J'ai failli oublier d'écrire avant de répondre aux commentaires donc je voulais dire quoi déjà ?

Donc à la fin du chapitre, je dirai pourquoi je n'ai pas posté à temps donc lisez bien tout attentivement. Sinon vous allez bien ? Moi, là, pas vraiment. Après mon don du sang, on m'a envoyé un courrier pour me dire que je dois faire une prise de sang, car ils arrivent pas à identifier mon sang et là, je dois attendre quinze jours avant d'avoir les résultats et tout mon entourage se met à stresser de malade alors que c'est moi et mon sang et je suis sûre que tout va bien et en plus de ça, j'ai mal aux dents depuis trois jours et ça m'énerve… J'aime bien raconter ma vie en fait et j'aime bien entendre les gens raconter leur journée.

Mais revenons à la fiction, on s'en fout un peu de moi. Donc, dans ce chapitre, on ne verra pas Itachi, on aura seulement le point de vue de Sakura mais voilà c'est un chapitre calme où on continue à voir l'ensemble de la vie de Sakura.

Ah oui, j'allais oublier ! J'aimerais faire appel à une beta : je demande seulement une personne qui parle plus français que moi ! Non, enfin, je demande seulement que la personne soit patiente et ait le temps pour m'envoyer le chapitre corrigé juste après que je le lui ai envoyé. Je ne suis pas exigeante, mais je ne veux pas attendre une semaine juste pour corriger un chapitre donc ce serait super si quelqu'un de sympa et d'ouvert pouvait devenir ma beta et corriger les chapitres que je lui envoie, de préférence quelqu'un qui a déjà été beta parce que je ne sais pas comment ça marche. Donc voilà.

Nona Nevaeh : Merci, c'est super sympa ! Pauvre Tobirama et pauvre Sasuke ! Pour l'instant, je peux pas dire si Itachi et son frère seront en conflit, moi-même je ne sais pas. Pour Ino, j'avais toujours voulu caser l'idée qu'elle soit youtubeuse quelque part et comme ça m'avait l'air plus juste qu'elle le soit dans Connexion que dans Folie Passagère ou Presque, bah mon choix s'est porté sur celui-ci. Merci encore.

Yassuochan : Je pense que je vais faire plus souvent, après je changerai le point de vue des personnages je pense. Les points de vue d'Itachi et de Sakura sont assez marrants, enfin, on voit la démarcation de leurs pensées avec Sakura qui voit la vie tout en rose et que tout peut faire rire, et Itachi qui est un adulte, voit la vie en gris et est vraiment terre à terre donc je pense vraiment qu'ils se complètent. Ah, sacré Tobirama ! J'avais vraiment hésité pour la photo, mais ce n'est pas un pervers donc il a juste pris son torse en photo. C'est ça mon problème, je privilégie plus la continuité de l'histoire que l'orthographe ! Après, le désir d'Itachi est contrôlé, il va pas non plus attaquer sauvagement Sakura. Je l'aime bien, Sasori et pour que Sakura soit folle, bah… toute sa famille doit l'être j'ai envie de dire. Ah, pour la maison abandonnée, peut-être bien que oui peut-être bien que non mais en tout cas on va encore en entendre parler de cette maison. Et pour la faute non c'est bien inconcevable que je voulais mettre, on peut interpréter ça comme impossible, enfin voilà.

Saitera : Mon Dieu, j'espère que tu vas pas faire une crise cardiaque par ma faute, hein ! J'ai pas envie de passer aux infos de Jean-Pierre Pernault. Non, il lui a envoyé une photo de son torse et on voit quelques poils pubiens, c'est pas un pédophile non plus. Mikoto est très intelligente et maligne, elle a un doute sur l'identité de Sakura, elle se dit qu'il y a une chance que la Sakura d'Itachi soit la Sakura de Sasuke, mais elle ne fait pas encore de jugement précipité. En tant que flic, Itachi se doit de voir si quelqu'un lui ment ou pas. La scène du lac était l'un de mes moments préférés aussi, j'avais vraiment la chanson « Au Détour de la rivière » en tête. J'imaginais trop Pocahontas et John Smith mais version Sakura et Itachi. Normalement, je pense que mon rythme se résume bien à toutes les deux semaines mais j'ai dû mettre à jour mon autre fiction puisque je devais sortir un chapitre hors-série et ça m'a pris plusieurs jours pour ça, avec les recherches. En plus de ça, la dernière semaine avant les vacances, j'avais tous les jours un contrôle et ça me stressait donc voilà.

Minimilie : Eh bien, au moins, tu as tenté et voilà où tu en es ! Mais non, en général, à part mes deux fictions j'écris des histoires très glauques avec du sang, de la romance, de l'humour et beaucoup de suspense, et je mets toujours un point d'honneur à ce que mon écriture soit présentable. Alors commençons par Sakura : je l'ai faite comme ça exprès. Comment dire… sa famille, à la base, est très folle et surtout, n'oublie pas que dans ma fiction l'histoire se passe dans la vie réelle et non dans le monde shinobi, donc personne n'a connu les atrocités de la guerre ou de la vie d'un ninja. C'est donc normal que les personnages ne soient pas représentés comme ils sont dans le manga, mais Sakura reste toujours elle-même : intelligente, souriante et toujours prête à aider n'importe qui. Maintenant Itachi : alors Itachi reste Itachi, sans le monde ninja, le soulèvement de son clan et le massacre de celui-ci, donc je l'ai un peu changé, c'est vrai, mais on le voit seulement comme il est quand il pense ou interagit avec Sakura. Elle fait ressortir chez lui une personnalité plus heureuse. Et puis, Itachi reste toujours un adulte, ses expressions sont différentes de celles de Sakura. Heureusement que l'intrigue rattrape le reste ! Bien sûr, mon histoire parle d'une relation basée sur internet, mais je ne vais pas pour autant faire de la publicité sur cela, mais plutôt de la mise en garde et je vais continuer, ne t'inquiète pas, parce qu'on ne sait jamais ce qui se cache derrière un écran d'ordi, le monde du web est très dangereux. Sakura va s'en sortir avec ses trois grands hommes, enfin je crois. J'espère parce que j'ai pas encore décidé ce qui allait leur arriver. Ils vont bientôt savoir, je pense, dans deux chapitres à peu près, si je fais des longs chapitres.

Mise en ligne du chapitre corrigé: 25/12/2016.

Sur ce, bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Naruto ne m'appartient pas.


— Et vous vous êtes embrassés ?!

— Oui !

— Oh Mon Dieu !

— Avec la langue ? continua Ino.

— Beurk ! Non !

— C'est quoi ce beurk ? C'est qui y a environ une semaine se montrait toute nue devant une web cam ?

