Voilà le chapitre quinze ! Cette fois-ci, il y aura beaucoup de chose et de points de vue, dont deux en plus qui devront vous plaire. Ça m'a pris deux jours pour taper ce chapitre, donc normalement il doit être assez long, mais je suis contente de l'avoir écris. Personnellement, le point de vue à la première personne est mon préféré. J'espère que ce chapitre vous plaira. J'ai l'impression que le précédent chapitre ne vous a pas beaucoup plu, pour tout vous dire. Pour savoir si un chapitre plaît eh bien, je lis commentaires sur ce chapitre. Ça peut paraître bête, mais quand je vois qu'il n'y a pas beaucoup de commentaires, je me dis que personne n'a aimé. C'est l'insécurité du romancier ! Mais bon, je vais pas me laisser abattre par ça. Je vous aime tout de même !

Yassuochan : Moi aussi, j'adore leur rendez-vous ! Avec Sakura, tout est plus marrant, mais elle était tout aussi nerveuse, son premier rendez-vous, et en plus de ça avec un homme plus âgé qu'elle. J'aurais été pareille qu'elle sauf que j'aurai parlé tellement vite que personne ne m'aurait compris. Mais avec Sasuke c'était qu'un petit avant goût. Dans le prochain chapitre, il n'y aura pas que le second rendez-vous, mais aussi des points de vue autres que ceux de Sakura et d'Itachi. Eh bien, je ne l'ai peut-être pas précisé dans la fiction, mais comme Sasuke n'a aucun ami à part le groupe de Sakura et qu'il est plus proche de Naruto et Sakura, il leur dit plus de choses, enfin surtout à Sakura puisque Naruto n'est pas très intelligent — on va dire que je suis mesquine, à le rabaisser comme ça. C'est le charme des Haruno ! J'aime bien les Sakura harem, et c'est vrai qu'elle a des admirateurs, mais de la à mettre un harem, je ne sais pas, puisqu'elle connait ses sentiments envers Itachi. Mais peut-être qu'elle aura des coups de cœurs. Enfin, honnêtement, je sais pas. Peut-être bien que oui, peut-être bien que non.

Saitera : Il arrive à analyser les gens facilement et rapidement, il savait parfaitement comment elle allait réagir. Moi aussi je me suis tapé un fou rire quand j'ai imaginé la scène. Pour Sasuke, tu verras dans ce chapitre ce qu'il voulait dire et bien plus. Oh, merci c'est super chou ! Moi aussi, j'adore Tobirama et c'est dommage qu'on ne le voie pas assez dans le manga ou dans d'autres fictions mais, petit secret entre nous, il y aura son point de vue dans ce chapitre, mais motus et bouche cousue ! Je me la ferme, tu te la fermes.

Mise en ligne du chapitre corrigé: 12/11/2016.

Sur ce, bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Naruto ne m'appartient pas.


— Je suis rentré, Tobirama.

— Bienvenue, Hashirama.

Ce fut mon frère, habillé pour la nuit avec un verre d'eau en main, qui m'accueillit au composé. Il vivait depuis quelques années avec sa femme, Mito du clan Uzumaki, mais il m'avait obligé à emménager dans leur maison pour ne pas me sentir seul dans notre vieille maison d'enfance, au bord du composé. Toute la famille n'était pas recluse dans le composé, beaucoup étaient dispatchés dans tout Konoha. Nous étions assez libres et aptes à faire ce que nous voulions, nous n'étions pas reclus comme les Hyuga ou bien pire, les Uchiha.

Cette famille infâme, pour qui l'argent et la notoriété avaient bien plus de valeur à leurs yeux que les liens familiaux... Nous avions été assez chanceux qu'ils aient décidé de déménager pour Kumo. J'enlevai mes chaussures et enfilai mes pantoufles, puis posai mon manteau sur le portemanteau.

— Alors, où étais-tu ? demanda Hashirama.

— Nulle part, répondis-je en entrant dans la cuisine.

— Oh, tu étais parti voir Sakura, c'est ça ? Petit cachottier, dit-il sur un ton taquin.

Je me crispai quand il toucha un point sensible, Sakura. Avec cette jeune fille, tout pouvait arriver, et avec son sourire, elle pouvait vous demander n'importe quoi, vous le feriez sur le champ. Cette fille était tout un phénomène à elle-même : elle riait à longueur de journée, ses yeux pétillaient en permanence, elle était bruyante, exagérait, ne savait pas tenir sa langue, elle était colérique, mais cette fille m'avait fait tomber amoureux d'elle.

J'avais depuis longtemps accepté mes sentiments envers elle, parce que, bon sang je connaissais cette enfant depuis le primaire ! Depuis la maternelle, ce groupe de gosses se connaissait et restait ensemble. Cette jeune fille faisait les quatre cents coups avec son frère aîné. Cette jeune fille avait la gentillesse de son père et le caractère de sa mère et cette jeune fille m'avait à ses pieds.

Elle avait dix-huit ans et moi, je n'étais qu'un vieil homme de trente-cinq ans, j'avais pratiquement le double de son âge. Mais je continuais à subir ce rongement au cœur à cause de mes sentiments, je lui avais pratiquement fait une déclaration à peine une heure auparavant ! Mais je ne pouvais pas revenir en arrière, j'avais fait mon choix : je la courtiserais. Je priais pour qu'elle accepte mes sentiments, et qu'un jour je puisse lui passer la bague au doigt. C'était une promesse silencieuse.

— Hashirama, le menaçai-je.

Il avançait sur une pente glissante.

— Oui c'est mon prénom, répondit-il en souriant.

Je soupirai. Nous étions à l'opposé dans nos caractères : tandis que j'étais terre à terre et assez strict, Hashirama, lui, était souvent dans les nuages et souriait naïvement pour tout et n'importe quoi. Je pouvais même entendre son rire à l'autre bout de la maison à certains moments. Depuis notre enfance, nous étions très proches. Nous avions perdu deux autres frères dans une guerre futile avec les Uchiha. Nos deux frères en avaient payés de leur vie, ils n'avaient pas mérité cela. Ils étaient tout aussi jeunes que nous.

Durant la dernière altercation avec les Uchiha, j'avais souillé mes mains du sang d'Izuna Uchiha, le petit frère du récent leader de la famille, Madara. Il fut un temps où, quand nous n'étions que des enfants insouciants, Hashirama et Madara étaient amis, mais ce temps était révolu depuis des années. Nous étions des adultes qui connaissaient la valeur d'une vie et la perte d'un être cher. Jamais plus je ne laisserais un membre qui m'était cher mourir sous mes yeux.

