Voici le premier OS de cette série, il prend place à la fin de Diamond of the Day (SE5E13), et considère que Morgane n'a pas rattrapé Arthur et Merlin. J'espère qu'il vous plaira.Bonne lecture !
Titre : L'un ne peut vivre sans l'autre
Pairing : Merthur
Résumé : Merlin a toujours été prêt à tout pour sauver Arthur. Même à donner sa propre vie.
DISCLAIMER : Merlin ainsi que ses personnages ne m'appartiennent pas, je ne fais que les emprunter afin d'écrire mon histoire.
*
Chaque pas était plus douloureux que le précédent. Chaque pas semblait lui enlever un souffle de vie, cette vie qui était déjà entamée, qui se consumait un peu plus à chaque seconde. Même soutenu, il n'avait plus la force, la mort s'infiltrait sous chaque pore de sa peau, alourdissant son corps un peu plus à chaque mouvement. C'était trop. Il s'effondra sur l'herbe verte, emportant le corps de son valet avec lui.
-Merlin… gémit-il. Je ne pourrais pas continuer… sans les chevaux. C'est inutile, c'est trop tard. Attends… c'est trop… tard.
Mais son valet ne l'entendait guère de cette oreille. Il l'attrapa par la taille et le redressa, l'appuyant tout contre son torse.
-Tous tes pouvoirs magiques ne sauraient me sauver la vie… continua-t-il.
-Je réussirai, s'obstina le valet. Je vous perdrai pas.
-Attends. Reste juste à mes côtés…
Oui, c'était ce qu'il voulait plus que tout au monde. C'était lui qu'il voulait à ses côtés pour attendre la mort, pas Guenièvre, pas son père, ni même tous les Chevaliers de la Table Ronde. Juste lui. Juste Merlin.
-Merlin ! Je t'en prie…
Mourir dans ses bras serait la plus belle agonie qu'il pourrait jamais connaître. Mourir en lui révélant tout, lui aussi.
-Il y'a… il y'a une chose que je tiens à te dire…
-Non. Non, vous n'allez pas renoncer maintenant !
Il fit non de la tête et tourna difficilement la tête vers lui. Son visage était tordu par la douleur, la peur, et il ne le supportait pas. Son si beau visage, ce n'était pas ainsi que cela devait se passer ! C'était trop cruel. Il ne pouvait pas lui dire cela, maintenant, alors que jamais ils ne se reverraient. Il le sentait. Merlin n'était pas comme les autres, c'était comme si la mort ne pouvait l'atteindre…
-Tout ce que tu as fait jusqu'à aujourd'hui… j'en suis conscient. Pour moi. Pour Camelot… pour le royaume que tu as réussi à m'aider à construire…
-Vous auriez réussi sans moi.
-Peut-être… articula-t-il avec difficulté. Je tiens à te dire une chose… que je ne t'ai encore jamais dite… Merci. Du fond du cœur. Merci.
Ses forces l'abandonnaient, il le sentait. Elles rejoignaient ce terrible entonnoir, cette Faucheuse au détriment de son corps. Il posa une main dans les cheveux du jeune homme en face de lui, les caressa tendrement puis le regarda une dernière fois et sombra.
-Arthur ! entendit-il venir du lointain. Non, Arthur !
Il tentait de résister, de revenir vers cette voix qui l'appelait mais c'était comme nager vers la berge lorsque le large vous emportait.
-ARTHUR !
Il ouvrit les yeux, les posa sur ceux de Merlin et la dernière chose qu'il entendit fut cette prière :
-Restez avec moi ! »
*
Merlin avait envie de hurler sa douleur au monde, si fort, avec tant de puissance qu'il en aurait décimé la Terre.
-Arthur… non… pitié…
Il posa son front contre celui du roi, la douleur lui tordant les entrailles. Ça ne pouvait pas se finir ainsi, c'était impossible. Irréalisable. Inimaginable. Alors qu'une première larme coulait sur la joue du jeune homme, il sentit comme une pulsation sous sa propre tempe. Croyant rêver, il secoua la tête. Pourtant, elle était bien là. Merlin releva la tête et posa un doigt sur la jugulaire d'Arthur. Son cœur battait encore. Faiblement, mais il battait, incontestablement. Ni une, ni deux, le jeune sorcier posa doucement le corps du roi sur l'herbe et se releva.