Je me la fermai quand elle me fit repenser à cela. Ino était un peu comme Inner, elle connaissait mes pensées et je pouvais rarement lui mentir. Elle savait comment je me sentais à propos de l'histoire avec Itachi, même si nous nous étions rencontrés et que nous avions passé plusieurs heures ensemble. J'étais toujours mal à l'aise en sa présence et j'avais peur, encore plus qu'hier, car comme une débile, j'étais allée sur internet pour lire des témoignages de gens qui avaient fait des rencontres sur le web.

Une grande partie des témoignages était si mignonne ! La plupart des gens avaient trouvé l'amour. Ces témoignages m'avaient donné un espoir que peut-être notre histoire avec Itachi serait pareille, mais après, j'avais regardé des vidéos sur Youtube.

Tu vois Inner, quand tu regardes une vidéo et que, genre, dix minutes après tu te retrouves à regarder un truc complètement décalé de ce que tu regardais ?

Je vois ce que tu veux dire, comme la fois où tu regardais…

Ah, ah, ah stop, je t'arrête tout de suite, je sais ce que tu vas dire.

Mais voilà… J'écoutais de la musique, puis d'un coup j'étais en train de regarder la vidéo d'un mec qui filmait sa réaction quand il regardait une autre vidéo et, cette vidéo, c'était des images avec une voix off qui racontait le témoignage de certaines personnes sur des trucs bizarres ou surnaturels qu'ils leur étaient arrivés. J'avais regardé une ou deux vidéos sur ça, ce qui m'avait obligée à allumer la lumière dans ma chambre parce que, les fantômes et moi, on fait pas bon ménage.

Et j'étais tombée sur cette vidéo. Dedans, il y avait des témoignages dont l'un d'une femme qui avait fait une rencontre via internet. Après avoir parlé pendant un moment, ils avaient décidé de se rencontrer. À la fin du rendez-vous, le mec l'avait embrassé et quand ils étaint remontés dans sa voiture pour partir de la plage, il avait défait son pantalon pour se soulager devant elle. La femme, super gênée, avait regardé ailleurs. Elle avait peur, mais c'était lui qui conduisait donc soit il la laissait comme ça au milieu de nulle part, soit elle prenait son mal en patience.

Après ça, elle n'avait plus jamais repris contact avec lui. Des mois plus tard, elle mangeait des pancakes dans son café préféré avec son nouveau copain qui est devenu son fiancé depuis, et elle avait vu une femme avec sa fille, puis le père de la fille les a rejointes. Et c'était ce même homme qu'l'avait embrassé et s'était soulagé devant elle. Quand ils s'étaient vus, l'homme l'avait regardée les yeux grands d'horreur. Quand ils s'étaient rencontrés, il était marié et même papa !

Mais cette histoire n'était pas celle qui m'avait plus foutu les jetons. Il y en avait une pareille. Après quelques conversations, une femme et un homme avaient décidé de se rencontrer et le rendez-vous s'était mal passé. Je n'avais pas tout compris puisque c'était en anglais, mais la femme avait eu peur de l'homme et était partie se réfugier dans les toilettes pour appeler sa colocataire, qui elle-même avait déjà un rendez-vous avec sa petite amie. En attendant son amie, elle était restée dans les toilettes et, quand une femme était entrée aux toilettes, elle lui avait demandé s'il y avait un homme qui attendait devant les toilettes. La femme lui avait dit que, pendant vingt minutes, il était resté devant la porte mais que, maintenant, il était parti. Mais la femme avait trop peur de sortir. Quand son amie était arrivée, elles étaient toutes les deux parties boire un verre avec des amis.

Le lendemain matin, elle avait un mal de tête horrible à cause de l'alcool, mais elle s'était réveillée bourrée et non violée, puisque l'homme voulait impérativement la faire entrer chez lui pour pouvoir faire mieux connaissance. Je pouvais bien dire qu'Itachi n'était pas ce genre d'homme, mais je ne le connaissais pas. Non, je ne connaissais que le Itachi du site.

— Je-je suis désolée, Saku, je voulais pas dire ça, s'excusa Ino.

— Non c'est bon, t'as raison. J'ai été trop conne sur ce coup-là… Je peux pas dire que je ferai plus attention la prochaine fois parce qu'évidemment, il n'y aura pas de prochaine fois.

— Tu ne vas pas revoir Itachi ?

— Bien sûr que… que… que… oh, fais chier, j'en sais rien ! C'est un gars super, gentil, pas drôle c'est vrai, mais je me sens en sécurité avec lui. C'est le premier mec avec qui je me sens bien, avouai-je en rougissant.

— Mais avec les autres garçons, tu te sens mal ? Genre… Naruto ?

— Comment veux-tu te sentir bien avec Naruto ?

— Ouais, non, j'avoue… Mais tu es sûre de ne pas être amoureuse d'Itachi ?

— Sincèrement, c'est la première fois que je ressens ce genre de sentiments. Je ne sais pas si je suis amoureuse de lui. Quand j'ai réalisé que je ressentais quelque chose pour Itachi, j'ai tout de suite pensé à l'amour, mais là, j'en plus trop sure.

— Ne t'en fais pas, c'était la même pour moi et Kiba, me rassura Ino.

— Vraiment ?

— Bien sûr ! Au début, c'était physique mais bizarrement on s'est trouvé plusieurs points communs et même si on est très différents, eh bien nos différences font en sorte que l'on s'aime.

— Depuis quand tu es devenue si spirituelle ?

— Depuis toujours. Sinon, Itachi est reparti à Kumo ? continua-t-elle.

— Ouais. Hier, il m'a appelée avant de prendre l'avion. Il y avait une situation d'urgence au poste de police.

— Poste de police ?

— Oui, il est chef de la police de Kumo.

— Quoi !? cria Ino, ce qui résonna dans tout le bus.

— J'ai eu la même réaction ! dis-je avec enthousiasme.

— Mais attends ! La police de Kumo est tenue par les Uchiha non ?

Quoi ? Uchiha ? Itachi ? Police ? Kumo ? Quoi ? Bordel de merde ?

— Attends, attends, attends, attends, attends, attends, attends ! Comment ça, ce sont les Uchiha qui tiennent la police de Kumo ?!

— Attends, je te raconte. Un jour, j'attendais dans le bureau de mon père au poste de police pour qu'il me ramène à la maison, et je l'ai entendu parler des Uchiha. Quand ils ont déménagés là-bas, ils ont pris la police de la ville et ont fait leur business dedans. Grâce à eux, la ville est devenue riche et prospère, surtout depuis qu'ils ont aussi construit le centre commercial de la ville, qui est maintenant devenu le centre commercial le plus grand et le plus luxieux du Japon. Oh mon Dieu ! Sakura, tu sors avec un putain de riche ! s'exclama-t-elle après son discours.