— Je ne veux pas en parler, dis-je à Hashirama.

— Oh, tu sais que tu peux tout me dire à propos de tes amourettes, me taquina-t-il

— Pas ce soir.

— Suis-je vraiment de mauvaise compagnie pour que tu ne veuilles rien me dire ? demanda-t-il, déprimé.

— Bon, très bien ! J'ai décidé de courtiser Sakura, avouai-je après un effort immense.

Je vis son visage et son humeur changer radicalement après mes paroles, et puis d'un coup, il essaya de me prendre dans ses bras. Plus rapide que lui j'avais déjà anticipé ses gestes et je tins à une main son visage en larmes loin de moi.

— J'attendais ce moment depuis tellement longtemps ! Tu vas enfin connaître les joies de la vie conjugale, mon frère ! cria-t-il.

— Arrête de crier ou ta femme viendra te tirer les oreilles, le prévins-je avec un visage neutre.

— Tobirama, je suis si heureux pour toi ! Tu as toujours été seul et maintenant tu vas enfin être avec la femme que tu aimes ! pleura-t-il de plus belle.

— J'ai seulement dit que j'allais la courtiser je n'ai pas dis que j'allais me marier dans l'immédiat.

— Mais c'est ce que tu aimerais ?

Je laissai la réponse en suspens. Il connaissait déjà ma réponse. Bien sûr qu'à mon âge j'aimerais pouvoir me marier, emménager avec ma femme et avoir des enfants ! Mais la femme que je convoitais n'avait que dix-huit ans et n'avait pas encore fini sa scolarité, et il était fort probable qu'elle me trouvait vieux et dégoûtant d'aspirer de tels sentiments à son égard.

— Allez viens, nous allons prier, dis-je à Hashirama pour terminer notre conversation.

Il reprit un visage sérieux et hocha la tête puis me suivit dans le couloir familial. Nous entâmes dans une grande salle où nous accueillirent les visages de Kawarama et Itama, nos deux jeunes frères morts. Leur sourire figé sur du papier glacé, moi et Hashirama nous assîmes devant l'autel à leur effigie et nous priâmes en silence.

Ils n'avaient même pas quinze ans quand ils étaient morts. Trop jeunes, trop innocents, trop insouciants. Aucun jour ne passait sans que je pense à eux. À leur mort, Mère avait été inconsolable. Père était mort quelques années plus tard à cause de la vieillesse mais lui non plus n'avait pas pu oublier ses deux autres fils morts à cause d'une stupide querelle entre familles rivales.

Mère avait pu mourir heureuse après avoir assisté au mariage d'Hashirama et de Mito. Elle était morte dans son sommeil pendant leur lune de miel. Je l'avais découverte le matin-même quand j'étais venu pour lui apporter son repas et lui faire voir le lever du jour. Une autre perte pour la famille, mais je savais que cela allait arriver, j'avais déjà anticipé l'inévitable. Je m'étais autorisé à pleurer pour ma mère, je n'avais versé aucune larmes depuis la mort de mes frères.

Je brûlai de l'encens pour purifier l'air et leurs âmes, parties trop vite. Après cela, je laissais Hashirama rejoindre sa femme endormie dans leur chambre tandis que j'entrai dans ma douche personnelle pour me vider l'esprit et nettoyer mon corps. Je laissai l'eau chaude couler sur mon corps tout en posant mon front contre le mur de la douche.

N'importe où j'allais, n'importe où j'étais, elle arrivait toujours à s'incruster dans mes pensées. Dans les rues, j'arrivais toujours à la croiser bien que, des fois, je l'avoue, je la suivais. C'était un plaisir honteux qui m'était venu depuis un moment. J'aimais la savoir en sécurité dans mon champ de vision. Parce qu'elle pouvait ramener les problèmes chez elle en un claquement de doigt. Et ce n'est pas seulement pour l'histoire du chien qui avait, à deux seconde près, mordu le postérieur du gosse Uzumaki.

Mais il y avait aussi la situation avec la maison abandonnée à la périphérique de la ville. Cette maison avait beaucoup de secrets, beaucoup de choses enfermées en ses portes. Si je n'avais pas été là, que serait-il arrivé à Sakura ? Je préférais ne pas y penser. Pour l'instant, elle allait bien et était chez elle en sécurité avec ses parents et son frère.

Je rêvais d'elle jour et nuit. Le jour, je me remémorais son sourire et nos instants passés ensemble. La nuit, je rêvais honteusement de son corps si petit, si fragile, mais si magnifique. Qu'aurait-elle dit si elle avait su à quoi je pensais quand je regardais ses yeux ? Dans les jours où je suivais ses pas quand elle sortait dehors, je prenais des photos d'elle, sous n'importe quelle forme, parce que dans n'importe quelle situation, n'importe quelle expression de visage qu'elle avait, elle restait magnifique.

Je coupai l'eau et sortis en tenue d'Adam de la cabine de douche. La buée recouvrait le miroir de la salle de bain, je passai ma main sur la surface de celui-ci. Je pus alors voir sur mon torse les cicatrices de mes batailles. Certaines étaient au niveau ma taille. Sur ma région sud-est, je voyais un début de poils pubiens de la couleur de mes cheveux. Puis, je regardai mon portable posé sur le lavabo. Oserais-je le faire ?


Bon sang ! Pourquoi cela n'arrivait qu'à moi ? Je ruminai dans mon coin. Elle avait eu une coupure de courant. Je ne savais pas comment je devais le prendre. Peut-être Dieu n'avait-il pas voulu que je fasse ma déclaration, mais j'avais prévu de la faire... Non ! Il fallait que je la fasse. Mais comment ? C'était la première fois que je tombais amoureux.

Dans le clan, on ne pouvait tomber amoureux qu'une seule fois dans notre vie. C'était pour cela que certaines personnes dans le clan se mariaient dans la famille ou pour d'autres, restaient célibataires pendant un long moment, voire jusqu'à leur mort. Notre cœur pouvait connaître un amour immense comme le contraire : une haine incommensurable.

Et j'étais tombé amoureux de Sakura Haruno, la fille la plus ennuyante, joyeuse, souriante, marrante, colérique, avec le plus grand cœur que cette terre avait pu accueillir. Elle rayonnait comme un soleil. Rien que de penser à elle, mes joues commençaient à se réchauffer toute seule et devenir rouge. Merde, un Uchiha ne rougit pas !

