DarkNekoMadara : Toujours à l'affût à ce que je vois, haha. C'est vrai qu'il y avait plusieurs points de vue, mais je devais le faire pour que les gens puissent comprendre certaines choses. Merci encore, bon courage à toi aussi !
Lola : Chaque fois, je suis impatiente de taper la suite…
Sinon : J'adore le suspense, mais ça en valait la peine, ne t'en fais pas. Merci beaucoup de ton soutien, ça me touche beaucoup ! On va se soutenir mutuellement ! Encore merci à Harley, c'est une bêta juste superbe.
Akiuma Uchiha : Merci ! J'adore les fins qui prennent au ventre ! J'espère ne pas te décevoir avec ce chapitre, en tout cas !
Saitera : Itachi badass ! Au moins, avec cela, on sait pourquoi il cherchait tant l'amour. Des enfants resteront toujours des enfants, ils ne sont pas toujours intelligents comme Shikamaru ou Neji ou bien Shino. Continuer à chercher ? Tu n'es pas bien ! Je veux faire travailler le cerveau des lecteurs. L'histoire de Shisui n'était qu'un petit indice pour vous mettre sur la bonne voie. Un sniper, littéralement ? Je suis morte de rire ! Et voici la suite que tu attendais !
Luce1999 : Non tu m'aimes, avoue-le. Et voilà le chapitre 20 ! Je vais écrire un peu plus sur ce couple qui est très original, je dois dire.
Boomy : Yo ! Merci beaucoup ! J'essaie toujours de captiver et d'attiser l'attention du lecteur, alors pour sûr que je vais continuer ! Alors là, je peux pas trop te dire. Moi-même, je sais pas. Des fois, je peux taper sans regarder l'heure et, d'autres fois, je suis tellement absorbée par ce que je fais que je ne pense pas à taper les chapitres. En tout cas, j'essaye d'être le plus rapide possible tout en tapant des choses cohérentes.
Merci Harley, t'es la meilleure !
Sur ce, bonne lecture !
Disclaimer : L'univers de Naruto ne m'appartient pas.
Ce matin-là, je m'étais levée parfaitement éveillée de mon lit. J'avais bénéficié d'une merveilleuse nuit de sommeil, accompagnée de doux rêves d'Itachi. Mais, ça je le garderais pour moi, j'allais pas non plus me mettre en face de lui et sortir : « Hey, Itachi, hier soir j'ai rêvé de toi et je peux te dire que tu n'allais pas de main morte avec moi, if you know what I mean hehe. ». Mon Dieu, Inner avait perverti mon esprit si pur.
Maintenant tu me blâmes pour tes propres pensées, c'est la meilleure !
Mais outre le fait que je me sois réveillée avec de douces pensées d'Itachi, j'étais aussi contente d'avoir mon après-midi de libre, car les professeurs avaient une réunion importante, donc les élèves étaient libres pour le reste de la journée. Cela me donnerait du temps en plus pour réviser l'examen à venir. J'avais encore une année au lycée, mais je devais à tout prix commencer le plus tôt possible à mettre toutes les chances de mon côté pour entrer à la faculté de médecine de la ville.
Ce n'était pas pour rien qu'elle était l'une des écoles les plus prisées du pays. Avec tous les cours qu'ils proposaient et le programme chargé qui les accompagnait, la faculté comptait un pourcentage de réussite de 93 %. Je révisai toujours au moins une heure tous les jours, voire plus, pour que mon cerveau ne s'atrophie pas et devienne amorphe. Malgré tous les efforts que j'y mettais, j'étais toujours troisième du classement des meilleurs résultats dans le lycée avec un score total de 922 points.
Juste derrière, Shikamaru, en deuxième position, avec 958 points. Il avait été béni avec le cerveau super développé de son clan. Même avec un QI de presque 200, il faisait toujours de son mieux pour réussir aux examens. Je me souviens l'avoir vu une fois à la bibliothèque, tard dans la journée avec plusieurs bouquins autour de lui. Je pense que ce n'est pas seulement pour rendre sa mère fière de lui, mais aussi pour montrer à son père qu'il pouvait avoir foi en lui et ses capacités. Mais ça, c'était seulement mon avis.
Et en première place était Neji, avec un score de 967 points. Bien que son comportement avec le groupe était horripilant et qu'il me faisait m'arracher les cheveux, il resterait toujours un précieux ami pour moi et je savais qu'il se démenait pour avoir les meilleures notes possibles. Si ce n'était pas Hinata qui nous avait révélé ce que vivait Neji dans leur composé, nous n'aurions jamais su qu'il faisait autant d'efforts rendre fier son oncle, le père d'Hinata, car c'est la seule figure paternel qu'il aie jamais connu. Et la pression des anciens du clan pesait aussi sur lui.
Mais bon, je ruminerais plus tard à propos des révisions. Pour le moment, je devais passer à la douche. J'avais du temps devant moi avant d'aller en cours, puisque je m'étais levée bien avant que mon réveil sonne. Papa était encore endormi dans sa chambre. Ça avait des bons côtés d'avoir sa propre épicerie, il pouvait prendre des jours de congés sans que cela ne pose problème et travailler à des heures souples, mais nous n'irions pas bien loin avec le salaire qu'il avait.