— Quoi ? Je m'en fous de la richesse d'une personne. Tant que je suis bien avec lui, le reste n'a pas d'importance. Mais je me demande pourquoi ils ont tous déménagé à Kumo ?

— Je sais pas, mais à un moment ils ont parlés de la maison abandonnée à la périphérie de la ville.

— Tu penses que leur déménagement a à voir avec cette maison ?

— Je sais pas et franchement, je préfère pas savoir…

La curiosité me rongeait la peau. J'avais tellement envie de savoir quels secrets renfermaient cette maison, mais ma peur du surnaturel était bien plus forte que l'envie d'assouvir ma curiosité. Et Itachi, un Uchiha ? Je sortis furieusement mon portable et lui envoyai un message.

Sakura : Itachi, est-ce que tu es un Uchiha ?

Il était déjà au travail à cette heure-ci, puisqu'avant de partir prendre le bus, j'avais reçu un message de sa part vraiment doux, dans lequel il me souhaitait une bonne journée et me promettait que, dès que la situation se serait calmée, il viendrait me voir. Maintenant, je pouvais enfin frimer sur Twitter comme quoi j'avais un Relationship Goal. En regardant mes autres messages, je tombai sur ceux de Sasuke et Tobirama. J'ouvris en grand les yeux et fis des gestes incompréhensibles pour attirer l'attention d'Ino.

— Quoi, qu'est-ce qui y a ? Tu veux aller pisser ?

— Mais pourquoi à chaque fois que je fais ça tu me demandes si j'ai envie de pisser ? Ne compare pas ma vessie à la tienne. Non, samedi soir j'ai reçue un sms de Tobirama et de Sasuke.

— Tobirama ? Depuis quand tu l'appelles Tobirama ? me dit-elle suspicieusement.

— On s'en fout de ça, mais regarde ! lui dis-je en montrant l'écran de mon portable.

Avec Ino, on se disait tout, que ce soit privé ou non. C'était ma meilleure amie, je la connaissais, elle me connaissait, jamais elle ne me trahirait ou me ferait un énorme coup de crasse dans le dos. Au début, elle regarda sérieusement les messages avant de faire un O avec sa bouche. Elle me regarda avec amusement avant de me passer mon portable.

— Tu es une de ses tombeuses, Sakura… Je te savais pas comme ça, me taquina-t-elle.

— Mais j'ai rien demandé, moi ! Sérieux, je sais pas quoi faire, j'ai répondu à aucun d'entre eux.

— Alors tu vas les laisser dans le noir ?

— Pour l'instant, oui. Sinon, t'as fais tes devoirs ?

— Quels devoirs ? demanda-t-elle avec terreur.

Je soupirai. Ino ne changerait jamais sur ce coup, elle était presque pire que Naruto. Je sentis mon portable vibrer dans ma poche. Instinctivement, mon cœur s'emballa et mon ventre devint creux. Merde, quand est-ce que ça allait s'arrêter, ça ? Itachi avait répondu à mon message. J'imaginai sous plusieurs formes ce qu'il avait pu m'envoyer.

Itachi : Par quelle information en es-tu arrivée à cette conclusion ?

Sakura : J'ai dû relire vingt-six fois ta phrase pour comprendre. Non, c'est juste que j'y avais pas pensé, je suis un peu surprise.

Itachi : Par qui as-tu eu cette information ?

Sakura : Ma meilleure amie.

Itachi : Et comment a-t-elle eu cette information ?

Sakura : Elle écoutait une conversation.

Itachi : Bien. Je confirme je suis bien un Uchiha, mais j'aurai apprécié pouvoir te l'avouer par moi-même.

Sakura : Oh, t'en fais pas pour ça.

— Sakura c'est notre arrêt, me dit Ino en se levant de son siège.

Je rangeai mon portable dans ma poche de jean et me levai à mon tour. On y allait doucement, car il y avait une vieille dame juste devant nous avec une canne et, dans son autre main, un sac de course qui me paraissait lourd.

— Madame, voulez-vous de l'aide ? lui demandai-je.

— Oh c'est gentil de votre part, jeune fille, me remercia-t-elle avec un sourire.

Ino et moi l'aidâmes à rentrer jusqu'à sa maison, qui se trouvait juste devant le lycée, avant de partir en cours. Nous avions encore un peu de temps avant que les cours ne commencent. En attendant que le prof arrive, Ino et moi nous nous assîmes dans le couloir juste en face de la porte de notre salle de cours. Je sortis mon portable puisque quand j'aidais la dame, celui-ci avait vibré… enfin c'est ce qu'il m'avait semblé, je n'étais pas sûre. Mais à part si c'était ma cuisse qui avait vibré toute seule, je voyais pas d'autres solutions.

Itachi : Au contraire. Pour ma part, je ne connais toujours pas de nom de famille.

Sakura : Ah bon ? Je pensais que tu le savais déjà.

Itachi : Comment aurais-je pu le savoir ?

Sakura : Bah, tu vois t'es flic et tout donc je pensais, enfin voilà.

Je remis en vitesse mon portable dans la poche de mon jean. Punaise, pourquoi je disais tout et n'importe quoi ?! Je sentis mon portable vibrer, mais je l'ignorais. La vibration était plus longue, m'indiquant que c'était pas un message mais un appel que je recevais. Haha, alors là, compte pas sur moi pour répondre.

— Ino ? Comment je dois agir devant Itachi ? lui demandai-je.

— Quoi ? demanda-t-elle.

— Comment je dois agir devant Itachi ? répétai-je.

— Pourquoi tu me demandes ça ?

— Parce que je sais pas comment être devant lui, dis-je en regardant le sol.

— Bah, sois toi-même, comme la dernière fois, me dit-elle avec évidence.

— La dernière fois, j'ai pratiquement insulté un homme âgé et je suis sortie en courant de la salle de ciné pour aller pisser. En plus, le lendemain, je l'ai emmené sur le canoé faire un tour du lac et on s'est retrouvés tout trempés à la fin de la journée.

— Ouais, vu comme ça, tu bats des records… Mais après, c'est toi qui vois. Si tu veux changer ton comportement devant Itachi, fais-le. Mais après, je pense qu'il va le voir, conseilla-t-elle.

— Et comment je fais pour ne plus être mal à l'aise avec lui ? lui demandai-je.

— Mais tu m'avais pas dit que tu te sentais en sécurité avec lui ?

— C'est pas la même chose, Ino. Je me sens en sécurité avec lui, mais j'ai toujours cette boule au ventre quand il m'envoie un SMS, ou ces deux jours, quand j'étais avec lui.

