je ne remercierai jamais assez animal crossing pour avoir fait rentrer dans ma petite tête depuis toutes ces années que le solstice d'été est le jour le plus long de l'année, et celui d'hiver le plus court.
(et aussi pour m'avoir appris un nombre incalculable de poissons, insectes et animaux marins grâce à leurs jeux de mots presque drôles lol)
(comme quoi, on peut apprendre plein de trucs en vivant dans une petite ville avec des animaux)
blagues à part, après le angst d'hier je vous offre quelque chose de beaucoup plus léger et joyeux :) les thèmes sont vachement tirés par les cheveux dans celui-ci, mais je crois que j'aime bien le résultat.
comme toujours merci à ceux qui lisent et je vous souhaite une bonne lecture pour ce qui aurait dû être le dernier jour de la week :)
(malheureusement, le fandom hq prouve une nouvelle fois sa folie avec ses weeks de dix jours)
(et je prouve la mienne en FAISANT les dix jours)
SOLSTICE :: ARGUMENT :: DIFFERENT SPORT/PRO AU
« Qu'est-ce qui se passe ici ? »
La question de Sarukui resta quelques secondes suspendue en l'air personne ne daigna, dans un premier temps, se tourner dans sa direction pour lui souffler une réponse tous étaient trop occupés à fixer le spectacle qui s'étendait sous leurs yeux et qui avait suscité sa question. Puis, Konoha daigna lui offrir un semblant de réponse :
« On est le 21 juin. »
Son coéquipier l'observa quelques secondes, un air désabusé sur le visage. Il ne pouvait pas dire que cela l'avançait réellement ― il savait très bien quel jour on était. Cette réponse ne lui expliquait pas pourquoi Bokuto et Akaashi étaient présentement en train de disputer ce qui ressemblait à un match de basket. Ce fut Washio qui l'éclaira finalement sur ce point en voyant sa confusion visible :
« On est le jour du solstice d'été. Bokuto a décidé qu'il allait saisir sa chance de faire changer Akaashi d'avis. »
Oh. Oh. Sarukui comprenait mieux, finalement. Il se souvenait très bien, comme tous leurs coéquipiers, de cette fameuse chance. Bokuto les bassinait avec depuis trois bons mois, répétant jour après jour qu'il attendait le bon moment pour mettre son plan à l'œuvre. Depuis qu'Akaashi avait eu le malheur de lui dire qu'il ne continuerait probablement pas le volleyball après le lycée, leur capitaine s'était révélé incroyablement buté.
(Non pas qu'il ne l'était pas en temps normal, mais cela se ressentait d'autant plus depuis ce qu'il avait vécu comme une trahison de la part de son petit-ami. Lui, son passeur favori, son partenaire et son coéquipier, allait cesser de jouer après le lycée ? C'était visiblement hors de question pour leur capitaine à la coupe de chouette, qui avait juré de le faire changer d'avis.)
Pour apaiser sa colère, Akaashi avait eu la brillante ― ou très mauvaise, cela dépendait sans doute du point de vue ― idée de lui proposer de lui accorder une journée pour le convaincre de poursuivre le volley-ball. Du lever jusqu'au coucher du soleil, Bokuto serait libre de tout tenter pour le convaincre, et Akaashi n'aurait pas le droit de fuir la confrontation.
« Il a choisi le solstice d'été exprès ? réalisa Sarukui soudainement.
― Ouaip. Le jour le plus long de l'année. » opina Konoha. L'équipe de Fukurôdani était presque étonnée que leur capitaine ait pu être aussi rusé. En choisissant ce jour si particulier, où le soleil se levait très tôt et se couchait très tard, il s'assurait le maximum de temps possible pour faire changer son petit ami d'avis.
« Et, pourquoi ils font du basket alors ? » Ce point échappait toujours à l'attaquant, parce que, franchement, il avait du mal à comprendre le rapport entre une tentative de convaincre Akaashi de continuer le volley-ball et un match de basket ― à deux en plus, ce qui limitait complètement l'intérêt de son point de vue.
« Ça…, soupira Konoha. On se pose la même question depuis qu'on est arrivés. Surtout qu'ils monopolisent le terrain. Le coach a dit de laisser Bokuto faire, il pense qu'on ne le fera sûrement pas changer d'avis vu qu'il en parle depuis des semaines.
― Même le coach lui cède, j'y crois pas, marmonna Sarukui.
― En vrai, c'est amusant, reprit Washio. Bokuto est complètement nul. »
Sarukui suivit son regard, mais ne partagea pas complètement son avis après avoir observé quelques instants Bokuto. Il n'était certes pas aussi adroit que sur un terrain de volley-ball, en hauteur, mais il semblait se débrouiller de façon honorable. Il se souvint néanmoins que son coéquipier avait des amis dans le club de basket-ball, et en déduisit que ce devait être pour cela qu'il était aussi catégorique. Le jeune attaquant jeta un petit coup d'œil au score provisoire ― visiblement, Bokuto et Akaashi s'affrontaient dans un simple duel consistant à tirer et à réussir ses paniers. Et Akaashi menait de trois points.