Ce serait un mélange assez étrange, un Uchiha et une Haruno réunis, mais ce cadre était réconfortant. Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire malgré moi. Mon cœur battait à un rythme effréné. Elle n'avait même pas capté que je lui faisais une déclaration d'amour, elle était vraiment aveugle en ce qui concernait l'amour… Elle ne voyait pas les gens qui la regardait et l'admirait.

Comment ne pas tomber sous son charme ? Mais la question était : si je lui avouais mes sentiments, les accepteraient-elles ? M'aimerait-elle ? Ou piétinerait-elle mon cœur ? Non, Sakura n'était pas comme ça, même si elle n'aimait pas une personne comme la personne l'aurait voulu, elle ferait en sorte de ménager ses sentiments et de ne pas la brusquer.

Elle était ce genre de fille, à penser aux autres avant elle — à part quand cela concernait de la nourriture, elle était intraitable. Et malgré sa petite taille, elle était féroce et ses poings pouvaient faire de sacrés dégât. Il ne fallait pas la prendre à la légère. Et avec son frère, elle était bien pire.

Mais pour ses amis, elle aurait tout fait, des sacrifices petits comme énormes, à l'étendue de son cœur. Mais après l'échec de l'appel vidéo, comment pourrais-je lui avouer mes sentiments ? Je l'avais fais sur un coup de tête. Au début, j'étais assez confiant mais, quand j'ai appuyé sur l'appel vidéo, mon courage commençait déjà à partir en fumer. Ce n'est qu'en voyant son sourire rayonnant que j'avais trouvé le courage d'avouer l'inavouable.

Et voilà où j'en étais, allongé sur le dos dans mon lit à fixer, exaspéré, le plafond blanc immaculé de ma chambre. Je n'avais aucune expérience en ce qui concernait l'amour, comment allais-je m'y prendre avec Sakura ? Mère ! Si je parlais à une femme, elle me donnerait de bons conseils et, j'espère, ne se moquerait pas de moi.

Je sortis de ma chambre. À cette heure-ci, Mère devait être dans la cuisine à boire une tasse de thé chaud accompagné de quelques carrés de chocolats, et c'est comme ça que je la trouvais dans la cuisine avec un magazine culinaire devant ses yeux. Elle lisait joyeusement son livre en sirotant son thé, puis me vit à la porte et me fit ce sourire affectueux qu'elle seule pouvait faire.

— Mon chéri, qu'y a-t-il ? me demanda-t-elle.

— Mère, pourrais-je vous demander des conseils ?

— Oui, bien sûr, Sasuke, dit-elle, légèrement étonnée.

Je m'assis sur une chaise haute en face d'elle et triturai mes doigts nerveusement.

— Alors, que veux tu me dire, Sasuke ? Tu sais que tu peux tout dire à ta mère.

Je pris une profonde respiration.

— Eh bien, voyez-vous, j'aimerais savoir... comment fait-on pour avouer à une fille qu'on l'aime ? Enfin comment fait-on pour qu'elle nous aime ? Enfin oui... non, hmm...

Je me remettais à balbutier n'importe quoi... Je regardai Mère, qui avait une réaction à laquelle je m'attendais pas tellement. Elle me regardait avec un grand sourire aux lèvres, des étoiles plein les yeux et les mains posées en poing sur sa joue droite.

— Enfin, mon garçon est amoureux ! s'extasia-t-elle.

— Mère !

Si elle se mettait à crier, toute la maison serait réveillée. Je ne parle pas seulement de Père mais aussi des serviteurs qui dormaient dans des chambres d'amis. Mais cela ne découragea pas Mère de parler avec enthousiasme du fait que son garçon était devenu un grand homme.

— Désolée Sasuke, mais je suis tellement heureuse. Si tu aimes une fille, elle doit le savoir immédiatement. Si continues à la faire attendre, un autre prendra ta place et tu le regretteras le restant de ta vie, me dit-elle affectueusement mais avec plus de sérieux.

— Mais je ne sais pas comment le lui dire, avouai-je, incertain.

— Ce n'est pas la façon dont tu lui dis qui compte, mais de la façon dont tu transmets tes sentiments. Je présume que cette fille n'est pas de Kumo ?

Je hochai la tête en guise de réponse.

— Ce que tu peux faire, c'est essayer de l'appeler ou — comment on dit ? — lui envoyer un sms ? C'est ça ! Eh bien, dis-lui tes sentiments grâce à ce système.

Je réfléchis à ce que disait Mère : ce n'était pas le meilleur moyen, mais je devais faire avec pour le moment.

— Merci, Mère, de vos conseils, dis-je en me levant de ma chaise.

— Pourquoi vous vous obstinez à me vouvoyer, Itachi et toi ? Je suis votre mère. Et quel est le prénom de cette jeune fille ?

— Sakura, avouai-je après une pause.

Mère posa un doigt sur son menton et réfléchit pendant quelques secondes avant de soupirer, découragée.

— Qu'y a-t-il ? demandai-je.

— Non, rien. Ce prénom m'est familier, mais elle ne doit pas être la seule Sakura au Japon, n'est-ce pas ?

— Je ne pense pas.

— Bonne nuit, Sasuke, me dit Mère en embrassant ma joue.

— Bonne nuit, Mère.

Avec le courage en main, arrivé dans ma chambre, je pris mon portable et restai figé devant le numéro de Sakura. Je pris une profonde respiration et fis ce que je devais faire.


— Tu rentres déjà ? entendis-je dire Kisame qui était assis sur son lit, dans la chambre d'hôtel avec en face de lui, la télévision à écran plasma.

— Hmm...

— Alors, ton rendez-vous ?

— Hmm...

— Arrête avec tes hmm et m'ignore pas, dis-moi tout, exigea-t-il après avoir posé son immense part de pizza dans sa boite en carton déjà vide.

— Que veux-tu savoir ? dis-je en m'asseyant sur mon lit.

— Tout. Alors, c'est vraiment une ado ?

— Elle a dix-huit ans Kisame, soupirai-je pour contredire sa pensée.

— Elle est quand même jeune… Je savais pas que t'étais dans le lolicon, rit-il.

— Kisame, je ne sais pas de quoi tu parles et je ne préfère pas savoir. Mais aujourd'hui était fantastique, même si j'ai tout raté.

