Voilà le chapitre 14 de Connexion ! Voilà comment je vois le rendez-vous de Sakura et d'Itachi, avec quelques petites surprises. Je sens que vous allez beaucoup aimer ce chapitre !

Sinon, ce sera seulement du point de vue de Sakura, peut-être le prochain chapitre sera-t-il du point de vue d'Itachi, je sais pas encore, parce que j'ai une petite idée de ce que je mettrai dans le prochain chapitre. J'ai également essayé de rester aussi drôle que possible. J'essaye de m'habituer à mes heures de cours, parce que des fois je termine à 18h30 et que, quand je rentre chez moid il est presque 20h, ce qui ne me laisse plus que le week-end pour taper mes chapitres.

Mais bien sûr, je n'abandonne pas la fiction, jamais de la vie ! Je l'aime trop !

Saitera : Merci, ça fait plaisir ! On va dire que Sakura préfère fuir que de savoir la vérité de face à face et, même sans s'en rendre compte, elle est marrante. Même si Ino et Kiba étaient discrets, Itachi les aurait quand même vus parce qu'il est badass ! Et pour Tobirama, oh, ne t'inquiète pas du tout, il va revenir bien assez tôt. Mais durant leur rendez-vous je pense pas… J'ai déjà une idée en tête. Sinon : Merci ! Je suis contente que l'histoire te plaise ! Je tape au fur et à mesure les chapitres et je n'écris jamais mes idées en avance donc, souvent, j'imagine quelques petits trucs mais sinon je fais ça sur le moment. Mais ouais, pour la rencontre, je voulais vraiment donner cette impression que vous étiez à la place de Sakura ou celle d'Itachi – si un garçon lit ma fiction.

Nona Nevaeh : Vraiment ? Eh bien, je suis contente que nos esprits aient trouvé la même chose pour la rencontre. Merci ! Je m'habitue vite à mon école.

BaeMinChan : Je suis super heureuse que tu aies découvert mon histoire et que tu adores ! En fait, dans mon écriture, il m'arrive de faire des recherches mais, en général, je ne me prends pas la tête et j'écris ce qui me passe par la tête. Bien sûr, c'est humoristique et léger mais plus l'histoire avance plus on viendra au plus profond de l'histoire. Pour Sakura et Sasori, leurs scènes me viennent comme ça, d'un coup. J'adore le suspense et je voulais vraiment mettre par écrit leur commencement et comment ils sont devenus aussi intimes. J'aime aussi la scène de la webcam, c'était un moment très intime et gênant pour eux. Pour leur rencontre, je voulais pas seulement mettre, voici Itachi, voici Sakura, allons nous promener, point final. Et puis, même si ma fiction est humoristique, il faut faire très attention sur le net, on ne sait jamais sur qui on peut tomber. D'ailleurs, même s'ils se connaissent depuis un moment, ils restaient assez méfiants l'un l'autre, et dans ce genre de rencontres il faut toujours venir accompagné, on ne sait jamais. Ah, mais Tobirama, on va le retrouver ne t'inquiète pas. Moi aussi, j'ai adoré l'histoire avec la maison, et pour ça aussi j'ai une suite, mais vous verrez ça dans les prochains chapitres.

Mise en ligne du chapitre corrigé: 25/12/2016.

Sur ce, bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Naruto ne m'appartient pas.


— T'as vu ? Il est magnifique.

— C'est un dieu, ce mec ! Il a quel âge, à ton avis ?

— Les cheveux long lui vont trop bien !

— J'ai envie de le baiser !

— C'est qui la petite à côté de lui ?

La petite, elle t'emmerde profond et espère que tu recevras mille coups de tonnerre dans ta face et qu'un ours te ravagera la gueule et qu'un bus te rentrera dans l'an-

Ouh là, trop d'insultes d'un coup, c'est pas bon pour ton cerveau…

Je vais me mettre en mode Terminator et buter toutes les Sarah Connor que je vois !

Ah bon ? Et où vas-tu trouver des Sarah Connor ici ?

J'en vois des tas devant moi !

Je voyais bien les regards des filles et des femmes sur Itachi. Un bel homme, grand et fort, bien sûr qu'il avait des femmes à ses pieds, et il faut bien l'avouer que je me sentais petite et inférieure à lui. Je me mettais à complexer dangereusement.

