pas comme les adolescents que l'on voit dans les rues. Mais loin de moi l'envie de te faire du mal et je te présente mes excuses. Pardonne-moi.

Elle me regarda en plissant des yeux, puis soupira.

— OK… Désolée, j'ai du mal à contrôler ma colère. J'étais à deux doigts de t'insulter et de t'asperger de déodorant.

— C'est comme ça que tu te défends ?

— J'ai toujours quelque chose qui peut me servir sous la main.

Je la regardai plus attentivement. Elle était parfaite : une belle peau de porcelaine, des lèvres roses, de grands yeux vert pomme innocents et des cheveux rose pâle. C'était une drôle de couleur sur quelqu'un, mais nous avions tous des goûts particulier et cette teinte lui allait parfaitement.

— Je te dis direct : oui, mes cheveux sont vraiment roses et ce depuis ma naissance.

— Excuse-moi, je pensais que c'était une teinture.

— Ouais, tout le monde le pense. Mais c'est courant dans notre famille.

— Eh bien, cela te va à ravir.

Elle me sourit timidement et rougit. Elle était encore plus magnifique comme cela. Je remarquai que j'avais toujours le bouquet en main.

— Tiens, c'est pour toi. déclarai-je en tendant le bouquet.

— Elles sont magnifiques ! s'exclama-t-elle avec un grand sourire aux lèvres.

J'aurais aimé capturer ce moment et le conserver pour toujours.

— Alors on fait quoi ? demanda-t-elle.

— Eh bien, j'avais prévu de nous emmener au restaurant. As-tu déjà mangé ? lui demandai-je.

— Oui, mais j'ai encore faim !

C'était l'un des traits de caractère que j'aimais le plus chez elle : son honnêteté. Je lui tendis mon bras pour qu'elle puisse le prendre et me suivre. Elle était bien plus petite que ce j'avais imaginé, sa tête n'atteignait même pas mon épaule. Mais cela ne me dérangeait pas, au contraire. Nous laissâmes derrière nous Kisame, et ses amis qui essayaient tant bien que mal de se cacher derrière un buisson.


Tada ! Voilà la fin du chapitre ! J'avais envie de mettre leur rendez-vous dans ce chapitre, mais je suis plutôt satisfaite de ce que j'ai déjà donc voilà… Je ne sais pas comment vous voyez leur rencontre mais voilà comment moi je la voyais.

N'oubliez pas de laisser un petit commentaire ça fait toujours plaisir.

Sur ce, à la prochaine !