— C'est normal Saku. J'étais pareille avec Kiba. Pendant deux semaines, j'étais comme ça avant que le stress d'être avec lui ne parte, mais j'ai toujours des papillons dans le ventre quand il m'embrasse, dit-elle avec un sourire lointain.

— Mais s'il décide que je suis trop jeune et trop immature ? demandai-je avec un grimace.

— Honnêtement, Saku, je suis pas voyante. Je sais pas du tout comment est réellement Itachi, je peux pas vraiment me faire d'idées. Sois tu restes dans le noir, sois tu vois ça avec lui.

— Voir ça avec lui ? Je sais pas du tout si je peux le faire, soupirai-je.

— Sinon… Tu m'as toujours pas dit comment il était torse nu, me taquina-t-elle.

— Ino ! protestai-je en rigolant.

Je n'y voyais toujours pas clair mais au moins, Ino m'avait donné un choix à faire. Quand est-ce que j'arrêterais mes incertitudes envers Itachi ?

— C'est quoi qui vibre ? me demanda Ino en fronçant les sourcils.

— Ma cuisse, répondis-je.

— Ta cuisse ? Ok, celle-là, je la retiens.

— Non, mais tu comprends, c'est mon portable.

— Ouais, c'est ça. Et c'est qui qui t'appelle ?

— Itachi, je crois.

— Le pauvre, réponds-lui, tu vas pas le laisser galérer comme ça.

Ça devait être la quatrième fois que ma cuisse vibrait et j'en avais presque la trouille. Pourquoi est-ce qu'il m'appelait ? Je voyais le regard persistant d'Ino sur moi. Je pris mon portable et regardai l'identifiant d'Itachi. J'avalai ma salive, pris une petite respiration et répondis.

— Allô ?

— Sakura, tu vas bien ?

— Oui et toi ?

— Bien, maintenant que je te parle. Que fais-tu ?

Ino était collée à moi et sa tête posée sur la mienne pour écouter notre conversation.

— Je suis devant ma salle de cours et j'attends mon prof avec Ino, et toi ? dis-je en ignorant derrière moi la voix étranglée d'Ino, qui était contente que je dise son prénom à Itachi.

— Dans mon bureau, je travaille sur un dossier.

— Ah, et c'est sur quoi ?

Mais pourquoi je demandais ça moi ? Inner la ferme, je sais ce que tu vas dire.

— Malheureusement, je ne peux rien te dévoiler sur cette affaire.

— Ouais, je sais, désolée. J'ai demandé ça comme ça.

Je sentis Ino taper mon épaule à cause de ce que j'avais dis.

— Ne t'en fais pas. Ta voix m'avait manqué.

Je commençais à rougir comme une tomate furieuse, tandis qu'Ino couinait furieusement.

— Alors Haruno, tu parles à ton petit ami ? Ah, mais j'ai oublié ! Tu n'en as pas, connasse ! cracha Karin qui passait devant nous en rigolant.

— Haruno ? Connasse ? À qui parles-tu Sakura ? entendis-je de la part d'Itachi.

— Alors là, tu vas le regretter, Karin ! Tu pensais que tes cuisses étaient pas assez écartées, tu vas voir ! Tiens mon portable, Ino, je vais lui faire un troisième trou du cul ! hurlai-je en me levant.

— Un troisième trou du cul ?! Mais il est passé où le deuxième ?! cria-t-elle, incrédule.

— Dans son cerveau !

Mais bon, je ne pus pas lui régler son compte. Lee arriva au bon moment et me retint. Ensuite, Kin, l'une des sbires de Karin était là pour l'emmener loin. Elle m'énervait punaise, c'était la seule personne sur terre qui pouvait faire ressortir ma colère comme ça. Et ce n'était pas à cause de ce qu'elle avait dit maintenant, mais vendredi, je n'avais pas pu répliquer quand elle avait insulté mes parents. Elle avait sorti : « Tes parents ne t'ont pas donné d'éducation, ça ne m'étonne pas des personnes de ta classe sociale ».

Dieu, si tu m'écoutes, je t'en prie, foudroie-lui son cul. Et je suis pas la seule qui le pense, toi-même tu sais, Dieu.

Je crois que t'as oublié un truc…

Oh… putain… de… merde.

Oh, ça, tu l'as dis.

J'avais complètement oublié Itachi. J'avais tellement honte ! Il avait dû raccrocher. Merde, j'avais encore tout gâchée ! Je crois que je vais faire une liste de choses gâchées que j'ai pu faire dans ma vie, ça sera encore plus long que les tomes d'Harry Potter. J'étais tellement en colère contre moi-même que j'avais envie de pleurer.

— Tu vas bien, Sakura ? me demanda Lee après m'avoir lâchée.

— Ouais, merci, Lee… J'aurais bien aimé l'assommer, mais j'aurai été exclue pendant une semaine si tu m'avais pas arrêtée, le remerciai-je.

— Pas besoin de remerciement, Sakura, c'était mon devoir en tant que chevalier, dit-il en se grattant la tête et en rougissant.

Il n'était pas vraiment discret en ce qui concernait son béguin pour moi. Silencieusement, je tendis ma main droite à Ino pour qu'elle me redonne mon portable. Je ne savais pas si Itachi était encore en ligne, ça m'aurait étonnée qu'il le soit. Avec tout le courage que j'avais en main, tremblante, je posai mon portable à mon oreille et essayai de respirer doucement. Pendant un moment, je n'entendis rien au bout du fil et laissai échapper un soupir qui était resté coincé au fond de ma gorge.

— Sakura ? dit Itachi au bout du fil.

Raccroche ! Instinctivement, je raccrochai au nez d'Itachi. Des fois, je me demandais jusqu'où ma connerie irait. J'étais conne et, même s'il y avait des limites, là, je les avais dépassées et pas qu'un peu. Mon portable vibra dans ma main, Itachi essayait encore de m'appeler. Je fais quoi ?! Vous savez quoi ? Je décidai de laisser ça comme ça, je n'allais pas me mettre encore plus dans la merde.

De toute la matinée, je ne pris part à presque aucune des conversations du groupe. J'étais trop concentrée sur l'objet qui se trouvait dans la poche droite de mon jean, mon portable. Il avait arrêté de vibrer depuis un bon moment. Itachi avait seulement tenté de m'appeler trois fois avant de tenter de m'envoyer des SMS, je ne savais pas combien.