— Comment ça ?

— Tout ce que j'ai pu faire, c'est la faire fuir, au restaurant elle était mal à l'aise et regardait partout, et c'est elle qui avait peur d'avoir gâché le dîner alors que c'est moi, j'ai bien vu qu'elle n'était pas dans son environnement, et au cinéma elle n'arrêtait pas de s'agiter. Quand le film s'est terminé, elle s'est enfui quand j'ai essayé de lui prendre la main.

Je fus accueilli par le silence et le visage ébahi de Kisame quand je levai la tête.

— C'est la première fois que je t'entends parler autant, avoua-t-il, encore hagard. Sérieux, Itachi, tu t'attendais à quoi ? Elle est jeune c'est sûr qu'elle doit être mal à l'aise, mais les cinq uniques minutes où j'ai pu la voir, elle n'avait pas l'air d'être dégoutée par toi. Sinon vous allez vous revoir ?

— Hm. Demain.

Je me levai et allai me doucher tandis que Kisame finissait son reste de pizza. Cette journée n'était pas vraiment ce à quoi je m'attendais, Sakura était bien plus belle et rayonnante en chair et en os. Elle m'avait ébloui et pas moi seulement, elle était indifférente aux regards des autres hommes dans la rue. Cette journée n'était pas parfaite, mais Sakura l'avait rendue inoubliable.

À certains moments, je repensais aux circonstances dans lesquelles nous nous étions donné rendez-vous, à cause de l'alcool et de beaucoup trop d'audace. Cela avait abouti à un appel vidéo beaucoup trop osé pour un homme de vingt-cinq ans et une jeune fille de dix-huit ans. Et depuis, ces images restaient en permanence dans mon esprit, sa chair si belle, sa poitrine douce et voluptueuse, et sa féminité brillante et rose. Si magnifique.

Mais en la rencontrant, mon cœur savait ce qu'il voulait : Sakura à ses côtés.


Je contemplai avec un air rêveur le bouquet de fleurs que j'avais réussi à cacher derrière mon dos en rentrant chez moi. Les pétales étaient si beaux et rouges, et l'odeur qui en émanait était si douce et florale. Mon cœur commençait à tambouriner.

Pour l'instant, toute la famille était encore éveillée et chacun était dans sa chambre. Enfin, j'entendais Sasori faire des bruits chelous dans sa chambre, Oh Mon Dieu ! Me dites pas qu'il faisait bang bang in the room ?!

Je pris en vitesse mon portable et sortis doucement de ma chambre. Quel con, il avait laissé sa porte entrouverte. Je poussai légèrement la porte, et le spectacle qui m'accueillit était horrible, traumatisant, enfin tout ce que vous voulez.

Sasori a l'âge pour ce genre de choses, Sakura.

Regarde bien après on en reparlera.

Oh mon Dieu !

Voilà.

Attendez que j'explique. Donc Sasori, mon grand frère, était en train de danser sur le générique d'Hannah Montana avec en guise de micro une banane, et c'est pas tout : il était en slip. J'essayai de contenir mon rire et de prendre une vidéo de ce moment inoubliable. Pendant deux minutes, je continuai comme ça avant de faire connaître ma présence. J'ouvris délicatement la porte.

— Je savais pas que t'étais comme ça, Sasori, j'ai hâte de voir la réaction de tes amis quand ils verront ça.

Sa réaction fut encore plus marrante que la vidéo en elle-même. Il écarquilla les yeux et ouvrit grand la bouche.

— Sakura ! cria-t-il en chargeant comme un taureau.

— Essaye de m'attraper, face de pet ! le narguai-je.

Et je rentrai direct dans ma chambre en fermant en vitesse la porte, et comme un débile il fonça dedans. J'ouvris la porte et regardai un spectacle vraiment triste : Sasori allongé par terre avec le cul au ciel et la tête à même le sol. Je continuai de filmer.

— Voici Sasori dans son environnement de tous les jours…

— Je t'ai eue, la naine ! cria-t-il en m'empoignant le pied droit et en me balançant par terre.

Et c'est comme ça qu'on s'était retrouvés par terre à essayer de tuer l'autre.

— Qu'est-ce que j'ai dis à propos des bagarres pendant la nuit ? dit Maman à la porte avec un regard assassin.

— C'est pas ce que tu crois, Maman ! On joue simplement ! répondit Sasori effrayé

Je hochai frénétiquement la tête pour appuyer sa réponse, mais c'était peine perdue. Je déglutis en voyant la cuillère en bois de maman dans ses mains on allait mourir.

Vingt minutes après, je me massais le postérieur et essayais de m'asseoir sur mon lit. Punaise, elle n'avait pas perdu la main, ça faisait mal. Mais Sasori avait bien pire que moi, il était seulement en slip, aucun vêtement n'avait pu le protéger de la fureur de maman.

Mais bon, maintenant, il était tard et je devais dormir pour être en forme pour notre second rendez-vous avec Itachi. Mes joues commençaient à être rouge. Mon petit ami, j'ai un petit ami. J'arrivais pas encore à le croire ! Mais j'espérais qu'il aimerait ce que j'avais préparé pour lui le lendemain… et s'il trouvait ça trop puéril et enfantin ?

Tu m'écoutes ou pas quand je te parle ? Itachi n'est pas comme ça.

C'est bon, j'ai le droit de douter, non ?

Mais bon demain serait une belle journée en perspective.

Brrrr

Tiens, on m'envoyait un message ? En fait, je n'en avais pas un, mais quatre, dont un était de Tenten.

Tenten : Demain, tu vas au dojo ?

Je décidai de lui répondre.

Sakura : Non, je peux pas, désolée, mais la prochaine fois, promis :)

Tenten : Pas de soucis :)

Le second était d'Ino.

Ino : C'est bon, j'ai posté la vidéo !

Sakura : À la bonne heure ! Je verrai ça demain :)

Ino : Je posterai le bêtisier demain.

Ino avait une chaîne youtube, et sur cette chaîne elle postait, les trois quarts du temps, des tutos makeup, et ça marchait plutôt bien avec 17 000 abonnés. Depuis quelque temps, elle avait décidé de poster des vidéos parodiques, ou alors sur certains personnages célèbres. En gros, sa première vidéo était celle de la Reine des neiges, ou Elsa et sa sœur chantaient à tour de rôle les chansons du film. Bien sûr, c'étaient les chansons originales et, comme Ino était fan de ce film, elle avait joué le rôle d'Elsa. Devinez qui avait joué le rôle d'Anna ? Moi. Ino m'avait fait porter le costume et la perruque qui allait avec, elle m'a aussi maquillée pour la vidéo.