Non, Sakura tu ne dois pas penser à ça, Itachi est un homme charmant, gentil, pas très drôle, faut l'avouer, mais très attentionné.

Les quelques mois pendant lesquels nous avions parlé lui et moi avaient été fantastiques, j'avais appris à le connaître. Mais j'avais encore des incertitudes, encore plus maintenant qu'on venait de se rencontrer. Maintenant qu'il m'avait vu, était-il déçu ? On avait huit ans d'écart, lui et moi. En gros, quand j'avais dix ans, lui en avait dix-huit… Assez glauque, quand même.

Mais revenons-en au fait : je n'étais pas la définition de la beauté. Je n'étais pas moche non plus, mais les seules fois où les gens se retournaient pour me regarder, c'était pour regarder plus intensément mes cheveux. Mais le plus important était : avais-je fais le bon choix en le rencontrant ?

On venait tout juste de sortir du parc, je me sentais un peu mal à l'aise, mon bras gauche autour du sien et, avec la différence de taille, j'étais obligée de soulever un peu plus haut mon bras. Mais je n'osais pas du tout m'approcher plus près de lui. J'étais – comment dire – intimidée.

Il avait autour de lui une sorte d'aura, mystérieuse. Depuis quand pouvais-je voir les auras des gens, moi ? Bon passons…

Je levai haut la tête pour le regarder. Il était encore plus beau de près que de loin. Sa peau n'avait aucune imperfection, ses yeux étaient noir d'encre, de même que ses cheveux et il avait deux lignes distinctes sur ses joues, près de son nez. Il avait aussi une forte mâchoire et de longs cils, il était vraiment parfait.

D'un coup, je vis la couleur de son iris de près, trop près. Son visage était trop proche du mien.

— Hip ! m'écriais-je en tombant en arrière, m'éclatant la tête sur le bitume au passage.

— Sakura ! Tu vas bien ? entendis-je de la part d'Itachi, qui m'aidait à redresser le dos.

— Aïe ! Oui, je crois… Enfin, j'espère, dis-je en me frottant le crâne.

— Pourquoi es-tu tombée ? demanda-t-il.

— Je… tu étais trop près et j'ai paniqué et le sol se sentait seul, tu sais… Enfin, voilà ! balbutiai-je en faisait des mouvements incompréhensibles avec les bras.

Il me regarda, perplexe, puis soupira.

— Y a-t-il quelque chose qui te gêne ?

— Moi ? Non, rien du tout, dis-je en secouant la main avec un sourire crispé.

— Sakura, s'il y a un problème avec moi, j'aimerais le savoir.

Je soupirai. Bon sang ! Comment pouvait-il savoir quand je mentais ? Il était flic ou quoi !?

— Non, c'est juste… maintenant qu'on s'est rencontré, j'ai peur que… que tu ne me trouves pas assez jolie et qu'à la fin de la journée, tu ne veuilles plus jamais me parler, avouai-je, penaude, en regardant mes chaussures – elles sont fascinantes, quand même.

— Sakura, regarde-moi, entendis-je.

Avec un peu de mal, je levai la tête haut, très haut, et regardai les joues d'Itachi, parce que, franchement, je ne pensai pas pouvoir le regarder droit dans les yeux. En même temps, je resserrai mon étreinte sur le bouquet de fleurs qui menaçait de tomber à tout moment.

— Je ne suis pas un homme qui prouve son amour par des paroles. As-tu oublié notre conversation téléphonique ? Cela faisait des années que je n'avais pas touché à ma guitare, je t'ai chanté les premières paroles de chanson qui me venaient à l'esprit, à propos de ce que je ressentais pour toi. Et je n'ai pas changé mes pensées à ce propos.

Je me mise à rougir de 47 951 255 nuances de rouge. On ne m'avait jamais prouvé son amour de cette façon. Punaise, on ne m'avait même jamais aimée de cette façon auparavant ! J'étais vraiment gênée mais si heureuse, je voulais tellement sourire !

— Mais on voit ça que dans les films ? dis-je, incertaine.

— Faisons de notre relation notre film, répondit-il en me tendant sa main.