-O drakon, e male so ftengometta tesd'hup'anankes!
Puis aussitôt, il replongea vers le sol et s'agenouilla près d'Arthur. Il lui saisit la main tout en murmurant une incantation, qui, il l'espérait, pourrait ralentir la mort prématurée de son ami. Merlin tourna la tête en entendant le Grand Dragon arriver.
-Kilgarrah ! Je ne vous aurais pas appelé, s'il y'avait eu une autre solution !
-Je le sais, jeune sorcier.
-Pouvez… pouvez-vous nous amener sur l'Ile d'Avalon. Au moins jusqu'au Lac, j'ai encore un espoir de sauver, Arthur !
Et cet espoir ne tiendrait pas qu'à un fil si seulement, ils n'avaient pas été forcé d'abandonner les chevaux et de venir jusqu'ici au bord du Lac ! Le terrain était impraticable à cheval, Merlin avait été obligé de porter Arthur qui n'avait pas supporté de marcher ainsi. Maintenant, il était inconscient, nageant vers sa mort à grands pas. Merlin secoua la tête. Non. Je le sauverai. Quoi qu'il m'en coûte. Si je dois y laisser la vie, je le ferais.
-Je ne pourrai aller guère loin, jeune sorcier.
-Allez aussi loin que vous en êtes capable. Ce sera toujours cela de gagné.
-Monte, jeune magicien.
Merlin se saisit du corps d'Arthur et le tira jusqu'au dragon. Il hissa son roi sur le dos de l'immense animal et monta à sa suite. Il appuya Arthur tout contre lui et dit :
-Allons-y.
Le dragon décolla et pendant quelques minutes, Merlin ne sentait que le corps d'Arthur contre son torse et le vent qui sifflait à ses oreilles. Finalement, Kilgarrah les déposa sur l'herbe, tout près du rivage.
-Je ne peux pas aller plus loin, Emrys.
-Merci.
-Bonne chance, très cher ami. Sache que je suis fier d'avoir fait partie de ton histoire. Elle restera longtemps dans la mémoire des hommes.
-Et elle est loin d'être finie.
-Emrys… les Sidhes sont des créatures très intelligentes.
-Et ils possèdent une magie très puissante.
-En effet. Mais ils ne l'utilisent pour les autres qu'en échange de quelque chose. Et ce que tu demandes te coûtera très cher, jeune sorcier.
-Peu importe le prix, je le paierai. Si c'est ma vie que les Sidhes veulent, je la leur donnerai.
Le dragon inclina la tête.
-Je serai fier de t'avoir servi, jeune magicien. Tu es vraiment le plus grand des sorciers qui soient.
-Je ne vous oublierai pas, Kilgarrah.
Le dragon jeta un œil sur Arthur qui pâlissait à vue d'œil.
-Va maintenant. Albion a besoin de lui.
Merlin se retourna. Il déposa Arthur dans une barque, s'y engagea. Ses yeux devinrent dorés et la barque avança. Après de trop longues minutes pour le sorcier, elle atteint l'Ile d'Avalon. Ce n'était qu'un bout de terre tout vert d'herbe où trônait un cercle de pierres, un peu comme aux Hautes Pierres de Nemethon. Merlin sortit le roi de la barque puis, pris d'un instinct dont il ignorait la source, il le traîna jusqu'aux pierres. Un Sidhe l'y attendait.
-Pose ton roi ici, jeune sorcier.
Merlin obéit, docile, puis il s'agenouilla près de lui. Il saisit la main d'Arthur.
-Tu veux que nous le soignions, je suppose ?
-Oui, répondit Merlin.
-Sais-tu qu'il y'a un prix à payer ?
-Oui.
-Et tu es prêt à le payer, quel qu'il soit ?