Sarukui et le reste de l'équipe les observèrent s'affronter pendant encore une bonne quinzaine de minutes, puis Bokuto finit par repasser devant son partenaire et par le dépasser suffisamment pour que celui-ci jette l'éponge ― sans doute par faiblesse pour son petit ami et par lassitude devant cette confrontation qui s'éternisait.
« On change de sport ! » s'exclama alors le capitaine à leur grande surprise. Celle-ci s'agrandit encore plus lorsqu'Akaashi répliqua :
« Kôtarô. Tu m'as déjà réveillé à quatre heures du matin pour me forcer à faire une course dans le parc, puis un tennis et maintenant un basket. C'est l'heure de l'entraînement, est-ce qu'on pourrait au moins… » Son petit ami ne l'écoutait déjà plus ― il était parti ranger le ballon qu'il avait utilisé pour jouer, et se préparait déjà à partir, tout en criant :
« Maintenant on passe au cyclisme ! »
Les joueurs de Fukurôdani se fendirent d'un éclat de rire, tandis qu'Akaashi semblait désespéré. Visiblement, Bokuto semblait réellement vouloir mettre à profit tout le temps qu'il possédait. Y compris si cela signifiait de sécher les cours, et l'entraînement, malgré les derniers championnats qui approchaient.
« Allez Akaashi ! se moqua Konoha. Va le battre au vélo, ça le calmera peut-être.
― Il est déjà à trois victoires, je ne le vois même pas faiblir un minimum. Je ne vois pas comment je suis censé gagner contre lui quand il est aussi déterminé, soupira son interlocuteur, ce qui les fit tous pouffer.
― J'essaye encore de comprendre le rapport entre tous ces sports et ce qu'il essaye de faire, commenta Washio.
― Il veut me montrer que je suis nul à tous les autres sports et que le volley est le seul qui me convient. » L'équipe des chouettes ricana de nouveau.
« Je ne sais pas si c'est une idée de génie, ou la chose la plus stupide que j'ai jamais entendue. » commenta Sarukui. C'était si typiquement Bokuto au fond… Stupidement génial. Génialement stupide.
« La vraie question c'est : est-ce que ça marche ? » releva Konaha. Leur vice-capitaine leur adressa un dernier soupir désabusé.
« Je ne gagnerais pas non plus contre lui au volley, alors… »
Cela voulait tout dire ― mais une chose était sûre, Bokuto était chargé à bloc et rien ne pouvait l'arrêter présentement. Quelque chose soufflait à l'équipe de Fukurôdani qu'ils n'allaient pas s'ennuyer aujourd'hui.
Cyclisme, skateboard, natation, handball, tir à l'arc, base-ball, tout y passa. Bokuto avait pensé à tous les sports possibles pour affronter Akaashi ― et gagner, bien sûr. Il n'essuya qu'une seule défaite, en natation ― il ne pensait pas son petit ami aussi agile et rapide dans l'eau. Malgré cette légère déconvenue, il remporta huit victoires sur neuf, ce qui lui assurait donc une victoire parfaite sur le plan de son pari. Le volley-ball était, et resterait, le seul sport dans lequel Akaashi pouvait mettre à profit ses talents ― la natation volontairement mise à part, donc.
« Tu vois ! » Malgré toutes ces heures passées à faire du sport, Kôtarô avait à peine le souffle court une fois leur match de base-ball terminé ― il avait surtout consisté à frapper des balles pour les envoyer le plus loin possible sur le terrain. « Le volley-ball est le seul sport qui te convient, Keiji ! Tu ne peux pas arrêter !
― Cela n'a aucun sens, répliqua son partenaire qui, lui reprenait son souffle. Je ne pourrais jamais te battre dans aucun sport. Le volley compris. Si on s'affrontait dans les mêmes conditions que tous ces autres sports, tu gagnerais.
― Tu veux qu'on vérifie ?
― Non. Tu vas tricher. » Le capitaine de Fukurôdani protesta tout en se laissant glisser à même le terrain :
« Jamais ! Tu sais que je ne te mens pas, Keiji ! » Son petit ami soupira légèrement avant de venir s'asseoir et s'adosser à lui. Son souffle devenait de plus en plus régulier alors qu'il reposait finalement ses muscles.
« Je sais, mais tu es tellement déterminé… Pour quoi, au juste ? Ce n'est pas si dramatique que j'arrête le volley-ball.
― Bien sûr que si ! protesta le jeune homme aux cheveux bicolores. Pourquoi veux-tu arrêter ?
