Désolé du retard ! Encore une fois, j'ai l'impression de me répéter, mais bon, j'étais en vacances et comme vous vous en doutez, je n'avais pas de connexion internet, je sais c'est pas super, et plein de choses se sont passées dans ma vie et je n'avais pas vraiment la tête à écrire, désolé. Mais bon, je suis revenue, j'ai terminer ce chapitre !
Bonne nouvelle pour moi, j'ai repris mes études, ouiiiiiii ! Je vais commencer une Licence Lettres, donc je suis très contente, je vais commencer quelque chose que j'aime. Sinon, encore merci pour tout vos commentaires, ça me fait chaud au cœur, et non, je ne vais pas abandonner ma fiction, je veux au moins terminer celle-ci, elle me tient beaucoup à cœur. Bon, sans plus tarder, voici le chapitre que vous attendiez tous !
Sur ce, bonne lecture !
Disclaimer : L'univers de Naruto ne m'appartient pas.
-Voici votre monnaie, merci pour votre achat, bonne journée chers clients !
Je gardais mon sourire jusqu'à que la personne passe la porte automatique de la boulangerie, je soupirais fatiguée, moi qui était souvent souriante, il était vraiment difficile de garder celui-ci des heures durant, heureusement que je ne travaillais pas à temps plein. J'étais maintenant habituée à travailler dans la petite boulangerie chaleureuse du centre-ville, je riais doucement, me rappelant le jour ou mes parents ont su pour mon travail, la première à l'avoir su était maman.
-Bonjour cher cli...
-Sakura ?!
-Maman ?!
C'était en fait assez rapide en y repensant, maman était venue acheter des pâtisseries pour ce soir-là, après le travail et elle avait découvert que je travaillais ici, en même temps je n'étais pas très subtil, derrière la caisse enregistreuse. En rentrant à la maison j'avais reçue une conférence sur l'importance de l'éducation de mon père et un pouce levé de ma mère, par contre pour Sasori, en entendant que je travaillais maintenant dans une boulangerie, il pensait que je ramènerais chaque soir une boite rempli de sucreries en tout genre, sauf que non. C'était vrai que le gérant nous donnait les produits invendus mais en fin de journée j'avais tellement faim que je mangeais en chemin presque le trois quart de la boite, et le reste c'était maman qui le dévorait.
-Hey Sakura, ce n'est pas la fin de ton quart de travail ? Me questionna la manager en jetant un coup d'œil à l'horloge.
-Oh zut ! Fis-je après avoir regarder celle-ci.
Je me hâtais d'enlever mon tablier dans le vestiaire des femmes et remis mes propres vêtements, je mis en vrac le reste de mes affaires dans mon sac à dos.
-A demain, patron ! Fis-je en passant devant celui-ci.
-Tu as oublier ta boite, Sakura ! Me fit celui-ci.
-Oups ! Merci ! Le remerciais-je en prenant celle-ci.
Je sortais de la boulangerie et courrais jusqu'au centre commercial, je devais faire vite ! Il ne restait même pas une semaine avant l'anniversaire d'Itachi et je voulais acheter en avance son cadeau d'anniversaire, je ne savais pas s'il allait passer celui-ci chez lui ou bien à Konoha, mais il avait son jet privée, d'après ce qu'il m'avait dit, même si je trouvais ça bien trop extravagant, je voulais qu'il vienne pour passer la journée avec ma famille. Était-ce égoïste de ma part ?
« Nope, tu es juste folle amoureuse de cette homme. »
« Cela faisait un moment, Inner. »
Je continuais à courir, avec mon sac à dos qui sautait dans tous les sens et ma boite de pâtisseries dans une main, j'espérais arriver à temps avant la fermeture du magasin ! Je m'arrêtais en face de la parfumerie, oui ! Le magasin était encore ouvert, je sautais de joie, me valant le regard de plusieurs personnes autour de moi, je soufflais et essuyais la sueur que j'avais sur le front avant d'entrer dans le magasin. J'allais directement dans le rayon des hommes, alors, alors, One Million... Ah, le voilà ! Je tenais celui-ci comme le Saint Graal, avec une seule main, puisque l'autre était occupée à tenir mes précieux.
-Puis-je vous aider, mademoiselle ? Me demanda une vendeuse sortant de nulle part.
