Je sais que vous vous attendiez à un chapitre plus long mais avec tout ce qui s'est passer ces derniers temps, mon esprit était bien loin de l'histoire. Encore une fois, je m'excuse du retard que j'ai pu engendrer et des fautes qui, probablement, brûleront vos yeux après cette lecture. Sans plus tarder, voici le chapitre 28 de Connexion !
Sur ce, bonne lecture !
Disclaimer : L'univers de Naruto ne m'appartient pas.
« Je suis reconnaissante que vous m'ayez avouer vos sentiments. Cependant, je ne peux pas y répondre positivement. J'aime déjà quelqu'un, et je ne quitterais cette personne pour rien au monde. Je suis sur que vous trouverez quelqu'un qui vous aimera autant que vous l'aimerez. Merci de votre honnêteté -Sakura »
Tobirama soupira, il savait que ses chances avec Sakura étaient minces, mais avec ce message elle avait presque réduit ses espoirs à néant. D'un certain côté, il était soulagé de savoir qu'elle était fidèle à la personne qu'elle aimait. Et son âme douce et compatissante pensait à ses sentiments. Mais ce n'était pas ce qui allait le faire abandonner. Depuis trois années il se languit d'elle, il n'allait pas renoncer à ses sentiments parce qu'un Uchiha est entrée dans la vie de Sakura. Tobirama n'était pas un homme mauvais, il ne forcerait pas Sakura à accepter ses sentiments. Il lui ferait comprendre ce qu'il ressent pour elle et elle verrait qu'il était un meilleur parti que ce Uchiha. Il n'était pas un démon comme eux.
-Tu as l'air tourmenté, Tobirama, commenta la femme d'Hashirama alors qu'elle prenait le thé en sa compagnie.
Son mari était en réunion et son beau-frère s'était désigné pour lui tenir compagnie jusqu'à qu'il revienne. Hashirama n'aimait pas laisser sa femme seule surtout maintenant qu'elle attendait son enfant. Quand celui-ci l'avait su, il avait été l'homme le plus heureux au monde, pendant deux jours un énorme sourire était rester figé sur son visage. Il traitait sa femme comme si elle était faite de porcelaine et refusait qu'elle porte quoi que ce soit, ce qui avait le don d'énerver celle-ci. Alors pour apaiser l'esprit de son mari, elle avait acceptée la présence de Tobirama lorsqu'elle avait besoin de compagnie et quand elle voulait de la solitude, elle le disait. Mais en ce moment, l'attitude de son beau-frère l'inquiétait un peu. Il avait l'air pensif et contrarié, et cela faisait quelques jours qu'il portait un nuage gris au dessus de la tête. Hashirama avait demander à sa femme de savoir ce qui n'allait pas, son frère ne lui disait rien et il était inquiet de son comportement.
-Le suis-je ? Fit celui-ci.
-Qu'est-ce qui te rend si pensif ? Demanda-t-elle en posant sa tasse sur la table basse.
Tobirama n'avait pas remarqué que son comportement avait changer, il était juste au-delà de ses pensées. Il ne s'était rendu compte non plus que les gens autour de lui avaient remarqués son esprit absent. Mito soupira doucement, son beau-frère avait l'air d'être reparti dans ses pensées, même s'ils n'étaient pas si proche, Mito appréciait son beau-frère. Et puis, si celui-ci allait mal, alors son mari l'était aussi et Mito était agacée par les nuits au lit ou son mari n'arrêtait pas de blablater sur la santé de son frère.
-Hashirama s'inquiète pour toi.
-Hashirama s'inquiète pour beaucoup de choses. S'il a quelque chose à dire, qu'il vienne me voir.
-Il l'a fait, mais tu l'as ignoré. Ou plutôt, tu étais trop profondément dans tes pensées pour lui répondre.
Tobirama ne se rappelait pas de cela, il ne se rappelait pas de grand chose de ses derniers jours. Il se rendait compte qu'il n'avait pas fait attention au temps qui passait alors qu'il se remettait en question.
-Si quelque chose te tracasse, va en parler avec ton frère. S'il pouvait être rassuré, cela me soulagerait.
-Je le ferais.
-Je me mets dans le chariot et tu le pousses, ok ?
-Ok !