Et il n'y avait qu'Ino qui était au courant de ma relation avec Itachi. Pas question d'en parler avec les garçons du groupe. Lee se mettrait à pleurer, Shikamaru et Chôji s'en foutraient complètement, Sai poserait des questions, Gaara ferait le sourd et Naruto se mettrait à faire l'homme jaloux alors que je sais que lui et Hinata étaient faits pour être ensemble. Hinata ! Mais oui ! Elle était discrète et gardait toujours les secrets que l'on lui confiait. Elle avait mon entière confiance et j'étais sûre qu'elle aurait de meilleurs conseils qu'Ino.

— Hinata ? l'appelai-je pendant la pause de midi, quand nous mangions en dessous du cerisier en fleur.

— Oui, Sakura-san ? me demanda-t-elle.

Même en parlant normalement sa voix pouvait atteindre le cœur d'un ange. Depuis son enfance, sa famille lui avait appris à appeler les gens avec un titre honorifique, donc elle n'avait pas l'habitude de nous appeler par nos prénoms respectifs sans un – san derrière. En plus, elle était juste à côté de moi, donc si je chuchotais, personne à part elle ne m'entendrait, à part si Neji avait des oreilles bioniques comme Itachi.

— J'aurais besoin de conseils, avouai-je.

— C-conseils ? bégaya-t-elle.

— Oui. Alors, ce sera compliqué si je te dis « une fille est en couple avec un garçon bla bla bla », enfin, tu vois le truc. Donc, je me lance : j'ai un petit ami, dis-je tellement vite qu'à la fin, j'étais obligée de reprendre ma respiration.

— P-etit a-a-ami ? répéta-t-elle en rougissant.

— Oui, mais promets-moi de ne le dire à personne. Il n'y a que toi et Ino qui le savez, suppliai-je.

— Oui, b-bien sûr que je n-ne dirai rien, me dit-elle avec sincérité.

— Je te fais confiance, Hinata. Donc en fait, le truc, c'est mon petit ami a vingt-cinq ans, lui dis-je en me stoppant pour voir sa réaction.

— Vingt-vingt-cinq ans ? dit-elle en écarquillant légèrement les yeux, faisant momentanément disparaître ses sourcils derrière sa frange au carré parfaite, sans défaut. N'est-il pas un peu trop, âgé ? reprit-elle avec tellement de sérieux qu'elle ne bégaya aucune fois.

— Mes parents ont cinq ans d'écart, et ma mère est plus vieille que mon père. Mais moi, c'est pas pareil…

— La différence d'âge te pose un problème ? me questionna-t-elle.

— J'ai-j'ai peur qu'il me trouve trop immature et gamine, lui avouai-je en regardant les fleurs de cerisiers tombées de l'arbre.

— Je-je ne pense pas ça. S'il te trouvait vraiment immature il… il ne serait pas avec toi, m-mais je… je ne te trouve pas immature Sakura-san, me répondit-elle avec un doux sourire.

— Tu as raison, Hinata ! C'est juste que c'est mon premier petit ami, et j'espère le seul, et comme on n'a pas le même âge, eh bien, j'avais beaucoup de doutes, admis-je en rougissant.

— C'est-c'est normal d'avoir des doutes, mais tu devrais l-lui en parler, me conseilla-t-elle.

— J'ai peur rien que de lui parler par SMS, donc j'imagine pas comment ça serait en face à face.

— V-vous vous êtes j-jamais rencontrés ?

— Si ! En fait, on a commencé à se parler sur internet, pendant des mois et puis, sur un coup de tête, on a décidé de se voir, expliquai-je en édulcorant l'histoire pour ne pas la choquer à propos du moment avec la webcam

— N'est-ce pas un peu dangereux ?

— Oui, très, mais on a appris à se connaître, sans savoir rien de l'autre. On s'est seulement donné nos noms.

— Est-il de-de Konoha ?

— Non, il vient de Kumo. Tu vas pas me croire, mais il travaille dans la police.

— La-la police ?

— Ouais ! Moi aussi, ça m'a étonnée mais, au début il était comment dire, assez choqué que je sois aussi jeune. Mais après avoir parlé un peu, on a laissé ça derrière nous… Mais on aurait probablement dû en parler.

— Je-je pense que c'est la bonne solution, dit-elle en encouragement.

— Sinon, c'est pour quand, toi et Naruto ? la taquinai-je en la bousculant légèrement par l'épaule.

Sa réaction était toujours la même : elle rougissait d'un rouge tellement intense que je pouvais presque sentir la chaleur de son visage, et se cachait derrière sa frange. Nous avions encore une année de lycée devant nous, mais à ce train-là, Naruto et Hinata ne seraient jamais ensemble. Mais, je préférais pas me mettre dedans, c'étaient leur romance, ils devraient la commencer d'eux-même. J'avais vu bien trop de films sur ça, où les amis de la jeune fille l'aidaient trop et, à la fin, le garçon et la fille ne se mettaient pas ensemble en fin de compte.

En plus, c'était pareil avec Ino et Kiba. Personne ne leur avait donné un coup de pouce. Pareil pour Itachi et moi. À part Ino qui avait crée mon compte, j'avais tout fait de moi-même. Et je continuerais comme ça. C'était pas en demandant des conseils à-tout-va que le reste allait s'arranger. La prochaine fois que je verrais Itachi, on prendrait le temps pour parler de nous. Ça sonnait vraiment bizarre.

Le reste de l'après-midi, j'avais toujours une boule au ventre. Putain, quand est-ce que ça allait finir, j'en avais marre ! Le matin, je n'avais rien mangé et j'avais à peine touché à mon bento. Une Sakura qui ne mangeait pas n'était pas une Sakura normale et en bonne santé. L'après-midi était tellement long, mais heureusement moins long que si nous avions été en hiver.

J'étais rentrée chez moi après avoir laissé Ino dans le bus. Je voulais tellement rentré chez moi, prendre une douche, manger mon bento presque intact, et aussi répondre aux SMS d'Itachi, parce que je venais tout juste de m'en souvenir, bordel de merde ! En rentrant directement dans le salon, je vis Maman et Papa debout face à face.

— Sakura, tu arrives au bon moment. Samedi prochain, pas celui-ci mais l'autre, on est invité à un mariage, annonça Papa.

— J'ai un petit ami, sortis-je d'un coup.

C'est en entendant le silence bien oppressent régnant dans la maison que je compris la connerie que je venais de sortir. Mon cerveau, enfin Inner, pourquoi t'avais fait ça ?

Franchement, je trouvais que c'était le bon moment pour le sortir

Le bon moment pour le sortir !? On s'était mises d'accord là-dessus ! Tu fais ta vie dans mon cerveau, mais tu laisses mon corps tranquille ! Putain, c'est pas possible !

