Rebonjour ! Tout d'abord, laissez moi m'excuser pour le retard que j'ai encore accumulé. Un retard de dix... DIX MOIS ?! Je vous dois plus que des excuses !
Ce que je trouve le plus dur dans l'écriture est de ne pas avoir d'inspiration pour ce que j'écris, et devoir reporté au lendemain, ce que je peux faire la veille. Quand j'ai poster le dernier chapitre de l'histoire, à cet époque mon plus gros blocage était ma paresse. Cependant, à peine trois mois après la dernière mise à jour de l'histoire, j'ai réussie à trouver du travail. Et maintenant, c'est mon travail qui est mon plus gros blocage maintenant.
Je ne travaille pas à temps plein mais mes horaires sont assez serrées et quand je rentre enfin chez moi, j'ai le temps de faire mes tâches ménagères, lire un peu, aider ma mère et dormir comme une souche parce que je suis fatiguée de mon travail et que je dois aussi me lever tôt. J'ai maintenant des horaires plus flexibles mais j'ai encore moins de temps pour moi et donc encore moins de temps pour mes histoires.
Ce chapitre devrait être plus long sauf que l'attente à duré bien trop longtemps et je sais que vous attendez avec impatience la suite. Néanmoins, je me suis imposé la règle simple d'écrire quinze minutes par jour, pas forcément cette histoire mais les autres que je poste en ligne ou d'autres histoires privées. Donc encore une fois, je tiens à m'excuser de cette longue absence et espère que vous me pardonnerez.
Ce chapitre a été corrigé par moi, donc vous savez à quoi vous en tenir. Désolé en avance des fautes de conjugaison.
Une dernière chose, j'aimerais remercier du fond du cœur toutes les personnes ayant souhaités un bon rétablissement à ma mère. Merci du fond du cœur à Saitera et Akiuma Uchiha pour vos messages.
Sur ce, bonne lecture !
Disclaimer : L'univers de Naruto ne m'appartient pas.
Quelques minutes auparavant...
-Vous, les jeunes êtes des imbéciles, fit la voix de Tobirama Senju.
Tout en aidant les deux enfants Namikaze et Akimichi à sortir de la maison, il les réprimandait. L'adulte était furieux quand à la décision du groupe d'amis de foncer volontairement, tête baissée, dans le danger. A cet âge-là il était compréhensif de faire des erreurs, mais la situation dans laquelle ils s'étaient engouffrés dépassait tout entendement. Il pouvait comprendre de la part des deux garçons qui l'accompagnait, mais pas du reste du groupe. Presque tous étaient héritiers de clans et pas un seul n'avait pensé à demander de l'aide à un adulte. On pouvait croire qu'en vu de leur statut ils auraient plus d'intelligence et de jugeote mais d'après ce qu'il voyait, les parents de ces gamins ne les avaient pas si bien éduqués.
Heureusement pour eux, Tobirama n'était pas loin derrière eux et avait réussi à les rattrapés avant que l'écart ne soit trop grand. Cependant, un sentiment lancinant de peur et d'impatience s'accrochait à son cœur. Il avait trouvé les gamins Hyuuga, Namikaze et Akimichi mais n'avait pas encore vu un seul cheveux de Sakura. Il a dut évacuer en tout premier les adolescents blessés ou incapables de remonter seul pour pouvoir les mettre en sécurité. Le garçon Hyuuga était prioritaire à cause de sa blessure profonde. Il était en ce moment entouré de policiers qui venaient tout juste d'arriver sur les lieux et essayaient de comprendre comment procéder. Maintenant qu'il avait sécurisé le blond Namikaze et son ami, il était plus que prêt à retourner en arrière pour chercher Sakura.
-Sasuke ?! Shikamaru ! S'écria le gamin Uzumaki en se précipitant vers les deux jeunes sortant tout juste de la maison.