-Non merci, j'ai déjà trouver ce qu'il me faut,lui répondis-je, je l'a trouvais très belle.
-Le One Million, très bon choix, est-ce pour votre petit ami ? Me dit-elle avec un sourire.
-Euh... oui, sortis-je timide.
-Je trouve ça très mignon de votre part, m'avoua-t-elle. C'est un cadeau ?
-Oui, pour son anniversaire,dis-je en hochant vigoureusement de la tête.
-Est-ce le seul achat que vous allez faire ? Je peux vous faire un emballage si vous voulez.
-Oh, oui, merci !
Je suivais la vendeuse jusqu'à la caisse ou elle m'emballa soigneusement mon cadeau, je payais celui-ci et partis avec une salutation chaleureuse et un bon courage de la part de la vendeuse, elle était vraiment gentille, et très belle, par rapport à certaines vendeuses beautés qui étaient presque toutes des vipères. Je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche de jean, jean qui était maintenant collé à ma peau, tout ça à cause de ma sueur. Je prenais celui-ci et souriais en voyant la personne qui m'appelait.
-Salut Itachi.
-Sakura, comment vas-tu ?
-Super ! Figure toi que je viens tout juste d'acheter ton cadeau d'anniversaire ! Dis-je toute contente de moi.
-Un cadeau d'anniversaire, n'est-ce pas censé être une surprise ?
-Merde ! Jurais-je. Ah mais non, tant que je n'ai pas dis ce que je t'ai acheter, ça ne compte pas !
C'est bon, j'ai réussie à rattraper le coup.
-Tu n'es pas obligé de m'acheter quoi que ce soit, ta simple présence me suffit, me rassura Itachi.
-Tatata, un anniversaire sans cadeau, n'est pas un anniversaire. Au fait, est-ce que... tu peux te libérer, le jour de ton anniversaire ? Demandais-je nerveuse.
-Le 9 juin ? Je n'ai pas encore dépenser tout mes jours de congés mais cela pourrait se faire, me dit-il.
-C'est vrai ?! Fis-je excitée. Super !
-Tu as l'air très enthousiasmée par cette perspective, fit Itachi d'un ton taquin, présumais-je.
-Bien sur ! Un anniversaire se fête entouré des gens qu'on aime, c'est une journée spéciale, pas seulement parce que c'est ton anniversaire mais aussi parce que c'est le jour ou tu es née, donc oui, ça se fête.
-Dans ce cas, je serais très heureux de pouvoir passer cette journée avec toi et ta famille.
-Génial ! Je suis sure que papa sera ravi de faire le gâteau !
-J'ai hâte de voir ça.
-Moi aussi !
Je laissais doucement mon excitation redescendre un peu, les gens me regardaient bizarrement et je commençais à ressentir la fatigue de fin de journée.
-Je dois te laisser Itachi, je vais rentrer chez moi, fis-je en descendant les escalators.
-Hn, fais attention en chemin, même si c'est Konoha, les rues peuvent être dangereuses, me prévena-t-il.
-Je sais.
-Je t'aime, appelle moi dés que tu rentres, finit-il d'un ton autoritaire.
-Oui chef ! Rigolais-je. Je t'aime aussi, à ce soir.
-A ce soir.
Une bonne douche m'appelait, je marchais tranquillement jusqu'à l'arrêt de bus, il faisait encore jour et les rues étaient pleines, le bus arriva rapidement, entrée dans celui-ci je remarquais que toutes les places étaient prises, je soupirais de défaite, sachant que je devrais me tenir à une barre, avec une seule main valide. Je jetais un coup d'œil rapide autour de moi, ça serait compliquer pour moi de mettre mes écouteurs, je vais devoir faire sans alors. Mes yeux furent attirés par quelque chose, j'avais déjà vu cet homme avant, non ?