J'écarquillai les yeux et regardai directement les siens. En une seule phrase, il avait balayé toutes mes incertitudes et mes peurs. Quand lui dirais-je mes sentiments ? Je ne savais pas, je voulais prendre le temps, je ne voulais pas me précipiter, mais je pris la main qu'il me tendait. Sa main faisait deux fois la mienne et ses doigts aussi, mais sa paume rugueuse s'adaptait à la mienne. Pendant un long moment, on resta comme ça, tout en se regardant dans les yeux.

— Allons-y, dit-il en tirant légèrement ma main.

— Où va-t-on ? demandai-je.

— Eh bien, j'avais l'intention de t'inviter dans un restaurant chic, mais es-tu sûre de toujours vouloir y aller ?

— Bien sûr ! Si c'est toi qui a choisi le restaurant, c'est qu'il doit être super !

Pourquoi j'avais encore ouvert la bouche ? Assise sur une chaise rembourrée devant une table ronde avec une nappe de soie blanc immaculé, je regardais le menu de ce restaurant chic, un restaurant trois étoiles. Je ne savais même pas qu'un établissement de ce genre existait dans Konoha ! Itachi nous avait emmenés dans ce restaurant à bord de sa voiture, qui avait dû coûter cher très cher, elle aussi. Quand je vois que les sièges sont en cuir, je me dis toujours ça. En plus, ça n'avait pas l'air d'être du faux.

Déjà son costume, ses chaussures, la montre qu'il avait au poignet droit, et sa bagnole plus le restaurant… je me demandais d'où il sortait son putain d'argent ?! C'était un mafieux ou quoi ?! Oh mon Dieu, et si c'était un yakusa ?!

C'est peut-être un fantasme qui se réalise.

Oh toi, ta gueule, je veux pas t'entendre de la journée !

— Bonjour, avez-vous choisi ce que vous prendrez ? demanda la serveuse, qui était aussi chic que le cadre, autant avec son sourire blanc qu'avec ses belles formes – voilà, je re-complexe.

— Je prendrai le filet de bœuf, poêlé aux girolles et son écrasé de pomme de terre, dit Itachi sans émotion en tendant la carte à la serveuse sans la regarder, mais en me fixant intensément.

J'étais bouche bée et en même temps très perplexe. Est-ce qu'il avait appris par cœur le menu en trois secondes ? En plus, ce qu'il avait dit, on m'avait donné une carte sans prix, mais je savais que c'était cher, très cher, trop cher. Même le plat le moins cher, je n'étais même pas sûre de pouvoir me le payer. Et si je demandais une miche de pain, ils accepteraient ou pas ?

— Et vous, ma chère ? me demanda la serveuse avec un sourire affectueux.

— Euh… j'ai pas encore choisi, admis-je, nerveuse et timide.

Elle était vraiment gentille, en fait.

— Ne vous inquiétez pas, prenez tout votre temps, dit-elle avant de se tourner vers Itachi. Si je puis me permettre, votre sœur est adorable, monsieur.

Je continuais à sourire, mais forcé avec les yeux fermés. En fin de compte, c'était une connasse doublée d'une putasse.

Ce mot existe même pas.

Si, dans mon dictionnaire, ça s'appelle Dictiosakura. Et je t'ai pas déjà dit de fermer ta gueule ?

J'ignorai le reste de ce que me dit Inner et me concentrai à maudire profondément la pétasse qui, apparemment essayait de flirter avec Itachi, mais même un aveugle pouvait voir qu'il s'en battait les reins puissance mille. Avec classe, elle s'en alla et, en passant, je lui fis un doigt d'honneur discret. Pas assez, puisque j'entendis le rire léger d'Itachi. Je me retournai en vitesse vers lui. Merde ! Il devait penser que j'étais une fille vulgaire sans aucune classe ! Mais attendez, j'étais une fille vulgaire sans aucune classe.

— Que ce soit dans le virtuel ou dans la vraie vie, tu es toujours drôle, dit-il avec un petit sourire aux lèvres.

Combien de fois avais-je rougi à cause de son visage parfait ? J'avais arrêté de compter au bout de la quatrième fois.

— Toi… toi aussi tu es marrant ! dis-je un peu trop fort, puisqu'un vieil homme qui dînait avec sa femme me pria de me taire.

— Chut !