Sasori se mit dans le chariot tandis que je pris la direction de celui-ci. Maman avait besoin de faire des courses, il n'y avait presque plus rien dans le garde manger, nous étions donc venus l'accompagnée parce qu'en général elle ne prenait jamais ce qu'on aimait. Et comme à notre habitude, Sasori et moi nous faisions les pitres, je me demandais si un jour je deviendrais mature. Je haussais intérieurement des épaules, je n'avais pas à me poser cette question maintenant. Maman nous ignora tandis que Sasori se mit dans le chariot.
-N'allez pas loin, dit-elle alors qu'elle comparait deux pamplemousses.
-D'accord maman ! Répondis-je. T'es prêt ? Demandais-je à mon frère.
-Plus que jamais !
Je m'élançais et poussais avec force le chariot, j'avais bien calculé ma trajectoire pour ne pas rentrer dans quelque chose ou dans quelqu'un. Sasori levait les bras en l'air tandis que je poussais plus fort avec mon pied, le chariot.
-Stop ! Cria Sasori. On a plus de céréales, dit-il en montrant du doigt l'allée des féculents.
Et ce fut comme ça sur plusieurs mètres. Je continuais ma course et ensuite je m'arrêtais pour prendre quelque chose que j'aimais, jusqu'à que maman arrête notre manège car elle avait des produits dans les mains et qu'elle voulait utiliser le chariot pour les transporter.
-Prends ses gâteaux, dit Sasori.
-Non, ils sont dégoûtants, répliquais-je.
-Tes goûts sont horribles, fit-il.
-On en parle de ton palais dysfonctionnel ?
-Sasori-kun ? Fit une voix féminine.
En totale synchronisation, Sasori et moi nous nous retournâmes pour voir une femme de l'âge de mon frère. Elle avait les cheveux bruns et les yeux noirs, elle semblait assez timide aussi. J'en déduisais qu'elle prenait les mêmes cours que mon frère.
-Ayame ? Tu fais tes courses ici ? Fit mon frère d'un ton inconnu.
Je lui jetais un coup d'œil et me surpris à voir un visage stoïque à la place de l'expression, en général, las et marrante qu'arborait souvent mon frère. J'en étais sur ! Alors comme ça son comportement à l'université n'était pas du tout pareil que celui à la maison. Normal que tu n'arrivais pas à trouver une petite amie avec genre de comportement, grand frère, je soupirais, c'était un cas désespéré.
-O-oui, bégaya-t-elle. Toi aussi ?
A ce que je vois aussi, elle avait le béguin pour Sasori. Pauvre d'elle, elle était tombée amoureuse d'un type qui laissait traîner ses slips dégueulasse par terre. Et d'après ce que je voyais, Sasori ne voyait pas du tout les sentiments que lui portait Ayame.
-Comme tu peux le voir, répondit-il.
S'en suivit un silence gênant, ça me démangeait de dire quelque chose, juste pour détendre l'atmosphère, mais Ayame me battait pour ça.
-C'est... ta petite amie ? Posa-t-elle en me désignant.
Ni une ni deux, Sasori et moi firent la même tête, un d'égout profond pour ce qu'avait dit Ayame. C'est pas la première fois qu'on nous le demandait mais l'effet était toujours pareil.
-Je sais qu'on se ressemble pas tellement Sasori et moi, mais de la à dire qu'on sort ensemble ! M'écriais-je le visage vert.
Ayame parut surpris par mon assaut et commença à paniquer.
-Moi sortir avec elle ? Ça revient à me tirer une balle dans la tête ! Répliqua Sasori.
Ayame ouvrit en grand les yeux en voyant que Sasori avait changer son comportement avec elle. Pour ensuite éclatée de rire.
-E-excuser-moi ! C'est juste qu'à l'instant, le visage de Sasori-kun était tellement marrant, je n'ai pas pu m'empêcher de rire ! Fit-elle en se tenant le ventre.
-C'est vrai que Sasori a une tête de bouffon, avouais-je.
-Répète ça la naine, grimaça Sasori.
-Tête de bouffon !
Sasori bloquait ma tête et frotta son poing sur le haut de mon crâne, je retournais son bras et le mordit.
-Sasori ! Sakura ! Fit la voix de maman.