« Je le pense aussi, tu crois qu'il nous suit ? »
« Ta tentative pour me faire peur Inner est perdu d'avance, j'ai du le voir trois ou quatre fois... près de la maison... Wait ?! »
Je continuais à rester neutre alors qu'il y avait une bataille dans mon cerveau, une réunion d'urgence se tenait avec Inner, est-ce que cet homme me suivait vraiment ? C'était pas possible, pourquoi me suivrait-il ? Si c'était pour me kidnapper, c'était cause perdue, je n'étais ni riche ni assez belle pour me faire kidnapper. L'homme avait l'air d'être dans la mi-trentaine et se tenait droit, j'évitais de lui jeter des coups d'œil trop suspect, il avait le visage fermé il n'avait pas l'air d'être quelqu'un sur qui on peut se fritter. Je déglutis et réfléchissais à tous mes cours de karaté, ce n'était pas le moment d'avoir le cerveau vide dans une situation de ce genre.
J'étais heureuse d'être dans un bus bondé, si bondé que l'homme était presque collé à moi, je pleurais intérieurement, Dieu, pourquoi me fais-tu ça ?
« Bon d'accord, calmons-nous et réfléchissons. Qu'est-ce que tu as sur toi pour te défendre ? »
« Mes petits gâteaux ! » pleurais-je intérieurement.
« On est foutu. »
Ok respire Sakura, j'essayais de regarder par dessus les têtes des gens autour de moi, enfin j'essayais, oh ! Je connais cet homme il habitait dans mon quartier, je l'avais souvent vu promener ses chiens dans le voisinage, il devrait sortir au même arrêt que moi, je pourrais vivre plus longtemps, heureusement pour moi, ma boite de petits gâteaux agissait comme un bouclier entre l'homme et moi. Mais je ne pouvais pas prendre mon portable, le jour avait pourtant si bien commencer, j'avais eu une très bonne note à un contrôle et j'avais réussie à répondre à toutes les questions d'un contrôle surprise puis j'avais enfin pu acheter le cadeau d'Itachi, mais maintenant il y a ça ?
Ce fut le trajet le plus long de toute ma vie, mon esprit imaginait tout un tas de scénario possible, le trois quart d'entre eux finissait généralement par ma mort certaine, j'avais vite compris que j'étais plus pessimiste qu'optimiste. Je restais tout de même focalisée sur le présent, l'homme devant moi avait une corpulence plus large que l'homme qui avait essayer de nous tués, Ino et moi, il y a quelques semaines de cela, et ses yeux étaient plus clairs que ceux de l'évadé, je réprimais des frissons, l'homme n'avait toujours pas été retrouvé et je ne pouvais pas m'empêcher de penser qu'il pourrait apparaître à n'importe quel moment.
Heureusement, avant de rejoindre mon quartier, le trois quart du bus se vida et je pus enfin respirer sous cette chaleur et m'asseoir tranquillement, j'avais vraiment besoin de cette douche. Maintenant que j'étais assise, je pouvais enfin prendre mon téléphone, mais je n'avais aucune garantie que l'homme n'entende pas ma conversation, et j'avais déjà la personne en tête à appeler. Il était hors de question que j'appelle mes parents, papa sortirait son sabre samouraï, je me demandais vraiment pourquoi il en avait un puisqu'il s'en servait jamais. Maman ressortirait sa vieille batte de base-ball et sa tenue de yankee du lycée, hors de question. Je n'avais plus qu'à appeler Sasori, je serrais fort mon portable dans mes mains, attendant que mon imbécile de frère réponde.
-Allô ? Entendis-je.
-Allô, Sasori c'est moi Sa...
-Allô ? Allô ?
-Allô ? Répétais-je.
« Alloooooooo ? Ah ! Tu es tombé dans mon piège ! Cette bonne vieille blague du répondeur téléphonique. Le beau et mystérieux Sasori n'est pas disponible pour le moment, veuillez laisser un message après le bip sonore, si c'est Deidara qui appelle, tu peux toujours crever pour que je te rende cette photo de toi nu sur le campus de l'université. Bip ! »
Je serrais fort mon poing vide, je me retenais pour ne pas lancer mon portable à travers l'un des verres du bus, cet enfoiré ! Jamais là quand j'ai besoin de lui ! Bon, Sakura, respire.