Tobirama fronça les sourcils. Tout ce groupe d'amis avaient par eux-même, préparer le sauvetage de ce gamin Uchiha, même absent de Konoha, cette famille arrivait quand même à créer des problèmes dans la ville, se dit Tobirama. L'état du gamin Uchiha n'était pas mieux que celui de l'enfant Hyuuga, et il n'avait pas non plus l'air d'être lucide, il a du soit recevoir un coup à la tête ou bien avoir reçu une bonne dose de drogue, pensa Tobirama. Cependant, l'état du gosse ne l'intéressait pas, c'était après tout sa faute si tout ce groupe s'était ruée à son sauvetage. Tobirama n'avait qu'une envie, celle de reprendre sa recherche de Sakura. Plus les minutes s'écoulaient plus le stress s'accumulait en lui.
-Ou sont Ino et Karin ? Demanda essoufflé le garçon Nara après avoir laisser l'enfant Uzumaki prendre sa charge. Elle devraient être là.
-Personne ne les a vu ! Paniqua l'enfant Akimichi. Et Sakura ?
Les oreilles de Tobirama tiquèrent. Oui, ou était Sakura Haruno ?
-Bordel, elle a voulu jouer l'héroïne et rester derrière, jura l'enfant Nara. Elle a intérêt de sortir dans les cinq prochaines minutes, finit-il.
Tobirama savait qu'il n'attendrait pas les cinq prochaines minutes pour aller au secours de Sakura. Au diable la police et leur paramètre de sécurité, jura Tobirama, j'irai la sauver moi-même. Cependant, Tobirama ne fit même pas un mètre avant que l'un des policiers ne l'intercepta.
-Senju-sama ! Vous ne pouvez pas entrer là-dedans ! Cria ce dernier en le bloquant.
-Hors de mon chemin, menaça Tobirama.
-Je suis désolé, Senju-sama. Mais c'est notre boulot de sécurisé les lieux et de venir en aide aux civiles, déglutit le jeune policier en s'armant d'un courage qu'il ne connaissait pas.
Il était face à Tobirama Senju, l'un des piliers de la ville de Konoha. Bien sur qu'il le respectait et l'admirait autant que tout autre citoyen de la ville. Il n'était pas autant vénéré que son frère aîné Hashirama, mais sa droiture et son sens de la justice le rendait apprécié par énormément de personnes, spécialement la vieille génération qui appréciait et s'accrochait aux anciennes traditions. De son côté, Hashirama Senju était apprécié par toutes générations confondues, jeunes ou vieilles. On pouvait dire qu'il était universellement aimé par tous. Le contraste entre les deux frères Senju était surprenant, les deux étaient opposés au spectrum. L'un souriant et facile à aimer, tandis que l'autre était dur et difficile à approcher. Et ce jeune policier le constatait très bien face, à la toute première fois de sa vie, à Tobirama Senju. Tenant tête à l'une de ses idoles, le policier tentait de ne pas perdre ses moyens mais c'était très difficile pour lui devant l'aura froide et suffocante de l'homme aux cheveux blancs.
Pour le jeune policier c'était une rencontre mémorable physiquement et moralement. Tandis que pour Tobirama, cette rencontre venait simplement rajouter de la colère et de l'irritation à sa situation. Ses pieds vibraient, il ne savait pas si cela provenait de lui-même ou bien de quelque chose de plus sombre. Néanmoins, cela ne présageait rien de bon. S'il ne recule pas dans les cinq prochaines secondes, je l'assomme se dit Tobirama. Cependant, avant de pouvoir mener sa menace à exécution, des bruits de courses frénétiques se firent entendre. Expulser par une énergie inconnue, un groupe sortie de la maudite maison, mener par un homme portant une personne. Suivit de la fille Yamanaka pour finir par Sakura.
-Tous aux abris ! Cria la fille blonde.
Tobirama n'eut pas le temps de ressentir pleinement le soulagement de voir Sakura sortir saine et sauve de cette maison, avant qu'un bruit assourdissant ne vibre dans ses oreilles et qu'un vent fulgurant ne le fasse pratiquement voler du sol.