Derechef, nous nous arrêtâmes pour voir maman venir vers nous avec des yeux noirs. Je déglutis et me mise droite.
-C'est-c'est pas ce que tu crois maman, bégaya Sasori. On était juste en train de s'amuser Sakura et moi, justifia-t-il.
-Oui maman, c'est pas ce que tu crois !
-Vous êtes frères et sœurs ? S'étonna Ayame.
-Oui !
-Je-je suis désolé ! S'excusa profondément Ayame. J'ai sautée trop vite aux conclusions, je m'excuse !
-Ce n'est pas grave, fis-je penaude. Mon frère et moi on ne se ressemble pas tant que ça, ce qui me fait poser des questions, dis-je plus pour moi-même. Mais tu n'es pas la première à le demander, donc ça va.
Ayame était encore gênée mais n'avait plus l'air d'être stresser. Non vraiment, j'étais toujours choquée par le fait que quelqu'un aime mon frère, j'espère pour elle qu'elle a l'esprit solide, va falloir avec mon frère. On était fous de génération en génération, pas un pour rattraper l'autre.
« Pauvre Itachi, il ne sait pas dans quoi il s'est empêtré. »
« Oh il le sait très bien, et laisse Itachi tranquille. »
« Qu'est-ce que tu peux être rabat-joie. »
J'étais encore bloqué sur le décès des Gekkou. Le coupable avait attendu trois jours dans leur maison, avec leurs corps encore intacts, avant de passer dans une autre maison. Ledit patient avait été interné pendant de longues années dans l'hôpital psychiatrique de la ville de Konoha. Sans nom, l'établissement l'avait nommer Fumei, qui signifiait « inconnu ». D'après les rapports que j'avais en ma possession -le nom Uchiha pouvait ouvrir plusieurs portes et quémander certains privilèges- le patient n'avait jamais parler.
Il n'était pas muet, il refusait simplement de parler. Il vivait à l'hôpital depuis ses dix-sept ans, et pas une seule fois il n'avait parler, d'après les témoignages du personnel qui s'occupait de lui. Son ADN n'avait rien de concluant non plus, voulant dire soit qu'il n'était relié à personne de la ville ou soit qu'il était orphelin. Ce qui était très probable puisque depuis son entrée à l'hôpital, personne n'avait signaler sa disparition.
De ce que pouvait dire sa fiche, il était un patient stable, apathique qui montrait rarement ses émotions et cachait son visage derrière un masque qu'il avait fait les premiers mois de son séjour à l'hôpital. Ce qui m'interpellait le plus, était la raison de son enfermement. Il était accusé d'avoir mit le feu à l'école primaire de la ville, causant des dommages matérielles mais aucune personne ne fut blessée.
Dans quoi Sakura s'est-elle retrouvé ? Je me massais le front et soupirais, il faisait déjà nuit et j'étais encore devant mes papiers. J'étais avancé dans mes autres dossiers et je me concentrais pleinement sur l'affaire avec le patient. Il y avait des choses manquantes dans le dossier, trop d'incompréhension. D'où venait le patient ? Que voulait-il ? Quel était son but ? Et ou se trouvait-il ?
Konoha rassemble beaucoup de personnes, une grande communauté y était concentrée. Mais tout n'y était pas rose. Après notre déménagement, la disparition d'enfants avaient soudainement cessée, nous savions que les habitants de la ville nous avait accusés d'y avoir participer. Mais nous étions tout autant meurtris par la perte qu'eux. Tout comme eux nous étions impuissants face à cela. Toute une ville traumatisée par cette tragédie. Notre départ n'avait fait que donner une autre raison aux habitants de nous détestés. Et aux Senju de huer notre lâcheté.
J'avais déjà fais face à des affaires compliquées, mais celle-ci était bien plus personnelle et complexe. Je savais que j'allais resté encore un moment dans mon bureau, j'appelais le téléphone familiale, l'une des personnes travaillant à la maison prit mon appel et le transmis à mère. Je laissais momentanément de côté le fait que mon petit-frère m'évitait depuis mon retour à la maison. J'étais confus face à cet éloignement de sa part, je mettais cela sur le compte de l'adolescence, bien que cela était inconnu de ma part. J'étais trop occupé pendant mon adolescence pour penser à me rebeller d'une quelconque façon. Peut-être était-il fâché que je sois si souvent occupé ? Il était vrai que cela faisait un moment que nous n'avions pas passer un moment, lui et moi. J'essaierais de libérer quelque peu mon emploi du temps surchargé pour passer du temps avec mon petit frère.