— Désolée ! m'excusai-je en regardant le vieil homme qui se foutait de ce que je pouvais dire.

Je tournai mon attention vers Itachi.

— N'essaye pas de me remonter le moral, je sais pas que mon humour est médiocre.

— C'est pas grave, je serai drôle pour nous deux, lui dis-je en souriant.

— Y a-t-il quelque chose qui t'intéresse ? demanda-t-il en désignant le menu qui était encore dans mes mains.

Heureusement qu'à l'entrée des serveurs avaient pris mon bouquet pour le mettre dans un énorme vase qui était sur une table inoccupée juste à côté. Si le vase avait été sur notre table, Itachi et moi n'aurions pas pu nous voir pas du tout.

— Honnêtement, je ne sais pas… Ça a l'air vraiment cher et j'ai pas les moyens pour me payer un seul de ses plats. À ton avis, je peux négocier pour le pain ?

— Sakura, je ne sais pas pourquoi tu pensais que tu allais payer ton repas. C'est moi qui t'invite et à partir de maintenant, c'est moi qui paierai pour deux.

— Mais !

— N'essaye pas d'argumenter, ma décision est prise.

— Et l'argent ?

— J'ai bien assez d'argent pour nous deux.

Je le regardai encore, timide mais heureuse. Il m'avait prouvé encore une fois qu'il était un parfait gentleman, mais il m'avait aussi encore plus larguée, parce que j'avais vraiment, mais vraiment l'impression qu'il était un yakuza. Je l'imaginais tellement avec un pistolet à la main et le regard froid. C'était trop sexy pour moi mais ça me donnait aussi froid dans le dos. Dieu, je ne veux pas mourir !

— Avez-vous fait votre choix ? demanda la serveuse qui était revenue à la charge.

— Je prendrai ça, lui dis-je en lui montrant ce que je voulais.

— Bien, vos plats arriveront très vite, assura-t-elle avant de partir.

Bon, qu'est-ce que j'avais pris ? Parce que je n'ai aucune idée du plat que j'avais pu prendre. Punaise, j'espérai ne pas avoir pris le plus cher ! En attendant, j'étais en face d'Itachi qui continuait à me fixer. Bon sang, dis quelque chose, Sakura !

— Alors, tu fais quoi dans la vie ? demandai-je après m'être raclé la gorge.

— Je suis chef de la police de ma ville, répondit-il.

— Je vois, dis-je en hochant de la tête.

Un instant…

— Peux-tu répéter s'il te plait ? redemandai-je calmement.

— Je suis chef de la police de Kumo.

— Je vois…

Donc mes oreilles ne m'avaient pas joué de tour.

— Quoi !? m'écriai-je en sautant presque de mon siège.

— Chut ! cracha le vieil homme en colère.

Je l'ignorai et regardai Itachi, choqué. Il était flic… pas yakuza, mais flic. Je crois que j'aurais préféré que ce soit un mafieux. Merde, est-ce qu'il allait me mettre en prison ?! Parce que dans tout ce que j'avais pu lui dire, y avait toujours eu un délit. Enfoiré de Naruto ! Tout ça, c'était sa faute ! Si j'allais en taule, je l'emmènerais avec moi !

— Ne t'en fais pas, je ne dirai rien à propos de vos escapades avec tes amis dans des maisons abandonnées, me taquina-t-il.

— Hey ! C'était que dans une seule maison, et j'ai suivi le mouvement, conne que je suis.

— Tu es loin d'être conne, si je puis me permettre.

Oh, il était trop chou ! Je commençais à fondre, littéralement.

— Voici vos plats, annonça la serveuse, coupant notre moment de tendresse.

Connasse.

Je regardai mon plat. Ah ouais, quand même… c'était tout petit. C'était quoi, cette merde ? Je crois que j'avais pris du poisson avec des pois chiches, mais je n'aimais pas les pois chiches ! Du coin de l'œil, je regardai Itachi, qui m'observait en attendant que j'entame mon plat.

— Eh bien, bon appétit, hein, dis-je.

— Bon appétit, répéta-t-il.

Bon.