« On va mourir. »
« Ta gueule toi ! »
Qui d'autre je pourrais appeler ? Ino, hors de question, elle me dirait de crier au viol, Tenten serait du genre à me dire de foncer dans le tas, Hinata tenterait de me dire de rester avec des inconnus et de ne pas paniquer, Shikamaru m'enverrait valser ou bien s'endormirait au téléphone, Choji serait le seul à me proposer de me rejoindre pour que je me sente en sécurité, Shino aurait une réponse étrange, Neji ne prendrait même pas mon appel et Lee n'avait plus de portable, je crois qu'il avait dit qu'il l'avait perdu dans les égouts lors d'un entraînement intensif ou un truc du genre. Oh, et Naruto, n'en parlons pas, il serait le seul à me demander pourquoi un homme voudrait me kidnapper ou sinon il me demanderait de passer mon portable à l'homme pour lui parler directement, donc non merci. Finalement, il n'y avait qu'Hinata et Choji sur qui je pouvais entièrement compter, je soupirais, je n'avais plus qu'une dernière option.
Contacter Itachi. Il ne serait pas directement avec moi mais au moins j'aurai une présence avec moi et il pourrait me donner des conseils. Je décidais de lui envoyer un message.
« Hey Itachi, je ne suis pas encore chez moi, mais, je suis peut-être parano mais je crois qu'un homme me suit. »
Envoyer, voilà, espérons qu'il y réponde vi... Ok, je n'avais même pas besoin d'espérer, Itachi me répondait déjà en m'appelant.
-Itachi.
-Sakura, je viens de lire ton message, quand as-tu remarquer que cet homme te suivait ? Me demanda-t-il directement avec une voix autoritaire.
-Depuis dix minutes, je crois, répondis-je en baissant la voix. Je suis peut-être folle, mais j'ai vu plusieurs fois cet homme, près de chez moi.
-Tu n'es pas folle, tu es prévenante et tu as bien fais de me le dire, peux-tu prendre l'homme en photo et me l'envoyer pour que je puisse me faire une idée de son profil ?
-Je vais essayer.
Avec le téléphone encore à l'oreille, je tournais un peu la tête pour que l'appareil photo soit au niveau de sa tête et prit discrètement une photo de lui, je soufflais soulagée quand aucun son de photo et aucun flash ne vint, j'envoyais par message la photo et reprit l'appel avec Itachi.
-Alors ? Fis-je en me rongeant nerveusement les ongles.
-Sakura, tu n'as rien à craindre de cet homme, me dit-il finalement.
-Comment peux-tu en être aussi sur ?
-Parce que c'est moi qui l'ai engager.
-Quoi ? Tu as engager un homme pour me suivre ? Fis-je incrédule.
-Pas pour te suivre, pour te protéger.
-Quoi?!Tu as engagé un garde du corps ?! M'écriais-je. Même si je t'ai dis que je n'en voulais pas !
-Écoute moi Sakura, j'étais tout simplement inquiet pour ta sécurité, tenta t-il de s'expliquer.
-Dis plutôt que tu n'as pas confiance en moi, fis-je en colère.
-Sakura...
-Non, garde tes excuses pour toi, je ne veux pas les entendre pour l'instant, fis-je avant de raccrocher.
Maintenant j'étais en colère, je lui avais pourtant dis que je ne voulais de garde du corps, et puis, comment quelqu'un pouvait engager un garde du corps en si peu de temps avec autant de facilité ?
« Ton petit ami apparemment, n'oublie pas qu'il est un Uchiha. »
Je soupirais, j'avais oublier ce détail, les Uchiha étaient riches, donc il n'était pas surprenant de voir ça, mais je ne voulais pas qu'Itachi engage un garde du corps pour ma sécurité, je n'avais aucune mise à mort sur mon front et je n'étais certainement pas quelqu'un d'assez populaire pour avoir un garde du corps. Ayant marre de sentir mon portable vibrer dans ma main, je rangeais celui-ci dans mon sac à dos, de toute façon j'étais arrivée à mon arrêt. Je sortis en même temps que le gars qui promenait ses chiens dans le quartier, et mon garde du corps, j'étais réticente à l'appeler comme ça. Je marchais jusqu'à ma maison, à mi chemin, je me retournais.
-Vous pouvez arrêter de me suivre ! Criais-je pour que l'homme l'entende.
-Je suis les ordres d'Uchiha-san, fit l'homme.
-Et bien, dites à Uchiha-san que lui et son garde du corps peuvent allés se faire voir !