-Ça ne marchera pas.
-Je te dis que ça va marcher du tonnerre !
-Naruto, la ferme !
-On ne peut pas tous s'absenter et rentrer par infraction dans la maison d'un professeur.
-On va vraiment faire ça ?
-Pourquoi je suis ami avec vous ?
Personne ne pouvait se mettre d'accord sur ce plan. L'année était presque terminée et nous voulions faire ça rapidement. Après avoir découvert la photo avec Anko dans le bureau d'Orochimaru-sensei, un grand malaise m'avait prit. Je ne savais pas qu'il était aussi vieux pour donner cours à ma tante, j'avais un mauvais pressentiment. Et Naruto avait eu la merveilleuse idée d'aller fouiller la maison du professeur, même si personne ne savait ou elle était. Jusqu'à qu'Ino nous rejoigne pour nous faire savoir qu'elle savait ou tous les professeurs habitaient et je ne savais toujours pas comment elle le savait. Je suis sur qu'elle a séduite l'homme à l'accueil du lycée pour savoir ça.
L'idée de Naruto aurait été intéressante s'il n'avait pas dit que nous devions tous allés dans cette mission. Une dizaine d'élèves absents au même moment, c'est suspect.
-Seulement deux ou trois personnes ont besoin d'y allés, informa Shikamaru. Le reste va en cours.
-Ça me paraît plus sur, hochais-je de la tête.
-Maintenant, il faut choisir qui ira.
-Moi ! S'écria Naruto.
-Non, répondit Shikamaru. Ça serait trop flagrant, toi et Sakura êtes ceux qui étaient en heure de colle, si vous êtes absents ce sera trop suspect. Deux personne discrètes suffiront.
-Shino et Hinata, alors ? Proposa Ino.
Cette dernière avait l'air inquiète mais le masquait bien face à un visage déterminée. J'étais plutôt d'accord avec Ino. Les deux étaient discrets et pourraient efficacement rentrés dans la maison d'Orochimaru.
-Je refuse, fit Neji. Hinata-sama ne fera jamais ce genre de choses.
-C'est pas à toi de décider pour elle, répliqua Naruto.
S'en suivit une bataille de regard, intense pour eux mais chiant pour nous.
-Bon, tic et tac, vous allez tout de suite arrêtez vos imbécillités et laissez Hinata choisir ce qu'elle veut, fis-je un peu énervée.
-Neji-kun, fit celle-ci. Je suis assez grande pour prendre mes propres décisions et je veux aider mes amis et toi-même tu ne m'empêcheras pas de le faire, dit-elle déterminée.
-Alors je viens aussi.
-Pourquoi te sens-tu obligé de l'accompagner ? Dit Tenten.
-Attendez, interrompis-je. Neji accompagnera Hinata et Shino.
-Quoi ? Répliqua Ino chamboulée.
-C'est simple.
Tout le monde me regardait en attendant mon explication. Même Neji était surpris que je prenne sa défense, moi aussi je l'étais.
-Si Hinata est absente et que Neji ne le soit pas, ce serait suspect. Tandis que si les deux ne sont pas là, le professeur assumera qu'ils sont à une réunion de clan, expliquais-je.
-J'y avais pensé, fit Shikamaru. C'est décidé, Shino, Hinata et Neji iront chez le professeur mardi prochain. C'est bon pour vous ?
Chacun hocha de la tête. J'avais besoin de réponses et je ne pensais pas que je pourrais les avoir auprès de tante Anko. Et j'avais l'impression que Orochimaru-sensei avait beaucoup de choses à cacher.
-Combien de temps on va argumenter là-dessus ?
-Jusqu'à que tu acceptes que le faucon est meilleur que l'aigle, mh.