Pendant que je me battais verbalement avec Inner dans mon cerveau, mes yeux regardaient les réactions de mes parents. Je pris sur moi pour garder un poker face, mais c'était comme avoir une énorme envie aux toilettes que tu ne peux pas retenir. C'était chaud, quand même. En quelques secondes, je n'avais jamais vu mes parents changer de personnalité comme ça d'un coup : ma mère arborait un doux sourire qui me paraissait trop doux à mon égard, et Papa… euh attendez, où était Papa ?

— On va voir qui a un petit ami dans cette maison ! Mebuki, où est mon sabre de samouraï ?! cria mon père qui apparemment était dans la cuisine.

— Oh, c'est tellement mignon ! Raconte-moi tout, ma fille, dit maman en prenant mon bras pour m'obliger à m'asseoir sur le canapé.

— Comment il s'appelle ? demanda Maman.

— Je veux le nom de ce trou du cul ! cria Papa derrière.

— Il est dans ta classe ?

— À quelle heure il commence demain matin !?

— On le connait ?

— Me dit pas c'est Naruto ?!

— Oh, mais c'est pas bientôt fini, ce boucan ?! Y en a qui travaillent, bordel ! cria Sasori en descendant deux par deux les escaliers.

— Sakura a un petit ami ! s'exclama Maman en tapant des mains.

— Il essaye d'emmener ma fille loin de moi ! JE suis pas né de la dernière pluie, je sais ce qu'il a dans la tête !

Sasori fit une tête de poisson avant de rouler par terre tout en se tenant le ventre parce qu'il était trop occupé à rire. Étouffe-toi avec ta salive, couillon. Pour le moment, moi, j'étais autre part, je ne savais pas encore où, mais mon cerveau n'était pas près de revenir là où il était d'habitude. Trop de pression dans cette pièce, je n'avais jamais vu ça. Papa qui voulait tuer Itachi, Maman qui me posait des questions de maman assez étrange et Sasori qui se marrait pour je ne savais quelle raison. Soudain, je vis Papa surgir furieusement devant ma tête. Je sursautai.

— Je veux le nom et l'adresse de ce garçon ! Maintenant !

— Itachi Uchiha, vingt-cinq ans, je ne connais pas son adresse, dis-je automatiquement.

Ce furent les plus longues secondes de ma vie, le temps que l'information arrive au cerveau de mon père. Je tentai un sprint pour sauver ma vie mais que vouliez-vous faire quand vous aviez derrière vous trois personnes qui vous connaissent parfaitement ? Et en plus de ça, Sasori était le plus proche des escaliers. Avec un bruit sourd, je me retrouvai par terre, avec le poids de Maman, Papa et Sasori au-dessus de moi.

Inner, je vois la lumière au fond du tunnel, c'est mon heure… Je sens que ça va être super là-bas, je peux partir en paix. Non mais, attendez voir… je suis toujours vierge ! Et pas question de partir sans être devenue médecin. Rembobinage, retourne en arrière, Sakura.

— Mmojfjgbtrhmmfzpe vous m'étouffez ! arrivai-je à sortir.

— Comment ça, il a vingt-cinq ans ?! Je veux des réponses ! cria Papa dans mes oreilles.

— Kizashi, tais-toi et laisse-la parler ! cria Maman à son tour.

Directement, il se tut et alla timidement s'asseoir sur le canapé. Maman me prit par la main et m'obligea à m'asseoir à sa droite, tandis que Sasori resta là où il était.

— Sérieusement, Sakura, tu as un petit ami ? me questionna Papa.

— Bien sûr.

— Et il a vingt-cinq ans ? continua-t-il.

— Oui, dis-je en hochant la tête.

— Depuis quand êtes-vous ensemble ?

C'était assez embarrassant de répondre à ces questions, surtout venant de mon père. J'espérais juste que Maman n'allait pas me frapper, c'était la seule chose que je redoutais.

— Trois jours.

— Trois jours ?! s'étrangla-t-il. Et vous vous connaissez depuis combien de temps ? se rattrapa-t-il en se raclant la gorge en voyant le regard de mort que Maman lui lançait.

— Presque huit mois.

— On le connait ? demanda Maman.

— Pas vraiment, il vient de Kumo, avouai-je en me triturant les mains.

— Kumo ?!

— Kizashi !

— Et comment vous vous êtes rencontrés ? continua Maman.

Me demandez pas ça ! Qu'est-ce que je pouvais faire, bordel ?! Je leur mentais ou je leur disais la vérité ? Je n'aimais pas mentir à mes parents, enfin, je le faisais seulement en dernier recours. Si je leur disais que l'on s'était rencontrés sur un site internet, ils allaient me tuer et tuer mon ordinateur. Pour le bien de mon PC, j'étais obligée de leur mentir. En plus, j'aurais eu un argumentaire structuré de trois heures sur les dangers d'internet, avec un graphique et des images d'archives si je leur avouais.

— Eh bien, il visitait la ville et c'est comme ça qu'on s'est rencontré, dis-je en regardant par terre pour éviter de les regarder dans les yeux.

C'était surtout que le silence venant de Sasori qui m'oppressait. Je ne savais pas ce qu'il faisait ou à quoi il pensait, mais cet enfoiré pouvait voir mes mensonges à trois cents kilomètres à la ronde. Son nez de fouine pouvait sentir n'importe quoi, je pouvais presque sentir la sueur couler de ma nuque. J'avais l'impression d'être dans un interrogatoire. Attends, Itachi en fait ou pas ?

S'il en fait, je veux bien me porter volontaire pour me faire interroger, si tu vois ce que je veux dire.

C'est pas le moment Inner, plus tard.

C'est jamais le moment avec toi.

— Comment tu as dis qu'il s'appelait, déjà ? demanda cette fois-ci Sasori, avec un calme étrange.

— Hmm, Itachi Uchiha.

— Un Uchiha ?! C'est la meilleure celle-là ! cria Papa en levant les bras au ciel, comme sa Dieu allait ouvrir le toit de la maison et le checker.

— Un Uchiha ? Ils ont quitté la ville depuis longtemps, je me demande bien pourquoi ton Itachi est venu visiter la ville, dit Sasori, suspicieux.

Je refusais d'établir un contact visuel avec lui mais, du coin de l'œil, je voyais qu'il était adossé au mur avec les bras croisés.

— Et c'est quand qu'il vient nous voir ? demanda Maman.

— Je ne veux pas de lui dans la maison !

— Attention à ce que tu dis Kizashi. Un mot de plus et tu vas nettoyer toute la cave, le menaça Maman, avec un spasme super bizarre de son œil droit.

— Mebuki ! Elle n'a que dix-huit ans ! protesta Papa.