Je rentrais enfin chez moi, bon je fais quoi d'abord ? Je prends ma douche sachant que si je laisse les pâtisseries dans la cuisine, Sasori pourrait les prendre à n'importe quel moment ? Ou bien je mange les petits gâteaux avant de prendre ma douche ? Un seul moyen de le savoir, je montais les escaliers et frappais contre la porte de Sasori.
-Sasori ?
Aucune réponse, je retentais le coup, sans succès, je levais le poing, oui ! Il était pas là ! Je redescendus les escaliers et posais la boite dans le frigo avant de remonter dans ma chambre et de jeter mon sac avant d'entrer dans la salle de bain. Je pris une douche rapide avant de revenir dans ma chambre pour mettre mon pyjama, avec les cheveux encore humides, je redescendis dans la cuisine, je voyais maman devant un feuilleton, bien assise sur le canapé.
-Tu es revenu du travail, Sakura ? Me demanda-t-elle.
-Oui, maman.
J'ouvris le frigo et pris mes petits précieux, ils étaient tellement beaux que j'en avais les larmes aux yeux.
-Et toi ?
-Je suis rentrée il y a pas longtemps, m'informa t-elle.
-Et papa ?
-Il est revenu avant moi et fait une sieste.
-J'ai ramenée des pâtisseries, tu en veux ? Lui dis-je en sortant de la cuisine avec les petits gâteaux dans une assiette.
-Gardes-en moi, je vais prendre une douche.
Je m'assis sur le canapé et regardait la pâtisserie que j'avais dans les mains, elle ne me tentait plus, je me sentais... triste, c'était ma première dispute avec Itachi, ma première dispute en couple, ce n'était pas du tout joyeux, je me sentais mal et coupable. Argh ! Je n'aurai peut-être pas du m'énerver autant contre lui, mais je lui avais pourtant dis de ne pas engager de garde du corps, et il l'avait fait contre mon jugement, mais pourquoi j'avais l'impression d'être la méchante dans l'histoire ?
Je soupirais, c'était la septième fois que je tentais d'appeler Sakura, mais elle ne répondait pas, je savais que j'avais franchi une limite en engageant un garde du corps pour Sakura, mais j'étais paranoïaque et inquiet pour sa sécurité, je préférais prévenir que guérir. Mais maintenant, celle-ci était fâchée contre moi et c'était tout bonnement justifié. Peut-être devrais-je lui laisser du temps ? Je tentais encore une fois de l'appeler, sans succès, je soupirais de défaite, l'attente sera longue, Sakura pouvait être très rancunière et sa colère pouvait atteindre des hauts niveaux, donc je ne savais pas quand elle me pardonnerait, me pardonnera t-elle, tout d'abord ?
C'était ma toute première relation, et j'espérais secrètement la seule, donc il y avait encore des choses qui me dépassaient, comme la colère de Sakura, c'est vrai que j'avais pris une décision importante concernant sa protection sans son accord, mais je l'avais fais avec de bonnes intentions, était-ce ma faute ? Je laisserais du temps à Sakura, et pour me faire pardonner, je lui achèterais quelque chose qui lui fera plaisir, j'avais déjà les billets pour le parc d'attraction à commander, je regardais étrangement mon ordinateur en face de moi, comment faisait-on cela ?
-C'est quoi cette tête ? Déjà qu'au naturel t'es moche mais là c'est pire, se moqua Sasori en rentrant à la maison.
-Et toi tu pue le sanglier, mais est-ce que je me plains ? Répliquais-je.
Je reportais mon regard sur le feuilleton que maman et moi nous regardions, je détestais ces séries à l'eau de rose mais dans mon état de tristesse, ces séries étaient mes meilleures amies, elles et les pâtisseries en face de moi, enfin, ce qu'il en restait.
-Sérieux, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Me demanda sérieusement Sasori.
Je boudais, il peut toujours courir pour que je lui fasse part de mon état d'esprit, je n'avais même pas envie d'en parler à Ino, donc ce n'est certainement pas à lui que je raconterais tout.
-Je vois, fit Sasori.
Je le regardais interrogative, j'avais un mauvais pressentiment.
-Ouah ! Fis-je quand Sasori me souleva de derrière.
-Here's Sasori Cena ! Cria Sasori alors qu'il reproduisait matrix, avec moi comme bagage.