Quand on voyait le résultat en vidéo, on pouvait se dire que ç'avait été rapide et tout mais pas du tout ! Ça nous avait pris tout un après-midi pour faire les prises, Kiba était derrière la caméra et nous, nous jouions comme dans le script d'Ino. Il y avait eu d'autres vidéos, Ino avait aussi fait Mulan et on avait presque supplié à genoux Tenten pour jouer le rôle, ce qu'elle avait tout de suite accepté quand on lui avait dit qu'elle ferait des prises d'arts martiaux devant la caméra.

On avait même fait Pocahontas et j'avais dû jouer le rôle avec une autre perruque sur la tête et des lentilles de contact. C'était Naruto qui avait incarné John Smith et cela lui allait à ravir. Ensuite, il y avait eu Ariel, c'était le rôle le plus dur que j'avais pu faire, puisque j'étais avec une queue de poisson, tout au long de la journée, et encore avec une perruque et des lentilles bleues et Naruto jouait le rôle du prince, lui aussi avait une perruque.

Dans une des vidéos, on avait même remplacé la voix de la princesse originale et on avait demandé à Hinata de nous prêter sa voix, parce qu'Hinata avait la voix d'un ange tombé du ciel, la voix la plus magnifique au monde. Et dans tous les commentaires qu'Ino avait reçus, il n'y avait que des compliments. Mais bien sûr, Hinata ne pouvait pas se montrer dans une vidéo, surtout ce genre de vidéos.

La dernière vidéo en date était un CMV sur les Winx. Je jouais le rôle de Bloom, avec encore une fois une perruque et des lentilles de couleur, plus un costume oriental où l'on voyait mon bide mais grâce à Hinata, avec qui j'avais confectionné ce vêtement, on avait pu ajouter un voile pour cacher mon nombril. Dans le rôle masculin, il y avait encore Naruto, qui jouait Valtor. Dans la vidéo, c'était comme un jeu du chat et de la souris : dans mon rôle, je fuyais Naruto tandis que lui essayait de m'attraper, il y avait même une danse dans la vidéo, et tout ça sur un air oriental.

Sakura : J'ai hâte de voir ça ! Et t'as prévue quoi pour les autres vidéos ?

Ino : Après ça, je vais faire une vidéo sur Alice au Pays des Merveilles, Ulquiorra et Inoue et peut-être Aladdin, faut que je voie encore, mais avant je dois continuer mes tutos. Oh et j'ai postée une vidéo tout à l'heure pour que les gens posent des questions. Viens chez moi samedi prochain, je préviendrai les autres aussi, plein de gens vont aussi poser des questions sur vous.

Sakura : Ok ! Tiens-moi au courant.

Les deux autres messages étaient de Sasuke et de Tobirama Senju. C'est quand même bizarre de recevoir un SMS de leur part après ce qui s'était passé tout à l'heure, parce que, curieuse que je suis, j'avais vraiment envie de savoir ce que voulait me dire Sasuke sur Skype, et quelle était la signification des paroles de Tobirama, mais en fait, je crois que je n'aurais pas dû voir leur message.

Sasuke : Sakura, c'est difficile pour moi de le dire donc je me lance : je t'aime.

Tobirama :(Vous a envoyé une photo) Je ne pense pas que tu aies compris mes paroles de ce soir, mais, Sakura Haruno, j'ai décidé de te courtiser, mon cœur est à toi.

Oh mon dieu, ne me dites pas qu'il a envoyé une photo de lui torse nu ?!

Black out complet.


Je me garais pas loin de la maison de Sakura pour ne pas éveiller les soupçons, Sakura ne m'avait toujours pas dit si elle avait informé ses parents de notre relation et je ne voulais aucunement qu'elle soit en froid avec sa famille. Cette matinée était passée trop lentement pour moi : Kisame avait préféré sortir la journée. Il aimait beaucoup Konoha, du fait que l'air soit plus clair et purifié qu'à Kumo, et que les gens ne le regardaient pas de travers quand il marchait nonchalamment dans la rue, comme s'ils avaient l'habitude de ce genre de choses.

Ça le changeait énormément et il voulait en profiter le plus possible avant de retourner dans la morosité de Kumo. S'il pouvait, il déménagerait à Konoha mais s'il le faisait, qui prendrait la suite de l'entreprise familiale ? Sa mère ne connaissait rien du monde maritime et ses grands-parents étaient bien trop âgés pour reprendre la boutique.

Je décidai d'envoyer un message à Sakura pour l'informer de ma venue. Même si cela faisait quelques années que j'utilisais un portable, j'avais encore du mal à l'utiliser, surtout les nouveaux smartphones tactiles que l'on appelle iPhone. Sur un conseil de Shisui, j'avais acheté un de leur derniers modèles, mais celui-ci était très compliqué. Pourquoi aurais-je besoin de tant de place pour des applications quand j'avais seulement besoin d'appeler un contact et d'envoyer un message à un proche ?

Sakura : J'arrive !

J'attendis patiemment dans ma voiture qu'elle vienne. Je la vis courir au loin après avoir passé la barrière de buissons de son voisin, toujours aussi belle et rayonnante. Mon cœur se réchauffa à sa vue. Je sortis de ma voiture pour l'accueillir. Aujourd'hui, elle était habillée d'une robe blanche à manches courtes assez bouffantes qui lui arrivait à mi-genoux et portait des sandales aux pieds. Elle était tellement mignonne.

— Salut, ça va ? demanda-t-elle, timide.

En levant la tête, la différence de taille est vraiment grande.

— Mieux maintenant, lui avouai-je.

Elle rougissait de plus belle et regardait le sol, vraiment adorable. Elle était encore plus nerveuse que la veille, comment pourrais-je lui en vouloir ? Par rapport à hier, elle n'avait aucune broche sur les cheveux et ceux-ci étaient complètement lâchés, ils lui arrivaient aux épaules. J'aurais tant aimé les toucher.

— Alors, où veux-tu aller ? lui demandai-je après un petit silence.

— Ah oui ! Alors, aujourd'hui, on va faire une randonnée en forêt. Heureusement que je t'ai dit de venir en tenue décontractée, me dit-elle en regardant ma tenue.