-Pour Arthur, je suis prêt à tout.
Le regard du jeune sorcier était déterminé.
-Même à mourir ?
-Oui.
-Je n'ai jamais vu si grande loyauté chez aucun d'entre vous, les humains.
-Il est le seul en qui j'ai confiance pour l'avenir qui nous réserve. Et vous savez que je ne suis pas un simple humain.
-En effet, Emrys et ce que je veux, c'est ta particularité.
-Ma… ma magie ?
-En quelque sorte.
-Mais… on m'a toujours dit que j'étais la magie elle-même. Si vous me la prenez, vous me tuerez.
Le Sidhe sourit. Merlin eut l'impression que les doigts d'Arthur se serraient sur les siens, mais il n'y fit pas attention.
-En fait de ta magie, Emrys, c'est une partie d'elle que je veux.
-Je ne comprends pas.
-Etes-vous tous aussi ignorants, vous autres, les humains ? marmonna le Sidhe.
-Je vous demande pardon ?
-Comment un être aussi ignorant peut-il être le plus puissant sorcier de tous les temps ?
-Comment un être aussi insignifiant que vous peut-il avoir entre ses mains le salut de deux hommes ? riposta Merlin en fixant le Sidhe.
-Sais-tu ce que signifie ton nom, Emrys ?
-Non.
-Ton nom signifie l'Immortel.
-Et alors ?
-Es-tu aussi bête que tu en as l'air ou le fais-tu exprès ?
Merlin accusa le coup sans broncher. Si le Sidhe disait cela, ça ne signifiait qu'une chose. Son nom était bien plus qu'un nom. Il était une prophétie.
-Je suis immortel ?
-Ah, j'ai cru que tu ne comprendrais jamais !
-Et c'est cette immortalité que vous voulez en l'échange de la vie d'Arthur ?
-Oui, Emrys.
-Je vous la donne sans hésitation.
-Réfléchis bien, Emrys. Pour sauver ton roi, tu devras lier sa vie à la tienne, ainsi, si tu meurs, il mourra, lorsque tu seras blessé, il le sera et vous partagerez bien plus que ce que tu ne crois.
-Nos pensées, je suppose ?
-En effet.
-Comme les deux faces d'une même pièce…
-Je suis heureux d'apprendre que tu es moins bête que tu ne le parais.
-Y'a-t-il autre chose que je dois savoir avant de prendre ma décision ? demanda le sorcier, ignorant la pique du Sidhe.
-Tu pourrais mourir pendant l'opération… et lui aussi.
Le Sidhe agrémenta son avertissement d'un sourire froid. Merlin, lui, réfléchissait. Avoir la responsabilité de la survie du roi sur son dos, ça, il connaissait… mais alors, il devrait prendre soin de sa propre vie autant que de celle du roi… il pouvait bien essayer. Quant à être complètement lié à Arthur, partager tout… ses nuits avec Guenièvre y compris, alors, entendre la moindre de ses pensées, ressentir ses sentiments au plus profond de lui… cela serait sûrement insupportable. Si Arthur aimait autant Guenièvre qu'il avait un jour aimé Freya… certes, cela lui ferait du mal mais Arthur serait en vie. Merlin serait bien prêt à souffrir pour lui. Il était prêt à tout.
Mais la dernière partie… si Merlin faisait un faux pas, ils mourraient tous les deux. Autant perdre sa propre vie ne le gênait guère mais perdre Arthur… ça, Merlin ne pouvait, ne voulait le concevoir.
Mais s'il ne faisait rien, alors il mourrait aussi. S'il ne tentait rien, Merlin se sentirait responsable toute sa vie. Il ne pourrait revenir à Camelot, croiser les regards de Guenièvre, Léon, Perceval, Gauvain et Gaius sans en éprouver une honte profonde ou sans voir le reproche dans leurs yeux. Il préférait mourir plutôt que de les affronter.
-Vous aviez raison, en fin de compte, murmura Merlin comme si Arthur pouvait l'entendre. Je suis un couard…
Puis il se tourna vers le Sidhe qui attendait toujours sa réponse.