L'effet fut immédiat, ma tête frappa durement le sol, je me retrouvais au sol, souffrante et semi-inconsciente, je crois, si je m'en referais aux petits oiseaux qui tournaient autour de moi.
-Sasori ! Cria furieusement maman avec sa pantoufle en main. Qu'est-ce que j'ai dis à propos des bagarres à la maison !
-A-attends maman ! Ah ! Cria Sasori, maman lui avait lancer sa pantoufle et il l'avait reçu dans l'œil.
-Bien fait ! Me moquais-je tout en agonisant par terre.
Je n'avais plus rien à faire ici, j'avais finie avec maman les petits gâteaux et la série ne m'interressait plus, surtout depuis que j'ai vu que le mari d'une des protagonistes de la série l'avait trompé avec sa sœur, beurk ! Je me frottais le crâne tout en montant les escaliers, Sasori n'y était pas aller de main morte. Je m'assisse devant mon ordinateur et fixais le cadeau que j'avais achetée pour Itachi, je soupirais et posais ma tête sur mes bras, peut-être que j'y étais aller un peu fort.
-Bon la naine, c'est quoi ton problème ? Dit Sasori qui venait soudainement de surgir dans ma chambre.
-La vie privée, tu connais ?
-Mi no comprende ton language.
-Qu'est-ce que tu veux, Sasori? Soupirais-je fatiguée.
-Qu'est-ce que t'as petite sœur ? Me demanda-t-il préoccupé.
C'était assez bizarre de voir Sasori comme ça, la plupart du temps quand il se préoccupait de quelque chose c'était soit pour obtenir un truc ou bien pour faire un sale coup, donc je me méfiais, surtout avec le précédent sale coup qu'il m'avait fait.
-J'ai rien, marmonnais-je.
-Me prends pas pour un débile, je peux voir ta tête de déprimée même à travers la muraille de Chine.
-Et pourquoi je devrais te dire ce que j'ai ?
-Parce que j'ai l'étrange impression que ça a avoir avec Itachi.
-Pourquoi tu penses ça ?
-Je tolère toujours ton... petit ami, je ne l'aime pas pour autant, surtout s'il te rend triste.
Je soupirais, Sasori jouait enfin son rôle de grand-frère, même si ça m'agaçait un peu, mais je devais avouer que c'était réconfortant du trouver du soutien, même si c'était dans les bras puants de mon frère.
-Alors, dis moi ce qui ce passe avec Itachi ?
-Rien, on s'est juste disputés.
-Un mot et je pète les pneus de sa voiture, même si ça me fait mal au cœur rien qu'en y pensant, fit dramatiquement Sasori.
-Personne va crever les pneus de personne, rétorquais-je. Et puis c'est entre Itachi et moi.
-Raconte, fit Sasori avec un ton plus sérieux.
Je soupirais, il ne lâchera jamais l'affaire, ça fait vingt ans qu'il attend d'être en couple, donc patienter pour que je lui raconte mon histoire ne sera d'aucuns problèmes.
-La dernière fois qu'Itachi est venu, il m'a demander s'il pouvait engager un garde du corps pour moi...
-Oh, oh, oh ! Un garde du corps ? Si c'est ce que veulent les filles, pas étonnant que je sois toujours célibataire, se murmura Sasori à lui-même.
-Bref, il m'a demander ça et j'ai répondue non...
-Pourquoi ?M'interrompit Sasori.
-Pourquoi, quoi ?
-Pourquoi tu as dis non ?
-Pourquoi j'aurai dis oui ? C'est insensé, je n'ai pas besoin de garde du corps.
-Itachi t'as dis pourquoi il voulait engager un garde du corps ?
-Il a dit que c'était pour me protéger, qu'il n'avait pas l'esprit tranquille après ce qu'il s'était avec Ino.
Sasori resta silencieux pendant un moment et regarda dans le vide.
-D'un côté, je suis d'accord avec lui, admis Sasori.
-Quoi ? Fis-je choquée d'apprendre que mon frère était d'accord avec les actions de mon petit ami.
-Même moi si j'avais pu, j'aurai engager quelqu'un pour te surveiller à distance, mais manque de bol, je suis pauvre, donc je mange la poussière.
-Tu es d'accord avec Itachi ?
-Assez, mais je dois aussi dire que même si l'action est excessif, il n'aurait pas du faire ça sans ton consentement.