Je pouvais sentir l'adrénaline pomper dans mon sang et une douleur dans mes poumons. Courir dans une des tunnels souterrains froids, avec une tonne de blessures sur le dos, ne faisait rien de bien sur mon corps. En face de moi se trouvait Ino, précédé de Karin et Tenzo. Et derrière moi, il n'y avait rien à par la menace d'une possible bombe éminente. Je ne savais pas si la menace de la bombe était réelle mais je préférais ne courir aucun risque à par au sens propre. Et je continuais à croire que tout le monde était sortie sain et sauf, je ne laissais aucune pensée noire entrée dans mon esprit. Inner m'aidait énormément avec ça.
Je me stoppais dans ma course quand Ino s'arrêta brusquement. Ma respiration me donnait presque des coups de poignards dans le cœur. Courir avec autant d'adrénaline dans le sang dans un endroit avec peu d'air frais était douloureux. Pourquoi s'était-on arrêter ?
-Que ce passe-t-il ? Demanda Ino essoufflée
-J'ai un doute sur le chemin, répondit Tenzo à peine essoufflé en regardant les deux chemins se présentant devant lui.
Je n'avais aucune idée ou nous étions, Ino et Karin non plus. Nous devions mettre nos espoirs sur Tenzo. Même moi je n'arrivais pas à faire la différence entre les deux chemins séparés. Cependant, plusieurs choses se passèrent en une poignée de secondes. La première était le violent frisson glaciale qui remontait dans mon échine, Ino le ressentait aussi puisqu'elle m'envoya un regard confus et terrifié en même temps. La seconde chose fut l'apparition soudaine de Mira.
-Vous devez courir vite ! L'homme serpent a fait quelque chose et maintenant tout va exploser ! Cria-t-elle tout en pleurant hystérique de son seul œil encore intact.
Son apparition me surprenait encore une fois, de même pour Ino qui couina sur le coup. Karin avait l'air trop faible à cause de la perte de sang et ne fit qu'un seul mouvement balant de la tête. Néanmoins, la réaction la plus étrange était celle de Tenzo. Il regarda Mira avec des yeux choqué et hanté. Cela donnait l'impression qu'il connaissait la petite fille qui était apparu devant ses yeux.
-Toi... commença-t-il.
-Vite ! Partez ! Cria en essayant désespérément de prendre mon bras en vain, une seule sensation de glace recouvra l'endroit qu'elle avait tentée de toucher.
Pauvre fille...
La troisième chose était un bruit familier suivi de ce cri lointain qui venait de derrière nous. Un rugissement rempli de haine et de véhémence. Un aboiement qui m'était destiné.
-Salope rose !
En me retournant je vis Zaku courir avec instabilité, plusieurs mètres derrière nous avec un pistolet en main. Celui que j'avais laisser tomber avant de courir, ce pistolet qui était braqué sur moi en ce moment-même. Son visage était couvert de sang rouge et épais, mais le plus effrayant était ses yeux fous. Il ressemblait à un fantôme tout droit sortie des enfers et il se rapprochait de plus en plus de nous.
-Merde ! Jura Tenzo. Continuez à courir et ne vous arrêtez pas ! Dit-il avant de décoller.
Et la quatrième chose était cette vibration qui grondait de plus en plus sous nos pieds, comme un tremblement de terre qui grandissait de seconde en seconde. Avec un danger derrière nous et un autre en dessous, mon cerveau était en court circuit et tout ce qui me passait par la tête en ce moment précis était j'allais mourir. Il n'y avait aucune chance que je m'en sorte vivante.
N'abandonne pas Sakura !
Je poussais plusieurs fois Ino quand son dos se rapprochait trop de moi, je savais qu'elle n'avait pas autant de force et d'endurance que moi alors je l'obligeais à continuer à aller de l'avant. Je me couvrais la tête en entendant encore une fois le pistolet, et une autre douleur chaude traversa mon épaule gauche. Je ne savais pas si c'était l'adrénaline ou la peur, même j'arrivais tout de même à continuer ma course effrénée. La chaîne encore entourée autour de ma taille, tintait à cause des mouvement de course. Les encouragements d'Inner tapaient continuellement dans mon crâne et c'était à peu près tout ce que j'entendais. Continue, Sakura. Une lueur d'espoir se présenta à mes yeux en voyant l'escalier qui nous permettrait de remonter à la surface.