Je savais que je ne devrais pas faire ça dans le dos de mes parents, mais j'avais répondu à une annonce pour un poste à mi-temps dans une boulangerie du centre-ville. Les horaires de travail étaient corrects, ils étaient après mes heures de cours. Avec cela, je pourrais rembourser la queue de sirène qu'avait achetée Ino et le repas très gastronomique où nous avions mangé, Itachi et moi. Le connaissant, je savais qu'il refuserait que je lui rembourse quoi que ce soit, donc j'avais décidé de ruser en l'invitant à dîner. Pour le moment, je voulais lui acheter un petit cadeau pour le remercier et aussi pour lui montrer qu'il comptait énormément à mes yeux. J'aurais probablement dû lui refaire des dangos, tout ce qui était sucré était dans mes moyens à préparer. Par contre, pour les plats salés, c'était tout autre chose. Si on me demandait de faire un plat, trente minutes après, la cuisine serait en feu.
En pensant à Itachi, une multitude de fantasmes de lui me vinrent à l'esprit et mes joues se mirent à rougir. Je cachai mon visage avec mes mains avec un énorme sourire au visage. Nous n'étions qu'au début de notre relation c'était normal que je sois encore timide et incertaine à son sujet, mais comme il l'avait lui-même dit, nous avions encore tout notre temps pour nous poser des questions et se découvrir mutuellement. Ino avait raison, j'étais une putain de chanceuse d'avoir Itachi !
Ça faisait tellement de bien de commencer la journée toute propre et rafraîchie ! Je descendis les escaliers avec ma serviette encore sur ma tête pour retenir mes cheveux humides. Avec un temps aussi ensoleillé, j'avais opté pour un short en jean qui m'arrivait presque aux genoux et un tee-shirt rouge avec un symbole blanc et rond que j'avais souvent vu sur les vêtements des personnes de ma famille.
En allant dans la cuisine pour prendre mon petit déjeuner, je croisais Maman dans le salon, habillée classe de la tête aux pieds, avec un chemisier blanc sans défaut, un pantalon tailleur marron foncé, des talons fermés et une veste de la même couleur que le pantalon. Elle ressemblait à une femme d'affaires.
— Tu vas où comme ça, Maman ?
C'était la première fois que je la voyais comme ça. Ses cheveux toujours détachés étaient maintenant retenus en chignon serré qui lui donnait un air un peu sévère. Elle arborait un maquillage léger qui s'accordait à la saison.
— À mon entretien d'embauche, dit-elle toute fière, en redressant sa veste.
— Ton entretien d'embauche ? Mais comment, où, depuis quand ? balbutiai-je, prise au dépourvu face à sa réponse.
— Il y a un poste à pourvoir dans le cabinet d'un comptable dans le centre-ville. Tu vois la boulangerie qui vend des pâtisseries étrangères ? Avec la bijouterie juste à côté ? Le cabinet est juste en face.
Cela ne pouvait pas être une coïncidence, Dieu y était pour quelque chose. Mon petit boulot secret ne serait plus secret dans pas longtemps. Mais c'était formidable pour Maman de reprendre le travail. Si elle n'avait pas terminé ses études à l'université c'est seulement parce qu'elle avait pris les mauvaises matières. Elle voulait devenir pharmacienne, mais les seules matières où elle avait de superbes notes étaient le japonais, la finance, les mathématiques et la comptabilité. Les autres comme la chimie, la biologie ou les sciences humaines étaient plus une corvée qu'un plaisir à étudier pour elle.
Avant d'accoucher de Sasori, elle était secrétaire juridique. Elle adorait ce qu'elle faisait, mais, bizarrement, elle avait trouvé plus de plaisir à s'occuper de Sasori qu'à assister à des procès chaque jour. Cela n'était pas tellement flagrant, mais Maman nous aimait de tout son cœur, malgré sa façon sadique de nous le montrer. Heureusement, elle n'était pas pire que le vieux. En tout cas, je savais que, s'il nous arrivait quelque chose à Sasori ou moi, elle deviendrait hystérique avant de balayer tout sur son passage comme un bulldozer.
— Attends, je refais ton chignon en vitesse, lui dis-je avec un sourire attendri.
J'aimais énormément ces petits moments entre mère et fille. Je pouvais parler de tout et n'importe quoi avec elle, pas comme cette balance de Sasori.
Je pensais à lui tandis que j'enlevais les épingles qui soutenaient les cheveux de Maman. Son emploi du temps universitaire lui permettait d'avoir plusieurs après-midis libres mais, le matin, il devait se lever tôt pour arriver à son premier cours de la journée. À cette heure-ci, il devait déjà être à son second cours. Après ce qu'il s'était passé samedi dernier, Sasori avait initié une technique d'évitement. Les seules fois où je le voyais étaient pendant le dîner et même, des fois, il tentait de prendre son plat pour manger directement dans sa chambre, mais cette technique ne marchait pas avec Maman. Je mentirais si je disais que son comportement ne m'affectait pas. Je savais que je l'avais blessé avec mes paroles mais ses actions n'avaient pas été correctes non plus. C'était dommage que nous avions hérités du caractère têtu de Maman.
J'espérais seulement que nous pourrions régler ça au plus vite et qu'il puisse accepter Itachi.
— Et voilà !
Je touchai une dernière fois ses cheveux avant d'admirer le résultat. Au lieu du petit chignon serré qui avait orné sa tête, maintenait se trouvait un chignon plus gros et rond. Aucun cheveu ne dépassait et la frange qui cachait toujours le milieu de son front était maintenant rangée sur la droite.
— Tu as des doigts de fée, Sakura.
Elle regardait son reflet dans le miroir accroché sur le mur du salon, juste à gauche de la porte d'entrée.
— Quoi que tu fasses, tes mains ne tremblent jamais, comme celles d'un chirurgien, dit-elle avec un dernier coup d'œil au miroir avant de se tourner vers moi et de me gratifier d'un sourire plein de fierté.