J'avais fait comme elle m'avait conseillé : j'avais choisi un fin pull noir et un pantalon que je portais souvent pour mes entraînements de Taijutsu avec Shisui, Obito et Sasuke. J'avais opté pour des baskets au lieu de mes chaussures italiennes.

— Une randonnée ? répétai-je.

— Yep ! Ne t'en fais pas, c'est rien de bien méchant, mais il faut aller à la sortie de la ville pour y accéder, expliqua-t-elle avec un sourire.

— Eh bien, d'accord, guide-moi, dis-je en souriant à mon tour.

Je lui pris délicatement la main. Je la sentis se crisper et se détendre un peu juste après. Merde ! J'avais du être trop brusque, trop direct. Je la guidai devant la porte du siège passager et lui ouvrit la porte en gentleman que j'étais. Elle s'installa comme hier dans la voiture et me sourit timidement. J'allai sur mon siège et démarrai la voiture dans la direction vers laquelle elle voulait que j'aille.

Pendant de longues minutes pendant lesquelles je conduisais, le silence régnait dans l'habitacle, aucun de nous ne parlait. J'aurais aimé dire quelque chose mais, en général, c'était Sakura qui commençait la conversation.

— Alors ? commença-t-on en même temps.

Nous nous regardâmes, surpris, avant que Sakura ne rît et que je sourisse doucement. Au moins, nous avions brisé la glace.

— Tu voulais dire quoi ? demanda-t-elle après avoir repris un visage serein.

— À toi l'honneur, dis-je en regardant la route.

— Hmm... ta soirée s'est bien passée, hier ?

— Ma soirée ? Hn, je suis rentré à mon hôtel et j'ai discuté un bref moment avec mon ami avant de prendre ma douche et de me coucher. Et toi ?

— Moi ? J'ai couru en vitesse dans ma chambre pour que mes parents ne voient le bouquet de fleurs. Avant de manger, Maman a crié dans les toilettes « C'est qui le crasseux qui a chier sans tirer la chasse d'eau ?! ». Je te laisse deviner qui était le fautif, et donc Maman l'a puni. Ensuite, il y a eu une panne de courant chez moi puis j'ai envoyé des messages à mes amies. Voilà !

Je ne pus m'empêcher de rire après sa tirade. Cette fois-ci, ce fut un rire que je ne pouvais contenir. Cette fille serait ma mort un jour. Du coin de l'œil, je la vis se rapprocher doucement de moi, ébahi.

— C'est la première fois que je te vois rire comme ça, j'aime ton rire, dit-elle, fascinée.

— Comment ne puis-je pas rire avec ton humour ? répondis-je en souriant.

Elle rougissait et souriait, contente, mais il y avait un hic dans l'histoire : pourquoi, dans tout ce qu'elle m'avait dit, j'avais l'impression qu'elle me cachait quelque chose ? Mon travail prenait trop le dessus sur mes émotions et ma vie quotidienne. Je laissai ça de côté et continuai ma route.

— C'est là ! Gare-toi ici, me dit-elle en pointant du doigt la lisière de la forêt.

Nous étions vraiment en dehors de la ville, où il n'y avait aucune habitation, seulement de la verdure et des arbres à perte de vue. C'était vraiment nouveau pour moi, mais j'adorais ça. Je garai ma voiture au bord de la route. Il y avait un bout de terre assez large pour accueillir ma voiture sans que je ne gêne la circulation.

— J'espère que t'as pas pris ton téléphone avec toi ? demanda Sakura quand je lui ouvris la portière passager.

— Si, pourquoi ?

— Un conseil d'ami, laisse-le dans la voiture, sinon tu risques de ne pas revenir avec.

Je ne posai pas de questions et laissai mon portable dans la boîte à gants. Je n'en avais pas besoin si je recevais un appel, la messagerie était là pour prendre le message. Aujourd'hui était l'un de mes jours de congés bien mérité, que je passais avec ma petite amie. J'aime beaucoup cette pensée. En retournant à côté de Sakura, je vis qu'elle était pieds nus, elle n'avait plus ses sandales.

— Pourquoi as-tu enlevé tes chaussures ? lui demandai-je, inquiet.

— Tu comprendras après, répondit-elle avec un sourire mystérieux.

— Tu pourrais t'écorcher la plante des pieds.

— C'est pas la première fois que je fais ça, mais... tu fais quoi ?!

— Eh bien, avec moi, ce sera la dernière fois, lui dis-je en la hissant dans mes bras.

Elle rougissait encore plus qu'avant et essayait de descendre de mes bras mais c'était peine perdue, je ne la lâcherais pas, je la portais comme une mariée.

— Alors, par où allons-nous ? demandai-je.

— Par là, indiqua-t-elle du bout du doigt avec un air boudeur.

Je marchai un moment avec la chaleur de son corps près de mon torse. Elle est si chaude et si douce, et tellement légère, elle ne pesait rien dans mes bras. Tout au long de notre promenade, nous n'eûmes pas besoin de parler. C'était un silence relaxant, mais j'avais envie d'entendre sa voix.

— C'est là ! dit-elle joyeusement.

Nous débouchâmes devant une grande clairière où s'écoulait une grande rivière. Sur le bord était amarré un canoë.

— Pose-moi, Itachi !

Je la posai délicatement sur le sol, herbeux par rapport au chemin où seule la terre retournée nous avait accueillis. Sakura courut vers le canoë.

— Alors, tu viens ? cria-t-elle en agitant sa main grande ouverte vers moi, un large sourire aux lèvres.

Encore dans l'incompréhension, je la rejoignis devant le canoë.

— Alors comme ça, nous allons faire du canoë, constatai-je.

— Yep ! Ce canoë, je l'ai construis avec mes amis, il y quelque temps. Il est solide, et il peut contenir quatre personnes ! Allez, monte ! me dit-elle en embarquant dans ledit canoë.

— Tu es certaine que nous serons en sécurité ? demandai-je.

— Tu me fais confiance ? me dit-elle, sérieuse, en me regardant droit dans les yeux.

La question ne se posait pas, je n'avais pas à réfléchir.

— Bien sûr, lui dis-je.

— Alors monte, John Smith !

— Où allons-nous, Pocahontas ? continuai-je avec elle en allant dans la barque.

J'étais un peu trop grand, mais si je calais bien mes jambes ça devrait aller.