Sasori soupira, il avait encore un autre argument avec son ami, Deidara. Il était plus une nuisance qu'un ami pour lui mais il tolérait quand même sa présence. Après tout, ce gamin l'admirait beaucoup, ce qui gonflait grandement son ego. Pourquoi ma petite sœur ne pouvait penser pareille ? Pensa Sasori. Quand est-ce la dernière fois qu'elle m'a appelée grand-frère ? Maintenant, je n'étais plus que Sasori pour elle, son imbécile de frère. Cela remonte à tellement loin, quand elle venait toujours à moi quand elle faisait un cauchemar, avec ses grands yeux larmoyants et ses petites couettes à la tête. Ma petite sœur n'était plus petite du tout, elle était maintenant une femme. Une femme avec un bagage en plus.
-L'aigle est plus rapide que le faucon, dis-je.
-Senpai, rense...
-Bonjour, Sasori-kun, fit la voix d'Ayame, interrompant Deidara et moi dans notre argument.
-Bonjour Ayame-chan ! Fit Deidara.
-Bonjour, répondis-je à mon tour.
J'essayais de ne pas repenser à la fois ou Ayame m'avait surpris au supermarché. A l'université, j'entretenais une réputation que je me devais de tenir. Je ne voulais pas que les gens sachent que chez moi, j'étais bien le contraire d'un homme taciturne et mystérieux. Mais pour l'instant peu de personnes m'approchaient et aucunes filles ne venaient me voir, qu'avais-je raté ? J'avais suivi presque tous les conseils et méthodes possible. J'avais même exécuté les plus humiliantes quand j'étais au lycée. J'étais pourtant beau, intelligent et charismatique, qui ne voulait pas de moi ?
-Sasori-kun, je voulais te dire que j'étais contente d'avoir rencontré toi et ta sœur au supermarché, je ne savais pas que tu étais si drôle, sourit-elle.
Je rougissais à la fin, un peu de gêne et de honte. Je ne voulais vraiment pas que les gens sachent que ma vraie personnalité était celle d'un bouffon. C'était souvent fatiguant de garder un faux masque.
-Je dois t'avouer que j'étais intimidé par toi avant, mais maintenant je vois que tu es un homme avec plusieurs facettes. Je suis vraiment contente le vrai toi, rougit-elle.
J'étais surpris maintenant, je ne savais pas qu'Ayame me voyait de cette façon. Les autres personnes me voyaient aussi comme ça ? Comme un homme inaccessible qui intimidait son entourage ? Merde, alors comme ça je me trompais sur toute la ligne. Je regardais Ayame, avant elle évitait toujours mon regard et bégayais souvent quand elle essayait de me parler, je pensais qu'elle était une fille très timide mais là aussi je me suis peut-être trompé.
-Attends ! Senpai a une sœur ? Fit surpris Deidara, j'avais complètement oublié qu'il était là. Ça veut dire qu'il y a une version fille de senpai quelque part en ville ?
-Fais attention à ce que tu dis, crétin.
-Elle ne lui ressemble pas tant que cela, commenta Ayame. Mais elle est vraiment belle, elle a de beaux cheveux roses.
-Rose ? Tiqua Deidara éberlué. De vraies cheveux roses, comme ceux-ci ? Dit-il en me montrant le fond d'écran de son portable.
Je pris Deidara par le col de son tee-shirt.
-Dis moi ce que fait une photo de ma sœur sur ton portable ? Dis-je sombrement.
-Sasori-kun ! S'exclama Ayame.
-C'est vraiment ta sœur ?! S'exclama-t-il.
-Je vais pas me le répéter, qu'est-ce que fou une photo de ma sœur sur ton portable ?
-Calme toi senpai, c'est légal !
Sa phrase me mis plus en colère qu'avant, je resserrais mes poings sur son col.
-Je suis la chaîne youtube de ta sœur !
-Quoi ?
-Techniquement c'est la chaîne de son amie, Ino, mais je regarde toutes les vidéos ou Sakura apparaît, s'expliqua-t-il.
Je lâchais le col de son tee-shirt, de quoi parlait-il.
-De quelle chaîne youtube tu parles ? Et comment tu connais Ino ?
-Tu ne sais pas ? Fit-il étonné. Attends, je te montre.
Il me tendit son portable, j'avais l'impression de voir un mirage. Ma chère sœur apparaissait , déguisée, dans une vidéo vue plus quatre-vingt douze mille fois. Comment cela se fait-il que je ne sois pas au courant ? Il y avait même le pote débile de Sakura ! Noruto ou Naruko, je crois.