Ses paroles et la lueur dans ses yeux gonflèrent mon cœur et tintèrent mes joues d'un rouge de satisfaction. Je savais que mes parents étaient et seraient toujours derrière moi pour me soutenir dans mon rêve de devenir chirurgienne, comme pour Sasori avec son ambition d'ouvrir une galerie d'art.
— Bon, je dois filer. Travaille bien en cours, et fais attention en route. Ne rentre pas tard. D'ailleurs, est-ce que le patient a été retrouvé ?
Son côté surprotecteur faisait surface.
— Non, toujours pas, Maman, dis-je, plus sérieuse.
Six jours s'étaient écoulés depuis la fuite du patient. Rien n'avait été dit sur lui, seulement qu'il était mentalement déstabilisé. Une annonce avait été faite dans le journal local. Si nous voyions une personne agir nerveusement et étrangement, portant une combinaison unie gris clair, nous devions immédiatement contacter la police de la ville et en aucun cas établir un contact avec le suspect ou essayer de le neutraliser. S'ils voulaient une personne suspecte, je pouvais leur en donner une : Sasori.
La ville n'avait pas connu une telle effervescence et un tel degré de nervosité depuis le massacre de jeunes enfants qui avait fait couler beaucoup d'encre quelques années auparavant. Je n'étais même pas encore née quand le massacre s'était arrêté après le départ des Uchiha, ce qui était très étrange. Je me souvenais que, l'an dernier, un garçon de ma classe avait fait un exposé sur ce sujet. J'étais sûre que, dans une vie antérieure, il était tueur en série. Il avait même réussi à avoir des photos d'archives. On n'avait plus jamais entendu parler de lui après que Iruka-sensei l'avait viré du cours.
C'était tout simplement horrible. Des dizaines d'enfants massacrés et à peine enterrés dans une fosse commune, en plein milieu de la forêt. Je me suis toujours demandée à quand remontait toute cette histoire. Cela avait-il un rapport avec ce qu'avait vécu tante Anko ? Des jeunes enfants Uchiha étaient aussi morts, cela avait-il un rapport ? La maison abandonnée ? La petite fille ? Et Itachi dans tout ça ?
Stop, arrête d'y penser, Sakura. Ta tension monte en flèche.
Je freinai le cours de mes pensées en entendant les paroles d'Inner. Je n'avais pas envie de réfléchir à cela, sinon mon cerveau n'aurait qu'un seul objectif : déterrer les secrets de cette affaire glauque et mystérieuse.
— À ce soir, Sakura. N'oublie pas ton bento. Je t'aime. Bye !
Maman avait ouvert la porte et me faisait face avec son sac à l'épaule droite.
— Bye, Maman ! Je t'aime aussi !
J'allais dans la cuisine pour me faire un bol de céréales après son départ. J'avais encore du temps devant moi. Et si j'allais à pied au lycée ? De toute façon, je n'avais rien à perdre et puis, ça me ferait du bien de marcher. En remontant dans ma chambre pour me coiffer, je vis que j'avais oublié d'éteindre mon ordinateur et que celui-ci était en veille. En bougeant la souris, je remarquai que j'étais restée sur Skype, avant de parler au téléphone avec Itachi et que j'étais toujours en conversation vidéo avec les autres.
Personne n'était connecté à part Naruto. Ce débile, il avait dû oublier d'éteindre son ordi comme toujours et il y avait aussi… Sasuke ? En général, c'était toujours le premier à se déconnecter et, même en conversation commune, il ne parlait presque jamais. Et puis, je ne lui avais pas parlé depuis…
Eh ouais, ma belle, depuis sa déclaration d'amour. Le pauvre…
J'étais soudainement nerveuse. Il n'avait pas essayé de me recontacter depuis la dernière fois et j'en avais fait tout autant. J'étais même allée au-delà de l'ignorance, j'en avais presque oublié ses paroles. Je posai mon peigne et tentai d'éteindre mon ordinateur. Mais avant même d'avoir pu toucher ma souris, je reçus un appel vidéo.
Devinez de qui.
Sasuke !
Devinez ce que j'ai fait ?
Tu y as répondu !
Bingo !
Yeah, dix points pour Serpentard !
Serpentard ? Tu me déçois, Inner.
Reste dans pathétique maison, Gryffondor.
Je vais t'avadakadavrer la gueule, toi.
Bienvenue dans le côté obscur.
Je revins à mon principal problème. J'avais accepté une conversation vidéo avec Sasuke, un ami qui m'avait déclaré son amour. Dans quelle merde m'étais-je mise ? En attendant, j'étais complètement figée devant mon écran d'ordi, avec les cheveux encore humides et à moitié peignés. Sasuke était apparu sur l'écran et, pendant près de trente secondes, nous restâmes tous les deux immobiles. Aucun de nous deux n'osait faire de bruit. C'était l'un des moments les plus gênants et les plus longs de ma vie.
— Sakura.
— Sasuke.
Nous avions parlé en même temps, mais ce n'était pas pour autant que la glace se brisa. Pendant une autre dizaine de secondes, nous fûmes encore silencieux. J'entendais les oiseaux dehors. C'était super, tout ça.
— Euh, ça va, toi ?
Je tentais une certaine approche.
— Oui et toi ? répondit-il rapidement.
— Je vais bien.
Le silence revint. Pendant combien de temps allions-nous continuer ? Je ne voulais pas blesser ses sentiments, mais je ne voulais pas perdre son amitié non plus.
