Je n'ai qu'une chose à dire : profitez de votre lecture.

Comme je vous l'ai précédemment annoncé, j'ai enfin une Bêta du nom de Harley A. Warren, qui fait un merveilleux travaille de correction et qui doit aussi me supporter.

Et maintenant voici un mot de ma Bêta…

Harley A. Warren : Euuh... Pensez à manger cinq fruits et légumes par jour et à vous brosser les dents après chaque repas. Bonne lecture !

… C'était le mot de ma Bêta.

DarkNekoMadara : Ça, je te le ferai pas dire mdr. Ça fait un long moment que je n'ai pas assisté à un mariage. Je suis aussi myope, je comprends tout à fait ta douleur, merci !

Akiuma Uchiha : Merci, ça me fait super plaisir !

P'tite Otaku : Heureusement que ce chapitre n'est pas vraiment drôle, au moins tu pourras vivre le temps d'un chapitre encore. Note à toi-même : ne plus jamais boire quoi que ce soit quand tu lis un de mes chapitres mdr. Ne t'en fais pas pour Sasori, mdr. Merci, je continuerai comme ça.

Saitera : Décidément, vous voulez tous que j'aille en prison pour meurtre non prémédité mdr. J'ai trouvé que la Sakura que j'écrivais était un peu trop irrespectueuse envers ses parents, mais voilà… Et sinon, je voulais aussi montrer une partie d'Itachi qu'il ne montre jamais. Les Haruno sont très ouverts, donc Itachi n'a eu aucun mal à se faire accepter. J'ai remarqué que ma fiction est un genre de harem inversé, mais avec un couple majeur.

Satsuki Akatsuki : C'est déjà super que tu es mis ma fiction en favoris ! Ton compliment me fait chaud au cœur, beaucoup de personnes veulent remonter le moral à Sasori j'ai l'impression, mdr. Ça m'arrive souvent de rire devant des fictions et petite anecdote, une fois ma mère s'était cachée derrière l'accoudoir du canapé et m'avait filmée alors que je lisais une fiction. J'avais tellement honte ! Je faisais des têtes cheloues et je souriais pour aucune raison. J'essaye d'imaginer comment c'est chez toi, ça doit être un énorme bordel mdr. Je fais vraiment de mon mieux pour poster plus souvent mais, avec mon autre fiction et mes cours, j'ai plus de temps pour moi-même. Trop de questions qui seront répondus au moment venu, j'adore le suspense.

Luce1999 : Merci ! J'ai rigolé en lisant ta proposition, c'est un truc de malade tout ça. Si j'écris ça, il n'y aurait plus d'histoire, en un chapitre, je peux tout caler mdr. Mais j'apprécie énormément ton commentaire, car tu as pris la peine de lire attentivement les chapitres et de donner ton opinion dessus.

Sur ce, bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Naruto ne m'appartient pas.


Le transport allait doucement, le moteur et le vent était la seule chose que l'on pouvait entendre. Il y avait de nombreuses secousses mais la chaleur et le sable qui s'infiltrait partout était le plus incommodant. Nous évitions tous de croiser le regard de chacun. Dans nos yeux étaient exposées nos frayeurs et les images que nous pourrions jamais oublier. Je resserrai mon point d'ancrage qui n'était autre que mon arme.

La chaleur syrienne était écrasante et nous faisait suffoquer dans nos tenues de militaire, s'ajoutant aux vingt kilos de vivres et d'armes que nous avions sur nous-mêmes. Un autre trajet sans fin pour atteindre un village tenu par les rebelles à l'ouest de Tadmur. La semaine précédente, nous avions tout juste libérés un village syrien au bord des montagnes. Nous étions encore fatigués de nos efforts passés et des corps morts laissés sous le soleil occidental. Nous avions dignement enterré les corps des personnes qui étaient tombées sous les balles d'armes mortelles.

Quelques mèches de cheveux me collaient au front à cause de la transpiration, mais rien de bien gênant. J'avais été obligé de me couper les cheveux pour ne pas me gêner. Cela ne me dérangeait pas, ça repousserait. Il y avait bien trop de choses importantes qui occupait mes pensées. Comme l'odeur d'essence qui me titillait le nez ou ma gorge sèche dû au désert Syrien, ou bien les taches de sang d'une petite syrienne de sept ans qui était morte dans mes bras après les bombardements qu'avait subis sa maison, qui salissaient mon pantalon. Six jours s'était écoulés et je n'avais pris aucune douche ou de nuit décente depuis.