-C'est bien ce que je disais !
-Et tu lui as dis quoi ?
-Je lui ai dis que je ne voulais pas entendre ses excuses et j'ai aussi dis à son garde du corps que lui et Itachi pouvaient allés se faire voir, dis-je honteusement.
-Ça s'est ma sœur ! S'exclama Sasori en levant le pouce.
-Sasori ! Tu ne m'aides pas du tout là !
-Ok, ok, c'est bon, fit Sasori. Et là, tu te sens mal parce que tu t'es disputé avec lui ?
-Oui, soupirais-je.
-Vous êtes vraiment étrange vous les femmes, un coup vous êtes heureuses, un coup vous êtes en colère et un coup vous êtes tristes, une émotion à la fois s'il vous plaît !
-Sors de ma chambre, si c'est pour me dire ça !
-C'est bon, c'est bon ! Si on peut plus rigoler, marmonna Sasori. Je n'ai pas envie de dire ça mais bon, je pense que de base, les intentions d'Itachi étaient bonnes mais il a du s'emmêler les pinceaux et voilà ce qu'il en résulte.
-Depuis quand t'es devenu conseiller conjugal ? Demandais-je étonnée.
-Depuis neuf secondes, ça te fera quinze-mille yens, fit Sasori en me tendant sa main.
-J'ai pas d'argent.
-Ils disent tous ça, grommela Sasori.
-Sasori.
-Mmh ?
-Merci d'être venu me réconforter.
-C'est mon rôle de grand-frère, souria celui-ci. Par contre, pas un mot de ça à personne, ok ?
Je rigolais à sa tête, il pensait vraiment être menaçant comme ça, ah sacré Sasori.
-Bon je te laisse, fit Sasori en se retournant pour partir.
-Sasori, l'interpellais-je tout en me levant.
-Oui ? Dit-il en se tournant vers moi.
-This is Sparta ! Criais-je en frappant son ventre avec mon pied.
L'effet fut immédiat, il tomba par terre à l'extérieur de ma chambre avec un bruit sourd.
-Ça c'est pour m'avoir fait une prise de catch dans le salon !
-Je vais te tuer !
Je fermais la porte de ma chambre sur lui et verrouillais celle-ci, je me tenais le ventre et rigolais de toutes mes forces, j'allais peut-être mourir demain mais ça valait le coup. Je soupirais, j'avais peut-être été trop dure avec Itachi, je devrais probablement l'appeler.
Anko raccrocha le téléphone, elle avait encore passée une heure sur celui-ci à parler avec son récent petit ami, même s'ils n'avaient pas vraiment officialisés leur relation, Anko tenait beaucoup à lui, Kisame était un bel homme pour elle. Sa grande taille et sa peau bleuté ne la dérangeait pas, au contraire elle trouvait ça sexy chez lui, Anko commençait à avoir des pensées très charnels à son propos, ils n'étaient pas encore à cette étape de leur relation, elle, habitait à Kiri et lui à Kumo, ils avaient donc plusieurs centaines de kilomètres qui les séparaient, mais ce n'était pour autant que ça les empêchait de se parler régulièrement sur leur portable respectif.
Anko commençait à aimer Kisame, et ça lui faisait peur, elle avait peur de lui ouvrir son cœur, elle avait peur d'être vulnérable en face de lui, elle avait peur de lui montrer ces cicatrices, toutes ces cicatrices qui jonchaient son corps et avait pratiquement arracher son âme. Anko faisait la dure mais au fond, elle restait fragile, son cerveau pouvait tourner dans tous les sens, elle était paranoïaque, son appartement était presque blindé, personne ne pouvait y entrer sans elle et elle ne donnait à personne les clés de son appartement, c'était une incitation au vol.
Anko frotta son ventre, là ou devrait être son rein, ça faisait longtemps qu'il n'était plus là, probablement dans une autre personne ou bien avait-il été jeter quelque part, pourrissant par terre, comme tous ses enfants qui pourrissaient dans cette pièce... Anko ferma les yeux et secoua de la tête pour effacer ces pensées, elle allait devenir folle si elle continuait à penser à son passé, ou peut-être l'était-elle déjà ? Une bonne partie de sa famille le pensait, depuis cet accident, certains l'avait éviter, comme si elle avait la peste. Seule sa famille proche était restée, ses parents, ses sœurs, son frère et ses neveux et nièces.