— Écoute, Sasuke, je…
Il ne me laissa pas continuer.
— Sakura, est-ce que tu peux écouter ce que j'ai à dire sans m'interrompre ? me demanda-t-il.
— O-oui, bien sûr.
Je n'étais pas sûre de ce qu'il voulait me dire, mais j'étais tout aussi curieuse de savoir.
— Je comprends que ce que je t'ai dis au téléphone était soudain, voire inapproprié et que c'est pour cela que tu ne m'as pas recontacté, mais je veux que tu saches qu'importe le nombre d'années que je dois attendre, le nombre d'admirateurs que je dois écarter et le nombre de fois que je dois te le dire, mais je ne renoncerai pas à toi. Prépare-toi, Sakura Haruno, car je vais te conquérir, je t'en fais la promesse.
Avant même que je puisse en placer une, il termina notre conversation vidéo… enfin, son monologue surtout. Je m'autorisai enfin à respirer. Bon sang ! Ils ont quoi les hommes à se déclarer alors que je suis déjà en couple ? J'étais très gênée par ce qu'il m'avait ouvertement dit et je mentirais si je disais que ces paroles n'avaient pas fait leur effet. Mon cœur tambourinait dans ma cage thoracique et mon pouls s'était accéléré.
Je finis de me peigner en essayant de ne pas penser à Sasuke. Je pris en vitesse mon bento après avoir lacé mes chaussures. En marchant jusqu'au lycée, je me rendis compte que les paroles de Sasuke m'avaient tellement affectée que j'en avais oublié de prendre mes écouteurs. Zut !
— Hey, Sakura !
J'entendis Chôji m'interpeller au loin. Je me retournai et ralentis pour que l'on soit au même niveau. Il était accompagné de Shikamaru, qui avait le dos voûté et une cigarette au chocolat entre les lèvres.
— Hey ! Vous allez bien ? demandai-je alors que nous marchions ensemble.
— Super ! On finit les cours tôt aujourd'hui, que demander de plus.
Chôji arborait un énorme sourire.
— Au moins, je pourrai réviser l'histoire tranquillement chez moi. Hey, Shika, tu m'en passes une ? lui demandai-je en pointant du doigt son paquet de faussescigarettes.
Il me regarda intensément avant de m'en donner une, mais je remarquai qu'il faisait attention à ne pas me toucher la main. Il était bizarre aujourd'hui, probablement le stress de l'examen à venir. Rien que d'y penser, ça me stressait, moi aussi. Je grignotai la cigarette au chocolat et jetai un regard à Chôji qui, lui, me regardait ahuri. Sa tête comique me fit pouffer de rire.
— Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a, Chôji ? demandai-je en reprenant mon souffle.
— Shikamaru ne partage jamais ses cigarettes au chocolat, même pas avec moi, me chuchota-t-il rapidement à l'oreille.
— Jamais ? demandai-je, étonnée.
— Jamais !
— Qu'est-ce que vous chuchotez tous les deux ? nous demanda, assez sèchement, Shikamaru.
— Rien !
Nous étions tous les deux nerveux en répondant pour je-ne-savais quelle raison. Il plissa légèrement les yeux avant de regarder devant lui et de marcher plus vite pour nous devancer. Ses nerfs devaient être mis à rude épreuve à cause des révisions.
— Hier, j'ai vu une recette de mochi aux haricots blancs sucrés et citron vert, on devrait essayer de l refaire.
— Ouais, bien sûr. J'en ai envie rien que d'y penser !
Quelque fois, Chôji et moi cherchions des recettes de desserts à préparer et nous nous entraînions à les refaire chez lui. Cette idée nous était venue quand nous avions remarqué que nous avions tous les deux la même passion pour les choses sucrées. Et puis, c'était bien meilleur de le faire soi-même, avec un ami, que de l'acheter déjà tout préparé. C'était mon père qui m'avait transmis son amour pour la pâtisserie.
Trois ans auparavant, mon père avait eu un accident en allant chercher sa voiture chez la garagiste, en bus. La porte à l'arrière du bus, qui s'était refermée sur sa main, avait arraché sa peau et endommagé des tendons. Je n'avais jamais vu les dégâts mais, d'après les médecins, on pouvait voir son os. Il avait été en arrêt maladie pendant un mois avec des bandages et une attelle à la main et, tout ce temps-là, j'avais été son bras droit pour préparer des gâteaux quand je rentrais à la maison. Ces moments père-fille me manquaient mais, une fois par mois, Papa essayait toujours de se libérer un après-midi pour que l'on fasse un gâteau tous les deux.
Quand nous arrivâmes au lycée, il n'y avait personne, ce qui était un peu normal puisqu'il restait encore une demi-heure avant le début des cours. Shikamaru s'allongea sur l'herbe, pas loin d'un arbre et contempla les nuages. Chôji se mit à sa droite, à l'opposé, son menton arrivait au niveau du front de Shikamaru. Je fis de même et me mis à la gauche de Shika. L'herbe sous mes jambes chatouillait ma peau.
— Mon frère est en train de passer son permis, dis-je soudainement.
Le ciel était bleu et les nuages se déplaçaient lentement.
— Vraiment ? J'espère qu'il l'aura alors, dit Chôji.
— Je me demande si je devrais le passer, moi aussi…
— Tu devrais déjà penser aux révisions, conseilla Shikamaru.
— Moi, je me demande quel genre de conducteur je serai, demanda Chôji.
— Tu serais trop gentil, tu laisserais toutes les voitures passer, même quand la priorité serait à toi, soupira Shikamaru.