Si Mère savait ce que vivait son fils de seize ans en Syrie, elle en serait détruite. C'était mon choix de rejoindre l'armée. Père et Mère ne m'avaient aucunement forcé, de même que pour les anciens, bien au contraire. Ils avaient essayé de m'en dissuader : j'étais dans la lignée principale, j'étais dans la ligne de mire de Madara-sama pour devenir le prochain héritier, cela serait catastrophique si je venais à mourir.

Mais depuis un jeune âge, je savais déjà que le monde n'était pas aussi coloré que Mère laissait le croire. À mes trois ans, j'avais été étiqueté comme étant un enfant intellectuellement précoce ou plus communément nommé, un surdoué. Je savais déjà lire et écrire, et j'arrivais à tenir de longues conversations profondes avec des adultes. Mais mon intelligence m'avait aussi permis de regarder plus attentivement mon environnement et de profiter de toutes les possibilités intellectuelles qui m'entourait. C'est bien à cause de cela que certaines personnes en avaient eu après moi. Je savais beaucoup trop de choses, et énormément de secrets, j'étais un enfant avec le cerveau d'un adulte.

Les secousses se firent plus fortes.

— Attention ! On se fait attaquer !

L'obscurité m'accueillit quand je me réveillai de mon cauchemar, les années passaient mais les séquelles restaient, pas seulement les cicatrices physiques mais aussi psychologiques. Je retirai mon drap et laissai mon corps respirer. Je n'avais pas fait de cauchemar de ce genre depuis un moment, ce n'était jamais bon quand ceux-ci reprenaient.

Quand j'étais revenu sain et sauf, ma mère m'avait facilement reconnu alors que, moi-même, je ne me reconnaissais plus, la guerre peut changer une personne en bien ou en mal, du moins au début. Je pensais que j'avais changé en mal, mais ce que j'avais vécu m'avait donné une bonne leçon de vie, que celle-ci était précieuse et qu'on ne devait pas la gâcher facilement. Il n'y paraissait pas, mais ma plus grande peur était la solitude. Je ne voulais pas finir seul avec tout ce à quoi un homme pouvait rêver sans qu'il puisse le partager. C'était en voyant Mère et Père que j'en étais venu à la conclusion de m'inscrire, avec l'aide de Kisame, sur un site de rencontres.

Je n'étais pas le plus grand des dragueurs et je ne savais pas comment aborder une femme, c'était assez ironique. J'étais expert en la matière d'attaquer furtivement un ennemi, mais, quand on en venait aux femmes, c'était tout autre chose. Les seules fois où j'avais pu entretenir un quelconque contact physique, c'était par pur hasard. Elles s'étaient attachées à mon bras sans que je puisse dire un mot.

Mais, maintenant, j'avais enfin trouvé le bonheur que je cherchais : l'amour d'une femme.


La première fois que je l'avais vue, c'était un après-midi ensoleillé, dans la forêt de Konoha. Je faisais ma promenade quotidienne pour échapper aux griffes de mon frère aîné. De loin, j'avais vu un groupe d'enfants qui n'étaient même pas âgés de dix ans, probablement entre six et sept ans. J'avais reconnu Naruto, le fils de Minato Namikaze, le prochain Hokage, d'après le souhait de mon frère. Il avait déjà en tête la personne qui le remplacerait à ce poste.

Les enfants jouaient ensemble et rigolaient tout autant, ce sont les joies de l'enfance. Ils étaient dix en tout. J'avais tout de suite remarqué son éclatante chevelure, c'était la première fois que je voyais une couleur aussi éclatante sur la tête d'un enfant. Les autres étaient bruns ou bien blonds, mais elle seule avait cette couleur de cheveux unique. J'avais tout d'abord pensé que ses parents étaient assez fous pour colorer les cheveux de leur fille, mais ils avaient l'air trop roses de la racine jusqu'à la pointe pour une enfant avec une teinture bizarre.

J'avais aussi remarqué les deux enfants Hyûga, l'héritière et son cousin, avec leur incroyable paire d'yeux blanc lacté qui leur procurait une vision nette, ainsi que le fils Akimichi, qui ressemblait trait pour trait à son père. À ses côtés, était posté le fils Nara qui ressemblait à une version miniature de son père, qui était l'un des récents bras droits d'Hashirama au niveau militaire. Ses stratégies de front et d'économie étaient sans faille et cela permettait à la ville de récolter plus de fonds pour construire des nouveaux hôpitaux, cliniques, centre d'aides et écoles.