— Au détour de la rivière, dit-elle en me tendant une rame.

Puis, elle prit la sienne et nous éloigna du bord de la rivière. Je commençai à ramer avec elle avec un peu plus d'énergie, pour ne pas la fatiguer à cause de mon poids. Elle était devant tandis que j'étais à l'arrière.

— Konoha est devenue une ville moderne, mais elle reste tout de même encore rurale, et les forêts aux alentours sont protégés par la Maire et les clans de la ville, pour préserver la beauté de la nature, expliqua-t-elle quand nous passâmes à côté de certaines lisières et je découvris un autre monde.

La rivière était bien plus grande que ce que j'avais pensé et l'eau plus claire. Je pouvais en voir le fond des tas de poissons nageaient ensemble, je pouvais même voir le courant de l'eau,. Le ciel nous offrait un arc-en-ciel coloré et doux, l'air était si purifié et floral.

— Nous essayons de cohabiter avec les habitants de la nature pour ne pas perturber l'écosystème, c'est comme ça que ça fonctionne ici, poursuivit-elle en tournant la tête vers moi.

— C'est merveilleux, soufflai-je.

— Et tu n'as encore rien vu, affirma-t-elle en souriant.

Nous continuâmes à ramer pendant un moment.

— Il n'y a pas que les poissons dans la rivière mais aussi les loutres et les castors à la rive de celle-ci, chaque animal à sa place ici, dit-elle en touchant du bout des doigts l'eau claire. Les animaux savent qu'ils n'ont rien à craindre avec nous, continua-t-elle en me montrant un couple de loutre qui venait vers nous. Tu peux les toucher, ils ne seront pas effrayés, m'encouragea-t-elle en leur caressant doucement le ventre.

Incertain, j'avançai prudemment ma main et leur caressait le ventre, ils y répondirent avec un sourire sur leur visage poilu. J'avais l'impression de rêver. Ils repartirent doucement plus loin, je voyais même au loin des ours qui chassaient le saumon et ne prêtaient aucunement attention à nous. Ce cadre était juste impensable, Konoha était vraiment une ville magique avec beaucoup de secrets.

— Tu me fais toujours confiance, Itachi ? demanda Sakura en regardant droit devant elle.

— Oui, pourquoi ?

— Accroche-toi à moi, alors.

Elle commença à ramer plus vite. Je voyais le courant de l'eau accélérer, me dites pas que..? Plus loin devant nous se trouvait une grande cascade et nous étions en haut de cette cascade. La chute serait inévitable si nous continuions sur cette voie.

— Sakura ! C'est dangereux, rebroussons chemin !

— Itachi, tu as dit que tu avais confiance, alors crois en moi, s'il te plait ! me dit-elle avec un regard déterminé.

S'ensuivit une bataille de regards où sa détermination gagna contre mon inquiétude. Je croyais en elle, j'espérais juste qu'elle croyait en elle. Si elle est blessée, tout ça serait de ma faute. Presque au bord de la cascade, je sentis le canoë bouger furieusement, le vent balayait ma queue de cheval et l'eau nous éclaboussait. Sakura posa en vitesse sa rame et tendit les bras au ciel comme un ange, un bel ange.

Sur le coup, j'enroulai mes bras sur sa taille et posai ma tête sur son épaule. Si nous tombions, je pouvais me retourner et prendre les rochers en bas de la cascade s'il y en avait. C'était comme un grand huit, quand on descendait la plus grande pente, le creux dans l'estomac et l'adrénaline dans les veines. Pendant une demi-seconde, je vis toute la forêt, avant de tomber avec Sakura de la cascade.

Je gardai les yeux ouverts et la serrai fort dans mes bras tandis qu'elle me criait dans les oreilles, et au lieu de tomber du canoë et nous écraser dans les rochers, la chute fût plus courte que ce que j'imaginais et nous restâmes intacts sur le canoë, mouillés mais sans aucune égratignure.

— Alors, je t'avais dis quoi ? s'exclama-t-elle en riant.

— C'était… fantastique, dis-je encore éberlué de la chute.

— Allez, fais pas cette tête, c'était super !

— Tu fais ça souvent ? lui demandai-je en gardant mes bras autour d'elle.

— Quand je peux, ouais. Mais avec mes amis.

La rivière était maintenant calme, l'eau n'était plus aussi frénétique, il n'y avait aucun bruit. Tout à coup, Sakura se leva du canoë et se retourna pour me regarder avec les yeux taquins, avant de commencer à balancer le canoë.

— Tu fais quoi, Sakura ?

— Il y a autre chose que je dois te montrer mais pour ça, tu dois mouiller ta chemise !

Elle n'allait tout de même pas renverser le canoë ? Eh bien si... Elle sauta du canoë, l'emportant avec elle. Il se retourna avec moi encore à l'intérieur je me retrouvai vite dans l'eau. Je n'avais pas remarqué mais l'eau ici était encore plus claire qu'en haut, je voyais les poissons nager juste à côté de moi, ils me laissaient même les effleurer de la main. Plus loin, je voyais Sakura nager telle une sirène, si magnifique. Le soleil filtrait dans l'eau nous donnant un spectacle magnifique et exceptionnel. Je nageai vers elle et la pris dans mes bras. Nous tournâmes tous les deux dans l'eau, les poissons autour de nous et le soleil sur nous.

Elle était si belle et si désirable, elle me souriait et ses grands yeux émeraude me regardaient sous l'eau. Je rapprochai ma tête de la sienne et posai mes lèvres sur les siennes, sous l'eau nous ne pouvions faire que ça, je ne pouvais l'embrasser avec ma langue, mais rien que ce contact physique était assez pour rendre mon corps et mon cœur chaud.

Nous nous séparâmes et Sakura me fit signe de remonter à la surface. Elle commençait déjà à perdre sa respiration. Je pouvais encore rester un moment, mais je lui pris la main et remontai à la surface avec elle. Elle respira goulûment puis me regarda, rayonnante alors que je la gardais dans ses bras.

— C'était mon premier baiser, avoua-t-elle, timide.

Je le savais déjà, tout ce qu'elle avait pu me dire via le site était resté ancré dans mon cerveau.

— Et voici ton second, lui dis-je en l'embrassant une seconde fois.