― Je ne suis pas aussi passionné que toi. Je préfère te soutenir dans les tribunes, pendant que toi tu deviendras pro. De toute manière, je n'ai le niveau pour intégrer une équipe professionnelle. Je pourrais continuer dans l'équipe de la fac, tout au plus. »
L'argument était valide, mais Bokuto avait du mal à l'accepter. Il aimait tellement jouer avec Keiji, il appréciait tellement ses passes qu'il avait du mal à accepter que son petit ami cesse totalement d'en faire.
« Kôtarô. » La voix de Keiji le tira de nouveau de ses pensées. « Je pourrais toujours continuer de jouer avec toi. Pour t'entraîner ― même si je serai moins bon que tes futurs coéquipiers.
― Ne dis pas ça ! Tu seras toujours le meilleur, Kei'. » Il savait même sans le regarder que son petit ami esquissait un sourire à l'entente de ce surnom familier.
« Pas vraiment. Quoiqu'il en soit… Que je continue de jouer en club ou non ne change rien, Kôtarô. Je serais toujours là pour te regarder et te soutenir lors de tes matchs. »
Keiji esquissa un sourire après ces mots ― il était timide et hésitant, mais c'était un de ses vrais sourires, un de ceux auxquels Bokuto était le seul à avoir droit. Alors, instantanément, le capitaine se sentit pris d'une furieuse envie d'exprimer son affection ― et il n'essaya même pas d'y résister, préférant se jeter sur son petit ami pour le serrer dans ses bras.
Akaashi ne s'y attendait visiblement pas, et il perdit l'équilibre, les entraînant tous les deux dans une chute ridicule un peu plus bas, à l'issue de laquelle le vice-capitaine se retrouva à moitié écrasé sous son petit-ami ― mais l'objectif de celui-ci, lui faire un câlin, était, d'une certaine manière, atteint. Il n'avait plus qu'à refermer ses bras avec force sur le torse du jeune homme pour sentir sa chaleur et son souffle contre lui. Bokuto était le plus grand d'eux deux mais il était celui qui recherchait sans cesse la chaleur d'Akaashi.
Son petit ami ne bougea que pour trouver une position plus confortable, et ils purent ainsi partager une longue étreinte affectueuse. On les observait un peu bizarrement, avec leurs cheveux en bataille, leurs tenues de sport couvertes d'herbe, installés à même le sol couvert de sable, mais Kôtarô s'en fichait ― et Keiji ne semblait pas essayer de fuir non plus.
« Ce ne sera plus pareil, murmura finalement le jeune homme aux cheveux bicolores. Jouer au volley sans tes passes.
― Cela arrivera dans tous les cas, répondit Keiji avec un sourire affectueux en caressant ses cheveux. Je ne vais pas entrer dans une équipe professionnelle, contrairement à toi.
― Personne ne sera à ta hauteur ! répéta son petit ami.
― C'est faux, rétorqua son interlocuteur. Mais ce n'est pas grave, promis. C'est moi qui devrais trouver ça dommage, ne plus jouer avec toi. Toi tu vas devenir un joueur admiré par tous.
― Je le suis déjà, Kei'. » Le susnommé rit légèrement devant son ton boudeur.
« Tu as raison, pardon, monsieur le numéro quatre. »
Le concerné par le surnom fit la moue, avant de se pencher vers son petit ami pour lui dérober un baiser en guise d'excuse de sa part pour lui rappeler ce palmarès agaçant. Son compagnon le lui offrit avec plaisir, approfondissant même le baiser quelques secondes supplémentaires.
« Continue de t'entraîner malgré tout, murmura finalement Kôtarô. Il ne faudrait pas que tes passes perdent de leur précision.
― Tu me dis ça après m'avoir convaincu que le volley-ball était le seul sport fait pour moi ? C'est contradictoire, Kôtarô. S'il est fait pour moi et mon talent, alors je ne perdrais pas en précision. » Keiji lui sourit de nouveau, et son petit ami l'embrassa encore, parce que ses sentiments à son égard étaient juste beaucoup trop puissants pour qu'il les contienne ― il n'essayait même pas, honnêtement.
« Je t'ai convaincu ? » releva-t-il finalement après quelques secondes. Il n'y avait pas prêté attention sur le moment, mais Keiji avait bien employé ce mot.
« Eh bien, je suis convaincu sur le fait que c'est le plus amusant à jouer avec toi. Et le seul où tu es tellement fascinant qu'on ne peut pas détourner les yeux de toi. » Le capitaine se demandait parfois comment son compagnon pouvait être capable de formuler les plus belles choses qu'on lui avait jamais dites aussi facilement. Il insista néanmoins :
« Mais je ne t'ai pas convaincu de continuer. » Les yeux de Keiji brillèrent, alors qu'il se penchait vers lui pour murmurer :
« Le soleil ne se couche que dans quatre heures, après tout. »