La fille d'Inoichi Yamanaka, qui travaillait dans la section d'interrogation du poste de police, je l'avais déjà vue de loin une ou deux fois dans le poste de police. Elle ne quittait presque jamais son père. Le fils Aburame, présumai-je, car il était presque entièrement recouvert de la tête au pied et portait une paire de lunettes noires, alors que nous étions à la fin du printemps, se tenait près d'elle.

Et il y avait d'autres enfants à l'identité inconnue, comme une petite fille avec des cheveux bruns en forme de petits pains sur le haut de sa tête ou bien un garçon avec une pilosité important pour un enfant de son âge affublé d'une longue tresse. Je décidai d'écouter la fin de leur conversation avant de rendre ma présence publique.

— Venez on joue à cache-cache ! s'écria, bien trop enthousiaste, le rejeton Namikaze.

— Ouais ! répondirent une partie des gosses.

J'écartai les buissons sur mon passage pour faire connaître ma présence.

— Qu'est-ce que vous faites ici, les enfants ? Et où sont vos parents ? demandai-je assez doucement, mais sonnant toujours autoritaire, au vu de leur réaction suspicieuse.

Ils sursautèrent et, instinctivement, se rapprochèrent pour créer une base défensive. Ils me regardaient tous avec méfiance de leurs yeux innocents.

— Et vous, vous êtes qui, monsieur ? demanda suspicieusement la petite brune aux deux pains sur la tête en pointant sur moi un doigt accusateur.

— C'est un vieux pervers ! cria la fillette aux cheveux roses en me pointant du doigt à son tour.

— Qui appelles-tu vieux pervers, la sale gosse ?! grognai-je.

— C'est un pédophile ! cria le morveux Namikaze.

— Oh mon Dieu, il va nous enlever ! souffla la fille Yamanaka avec un visage choqué.

— Qu'il essaye, dit courageusement l'enfant Hyûga en prenant place devant les autres enfants, dans une position de combat connue dans sa famille.

Ils enseignaient à un jeune âge, aux enfants du clan, leur technique de combat ancestral. Elles étaient inconnues pour les personnes qui étaient en dehors. Ils étaient moins reclus que les Uchiha, mais ils restaient toujours méfiants des autres. Le garçon à la pilosité très développée le rejoignit et prit un style de combat standard mais toujours étonnant venant d'un garçon de son âge. C'était étonnant de voir des jeunes de leur âge s'intéresser aux techniques de combat anciennes, surtout cette génération, mais cela était soulageant de voir que les traditions se perpétuaient.

— Vous devriez respecter vos aînés, bande de gamins.

— Pourquoi devrait-on respecter un vieux pervers ? demanda bêtement le fils Namikaze.

Il était bête, c'est la seule conclusion que j'avais.

— Je vous connais, dit soudainement l'enfant Nara, vous êtes le frêre d'Hashirama Senju.

Il avait probablement hérité du cerveau de son père. C'était courant de voir des Nara travailler dans des métiers qui demandaient très peu de gestuelle mais beaucoup de performances psychologiques. Dieu soit loué, il n'était pas bête comme l'enfant Namikaze.

— H-Hashirama Senju ? bégaya l'héritière Hyûga, qui tenait la manche du fils Aburame.

— Le Hokage, répondit le petit Aburame en s'adressant à son amie.

— Le frère du Hokage ?!

Les yeux de la gamine en rose s'ouvrirent en grand, incrédule.

— Je n'aime pas me répéter. Où sont vos parents ?

— Nous ne savons pas, répondit l'enfant Hyûga pour tout le monde.

Ils hochèrent tous de la tête frénétiquement en accord.

— Comment se fait-il que vous ne saviez pas où sont vos parents ?

J'avais une certaine limite de patience.

— En fait on était avec nos parents mais j'ai vu Shino partir donc je l'ai suivi, répondit l'enfant Nara en désignant le fils Aburame.

— J'ai suivi Hinata, dit-il en pointant du doigt l'héritière Hyûga.

— J'ai-j'ai suivi Neji nii-san.

Elle désigna son cousin timidement du doigt.

— J'ai suivi Lee.

— J'ai suivi Tenten !

— J'ai suivi Choji.

— J'ai suivi Ino.

— J'ai suivi Sakura.

— J'ai suivi Naruto.

— J'ai suivi un renard, répondit finalement l'enfant Namikaze.

J'avais raison, il était bête.

— Oh, les enfants, êtes-vous stupide ?