— Et alors ? Dans des couples, il y a bien une différence d'âge, ça peut atteindre quinze ans et plus, laisse-la vivre sa vie, un peu.

Je regardai Maman avec admiration. C'était la première fois que je la voyais comme ça. T'es ma nouvelle héroïne, Maman. Mais bien sûr, ça, tu ne le sauras peut-être jamais.

— Mebuki !

— C'est mon dernier mot, Kizashi ! Tu dois comprendre que ta fille est assez grande pour s'occuper d'elle-même, elle ne va pas rester longtemps à tes côtés.

Je vis quelque chose que je ne voyais pas souvent dans le regard de Papa : de la tristesse. Papa restait tout le temps joyeux et positif, je ne l'ai jamais vu triste. Il arrêta de parler et se leva sans prêter attention à rien d'autre, puis il monta les escaliers. Instinctivement, je commençai à me lever.

— Reste, Sakura. Il a besoin de temps pour digérer l'information, me dit Maman en me retenant par l'épaule.

— Mais…

— Ne t'en fais pas. D'ici ce soir, il aura tout oublié, me rassura-t-elle. Sinon dis-moi : il fait quoi dans la vie, ton Itachi ?

— Il est chef policier.

— Chef policier ? Intéressant… dit Sasori en se grattant le menton.

Maman envoya Sasori dans sa chambre pour que l'on puisse parler tranquillement entre filles, c'était ce qu'elle avait dit. Elle me posa plein de questions sur lui, certaines auxquelles je ne pouvais pas répondre, comme les questions sur sa famille. Je savais juste qu'il avait une famille encore plus grande que la nôtre, cinquante fois plus grande que la nôtre, même. Il m'avait aussi un peu parlé de ses parents et m'avait informé qu'il avait un frère de mon âge.

En attendant, Maman voulait impérativement que j'invite Itachi à dîner pour voir comment il était. Je devais d'abord l'appeler pour voir s'il était d'accord avec ça. Ce n'était pas un peu trop tôt ? On ne sortait ensemble que depuis trois jours et déjà, il devait rencontrer mes parents ? En même temps, on faisait les choses rapidement à la maison.

J'étais enfin dans ma chambre. Rectification : je courus en vitesse dans la salle de bain où une bonne douche tiède m'attendait, il avait fait assez chaud aujourd'hui. Je dansais dans la baignoire sur la musique sur mon portable, avec le volume à fond. Précision, j'avais failli me casser la gueule. Mais il y avait bien un moment où je devrais répondre aux messages d'Itachi. La curiosité me tuait : j'avais jamais tenu aussi longtemps pour lire un message reçu. Je n'en pouvais plus.

Je rentrai dans ma chambre, toute fraîche et propre. C'était vraiment la meilleure sensation au monde, de se sentir propre. Après avoir mangé à un buffet à volonté de sushis, bien sûr. Je déverrouillai mon portable et regardai mes messages. Comme je l'avais vu tout à l'heure, j'avais reçu trois SMS de la part d'Itachi.

Itachi : Sakura, quelque chose ne va pas ? Pourquoi as-tu raccroché ?

Itachi : Pourquoi ai-je entendu quelqu'un t'insulter ?

Itachi : Je finis mon travail à 17h30, mais tu peux m'appeler à n'importe quel moment. S'il te plaît, rappelle-moi.

J'allais crever ! Il voulait que je l'appelle ! J'allais bégayer si je l'appelais, mais c'était le moins que je puisse faire pour lui avoir raccroché au nez. Je comptai jusqu'à quize avant de l'appeler. Bizarrement, je commençais déjà à respirer fortement et à préparer ce que j'allais dire. J'imaginais déjà la conversation qu'on allait avoir, comme si je pouvais anticiper ce qu'allait dire Itachi.

— Sakura, répondit-il à la second sonnerie.

— Oui, c'est moi, répondis-je bêtement.

— Comment vas-tu ? demanda-t-il.

— Je vais bien et toi ?

— Mieux quand je saurai ce qui s'est passé ce matin.

J'avais décidé tout ou rien, je préférais être honnête et directe, mais là j'avais juste envie de continuer à entendre sa voix et en même temps me cacher sous mon lit. Un peu contradictoire.

— Euh écoute, Itachi, je suis désolée, c'était vraiment enfantin de ma part. C'est juste que ma pire ennemie passait au moment où je te parlais et puis comme tu l'as entendu, je me suis énervée et j'ai vraiment du mal à contrôler ma colère. Je suis vraiment désolée, Itachi, pardonne-moi, s'il te plaît, suppliai-je presque en un souffle.

— Tu n'as pas besoin de t'excuser auprès de moi, Sakura. Ce n'est pas un problème pour ta colèr. Avec un peu d'entrainement et de temps, tu pourras la contrôler.

— Et je suis désolée de t'avoir raccroché au nez.

— Ça, par contre, ce n'était pas justifié.

Je ne savais pas s'il était sérieux ou s'il me taquinait, mais il n'avait pas l'air en colère, en tout cas. Je n'avais même pas remarqué que je marchais en rond dans ma chambre. Fallait vraiment que j'arrête de stresser.

— J'ai stressé sur le coup et j'ai pas su quoi faire !

— Respire Sakura, ta respiration est hachée.

J'avalai ma salive et respirai plusieurs fois avant d'essayer de reprendre une respiration normale. OK, Sakura, c'était juste Itachi, ton petit ami de vingt-cinq ans qui était au bout du fil, tout était normal. Mais bordel, comment je pouvais me rassurer avec ça ?!

— Désolée, dis-je.

— Pourquoi t'excuses-tu ? me demanda-t-il.

— Désolée… zut ! Je sais pas, je-je-je… quand je te parle, je stresse et ça me frustre, avouai-je.

— Pourquoi serais-tu stressée ?

— Tu-tu-tu es mon petit ami et c'est encore dur pour moi de me l'avouer.

— Et tu es ma petite amie, et je m'y suis fais dès la première seconde, me dit-il de sa voix suave.

Punaise, j'allais mourir rien qu'au son de sa voix. Je me pinçai doucement la hanche pour ne pas crier hystériquement dans le combiné. J'avais déjà assez crié dans ses oreilles.

— Tu es toujours occupé au poste de police ?

— Malheureusement, l'urgence pour laquelle j'ai été appelé n'était pas si alarmante.

— En gros, t'as été appelé pour rien ?

— Sous cet angle, oui.

J'avais peur de lui demander s'il reviendrait à Konoha. Je devais lui parler et enfin soulager mon cerveau.

— J'ai déjà réservé mon billet d'avion pour venir, je serai là sous peu.

— Quand ? Parce que j'ai avoué à mes parents, pour nous.

— Et qu'ont-ils dit ?