-Alors Emrys ?
-Sauvez-le.
-A ta guise, jeune sorcier.
Il claqua des doigts et Merlin se retrouva au sol près d'Arthur, sans être capable de bouger, ni même de cligner des yeux. Il devait rester immobile.
-T'ai-je signalé que tu souffrirais le martyr, Merlin ?
L'intéressé aurait voulu lui cracher au visage tant il était insupportable mais il ne pouvait rien faire. Il vit le Sidhe sortir un canif. Il le vit s'approcher de son torse, déchirer sa chemise et commencer à lui tailler la peau en prononçant des incantations sur un ton monocorde :
-Anh nhemhé assamhr, Anh nhemhé assamhr, Anh nhemhé assamhr…
Merlin avait envie de hurler de douleur alors qu'il sentait son sang se déverser sur le sol mais il en était incapable, il voulait dire au Sidhe d'arrêter de le torturer ainsi, de le laisser repartir, mais il ne le pouvait… Pitié, songea-t-il, sauvez-moi…
-Gerwican aghan lif, toh kinsha Arthur, oplivarh Emrys lif toh thym…
Il répétait cela en continuant de l'inciser et Merlin sentait les larmes rouler sur ses joues, la sueur perler ses cheveux noirs.
-Alkhasar !
Il sombra dans l'inconscience.
*
Lorsqu'il se réveilla, un visage entouré d'une aura blonde et percé de deux saphirs le fixait. Merlin eut du mal à tout remettre dans l'ordre. Le Sidhe… son immortalité… le rituel douloureux… sa vie liée à celle d'Arthur…
Arthur ! Il était là, vivant, il avait réussi ! Il l'avait sauvé !
Sans se rendre compte de ce qu'il faisait, Merlin se jeta dans les bras du roi. Il sentit les mains calleuses d'Arthur se loger dans son dos et le serrer avec force. Ce ne fut que là qu'il se rendit compte de ce qu'il faisait. Il se recula en s'excusant mais Arthur l'empêcha de s'en aller.
-Merci… murmura-t-il.
-Vous, vous avez encore de la fièvre, cela fait deux fois que vous me remerciez.
Arthur le poussa gentiment, le faisant tomber à la renverse.
-Idiot, lui dit-il tendrement.
Merlin se figea. Il venait d'entendre ce qu'Arthur s'apprêtait à faire, comme si c'était lui qui prévoyait cela. Il ne bougea pourtant pas, trop sonné pour faire quoi que ce soit et quand les lèvres du roi effleurèrent les siennes, Merlin se dit qu'il devait sûrement rêver encore. Si ce n'est qu'un rêve… Merlin répondit au baiser avec tendresse tandis qu'Arthur se positionnait au-dessus de lui. Lorsqu'ils se séparèrent, Arthur murmura :
-Ce n'est pas un rêve, Merlin. Et…
Merlin leva soudain une main tandis que son regard virait à l'or. Il s'écarta du corps d'Arthur, saisit Excalibur et la tira de son fourreau puis se releva. Morgane se relevait, la main sur sa tête.
-Qui l'eut cru… dit-elle. Le roi et son valet partageant une relation si… atypique.
Merlin fixait la Grande Prêtresse, la garde d'Excalibur serrée contre lui.
-N'étiez-vous pas mourant, mon cher frère, agonisant grâce à Mordred ?
-Je l'étais, confirma le roi. Mais Merlin m'a sauvé.
-Comme toujours… grinça la sorcière. Ne vas-tu jamais me laisser en paix, Emrys ?
-Suis-je seulement cela à vos yeux, Morgane ? Un ennemi mortel ?
Les yeux de la jeune femme étincelèrent de colère retenue.
-Ne vous souvenez-vous pas de…
Merlin buta sur les mots, hésitant à révéler cela à Arthur. Mais puisqu'ils entendaient les pensées de l'autre, alors il savait déjà.
-Ne vous souvenez-vous pas de ce que nous avons vécu à Camelot, avant Morgause ?