Ils commençaient à me taper sur les nerfs.

— Sakura !

Un garçon aux cheveux rouges et aux yeux ambre apparut de derrière les buissons.

— Grand frère ! cria ladite Sakura.

Elle s'élança sur son grand-frère.

— On vous cherche partout !

— Désolé, grand frère !

— Les autres parents sont inquiets, annonça le garçon aux autres enfants.

Ils regardèrent tous le sol, honteux. Au moins, maintenant, ils comprenaient la situation. Je soupirai, ils étaient encore trop jeunes pour comprendre les inquiétudes des adultes.

— Je vais vous accompagner jusqu'à vos parents, les enfants, dis-je après y avoir longuement réfléchi.

— Un vieux pervers ? répliqua suspicieusement le grand frère de Sakura.

— Est-ce que je ressemble à un pervers ? demandai-je sombrement.

Ma limite était dépassée.

— Oui, répondirent Sakura et son frère bêtement, tout en se curant le nez.

— Naruto !

— Ino !

— Sakura !

Plusieurs parents apparurent tout en criant le prénom de leur enfant. Au moins, les parents avaient retrouvé leurs enfants.

— Combien de fois je t'ai dit de ne pas t'éloigner, Sakura ?

La mère de Sakura ne lui ressemblait pas tellement, si ce n'était la couleur des yeux et la fossette qu'elles partageaient.

— Désolée, Maman. On voulait jouer à cache-cache mais un vieux pervers est venu nous parler !

— Un vieux pervers ? s'interrogea sa mère.

Elle et plusieurs autres mères avait enfin reconnu ma présence et me regardèrent, les yeux grands ouverts.

— Senju-sama ! Sakura ! Excuse-toi tout de suite auprès de Senju-sama ! s'écria la mère de Sakura en la frappant à la tête.

— Toi aussi Naruto, bon sang ! s'écria la matriarche Uzumaki en faisant de même.

Les deux jeunes enfants se roulèrent par terre en se frottant la tête pour éviter qu'une bosse ne se forme.

— Aïe ! C'est de la violence domestique ! s'écria, boudeuse, Sakura et tenant tête à sa mère.

— Qui t'a appris ce mot ? demanda sa mère.

— La télé! cria la jeune fille.

Puis, s'ensuivit un regard intense entre la mère et la fille, avant que la fille ne cède.

— Maman, je veux rentrer à la maison ! s'écria, en larmes, la jeune fille avant de se précipiter dans les jambes de sa mère.

Celle-ci sourit affectueusement avant de caresser doucement les cheveux de sa fille. Mère ne montrait jamais autant d'affection en public pour nous, mais j'avais toujours grandi avec l'aide de ma mère et son amour fragile, qui avait failli la tuer après la mort de deux de ses fils. Elle avait enrobé son cœur d'une légère solitude pour ne pas souffrir davantage. Les autres mères regardaient la scène en souriant.

— Allez, venez, les enfants, on rentre à la maison, dit la mère Namikaze.

Après m'avoir remercié, les enfants accompagnés de leurs mères sortirent de la forêt pour repartir dans leurs maisons respectives. Je me retrouvai seul une fois de plus. Je regardai le feuillage des arbres qui bougeaient au gré du vent, puis je me retournai et repartis chez moi. A ce moment-là, je ne savais pas que ce groupe de jeunes enfants allaient radicalement changés ma vie.


Un sourire figé sur du papier glacé et des yeux enjôleurs, voilà ce qu'il restait d'Emiko Uchiha, ma petite sœur. Elle n'avait que quatre ans quand elle fut brutalement assassinée. Son corps était l'un des rares enfants Uchiha à avoir été retrouvé. Elle n'était pas morte en paix, ni rapidement, son petit corps avait subi d'innombrables tortures et elle n'avait pas pu en survivre. Un œil et le foie, voilà ce qui lui avait été retiré.

Papa et Maman n'avaient plus été les mêmes après cela. Papa avait essayé de prendre l'énorme fardeau familial qui reposait maintenant sur ses épaules, et Maman n'avait plus ri ou souri pendant presque dix ans. Et moi, j'avais essayé de combler le vide qu'avait entraîné la mort de ma sœur. Perdre un enfant était la chose la plus douloureuse qu'un parent pouvait supporter. J'avais vu des mères dans notre clan devenir folles après les événements qui nous avaient obligés à disparaître de Konoha.