-Tu ne t'échapperas pas, salope ! Cria Zaku.
Je grinçais des dents en entendant sa voix se rapprocher de plus en plus. En tournant rapidement la tête, je vis quelque chose qui me glaça le sang. A une cinquantaine de mètres, derrière Zaku, se profilait une immense vague de feu. Cet endroit était vraiment voué à aller en enfer. Ce monstre de l'éducation allait vraiment détruire cet endroit et nous ensevelir avec, sans aucun remords.
-Vite ! Criais-je frénétiquement tout en montant les escaliers par deux.
Avec des mouvements vifs, nous remontions du sous sol. Je commençais aussi à voir flou devant moi. J'étais trop concentrée sur ce qui l'y avait derrière moi pour voir ce qu'il y avait en face de nous, mais j'étais sur d'avoir vu des lumières colorées.
-Tous aux abris ! Fit la voix d'Ino quand nous sortions enfin de la maison.
Cependant avant que je puisse comprendre la situation de dehors et d'enfin pouvoir respirer de l'air frais. Un puissant rafale de vent brûlant détona derrière nous, un bruit fort explosa mes tympans et je me retrouvais propulser dans les airs. Je m'étais toujours demander si ce que l'on voyait dans les films étaient réelles. Maintenant, je savais que certaines choses pouvaient être fausses. J'avais peut-être décollée du sol, mais seulement pour voler sur moins de trois mètres et retomber durement sur le sol. Mon corps était si douloureux et mes oreilles sifflaient si intensément. Avais-je perdue l'ouïe ?! Non, tu le sais très bien Sakura, dans ce genre de situation, une explosion pareille à une longue distance, ne pourrait pas percer mes tympans. Les endommagés était une certitude.
Et les autres ? Allaient-ils bien ? Face contre terre sur la pelouse morte, je bousculais mon corps meurtri pour pouvoir me retourner. La première chose que je voyais était la couleur orange, comme les flammes qui brûlaient intensément la maison. L'ancienne bâtisse branlante était maintenant en feu et à moitié effondrée. Complètement détruite par la cupidité d'un homme. J'étais trop ébranlé physiquement et mentalement pour procéder normalement.
Soudainement, quelque chose bougea en face de moi, une silhouette rouge qui s'était mélangé aux flammes brillantes. Une silhouette humaine qui bougeait jusqu'à moi. Une personne brûlé par les flammes. Qui criait ? Ah c'est moi. Mon corps refusait de bouger et tout ce que je pouvais faire était de rester allongée sur le sol, tout en criant d'horreur alors que la silhouette ravagé par les flammes, de Zaku s'approchait de plus en plus de moi. Des larmes brûlantes coulaient de mes yeux alors que l'horreur de la situation me percutait de plein fouet. Cependant, la vision d'horreur partit aussi vite qu'elle fut venue, quand le noir presque complet bloqua ma vue. Presque immédiatement, ma voix se tut. Vint ensuite une voix familière à mes oreilles.
-Tout va bien, tu es en sécurité maintenant.
Je n'aurai jamais imaginer qu'une simple voix puisse me faire sentir instantanément en sécurité. Avec une main posée devant mes yeux et une autre qui s'accrochait presque désespérément à mon corps, Itachi était là et mon cerveau était bien trop surchargé ou bien vide pour arriver à penser correctement. L'odeur de son eau de Cologne se mélangeait à celle du feu qui brûlait encore à quelques mètres de nous.
-N'aie plus peur Sakura, je suis là, répéta-t-il.
Je pouvais le sentir me soulever du sol et me porter comme une princesse, dans ses bras. Je ne voyais toujours rien alors qu'il gardait mon visage presser contre son torse. Maintenant que mes oreilles ne sifflaient plus, je pouvais entendre les cris, les pleures et le mouvement autour de moi. Cependant, ma simple pensée était comment allaient mes amis ? Ino, Karin et moi étions sorties miraculeusement en vie de cette maison avant qu'elle n'explose derrière nous. Mais je ne savais rien des autres. Shika et Sasuke étaient-ils sortis à temps ? Et les autres ? Avaient-ils pu sortir aussi ? Et cet homme, Tenzo ? J'étais terrifiée de lever les yeux et de voir mes amis manquants.