Je l'embrassai doucement. Je faisais attention à mes gestes : elle ne savait pas y faire, cela ne venait pas naturellement, mais elle s'adaptait à la houle de mes lèvres. Ses lèvres si douces... j'en voulais plus, bien plus mais, pour l'instant, cela suffirait. Elle commençait à manquer d'air. Nous restâmes quelques minutes comme ça, avant de remonter sur le canoë que je remis à sa place initiale. Je fis remonter Sakura en premier. Pour cela, je dus la porter sur mon épaule et toucher son postérieur. Mes mains me démangèrent à ce moment-là.

Nous continuâmes à ramer jusqu'à déboucher sur la clairière du début. En descendant du canoë, nous étions encore trempés et je voyais que la robe de Sakura collait à sa peau, laissant voir son soutien-gorge tout aussi blanc que sa robe.

— Sakura, ta robe, lui dis-je

— Quoi ? Qu'est-ce qu'elle a... ma robe ?! cria-t-elle à la fin en voyant la transparence de celle-ci. Regarde pas ! me cria-t-elle en mettant ses mains devant sa poitrine.

Je la regardai, un peu blessé. Même si j'étais un homme, je restais tout de même un gentleman. Je ne me permettrais pas de regarder une femme qui ne le voulait pas, même si celle-ci est ma petite amie. Je voyais bien qu'elle était gênée par la situation je retirai mon pull qui était encore humide et le lui tendit. Elle le prit sans me regarder et me tourna le dos. Quand elle se retourna avec un grand sourire, celui-ci disparut en voyant mon état. Bien sûr, en lui passant mon pull, je savais que j'allais être torse nu.

Elle regarda en vitesse mon torse avec de détourner les yeux, gênée. Je laissai se dessiner sur mes lèvres un petit sourire en coin. Au moins, je lui faisais de l'effet.

— On-on devrait y aller, dit-elle après s'être raclé la gorge, le soleil va bientôt se coucher.

— Tu as raison. Et par le bruit que j'entends qui provient de ton estomac, je présume que tu dois mourir de faim, lui dis-je, taquin.

— Saloperie de ventre, sale traître ! murmura-t-elle à son ventre.

Mais j'avais l'ouïe fine j'avais donc tout entendu. Sans qu'elle puisse se plaindre, je la repris dans mes bras comme une mariée et repris le chemin inverse. J'avais déjà ancré dans mon esprit la route à prendre.

— Ça va, tu n'as pas froid ?

— C'est moi qui devrais plutôt te demander ça, répondit-elle.

— J'ai le sang chaud.

— Y a pas que ça qui est chaud chez toi, murmura-t-elle.

— Ma copine est très sexy aussi, lui dis-je en embrassant sa tête.

— Saloperie d'oreilles bioniques. Tu-tu me trouves sexy ? dit-elle, incertaine.

— Bien sûr, pourquoi ?

— Bah, j'ai dix-huit ans et toi vingt-cinq. Je suis majeure depuis quelque temps, mais on me prend toujours pour une gamine. Les seuls mots qu'on ait pu dire sur moi était que j'étais « mignonne » ou « à croquer ». Donc « sexy », on ne me l'a jamais dit, avoua-t-elle.

— Eh bien si, tu es très sexy pour moi. Mignonne, belle, magnifique et tu es à moi, lui murmurai-je à l'oreille.

Elle souffla, fébrile, et posa sa tête sur mon torse au lieu de confronter mon regard. Elle avait encore du mal avec notre statut mais, avec le temps, cela s'arrangerait.

— Je n'ai pas l'habitude de ce genre de contact physique, donc s'il te plaît, soit gentil et patient avec moi, demanda-t-elle d'une petite voix.

— Tout ce que tu voudras, princesse.

Nous revînmes vite à ma voiture. Sur le chemin du retour, nous discutâmes de tout et n'importe quoi, comme sur le site. Sakura m'avait rendu mon pull, qui avait un peu séché de même que pour sa robe — au moins, elle n'était plus transparente. Nous prîmes un en-cas rapide dans un magasin de confiseries. J'avais payé à Sakura une glace trois boules, chocolat — Kinder, je crois —, crème brûlée et cookie, sur une crêpe chaude avec un coulis de caramel et des bonbons en forme d'oursons.

J'avais simplement pris un café noir et un gâteau au thé vert. Sakura prenait plaisir à manger son goûter, et cela se voyait. C'est vrai que leur café et leur gâteau était assez bons, meilleurs que si je commandais la même chose à Kumo. Voulant immortaliser ce moment, je sortis mon portable de la poche de mon pantalon qui avait séché et pris Sakura en photo.

— T'as pris une photo ? Supprime tout de suite !

— Pourquoi ? Tu es magnifique dessus.

— Mmppfff... Désolée, j'ai l'habitude dire ça avec mon père. Il essaye toujours de prendre une photo de moi dans n'importe quelle situation.

— Cela prouve qu'il t'aime.

— Bien trop à mon avis, rigola-t-elle.

Elle finit son plat et nous sortîmes de la boutique. Le soleil commençait sa descente pour laisser place à la nuit.

— Mmh Itachi, j'aimerais… j'aimerais prendre une photo avec toi. Enfin, si c'est possible. demanda-t-elle, timide.

— Bien sûr. Allez, viens près de moi, lui dis-je avec un doux sourire.

Je la pris par la taille et tendis mon bras plus haut puisque sa tête n'atteignait pas mon épaule. Je pris la photo. Sur celle-ci, Sakura souriait timidement tandis que moi ce ne fut que la photo prise que je me rendis compte que je ne l'avais pas lâchée du regard. Sur la photo, elle regardait timidement l'objectif et moi, je la regardais avec un sourire.

Je la raccompagnai chez elle et elle me remercia avec un baiser sur la joue. Nous irons petit à petit construire ensemble notre relation. En attendant, je profitais seulement de sa présence à mes côtés.


Tada ! Ouf ! Taper ce chapitre m'a pris deux jours et dix-sept pages sur OpenOffice, mais il est enfin là, et j'espère que vous ne regretterez pas la lecture ! Je voulais vraiment mettre leur second rendez-vous dans ce chapitre en plus des points de vue de Tobirama et de Sasuke. Mais voilà, leur relation commence petit à petit, faut pas non plus les brusquer. Et sinon, voilà que maintenant Sakura a deux admirateurs, Tobirama qui prend de la confiance, Sasuke qui avoue ses sentiments. Comment Sakura va-t-elle s'en sortir ? Tout ça, ce sera dans les prochains chapitres !

Sur ce, à la prochaine !