Comment pouvions-nous réagir quand une dizaine de nos progénitures se faisaient kidnapper et sauvagement assassiner ? Ils étaient si petits et si jeunes… La seule chose qui pouvait apaiser les parents était que les enfants n'avaient subi aucune violence sexuelle. C'était le seul soulagement qui leur avait été autorisé. J'avais moi-même changé durant et après cette période. J'avais perdu mon unique petite sœur, j'étais son grand-frère et j'avais échoué en tant que tel. Elle était morte et c'était de ma faute. Voilà la seule chose qui me tenait encore à ma santé mentale. Je vivais maintenant pour elle, je continuai mon rêve et je protégeai les gens qui étaient en difficulté, mais jamais je n'oubliai ce massacre.

Mon cousin se sentait tout aussi coupable et je le savais même si on en parlait jamais. Il avait réussi à s'échapper avant d'être kidnappé et il s'en voulait. Jamais je ne lui en voudrais. Il avait laissé son instinct le guider, ce n'est pas lui qui avait tué ma sœur, non c'était un monstre qui l'avait fait. Et j'avais juré sur la tombe d'Emiko que je me vengerais, pour elle, pour les enfants du clan, et pour les enfants qui en avaient aussi subi les conséquences à Konoha.

Je priai une dernière fois pour l'âme d'Emiko. Elle méritait la paix.

— Shisui, le dîner est prêt, entendis-je de la part de Maman.

Elle jeta un coup d'œil douloureux au portrait de sa fille.

— Oui, Maman.


— Tu me sembles de bonne humeur aujourd'hui, Kisame, remarquai-je.

Je bus quelques gorgées de mon thé noir. Malgré quelques nappes de brouillard qui persistaient sur les hauts plateaux, le soleil accueillait les habitants de Kumo. C'était une journée assez rare ou l'on pouvait voir quelques personnes sortir dehors pour se divertir. Les gens préféraient boire une boisson froide à la terrasse de la boutique de dango.

— Ça se voit tant que ça ?

Il soupira puis regarda les gens passer dehors à travers les vitrines de la boutique. Il retourna son regard vers le mien.

— J'ai rencontré une femme, à Konoha, m'avoua-t-il.

— Hm, c'est pour cela que tu voulais y rester plus longtemps.

— Oui.

Ce n'était pas dans mes habitudes de quémander des explications quelconques à mon entourage. S'il voulait me parler, il le ferait de son initiative. De l'air frais entrait par la porte principale de la boutique, je le sentais effleurer mes joues.

— Elle s'appelle Anko et elle est fantastique. Elle n'est pas dégoûtée par mon apparence et ne m'a jamais regardé de travers. La première fois que l'on s'est rencontrés elle m'a même fait visiter la ville.

Il regardait presque avec tendresse son téléphone.

— Je crois que je l'aime, finit-il, incertain.

— J'en suis content pour toi.

Après quelques minutes de silence, nous reprîmes un tout autre sujet de conversation avant de nous séparer, le coucher du soleil venu. En route, je laissai le vent s'infiltrer par la fenêtre de ma voiture. La nuit m'accueillait déjà. J'étais content d'être retourné auprès de Mère et Sasuke, mais il restait toujours une part de moi avec Sakura. Nous étions ensemble depuis peu, mais c'était comme si cela faisait des années. C'était bon signe, les dieux étaient à mes côtés. Je sentis mon portable vibrer dans la poche de ma veste quand je me garai dans le parking familial. Quand on parle du loup…

— Allô, Sakura ?

Je souris. C'était rare qu'elle prenne l'initiative de m'appeler, j'étais donc agréablement surpris de recevoir un appel de sa part. Six jours et elle me manquait déjà…

—… de, j'ai appelé Itachi sans le faire exprès…

Elle chuchotait, fébrile, à l'autre bout du combiné. Que se passait-il ?

— Sakura ? Qu'y a-t-il ? demandai-je sérieusement.

— Sakura ! La fenêtre !

— Ah !

La voix de Sakura, mélangée à celle d'une autre, tinta à mes oreilles avant que je n'entende le bruit d'une vitre cassée.

Que se passait-il ?


Voilà la fin du chapitre, qui est bourré de suspense, faut l'avouer, mais j'adore ça. Donc, pour l'instant, il n'y qu'une personne qui m'ait exposé son avis sur l'intrigue de la fiction, bien que farfelue, j'ai grandement apprécié son initiative. Donc, dans le prochain, vous verrez du point de vue de Sakura ce qui s'est passé. Sur ce, je vous laisse avec plein de questions en tête, bye !