— Et toi, Shikamaru ? Quel genre de conducteur tu serais ? demandai-je.
— Je l'imagine pas conduire, il serait plutôt sur les sièges arrière en train de dormir, taquina Chôji.
— Bizarrement, je vois bien Shika sur une moto.
J'entendis Shikamaru tousser et essayer de cacher ses joues rouges. Il s'était étouffé avec sa salive ? Dans tous les cas, j'imaginais très bien Shika sur une moto.
— Et toi, Sakura ? Comment tu te vois en conductrice ? me demanda Chôji.
— Je me vois dans une Range Rover.
— Pourquoi ?
— Parce que, comme ça, j'aurai pas besoin de descendre de la voiture pour régler mes comptes avec un autre conducteur. J'aurai juste à appuyer sur la pédale d'accélération et de laisser les pneus de ma bagnole faire le reste, dis-je avec un sourire sadique.
— Tu seras un danger pour n'importe quel conducteur qui sera sur ton chemin, dit Shikamaru.
— J'espère ne jamais croiser ta route, déglutit Chôji.
— De quoi vous parlez, les gars ? demanda Naruto accompagné de Tenten et Lee.
— On se demande quel genre de conducteur on serait si on avait le permis, répondit Chôji.
— Oh, et moi ! Et moi, je serai comment ? demanda, enthousiaste, Naruto.
Il s'était allongé à mes côtés, dans le même sens que Shikamaru. Tenten était à son opposé et Lee avait choisi de prendre place à côté de Chôji.
— Celui qui conduit en sens inverse, répondîmes-nous en même temps.
— Vous êtes pas sympa, les gars ! se plaignit-il.
— Et moi ? demanda Tenten.
— Celle qui démarre avant que le feu ne soit vert, répondis-je en rigolant bruyamment.
— Pourquoi ai-je l'impression que tu as raison ? dit-elle en s'appuyant sur ses coudes et en me regardant avec un sourire.
Je ne l'avais pas remarqué, mais mes cheveux frôlaient la joue de Shikamaru. Ça n'avait pas l'air de le déranger. Au contraire, il avait les yeux fermés et avait l'air serein. Il avait dû sentir mon regard sur lui, car il tourna la tête pour croiser mes yeux. Ses yeux à lui me rappelaient ceux d'Itachi, d'une certaine manière, et je n'aimais pas trop ça. Pour détendre l'échange, je tirai la langue et louchai, mais sa réaction ne fut pas vraiment celle à laquelle je m'attendais, puisqu'il rougit. Je savais qu'il n'était pas totalement à l'aise avec la gent féminine. Je retournai à ma contemplation du ciel en écoutant ce que disait Lee. Entre temps, le reste du groupe nous avait rejoint.
— Et moi ? Et moi ?
Lee était tout aussi enthousiaste que Naruto.
— Je te vois pas vraiment conduire Lee, dit Tenten.
— Ce n'est pas grave, car mes jambes peuvent m'emmener partout !
— Plus tard, je serai dans une limousine avec chauffeur, dit Ino qui avait préféré poser sa tête sur mon ventre.
— Toi, Ino, tu seras dans ta petite Twingo et tu insulteras toutes les personnes qui te doubleront sur la route, répliquai-je.
— Depuis quand tu prédis l'avenir, toi ? me demanda, avec une grimace, ma meilleure amie.
— Depuis maintenant.
— Et sa voiture sera violette, ajouta Tenten. Neji serait un conducteur exemplaire, celui qui respecterait le code de la route comme la Bible.
— Je pense la même chose pour Shino, renchérit Naruto.
Les deux concernés étaient assis à l'ombre de l'arbre avec Gaara. Ils écoutaient silencieusement notre conversation sans y prendre part.
— Et Hinata ? demanda Ino.
— M-moi ? bégaya celle-ci.
— Pareil que pour Chôji, elle laisserait tout le monde passer même si la priorité est à elle.
— Et Gaara ? demanda Lee.
Chôji, Lee, Tenten, Ino, Naruto et moi nous redressâmes pour regarder le principal concerné. Il nous fixait du regard, regard qui n'était pas impassible ni méchant, juste serein. La lumière qui filtrait à travers les feuilles de l'arbre lui donnait presque un air céleste. Trop de beauté n'était pas bon pour mon cœur. Mais, en le regardant, on était tous venu à la même conclusion.
— Chauffeur privé.
— Il faut avoir le permis pour conduire une voiture ? demanda soudainement Sai, qui n'avait pas ouvert la bouche depuis tout à l'heure.
Je retombai derechef sur l'herbe et Ino sur mon ventre. C'était pas gagné pour lui apprendre tout sur la vie.
— Hey les gars, ça a pas déjà sonné ? demanda nerveusement Naruto.
Je fis un tour de la salle de cours. Heureusement, nous n'avions que deux minutes de retard. Nous étions tellement absorbés par notre conversation que nous n'avions même pas vu les élèves venir et entrer dans le bâtiment, ni entendu la cloche sonner. En retard était un bien grand mot, car nous avions Kakashi-sensei et qu'il venait tout juste d'entrer dans la salle de cours, avec vingt-et-une minutes de retard. Quel flemmard !
Presque tout le monde s'ennuyait. Après avoir donné des pages à lire, le prof s'était lui-même mis à lire, son livre cochon. Shame, shame on you, Kakashi-sensei… Comme s'il pouvait entendre mes pensées, il jeta un coup d'œil dans ma direction et ses yeux se plissèrent comme s'il me souriait. Je le regardai, blasée. Le prof pouvait être beau, avec un corps à damner les dieux, comme le disait Ino, il était quand même un flemmard qui se cherchait toujours une excuse pour ses retards.