-C'est fou ça ! Ta sœur est mon idole ! S'exclama Deidara avec une sale tête. Je peux la rencontrer ?
-Même pas en rêve, répliquais-je. Reste loin de ma petite sœur.
-Heh ?!
J'avais une discussion à avoir avec ma tendre sœur. Je laissais Deidara et Ayame pour rentrer chez moi.
-Que la mission « Infraction dans la maison d'un professeur entraînant une sévère amende et une possible incarcération en prison », commence !
-Sérieusement, qui a laisser Naruto choisir le nom de ce truc ? T'empestais-je.
-T'en prends pas à moi, je sais même pas pourquoi je suis là-dedans, souffla Ino.
-Je ne savais pas qu'il était important de nommer une mission, dit Sai.
-N'écoute pas cet imbécile, s'il te plaît, dis-je.
-Nous ne devons pas causer de suspicions, le professeur pourrait comprendre que quelque chose se trame, confit Gaara.
-C'est vrai, donc Naruto calme toi et essaye d'agir normalement, fit Shikamaru.
Celui-ci hocha sérieusement de la tête, au moins il comprenait l'importance de cette mission. Pour moi mais aussi pour tante Anko, je voulais savoir ce que cachait Orochimaru-sensei. Nous n'avions plus qu'à attendre. Hinata, Neji et Shino étaient déjà partis de l'autre côté de la ville pour entrer dans la maison du professeur. Il avait cours toute la journée donc on était soulagés sur ce coup-là.
-Ou est Hinata-sama ?
Je me stoppais en entendant la voix de Toneri, bon sang, qu'est-ce qu'il veut encore ? Il nous laissait souvent tranquille quand Hinata était présente.
-Quelque part, loin de toi, répliquais-je.
Toneri plissa les yeux mais ne dit rien puisque Gaara le regardait avec des yeux vides. Il pouvait jeter des regards terrifiants parfois. Malgré son visage parfois fermé, Gaara était l'une des âmes les plus douces que je connaisse, pas comme Hinata qui ne voulait que du bien à tout le monde, mais du genre, reposant. Toneri s'en alla, non sans un dernier bras d'honneur de la part de Naruto, je le laissais faire cette fois-ci. Nous étions maintenant tous assis à nos places respectives.
-Maintenant, tout le monde agit normalement, fit Shikamaru.
« Je te remercie d'avoir eu le courage d'avouer tes sentiments pour moi. Comme tu le sais, je sors avec Itachi, ton frère et je n'ai pas l'intention de me séparer de lui. Je suis vraiment désolé si je blesse tes sentiments en disant cela Sasuke. Je suis sur que tu trouveras une fille qui mérite tes sentiments et j'espère que nous pourrons toujours être amis, toi et moi- Sakura »
Sasuke évitait son grand-frère, c'était un vérité. Depuis quelques jours, il ne sortais de sa chambre que pour se rendre au lycée ou bien manger avec sa famille. Comment pouvait-il faire face à Itachi sachant que celui-ci sortait avec la fille qu'il aimait ? Sa fierté en avait prit un gros coup, il avait été si sur de lui, lui faire sa déclaration en croyant fermement qu'elle lui rendrait ces sentiments. Mais la bombe qu'avait lancer Naruto l'avait plus qu'attrister. Il avait senti une démangeaison dans ses yeux, mais il n'avait pas pleurer ou plutôt il avait éviter de le faire. Cela aurait été une autre humiliation.
Maintenant, il évitait de croiser son frère, de peur de laisser transparaître ses émotions et aussi de voir le jugement dans le regard de son frère. Sasuke ne pensait pas que Sakura avait parler de sa déclaration à Itachi, sinon celui-ci lui en aurait déjà fait part. Sasuke se gratta la tête, comment ai-je pu agir aussi stupidement ? Pensait-il. Au moins, personne du groupe n'était au courant, il avait une honte en moins à porter sur le dos.
Mais il ne pouvait pas continuer à éviter continuellement son frère, ce dernier devait se douter de quelque chose. Grand-frère est bien trop intelligent pour ne pas le voir, se disait Sasuke. Mais il n'avait pas envie d'être celui qui avouait à son frère qu'il était amoureux de sa petite amie. Non, pour l'instant, Sasuke prévoyait de faire profil bas.