-Sakura ! Sakura ?! Oh mon dieu ! Débile de sœur ! Dis moi que tu vas bien ?! Fit la voix de Sasori.
Un hoquet sortie de ma poitrine en entendant la voix frénétique de mon frère s'approcher de moi. Je pouvais sentir ses mains sur moi pour essayer de voir si j'étais encore consciente et comment j'étais blessée. Je relevais enfin ma tête et aperçut le visage inquiet de Sasori. Ses mains encadraient mon visage et ses yeux regardaient droit dans les miens.
-Dis moi que tu vas bien, Sakura ! Dit Sasori.
-Elle est sous le choc, répondit Itachi.
-Ce n'est pas à toi que je parle, Uchiha, mordit Sasori.
J'avais une boule à la gorge, je ne savais pas si je pouvais parler sans pleurer. En fait, je savais que j'allais pleurer, ce n'était qu'une question de temps, mais en face d'autant de personnes était assez humiliant. Néanmoins, voir le visage de mon frère, juste après ce que je venais de vivre était un bon sentiment. J'avais l'impression de me débarrasser enfin du cauchemar que je venais de vivre. Néanmoins, l'image brûlante de Zaku restait accroché à ma rétine et je me demandais si un jour, je pourrais l'effacer.
-Sakura, petite sœur, réponds moi s'il te plaît sinon les parents vont faire une syncope, supplia Sasori.
-Sasori, calme toi, dit Itachi.
-Ne me dis pas de me calmé alors que Sakura a failli y passer cinq minutes auparavant !
-S-Sasori, arrivais-je à sortir en voyant Sasori prêt à éclater.
Son visage était rouge et son front gonflé et veineux. Je ne l'avais jamais vu ainsi, aussi furieux.
-Oh stupide petite sœur, ne me fais plus peur comme ça.
-Sakura, peux-tu me regarder ? Fit la voix d'Itachi au dessus de ma tête.
En relevant la tête, je rencontrais le regard inquiet d'Itachi. Il y avait tant d'inquiétude et d'urgence dans son regard. Mes émotions étaient sans dessus dessous et je ne savais plus quoi penser. Mais ce que je savais, c'était qu'Itachi était là et qu'il s'était précipité à mon secours. Je me faisais peut-être des fausses idées et il était ici seulement pour Sasuke. Mais il était en face de moi en ce moment et Sasuke non. Comment allait-il ? Et Shikamaru ? J'avais si peur de regarder autour de moi. Itachi avait l'air de comprendre mon regard puisque ses prochaines paroles furent.
-Rassure toi, Sakura. Tes amis vont bien, de même que Sasuke.
J'avais l'impression qu'une énorme charge venait de tomber de mes épaules. Toute l'adrénaline, la peur et la fatigue que j'avais encaissée s'évaporait enfin de moi. Sans m'inquiéter plus pour mes amis, je laissais mon corps se détendre finalement dans les bras d'Itachi.
-Hey ! Hey ! Sakura !? C'est pas le moment de dormir ! Fit Sasori tout criant presque à plein poumons au visage endormi de Sakura.
-Sasori, elle s'est évanouie. Elle a vécu énormément de choses cette nuit, et elle a perdu beaucoup de sang. Elle a besoin de soins appropriés d'urgence, expliqua Itachi tout en essayant de rester calme.
-Qu'est-ce qu'on attend alors ?! Il faut vite aller à l'hôpital !
Itachi regarda le frère de Sakura se précipité sur le premier ambulancier qu'il voyait. S'il ne gardait pas son calme, Itachi savait que lui-même serait en train de charger dans sa voiture pour conduire jusqu'à l'hôpital le plus proche. Sous haute pression, il pouvait gérer toute situation. Cependant, c'était personnel. Des gens qu'il aimait étaient dans un état horrible et ils avaient besoin de soins immédiat. Maintenant qu'Itachi avait Sakura dans ses bras, il pouvait pleinement s'inquiéter de Sasuke. Il pouvait voir son petit frère être chargé dans une ambulance, avec une autre personne.