Voyant que je ne gagnerais pas la bataille, je décidai de regarder autre chose. J'avais déjà terminé ma lecture, de même que pour Hinata, Neji, Gaara, Shino, Lee et Shikamaru. Toneri en était au dernier paragraphe. Quand j'y pense, il aurait pu intégrer notre groupe, s'il n'avait pas eu cette obsession malsaine pour Hinata. En seconde, elle avait découvert que quelqu'un épiait sa maison la nuit. Cons et surprotecteurs que nous étions, nous avions décidé de capturer le voyeur en nous cachant dans des buissons pas loin du composé des Hyuga, le soir-même où leur clan avait décidé de capturer la personne qui attentait à la vertu de la princesse Hyuga.
C'était un bordel sans nom, avec nous dans le tas, les gardes du composé et le voyeur, c'est-à-dire Toneri. En fin de compte, ce fut Hinata seule qui régla le problème. C'était une princesse badass : elle était peut-être douce et tendre mais Hinata avait l'âme d'une guerrière.
Je regardai ensuite Karin. Cela pouvait paraître fou, mais, à une certaine période, elle avait fait partie du groupe. Je pense m'être éloignée d'elle quand mon béguin de sixième m'avait mit un énorme râteau pour me dire qu'il préférait Karin. Après cela, elle avait progressivement changé, mentalement et physiquement. Elle avait essayé de briser mon amitié avec Ino mais c'était peine perdue. La goutte d'eau qui avait fait déborder le vase avait été quand elle s'en était pris verbalement à Hinata et, cela, personne n'avait pu l'accepter.
Depuis, avec elle, c'était comme chien et chat. Elle me mettait toujours hors de moi, c'était comme si elle savait quel bouton actionner pour m'énerver. Elle avait toujours un comportement de pimbêche, mais je ne l'avais jamais réellement vu flirter ou sortir avec un mec, elle était toujours en compagnie de sa clique. Mais bon, je n'allais pas m'éterniser sur elle…
— Bye !
Les cours de la matinée étaient enfin terminés et, avec l'après-midi de libre, je pouvais enfin me reposer et probablement envoyer des messages à Itachi, bien que j'aurais largement aimé entendre sa voix.
— Tu vas où, Saku ? me demanda Ino avec un sourire taquin.
— Chez moi, pourquoi ? demandai-je bêtement.
— T'as oublié que tu m'avais promis de m'accompagner pour aller au centre commercial, dit-elle en soupirant.
— Merde !
Je me frappai le front. J'avais zappé ce truc ! Mais bon, une promesse était une promesse et je les tenais toujours. Le centre commercial était à trois quarts d'heures du lycée en bus. Avant d'entrer dans le centre commercial, nous nous étions posées dans le parc d'en face pour que je puisse manger mon bento. En même temps, je me préparai, mentalement et physiquement, pour le marathon qui m'attendait. Avec Ino, le shopping était plus un cauchemar qu'autre chose et elle ne voyait jamais le temps passer.
Et ce fut ce qui se passa. Nous en étions au troisième magasin et j'avais déjà dix-neuf sacs dans les bras, tous à Ino elle en avait elle-même quinze. En passant près d'une petite boutique, ce qui était entreposé dans la vitrine m'avait interpellée. Une offre : trois DVD pour le prix d'un, et il y en avait de tous les genres, mais, ce qui m'attirait le plus, c'était les films Disney. Et si j'en achetais pour Itachi ?
Je sentis mon portable vibrer dans la poche droite de mon short et essayai de jongler avec les nombreux sacs dans mes bras. Je regardai l'identité de l'appelant. Quand on parlait du loup…
— Allô ?
— Sakura, répondit-il.
Sa voix me donnait des frissons, même à l'autre bout du fil.
— Comment vas-tu ? continua-t-il.
— Bien. Figure-toi que je pensais tout juste à toi, dis-je en souriant.
Un instant, je venais de dire quoi ?
— Vraiment ? Et en quelle honneur ? dit-il taquin.
— Euh, hmm, pour-pour rien…
Je virais facilement au rouge.
— Je te taquine. Je pensais à toi tout autant, avoua-t-il.
— Vraiment ?
— Bien sûr. Pourquoi ne penserai-je pas à ma petite amie ?
— Itachi ! m'exclamai-je, encore plus rouge qu'avant, alors qu'Ino en rajoutait une couche en riant derrière mon dos.
— Excuse-moi, je ne peux m'en empêcher, rigola-t-il doucement.
— Que fais-tu en ce moment ?
— Je suis au centre commercial avec Ino, et toi ?
— Je suis toujours derrière mon bureau. Mais, dites-moi, mademoiselle Haruno, pourquoi pensiez-vous à moi ?
— C'est un secret, dis-je précipitamment.
— Je vois. Et pourquoi est-ce un secret ? Si je puis demander…
Sa voix faisait des choses dangereuses à mon corps. Ça allait mal finir si je continuais la conversation.
— Parce que c'est une surprise.
Mais pourquoi je disais ça, moi ?
— Je devrais probablement te faire aussi une surprise, dans ce cas.
— Pas besoin. Être avec toi est déjà largement suffisant, dis-je honnêtement.
— Tu seras ma mort, Sakura, souffla-t-il.
— Hey, Saku ! Regarde ce haut, il est magnifique ! Oh mon Dieu, cette collection n'est même pas encore en vente ! Je dois l'acheter ! s'écria Ino en s'élançant dans ledit magasin.