Anko détestait avoir peur, elle détestait aussi rester trop longtemps à Konoha, elle aimait sa ville natale, mais après ce qu'il s'était passer, elle ne pouvait plus y rester, elle avait supporter d'y rester quelques années après sa majorité, mais elle avait fuit dés que l'occasion s'y prêtait, elle s'était enfuit sans se retourner mais elle n'avait jamais tournée le dos à son ancien domicile, parce que c'était là qu'elle était née, c'était là qu'elle avait vécue, mais elle espérait que ça ne serait pas là qu'elle mourrait, pas quand son ombre y était toujours.
-Elle ferait une excellente épouse pour l'héritier, elle est élégante et raffinée, elle serait la parfaite matriarche.
-Hn.
-De plus, sa branche est assez éloignée pour éviter des problèmes de consanguinités, elle est la candidate pour le poste.
-Nous votons, à l'unanimité, pour l'union d'Itachi Uchiha et Izumi Uchiha.
Madara Uchiha regarda un à un les anciens du clan, ils s'étaient décidés à unir Itachi Uchiha à Izumi Uchiha, en tant qu'héritier, c'était dans son obligation d'épouser une femme à l'intérieur du clan. Il était arrivé pareil à Madara, plus jeune, il avait épousé la femme choisi par les anciens, mais celle-ci mourut quelques jours après leur mariage, d'une pneumonie. Ce n'était pas une grande perte pour Madara, ils avaient à peine parler ensemble, et ils avaient partagés un lit une seule fois pour consommer le mariage, donc Madara n'était pas triste à la mort de sa femme, juste ennuyé. Les anciens s'étaient vite empressés de lui trouver une autre épouse, mais Madara avait vite déjoué leur plan.
Il avait un clan à diriger, une femme ne ferait que le ralentir dans ses objectifs, et les sentiments chaleureux étaient un fardeau trop contraignants pour lui, Madara n'avait plus d'amour en lui, plus depuis la mort de son petit frère, de la main de Tobirama Senju. Depuis la mort de son petit frère, Madara vouait une haine immense au clan Senju, même à son ancien ami, Hashirama, en pensant à lui, il pouvait sentir des élans mélancolie au fond de son ventre, il chassa rapidement ces sentiments. L'amour rendait faible et réduisait le pouvoir, Madara n'avait besoin de rien d'autre que d'être seul là ou il était, la haine le conduisait là ou il était, et il était très bien avec ça.
-Nous le convoquerons sous peu, pour lui faire part de notre décision, quand pensez-vous, Madara-sama ?
-Hn, faites comme bon vous semble, il deviendra mon successeur, c'est tout ce qui compte.
Madara se leva pour retourner dans ses quartiers, les anciens baissèrent leur tête en signe de soumission et de respect, d'un pas royal, Madara traversa les couloirs pour rejoindre son bureau, seul le bruit de son yukata en mouvement parvenait. Soudain, quelque chose de rose traversa la vision de Madara, il s'arrêta et se tourna légèrement pour voir l'origine de celui-ci, c'était un arbre de cerisier, celui-ci était en pleine fleuraison et le rose provenait de ses pétales qui virevoltaient dans le ciel ou bien jonchaient le sol. Sous cette vision enchanteresse, Madara se retrouvait l'esprit, il était presque... apaisé.
Madara ne prenait jamais le temps de contempler son environnement, il avait trop de chose à faire, il avait toujours des affaires en attente et des actions à mener, l'empire Uchiha ne se dirigeait pas seul, Madara était derrière pour le contrôler d'une main de fer. Les yeux las de Madara se fermèrent un instant, il s'autorisait à penser à son défunt frère, Izuna, il avait encore en mémoire son visage et ses sourires, mais il avait oublier depuis longtemps le son de sa voix. La vie d'Izuna lui avait été enlevé, Madara serra les poings, depuis ce jour, il maudissait Tobirama et toute sa famille, Madara s'était promis, qu'un jour il se vengerait, et il le ferait, il n'avait qu'à patienter. Madara rouvrit les yeux et repris son chemin, la paperasse ne se fera pas toute seule.