Pour Itachi, cela était presque surréaliste. Il n'aurait jamais imaginé la nuit ou il présenterait sa petite amie à sa mère, se passer ainsi. Sur une scène de crime, avec sa petite amie, son petit frère et leur groupe d'amis, injuriés. Cela aurait pu être évité dés le début. Mais maintenant que le mal était fait, il fallait désormais en récolter les morceaux. Itachi devait d'abord s'occuper des blessés et ensuite, il s'occuperait personnellement du monstre qui avait créer cette tragédie.
Alors que le périmètre avait presque terminé d'être bouclé, que les blessés furent envoyés à l'hôpital et que les pompiers sortaient tout juste leur tuyau pour éteindre le feu rugissant. Un cortège de voitures arrivait en face de la scène chaotique. Une ligne propre et droite de voitures noires brillantes. A peine la première se stoppa, la porte du siège passager s'ouvrit vivement, un homme de corpulence moyenne et aux cheveux sombres se précipita aux portes du siège arrière et l'ouvrit dans un geste rapide et propre. Comme s'il faisait ceci quotidiennement.
Il garda la portière ouverte alors qu'un homme de grande taille et aux longs cheveux noirs sorti de la voiture. Madara Uchiha regardait la maison ravagée par les flammes à plusieurs mètres de lui. L'endroit ou plusieurs progénitures Uchiha avaient été enlevés, l'endroit ou leurs jeunes vies leur avaient été retirées. Alors c'est toi derrière ce drame, Orochimaru, pensa sombrement Madara. Le patriarche Uchiha était un homme froid et distant mais il avait à cœur l'intérêt du clan et il n'était pas insensible à la tragédie qui s'était abattu il y a des années de cela sur sa famille. Il n'avait jamais oublié la douleur et le choc qui s'était projeté sur le clan et maintenant il était ici pour récolter une dette de vie.
J'ai toujours eu des soupçons sur toi Orochimaru, te cacher derrière Danzo avait été rusé de ta part, mais même lui ne peut plus te couvrir désormais, pensa vicieusement Madara. Maintenant qu'il croupit dans une cellule de prison à haute sécurité depuis dix mois. Ou que tu sois et ou que tu te caches, je te retrouverais Orochimaru, compte tes dernières heures, songea Madara. Le patriarche ignora un homme qui tentait de l'éloigner de la maison, laissant les autres autour de lui s'en occuper.
-Uchiha, fit la voix – désagréable aux oreilles de Madara – de Tobirama Senju.
-Senju, fit à son tour Madara.
Les deux mastodontes se faisaient face. L'un était la tête de clan de la famille Uchiha, que beaucoup craignaient. L'autre était le frère de probablement, l'homme le plus apprécié et le plus respecté du pays, après le chef d'état, officieusement. Les deux hommes venaient de deux clans complètement différents mais équitablement respectés et vénérés. Cependant, aucun des deux hommes n'arboraient de bons sentiments entre eux. Pour Madara, c'était pratiquement une torture de faire face à l'homme qui a tué son petit frère. Et pour Tobirama, c'était une horreur de faire face à l'homme dont la famille avait laisser des corps derrière eux.
Si les deux hommes ne s'était pas encore entre-tués étaient simplement du aux faits, que l'un d'eux était un fervent défenseur de la justice et que l'autre tenait une promesse faites par un homme mort.
Pour comprendre leur haine mutuelle, il fallait remonter plusieurs années en arrière. Bien avant la mort d'Izuna Uchiha - le seul frère restant de Madara - la famille Uchiha avait l'habitude de faire des affaires comme beaucoup le dirait, illégal. C'était pratiquement une chose normal dans la famille. Cela pouvait aller dans du blanchissement d'argent jusqu'à la vente d'armes. Néanmoins il y avait des choses qui étaient très mal considérés dans le clan, tel que la production de drogue ou la traite humaine.