— Tu dois être occupée. Je t'appellerai plus tard, dit-il avec regret.
— Itachi ! m'exclamai-je soudainement.
— Oui ?
— Je t'aime !
J'étais toute rouge après ma déclaration. Je voulais qu'il le sache encore et encore que mes sentiments pour lui n'avait pas changé.
— Moi aussi, Sakura, je t'aime. Fais attention à toi.
J'entendais son sourire derrière le combiné.
Je raccrochai la première. Ino ne verrait pas mon absence si j'allais acheter les DVD. J'avais assez sur moi pour me les procurer. Je pris donc Raiponce, La Reine des neiges et Le Roi lion. Comme ça, nous pourrions tous les deux regarder les films, ensemble. Mon cœur se réchauffa à cette pensée. Finalement, quand nous retournâmes chez Ino, le soleil se couchait déjà et elle voulait que je reste pour lui donner mon avis sur les vêtements.
Elle avait drainé toute mon énergie. J'avais les pieds en miettes et le dos en compote. Inner, rappelle-moi de ne plus jamais aller faire du shopping avec Ino.
Elle n'avait aucun mal pour se déshabiller devant moi. On se connaissait depuis la maternelle donc ça ne la gênait pas tant que ça.
Je regardai par la fenêtre de sa chambre. Les lampadaires étaient allumés et le ciel était bleu nuit. Il n'y avait personne dehors, à part deux étudiants sur le porche de la maison d'en face. Ils fumaient en plein air. Je sentis mon portable vibrer. Pensant que c'était Itachi, je m'empressai de le prendre, sauf que c'était ma mère qui m'envoyait un message.
Sakura, où es-tu ?
Chez Ino, j'arrive tout de suite
D'accord. Fais attention, ma chérie.
Pas de soucis, man'
— Tu dois rentrer chez toi ? demanda Ino en se regardant devant son miroir.
— Ouais, j'y vais, avant que papa n'envoie le FBI me chercher.
Je rangeai mon portable et pris le sac contenant les DVD avec moi. Ino m'accompagna jusqu'à la porte d'entrée.
Il faisait frais dehors et je frissonnais légèrement. Je ne fis que quelques pas avant d'entendre le bruissement d'un buisson. Mais il n'y avait aucune âme qui vive autour de moi, hormis les deux étudiants qui discutaient ensemble, et ils ne prêtèrent guère attention à moi. J'étais sur le trottoir, en face d'une maison, à droite de celle d'Ino. Les lumières étaient éteintes mais j'avais un mauvais pressentiment, un très mauvais pressentiment. Je prévins ma mère par SMS que je resterais chez Ino cette nuit. Elle-même trouvait que c'était une idée sûre. Je revins presque en courant sur le perron de la maison d'Ino.
— Tu rentres pas chez toi ? me demanda-t-elle après m'avoir ouvert la porte.
— J'ai au mauvais pressentiment. Je dors ici cette nuit.
— Honnêtement, moi aussi, je me sens mal de dormir toute seule. Tu me sauves la vie Sak's.
Nous remontâmes les escaliers pour aller dans sa chambre.
— Tes parents ne viennent pas ?
— Non, mon père court après le patient et ma mère reste chez ma tante.
Dans sa chambre, elle essaya d'autres vêtements. Quand l'envie de boire me vint, je descendis les escaliers pour aller prendre des rafraîchissements et quelques petites choses à grignoter. Alors que j'allais sortir de la cuisine avec les collations en main, je me retournai pour constater que la porte de la cuisine qui donnait sur le jardin était entrouverte.
— Ino ! Criai-je en fixant la porte du regard.
— Oui !
— C'est toi qui as ouvert la porte de la cuisine ? demandai-je, fébrile et inquiète de sa réponse.
— Non, pourquoi ?
J'entendais plus clairement sa voix, elle devait être en haut des escaliers.
Puis je le vis enfin.
Il s'était caché derrière le plan de travail en marbre et, maintenant, il se relevait. Le patient échappé de l'asile, son uniforme uni gris clair et sale avec du rouge dessus. Il était grand et avait de longs cheveux marron couverts de brindilles et d'herbes. Son visage était caché par un masque qui avait l'air d'avoir été fabriqué par un enfant de cinq ans. Je laissai mon instinct me dicter ma conduite.
— Ino, cours !
Je lâchai ce que j'avais dans la main et courus dans les escaliers. J'entendais ses pas derrière moi. J'osais à peine regarder Ino, qui était en haut de l'escalier quand je montai celui-ci. Il est derrière moi, il est derrière moi, il est derrière moi ! La peur occupait mon esprit et l'adrénaline courait dans mes veines. J'avais le diable au cul putain ! J'avais peur, je ne voulais pas qu'il m'attrape, je ne voulais qu'il attrape Ino. Je tombai presque par terre en entrant dans la chambre d'Ino. Avec de meilleures réflexes que les miens, elle ferma la porte derrière elle et cala une chaise sur la poignée.
À chaque coup qu'il donnait à la porte, un cri sortait de la bouche d'Ino, nous nous cachâmes derrière son lit, qui était couvert de vêtements. Sa main serrait la mienne. Puis, plus un bruit on entendait seulement nos respirations. Plusieurs questions se bousculaient dans ma tête, mais je n'arrivai à me fixer sur aucune d'entre elles.
— Il est parti ? demanda Ino, fébrile.
— Ino, j'ai vu beaucoup trop de films d'horreur pour savoir que le tueur est toujours dans les parages.
J'avais le souffle court et j'entendais le sang battre dans mes oreilles. Je tremblais de partout, Ino était pareille.