-Si, je m'en souviens, Merlin. Et je me souviens aussi que tu as tenté de m'empoisonner.
-Parce que c'était la seule option pour lever le sort que vous portiez.
-A ce moment-là, tu ne m'aimais déjà plus, je le savais.
-Vous n'étiez plus la même.
-Tu m'as condamnée, comme tu as condamné tous ceux que je hais aujourd'hui.
Son regard passa du bleu à l'or mais Merlin fut plus rapide. Il contra le sort destiné à Arthur.
-Il y'a eu assez de massacres comme cela, fit-il en s'avançant. Assez de sang répandu. Votre ère est terminée, Morgane. Je me sens responsable de ce que vous êtes devenue.
Il l'attrapa à la taille.
-Et je suis celui qui doit vous arrêter.
Il pointa Excalibur contre le ventre de la Grande Prêtresse.
-Je suis une Grande Prêtresse de l'Ancienne Religion. Aucune lame de mortel ne peut me tuer.
Merlin enfonça l'arme dans le ventre de la jeune femme qui s'affaissa entre ses bras.
-Ça n'en est pas une.
Il la fixa, dans les yeux tandis qu'elle lui adressait un regard empli de douleur et de stupeur.
-Forgée dans le souffle du dragon, comme la vôtre.
Il retira la lame du ventre de Morgane. Celle-ci s'effondra, morte. Puis il se tourna vers Arthur.
-Grâce à toi la paix va enfin régner.
-Sûrement.
Merlin tendit l'épée à son propriétaire.
-Non. Elle a assez fait couler de sang comme cela. Je veux que tu la mettes dans un lieu sûr, où nous pourrons la retrouver si jamais nous avons besoin de son grand pouvoir. Parce qu'elle est puissante, n'est-ce pas ?
-Elle peut tuer les vivants et les morts.
-Elle aurait pu te tuer, alors ?
-En effet. Mais…
-J'ai tout entendu, Merlin. Je ne voyais pas mais j'entendais.
Il l'attira à lui et caressa sa joue sans cesser de fouiller son regard.
-Et non, tu n'es pas couard. Tu es l'homme le plus courageux que je connaisse.
Il l'embrassa du bout des lèvres tandis que Merlin ne savait que faire. Arthur accentua le baiser et finalement, le jeune magicien céda pour l'accompagner.
-Depuis quand ? demanda-t-il lorsque sa bouche fut libre.
-Je ne sais pas trop. Sans doute depuis longtemps mais je me mettais des œillères.
Il lui sourit. Merlin sourit en retour.
-Et toi ?
-Sûrement depuis que Freya est morte.
-Qui est Freya ?
Une lueur énigmatique passa dans les yeux du jeune sorcier. Il se dégagea de l'étreinte de son amant puis avança vers le lac. Arrivé devant, tandis qu'Arthur avançait dans son dos, il leva son poing dans laquelle il enserrait l'épée vers le ciel. A cet instant, la surface du lac se fendit et une jeune fille à la peau de lait, aux yeux chocolat et à l'ample chevelure ébène sortit des flots.
-Bonjour Merlin, murmura-t-elle.
-Bonjour Freya.
Arthur se posta aux côtés de son valet.
-C'est la fille maudite… fit le roi.
-Et aujourd'hui, elle est la Dame du Lac, continua Merlin.
Il se retourna vers la jeune fille.
-Je crois que tu devrais la garder, déclara le magicien en tendant l'épée à Freya.
-Elle sera en lieu sûr, crois-moi.
Pris d'un instinct étrange, comme une sorte de jalousie, Arthur saisit la main de son valet qui tourna un regard mi-amusé, mi-incrédule vers lui.
-Merlin ?
Il tourna la tête vers Freya.
-Sois heureux. »
Et elle s'enfonça dans le lac. Bientôt, tout ce que l'on vit, ce fut la lame d'Excalibur qui brillait de mille feux au centre du Lac d'Avalon et la silhouette de deux hommes, main dans la main, heureux d'être ensemble, qui fixait le Lac, sous un magnifique coucher de soleil.