Je pris la première fourchette qui me venait sous la main et pris une petite bouchée de mon plat. Déjà qu'il était petit, je n'allais pas non plus le prendre en une fois. C'était bon, vraiment, mais franchement, ça ne valait pas des sushis ou de la pizza. En plus, en quatre coups de fourchette, je l'avais fini. Même le plat d'Itachi avait l'air plus consistant. Au moins, son bœuf était entier – enfin sa côtelette ou je savais plus quoi – était entière.

— Voudras-tu un dessert ensuite ? demanda-t-il après avoir tapoté sa serviette sur ses lèvres.

Dire que moi, je m'étais essuyée avec ma main…

— Non, ça va aller. Sinon, dis-moi-en plus sur toi. Depuis combien de temps es-tu policier ?

— Depuis cinq ans.

— Et chef de la police ?

— Cela fait trois ans. Et toi, Sakura, tu es au lycée, n'est-ce pas ? En quelle année ?

— Je suis en première et bientôt en terminale.

Pendant une dizaine de minutes, on posa les questions qu'on n'avait pas osé se poser via le net. J'en appris plus sur lui et lui en apprit plus sur moi. Itachi avait fini rapidement son plat et avait décidé qu'on prenait un dessert pour deux – hey, décide pas seul pour moi ! On partagerait une crème brulée ensemble. En fait, c'était un restaurant français et certains des plats ne me disaient rien du tout, surtout que c'était écrit dans une langue incompréhensible pour moi, mais grâce au dessert, j'avais reconnu le pays. Heureusement que j'avais mangé avant de partir, sinon j'aurais une de ses faims !

— Cette crème brûlée est juste fantastique ! m'exclamai-je.

— Chut !

Le retour du vieil homme.

— Non, mais je rêve ou quoi ? Tout le monde parle ici et moi je dois me la fermer ? Y a une tête qui va bientôt voler, je le sens ! criai-je au vieil homme qui était choqué de mes paroles.

Itachi demanda immédiatement l'addition. Merde, j'avais fichu notre rendez-vous en l'air avec ma grande gueule et mes manières brutes ! Fait chier ! Je pris en vitesse le bouquet de fleurs dans le vase et suivis Itachi dans sa voiture, avec la tête toujours baissée. Assise sur mon siège, je regardai mes jambes, déprimée.

— Qu'y a-t-il Sakura ? me demanda Itachi, après avoir démarré.

— J'ai gâché notre rendez-vous, soupirai-je.

— Tu n'as rien gâché, Sakura. Au contraire, tu l'as rendu plus drôle et plus vivant.

— Vraiment ? lui demandai-je avec espoir.

— Bien sûr, confirma-t-il avec un sourire.

— Ok ! Où allons-nous maintenant ?

— Que dirais-tu que nous allions au cinéma ? Les jeunes de ton âge y vont toujours, n'est-ce pas ?

— Bien sûr, le vieux !

— Je ne suis pas si vieux que ça.

— Et moi je ne suis pas si jeune que ça.

Après cet argument, il soupira et me sourit. Heureusement que je n'avais croisé personne de mon entourage, sinon j'aurai été dans la merde intersidérale : ma mère m'aurait tuée, mon père aurait tué Itachi, et Sasori m'aurait chié dessus. C'était un beau tableau, tout ça.

Nous allâmes voir un film d'action. Les autres films ne me plaisaient pas et je m'étais souvenue qu'Itachi aimait les films d'actions. Je mentirais si je disais que j'avais suivi le film attentivement jusqu'au bout, mais avec un homme tel qu'Itachi juste à côté, c'était juste impossible.

Par contre, le pop corn et le soda, je les avais finis d'une traite. En sortant de salle, j'avais une énorme envie d'aller aux toilettes, j'avais couru comme une tarée pour arriver aux cabinets. Bien sûr, je n'avais pas couru devant Itachi avec une main entre les jambes. Maintenant, je passai pour une fille sale devant Itachi, la liste de mes travers était longue. À la fin de la journée, il me ramena dans une partie du parc éclairée par les lampadaires et les lucioles, un cadre vraiment romantique.

Et en plus il me tenait la main, main qui était devenue rapidement moite. Merde ! En plus, il ne voulait pas me la lâcher.

— Sakura, tes parents savent-ils pour nous ? demanda Itachi.

— Non, mais je crois qu'ils vont pas tarder à le savoir, et me tuer, et te tuer aussi par la même occasion.