— Il-il faut appeler la police.
Mes mains tremblaient tellement je mis du temps à sortir mon portable de ma poche. Je me levai et m'avançai prudemment vers la porte. Mes jambes pouvaient à tout moment me lâcher.
— Saku, tu fais quoi ?! chuchota-t-elle furieusement en essayant de se lever.
— Je vais quand même vérifier s'il est toujours là. Quoi qu'il m'arrive, je veux que tu sortes d'ici à tout prix. J'ai vu deux étudiants dehors dans la maison d'en face, tu vas direct leur demander de l'aide, d'accord ?
J'essayais de prendre un ton autoritaire malgré les tremolos.
— Pas question que je parte sans toi !
— Ino !
— Saku…
— Fais ce que je te dis, pour une fois !
Même si elle avait l'air résignée, je savais qu'elle ne m'écouterait pas et qu'elle n'en ferait qu'à sa tête. Fille têtue… Je tremblais tellement qu'au lieu de composer le numéro de la police, je tapai sur le numéro de la dernière personne qui m'avait appelée : Itachi.
— Merde, j'ai appelé Itachi sans le faire exprès, chuchotai-je à Ino, fébrile.
J'avais failli lâcher mon portable par la même occasion.
— Quoi ? Sakura, la fenêtre !
Je me retournai et le vit encore une fois, accroupi à l'extérieur, devant de la fenêtre d'Ino. Il regardait dans ma direction, mais je ne voyais toujours pas ses yeux sous la jungle qui constituait ses cheveux.
— Ah !
Puis, il brisa la fenêtre.
Il ne fallait pas me le dire deux fois pour que je me précipite à la porte pour enlever la chaise. Je poussais Ino pour qu'elle aille devant moi. Si par le plus grand des malheurs, l'une de nous devait se faire attraper, je préférerais que ce soit moi et non ma meilleure amie.
— Cours, Ino ! Ne regarde pas derrière toi !
C'était mal de ma part, mais je devais lui mettre des coups de pressions pour qu'elle se dépêche.
Nous sortîmes de la maison, mais ce ne fut pas pour autant que nous nous arrêtâmes. Avec les yeux presque embrouillés je ne vis pas tout de suite les deux étudiants commencer à se demander ce qu'il se passait, je n'entendais même pas leur voix m'atteindre. Nous étions au niveau de la maison qui m'avait donné un mauvais pressentiment.
— Saku, la police est de l'autre côté, dit Ino, essoufflée, en pointant du doigt la direction opposée.
J'avais encore mon portable en main, je ne savais même pas si Itachi était encore en ligne. En toute honnêteté, ce n'était pas ma principale préoccupation, je devais penser à ma survie et à celle d'Ino. À peine nous commençâmes à courir dans la direction indiquée que l'un des buissons de la maison d'Ino commença à bouger et l'homme en sortit. Mais putain, c'était un magicien ou quoi ?! Comment faisait-il pour bouger d'un endroit à un autre en si peu de temps sans se faire remarquer ? C'était probablement pour cela que la police n'avait toujours pas réussi à l'attraper.
J'avais l'impression d'être au ralenti. Tout en courant, Ino et moi nous retournâmes pour essayer de le fuir. Je le sentais proche, tout proche. Je sentais la chaleur de son corps derrière mon dos, je voyais son ombre englober la mienne. J'entendais ses pas. Il n'était même pas essoufflé ! Je sentais le pire arriver. Sa main agrippait pratiquement mon épaule. Je répétais toujours les mêmes phrases. Maman, Papa, Sasori, Itachi, quiconque, s'il vous plaît, aidez-nous ! Je veux pas mourir, je veux pas mourir, je veux pas mourir !
Puis, par je ne sais quel miracle, sa main disparut de mon épaule, comme s'il tombait. Ce fut si soudain qu'il m'entraîna presque dans sa chute. Si Ino ne m'avait pas désobéi pour regarder derrière elle, j'aurai continué ma course.
— Sakura, regarde !
Les deux étudiants avaient probablement vu toute la scène et maintenait fermement le patient au sol. Il essayait de s'extirper de leur poigne, mais bizarrement, il se débattait comme un enfant.
— Hey ! Vous allez bien, toutes les deux ? demanda l'un d'eux.
— Ouais, je crois… Et toi, Sak's ? Saku ?
Je n'écoutais Ino que d'une oreille et m'approchai du patient. Je voulais voir ses yeux. Je ne savais pas pourquoi, mais je voulais les voir. Je lui tendis ma seule main libre. Il dut sentir la chaleur de celle-ci, car il tourna brusquement la tête et je rencontrai enfin ses yeux. Ils étaient marron, tirant sur le noir, mais, ce qui me choqua le plus, c'était de voir la peur en eux. On aurait dit un enfant apeuré. Cette rencontre ne dura qu'un instant avant que je ne sois brusquement poussée au sol. Le patient avait réussi à s'échapper, et, maintenant, il partait au loin.
Je pense que c'est une très bonne fin pour ce chapitre, j'espère que vous l'avez aimé tout autant que moi qui l'ai tapé. J'ai encore eu un blocage, mais le trois quarts du chapitre ont été tapés en un après-midi, donc je suis hyper contente de ça. En même temps, j'ai pas de wi-fi donc je n'ai pas grand-chose à faire.
Sinon, combien de personnes pensaient que le patient viendrait dans ce chapitre ? Une petite idée sur son identité ? J'ai ajouté beaucoup de mystères dans ce chapitre, à vous de recoller les morceaux et de me donner votre réponse.
À toute !