Pour être plus clair, cette pratique de plonger dans l'illégal s'était commencée et s'était terminé avec les deux précédents patriarche Uchiha. Masanobu Uchiha, le grand-père de Madara. Et Tajima Uchiha, le père de ce dernier. C'était une connaissance connue dans la famille, que Masanobu Uchiha avait sûrement été le pire patriarche du clan. Malheureusement pour le clan, son frère aîné, bien plus brillant que lui, était décédé, suite à une longue et douloureuse bataille contre la maladie cardiaque qui était venue au monde avec lui. Laissant derrière lui deux enfants, dont l'un d'eux devenant par la suite la grand-mère paternel d'Itachi et Sasuke Uchiha.
Masanobu n'avait jamais vraiment été encadré pour devenir patriarche, pas aussi intelligent que son frère et ne possédant pas la même jugeote. Néanmoins il avait réussi à gardé le clan stable. Cependant, l'un de ses pires défauts avaient été son avarice et son envie de gagner plus d'argent. Alors il avait contacter des gens par-ci par-là, et le clan Uchiha qui prônait la droiture et la justice est tombé bien bas aux yeux de leur clan ami, les Senju. Les Uchiha venaient d'une longue lignée de samouraï, donc devenir ainsi avait été un grand choc pour certains, notamment les anciens dont les plaintes continues ont été ignorés jusqu'au bout par Masanobu.
Quand à Tajima Uchiha, malheureusement avec Masanobu comme père, la pomme n'était pas tombée bien loin et lui aussi. Quand il fut temps de reprendre la direction du clan, il continua le travail de son père à entretenir les relations dans le marché noir. Heureusement pour le clan, dés son ascension à la tête de clan, Madara abolit toutes relations et contacts qui reliaient la famille Uchiha à tout ce qui était illégal. Cela avait prit plusieurs années mais il avait réussi à arriver à un stade ou le clan Uchiha était respecté et adulé pour leurs anciennes droitures et leur justice inébranlables, comme au temps des samouraï. Mais cette histoire était pour une autre fois.
Même au temps de Masanobu, les Uchiha et les Senju n'avaient pas encore cette haine profonde qui les reliaient. Tout à commencer lors d'un échange illégal entre les représentants de la famille Uchiha et l'un de leur partenaire. Personne ne savait comment l'information avait fuitée mais des agents spécialisés avaient fait irruption dans l'échange et des coups de feu avaient été tirés. Plusieurs personnes avaient été touchés mais une seule en est morte, un jeune homme provenant du clan Senju. A partir de là, la relation entre les deux clans s'étaient gravement aggravés. Et aussi fière qu'il était, Tajima avait refusé de faire amende honorable auprès du clan Senju. L'absence du patriarche Uchiha aux funérailles du jeune homme tombé avait été remarquée par le clan Senju et leur colère ne fut que plus grande.
Si seulement cette haine avait pu rester unilatéral, l'amitié entre les héritiers des deux clans, Hashirama Senju et Madara Uchiha aurait encore perduré et plusieurs drames aurait été évité. Mais une durant une nuit éclairée par la lune, une chose horrible arriva. Alors que les deux amis se rencontraient comme une autre fois, aucun des deux n'avaient remarqués qu'ils étaient suivis par leur frère réceptif. Izuna Uchiha était confus concernant les absences répétés de son frère aîné, il semblait souvent partir quelque part sans jamais dire ou et revenait toujours de bonne humeur. Tobirama Senju était inquiet quand aux agissements récents de son frère naïf, il quittait souvent la maison et s'aventurait là ou personne ne pouvait le trouver et il refusait de dire à son seul frère encore vivant ou il était.
Alors, par le plus grand des hasard, les deux hommes suivirent discrètement leur frère. Quand la vérité fut découverte, une rage incontrôlable prit Tobirama Senju. Pour lui, la haine qu'il ressentait envers les Uchiha étaient viscérales, son père l'avait toujours mis en garde contre eux et leur reprochait la mort de ses autres fils morts trop jeunes. Voir son frère fraternisé avec l'ennemi avait été la dernière goutte d'eau pour lui. Et toujours armé d'une arme que son père lui avait offert, sur les protestations de son frère, il chargea les deux Uchiha. Heureusement pour Madara, il s'écarta assez vite du chemin mortel de Tobirama, mais pas Izuna. Il prit le coup de plein fouet, terminant tragiquement sa vie.