— Si tu veux, je viendrai avec toi pour leur dire.

— Ne t'en fais pas. Alors, nous avons vraiment une relation ?

— Oui, bien sûr. Pourquoi ?

— Eh bien, on ne l'a pas vraiment défini, dis-je. Tu ne m'as pas demandé d'être ta petite amie… à moins que ce soit trop enfantin pour toi. Si c'est le cas, c'est pas grave.

— Non. Voudrais-tu un nom pour notre relation ? me demanda-t-il.

— J'aimerais, répondis-je, timide.

— Sakura, voudrais-tu être mienne ?

Je ne m'attendais pas vraiment à ça, mais ça me plaisait, beaucoup.

— J'aimerais.

Il me déposa pas loin de chez moi, pour ne pas me faire cramer par mes parents.

— Combien de temps restes-tu à Konoha ? demandai-je.

— Pour un temps indéterminé.

— Tu es libre demain ?

— Oui.

— Alors ce sera à mon tour de te prendre en rendez-vous. Viens en tenue décontractée.

— Qu'as tu en tête ? m'interrogea-t-il.

— Ha ha, ça c'est un secret, dis-je, taquine, en sortant de son véhicule.

— Envoie-moi un message quand tu seras chez toi.

— C'est juste devant.

— J'aimerais être rassuré.

— D'accord. Et toi t'as intérêt à me répondre.

Je fermai la porte de sa voiture et allai devant chez moi. Quand j'ouvris la porte d'entrée, je tournai en vitesse la tête vers la route en entendant le moteur de la voiture d'Itachi. Il passait devant chez moi tout doucement, tout en regardant dans ma direction. Je lui fis un signe rapide et rentrai chez moi. Maman et Papa était assis devant la télé et Sasori dans sa chambre, peut-être.

— Alors comment était ta journée avec Ino, ma chérie ? demanda Papa.

— C'était super, fatigant, mais tu sais comment c'est avec Ino, mentis-je avec facilité.

— Allez, va te changer et te mettre à l'aise, Sakura, dit Maman, le dîner est presque prêt.

Je montai les escaliers et me rendis compte qu'en fait Sasori était dans les toilettes et non dans sa chambre. Je rentrai dans ma chambre et m'allongeai directement sur mon lit. Ouf, journée finie, mais journée magnifique ! Je me mis à sourire et à rouler sur mon lit tellement la joie s'infiltrait dans mon cœur.

J'avais enfin un copain ! Je fermai la porte pour me changer dans mon pyjama Poudlard – vive Gryffondor ! Merde, le message ! J'envoyai un message en vitesse à Itachi, pour qu'il ne s'inquiète pas.

— C'est qui le crasseux qui a chié sans tirer la chasse d'eau ?! hurla Maman depuis les toilettes.

— C'est Sasori ! criâmes Papa et moi en même temps.

— Merde ! répondit Sasori dans sa chambre.

J'entrouvris en vitesse ma porte pour voir Maman défoncer la porte de la chambre de Sasori et de le prendre par les oreilles pour qu'il aille tirer la chasse d'eau. Bien fait pour ta gueule, le crasseux ! Je refermai la porte de ma chambre et répondis au message d'Itachi avant que Maman ne m'appelle pour le dîner.

Je mangeai moins que d'habitude, puisque mon ventre était encore rempli de pop corn et de papillons.

Après avoir fait la vaisselle, je revins dans ma chambre et envoyai des messages à Ino pour lui raconter ma journée. De toute façon, elle aurait tout en détail le lundi matin dans le bus. Je reçus aussi un SMS de Sasuke.

Sasuke : Salut Sakura est-ce que tu pourrais te connecter sur Skype ?

Sakura : Ouais bien sûr :)

Ça arrivait souvent que l'on se parle tous les deux via Skype. Je parlais, il m'écoutait et vice versa. À peine je me connectais qu'il m'envoyait une demande vidéo.

— Salut Sasuke ça va ?

— Hmm… et toi ?

— Super ! Sinon, tu voulais me dire un truc ?

D'un coup, je le vis changer de comportement. Il parut gêné et incertain. Qu'est-ce qui se passait ? Je ne l'avais jamais vu comme ça.

— En fait, je… pour tout te dire… Écoute-moi, Sakura, d'accord ? Parce que je ne le dirai qu'une fois.