— C'était assez étrange, en fait. Ma mère agissait comme une mère douce et gentille et mon père au contraire voulait sortir son sabre samouraï pour te couper la tête. Mais en tout cas, ma mère veut que tu viennes pour dîner.

— Ils l'ont plutôt bien pris, alors. Ce serait un plaisir pour moi de venir dîner chez toi, je serai là jeudi.

— Tu fais quoi ?

— En ce moment, je parle à ma belle petite amie au téléphone.

— Tu es un vrai dragueur, pouffai-je de rire.

— Seulement avec toi, je n'ai pas l'habitude de m'exprimer autant et de parler de mes sentiments. Mais avec toi c'est comme si toutes mes barrières émotionnelles s'effritaient et que je me dévoilais à toi.

— Ne te cache pas de moi, je veux tout connaître de tes pensées et de tes émotions.

— Je suis chanceux de t'avoir à mes côtés.

— Et je suis chanceuse d'être à tes côtés.

Pendant un moment, on ne fit que parler de tout et de rien. Je m'étais allongée sur mon lit et je regardais le plafond. Maintenant, j'avais du temps pour parler avec mon père, parce que ça me triturait la tête en ce moment. Je n'avais jamais été en conflit avec mon père, et je ne voulais pas être en froid avec lui, on pouvait dire que j'étais une fille à papa. Maman m'encouragea à aller le voir dans le couloir alors qu'elle allait faire la lessive, avec une tape sur l'épaule.

— Toc toc, c'est moi, dis-je en entrant dans la chambre de mes parents.

Je vis Papa assis sur le lit avec les coudes posés sur ses jambes, regardant le mur. Il avait l'air si sérieux, c'était rare de le voir comme ça. Il paraissait bien plus âgé avec ce visage. Je m'assis à côté de lui et le regardait.

— Papa ?

— Mmh ? marmonna-t-il en sortant de sa léthargie.

— Ça va ? demandai-je.

— Oui, pourquoi ça n'irait pas ? demanda-t-il en souriant, mais son sourire n'était pas pareil que d'habitude.

— Papa, je ne veux pas que tu sois en colère contre moi, dis-je doucement.

— Mais pourquoi serais-je en colère contre toi ? me demanda-t-il, étonné.

— Parce que j'ai un petit ami.

— Je ne serai jamais en colère contre toi Sakura, jamais, assura-t-il avec un doux sourire.

— Mais… tout à l'heure, tu étais en colère…

— J'ai réagi trop vite. Tu es mon unique fille, Sakura et je n'avais encore jamais pensé au jour où tu partirais de la maison. Honnêtement, j'avais peur d'y penser.

— Je ne vais pas me marier, Papa. Ça fait seulement trois jours qu'Itachi et moi sommes ensemble, je ne prévois pas le mariage avant la fin de mes études et tu sais que je veux devenir médecin, ce qui requiert de longues années d'études.

— Tu es comme ta mère : une seule et unique ambition avec beaucoup de détermination, me dit-il en mettant son bras droit autour de mes épaules. Tu sais qu'elle et moi, nous avons cinq ans de différence ? Quand je l'ai rencontrée, elle avait dix-huit ans et moi environ quatorze. La première fois que je l'ai vue, je suis tombé immédiatement sous son charme et malgré mon jeune âge, je savais qu'elle serait tout pour moi. Mais bien sûr, tu connais ta mère : elle m'a rejeté la première fois et les autres qui suivirent. À l'époque, le collège et le lycée de Konoha étaient mélangés et dans l'établissement, elle était connue comme étant la brute. Mais elle avait le cœur le plus doux et le plus tendre au monde, et un jour elle s'est frottée aux mauvaises personnes…

— Et ton père est venu à mon secours, termina Maman, qui était adossée à la porte de sa chambre. Et débile comme il est, il s'est retrouvé à l'hôpital avec un bras et une côte cassés et le visage méconnaissable. Mais ce jour-là il a réussi à prendre mon cœur, continua-t-elle en venant s'asseoir à mes côtés.

Maintenant, j'étais entourée de mes parents.

— Après ce jour, on était proches, mais il était mineur et bien trop jeune et un soir pluvieux, il m'a fait promettre de l'attendre jusqu'à qu'il soit majeur et je l'ai attendu. Après le lycée, je suis partie à Suna pour poursuivre mes études, mais c'était trop dur, donc j'ai abandonné et j'ai continué à travailler dans un café près de mon petit studio.

— Et moi j'ai continué jusqu'au lycée, mais je n'avais pas vraiment d'ambition, à part reprendre l'épicerie de mon père. Je n'ai jamais pu oublier la femme qui avait pris mon cœur avec elle jusqu'à Suna, elle non plus, et elle est revenue. Un an plus tard, nous nous sommes mariés et nous avons eu Sasori, puis toi. Et j'ai enfin découvert ce que je voulais faire, dit Papa.

— Et c'est quoi ? demandai-je tellement à fond dans leur histoire.

— Vous. C'était tout simple, je voulais une famille, dit-il en resserrant doucement mon épaule.

Et c'est comme ça qu'on s'est retrouvés à faire un câlin collectif, sans Sasori, mais au moins j'avais pu tout régler. Mais maintenant, c'était le dîner qui me stressait. Comment tout ça allait-il se passer ?

Tandis que Sakura se demandait comment le dîner avec son petit ami et sa famille allait se dérouler, deux hommes, l'un à l'autre bout de la ville et l'autre à Kumo, se demandaient pourquoi une certaine jeune femme ne répondait pas à leur message.


Franchement, je suis un peu déçue parce que y a pleins de choses que je voulais mettre, mais j'ai déjà écris beaucoup de choses et je veux pas tout dévoiler, plein de trucs vont encore se passer dans les prochains chapitres. Et je suis encore désolée du temps que j'ai pu mettre, mais j'avais plus du tout de temps pour prendre mon ordinateur et continuer mes histoires. Les devoirs, les cours et les révisions me prennent énormément de temps, donc s'il vous plaît, prenez votre mal en patience et vous serez récompensés.

Dans le prochain chapitre, on reviendra au point de vue d'tachi et il y aura des moments ItachiSakura, ne vous en faites pas. Je sais pas si c'est pour le prochain chapitre ou celui d'après, mais si vous avez bien suivi, le samedi, Sakura ira chez Ino pour répondre aux questions des abonnés du compte Youtube, donc faites-vous plaisir et envoyez-moi des questions que vous aimeriez poser si Ino tenait vraiment une chaine youtube. Je les mettrai dans le chapitre et je ferai en sorte que les autres y répondent.

Sur ce, n'oubliez pas de poster un commentaire et je vous dis à la prochaine !