Malgré la fin des affaires illégales des Uchiha par la main de Madara après son ascension en tant que patriarche, son amitié avec Hashirama s'était fini en cette nuit funeste ou du sang innocent avant été versé. Même si des années étaient passées, la haine des deux hommes ne s'étaient jamais éteintes, mais seulement émoussée avec le temps. Les seules fois ou les Uchiha et les Senju étaient rassemblés était à ce genre d'événement comme les galas ou ils étaient invités mais même ainsi ils ne se mélangeaient pas. Quelle triste sort pour ses deux familles qui étaient si proche dans le passé.
Tobirama défia Madara du regard, cela faisait plus d'une décennie que Madara Uchiha avait mit les pieds à Konoha. Bien sur, il ne savait pas que chaque année ce dernier visitait en toute discrétion sa ville natale. La tombe de son frère se trouvait encore ici. Les anciens Uchiha avaient aidés à la construction de la ville, c'était leur terre natale et c'était un honneur pour eux d'être enterrés dans leur terre de naissance. Madara jeta un regard froid à Tobirama, il n'était pas venu ici pour avoir à faire avec lui. Il avait des choses bien plus importantes à faire, comme trouver le monstre responsable d'une horreur tragique. La douleur de perdre son frère s'était peut-être émoussé, mais la haine qu'il ressentait envers Tobirama Senju ne s'en irait jamais.
-Appel à tous les agents en mobilité, le suspect a été appréhendé. Je répète, le suspect de l'incendie a été appréhendé !
La voix venait du talkie-walkie que portait l'homme qui avait tenté d'arrêter la tête de clan. Faire face à Tobirama Senju et maintenant à Madara Uchiha. Même vieux et ridé, il savait qu'il se souviendrait toute sa vie de cette nuit. Madara jeta à peine à un regard au jeune policier qui faisait office de petite barrière entre lui et Tobirama Senju. Sa chasse à l'homme s'était terminé plus tôt que prévu. Prépare toi Orochimaru, cette fois-ci, je ne te laisserais pas filer entre les doigts. Et tu verras enfin ce que tu cherches désespérément, pensa Madara en s'en allant.
Pour cette fois, Tobirama le laissa partir sans rien dire. Il n'avait plus vingt ans, s'énerver contre un homme dans ce genre de situation n'avait rien d'honorable. Il avait déjà fait de son mieux dans cet endroit complètement détruit, il devait maintenant se diriger vers l'hôpital principal de la ville. Quelqu'un d'important l'attendait.
-Comment ça vous voulez que je calme ?! Mes enfants se trouvent en ce moment dans votre hôpital ! Je ne sais pas comment ils vont et vous m'empêchez de les voir ! Cria Mebuki Haruno.
-Chéri, ne t'énerve pas ainsi, tenta de calmer son mari, Kizashi.
-Madame, je comprends très bien cependant la situation est complexe et nous devons respecter le protocole.
-Je connais très bien le protocole, j'ai accoucher de deux têtes vides dans votre hôpital ! Bougez ! Je vais chercher moi-même mes enfants ! S'emporta-t-elle en bousculant l'infirmier qui bloquait son passage.
-Mebuki, attend ! Fit Kizashi en essayant de la rattraper. Mille excuses, dit-il à l'infirmier au passage.
Ils n'étaient pas les seuls parents à prendre d'assaut l'hôpital. Le groupe d'adolescents étaient entrés il y a peu de temps dans le bâtiment et déjà la première vague de parents s'y étaient précipités. Les premiers parents à avoir fait apparition furent les Haruno, suivis de très près de la mère de Shikamaru qui avait raté le gala pour s'occuper de parents malades . Au moment ou ils arrivèrent à trouver leurs enfants, les parents qui avaient assistés au gala étaient enfin arrivés à l'hôpital. Pour tous, la soirée qui s'annonçait agréable s'était terminé en drame qu'ils n'oublieraient jamais.