— Euh… d'accord, dis-moi.

Il parut prendre une profonde respiration.

— Je, je je t'…

Puis plus rien, le noir complet. Qui avait éteint la lumière ?

— Maman y a une coupure de courant ! Cria Sasori de sa chambre

— Oui, je sais ! Kizashi, passe-moi la lampe torche, je vais voir le disjoncteur !

Des fois, j'avais l'impression que ma mère était mon père et inversement. On aurait dit qu'ils avaient échangé leurs rôles. Mais en attendant, je ne pus pas entendre ce que voulait me dire Sasuke. Je lui envoyai un message pour lui faire savoir.

Sakura : Dsl j'ai une panne de courant, tu voulais me dire quoi ?

Sasuke : Rien de spécial.

Ok… Je crois qu'il est bipolaire. Mais bon, passons. Si c'était si important que ça, il m'aurait appelée sur mon portable, non ? En attendant, je n'avais rien à faire. Mon portable était déchargé et je pouvais même pas le charger en attendant. Je me mis à ma fenêtre et regardai dehors, avec la brise du soir sur mon visage. Juste devant la maison, je vis un silhouette. Un tueur ? Un voyeur ? Ah, mais non c'était Tobirama Senju.

J'avais encore beaucoup de gêne à être en face de lui, mais un jour, trois mois auparavant, il avait réussi à m'attraper dans un coin pour pouvoir me parler. Il s'était excusé auprès de moi, et j'en avais fait de même. Le fait de l'avoir ignoré était vraiment gamin de ma part. Mais maintenant ça va, je lui disais bonjour dans la rue et on se parlait souvent par téléphone. Il était vraiment gentil quand on apprenait à le connaître. Bon, je l'avoue, j'étais quand même attirée par lui, mais il y avait Itachi dans l'équation.

— Tobirama-sama, vous faites une petite promenade ?! criai-je en agitant mon bras à ma fenêtre pour attirer son attention.

Il me regarda et sourit légèrement avant de me faire un signe de la main. Je sortis de ma chambre et descendis les escaliers. Maman et Papa étaient dans la cave pour remettre la lumière en marche, j'ouvris la porte de la maison et circulai dans l'allée pour me poster devant Tobirama.

— Bonsoir Sakura, comment vas-tu ? me demanda-t-il.

— Super ! Et vous ?

— Bien. Je viens de rentrer d'un voyage d'affaires.

— Vraiment ? Vous devriez vous reposer, alors. Si vous voulez je peux vous offrir à boire ? proposai-je, moi et ma gentillesse.

— Non, ne t'en fais pas, je suis juste venu pour prendre de tes nouvelles.

— D'accord. Ah, la lumière est revenue ! constatai-je en voyant du coin de l'œil les lumières du salon.

— Alléluia ! cria Sasori dans sa chambre.

Même de là, je pouvais entendre sa voix.

— Je vais devoir y aller. Envoyez-moi un message quand vous serez chez vous, dis-je avant de me tourner vers la maison.

D'un coup, je sentis l'étreinte de Tobirama. Il me faisait un câlin et sa tête reposait sur mon épaule droite. Pendant quelques secondes, nous restâmes figés, lui avec sa tête sur mon épaule et moi raide, parce qu'il me prenait dans ses bras et parce que sa tête pesait lourdement sur moi.

— Je t'attendrai, Sakura, quoi qu'il arrive, chuchota-t-il dans mon oreille.

Puis, son étreinte se desserra aussi vite qu'elle était venue. En me retournant, je le vis s'en aller rapidement sans tourner la tête vers moi. Qu'est-ce qu'il s'était passé ?


TADA ! Voilà la fin du chapitre et je fangirl encore mais de malade ! J'ai quand même réussi à caser les trois prétendants de Sakura et le rendez-vous aussi. Et je suis vraiment fière de ce que j'ai fais, avec mon logiciel je vois que j'ai fais 11 pages donc fanfiction. net te fous pas de ma gueule à me dire que j'ai fait 3,000 mots à tout casser.

Donc, sinon, dites-moi en commentaire tout ce que vous avez pu aimer dans ce chapitre et ce que vous n'avez peut-être pas apprécié.

Sur ce, à la prochaine !