Bon, vous l'aurez compris au titre, je pense, voici le premier OS Bonus de cette série, c'est donc un crossover Merlin/Fantastic Beasts : The Crimes of Grindelwald.

La question est donc : Et si Newt Scamander était un descendant de Merlin ?

DISCLAIMER : Je préfère les noms de la VO de Fantastic Beasts (en particulier pour Norbert et Croyance), dans cet OS j'emploierai donc Newt Scamander pour Norbert Dragonneau ainsi que Credence Barebone pour Croyance Bellebosse.ATTENTION SPOILER DES CRIMES DE GRINDELWALD !!!!!!!!FB ainsi que Merlin ne m'appartiennent pas.

Sur ce, bonne lecture !

« Il sait qui tu étais quand tu es né ! Pas qui tu es !

Credence tourna un regard désolé vers Nagini.

- J'ai fait tout ce chemin pour découvrir ça.

- Je t'en prie !

Le jeune homme s'avançait vers les flammes bleues, le regard déterminé mais soumis. Nagini le fixait impuissante.

-N'y va pas…

-Je suis désolé.

Et il s'élança dans le feu. Grindelwald l'accueillit, les bras ouverts, comme un père accueillerait un fils longtemps cherché. Nagini, elle, ne bougeait, continuant de fixer le garçon, atterrée. Si un bras ne l'avait pas tirée de là, elle aurait sûrement péri dans les flammes. Elle ne réagit pas lorsque l'on la traîna dans un transplanage.

-Tout va bien ? interrogea une voix masculine.

Elle hocha la tête en reconnaissant le jeune homme au manteau bleu. Partout, il y'avait ces flammes incandescentes et mortelles qui semblaient impossible à contrer. Newt cherchait un sort qui pourrait les faire disparaître. Mais aucun de ceux qu'il connaissait semblait assez puissant. Next n'était pas un guerrier, loin de là et s'il n'avait pas été contraint, il n'aurait pas pris part à cette guerre qui commençait en ce jour.

-Comment allons-nous les éteindre ? interrogea Thésée à ses côtés, comme lisant dans ses pensées.

-Je n'en sais rien… avoua le mazoologiste.

-Ce qu'il nous faudrait, c'est un dragon, fit la voix chevrotante de Nicholas Flamel.

-Un dragon, rien que ça ? ironisa Thésée. Je crois qu'on n'a guère le temps d'en chercher un.

-C'est la seule chose qui pourrait éteindre cette magie. La magie des dragons est très puissante, mister Scamander. D'autant plus que votre frère est un spécialiste des animaux fantastiques.

-Ne me regarde pas comme cela ! s'insurgea l'intéressé en voyant le regard de son frère. Je n'ai pas de dragons dans ma valise !

-J'espère bien, petit frère.

-Vous pourriez en appeler un, Newton.

-Mais je n'ai aucune idée de comment faire !

-Vous trouverez la langue des dragons au fond de vous, mister Scamander.

Newt fixa le vieillard, essayant de cacher son hébétude. Lui, appeler un dragon ? Et de quelle manière ? Les dragons sont des bêtes libres et dangereuses, comment voulait-il qu'il réussisse quoi que ce soit de ce genre ?

-Newt ?

Le jeune mazoologiste tourna la tête vers son frère.

-Tu ne crois pas que je peux le faire, si ?

Thésée lui adressa un regard qui en disait long sur ce qu'il pensait.

-Mais…

-Tu as calmé un lion géant en plein Paris…

-Un Zhowou.

-Peu importe. Tu l'as calmé avec un hochet, Newt. Je suis sûr que tu en est capable.

-Whoo.

-Quoi ?

-Tu ne m'as jamais fait de compliments.

-Il n'est jamais trop tard pour commencer.

Thésée lui sourit.

-Tu peux le faire, petit frère.

Newt déglutit. Très bien, pensa-t-il. A nous deux, langue des dragons. Newt ferma les yeux.

-Prenez votre temps, Newton, fit Flamel.

-Pas trop non plus, c'est pas que je suis pressé, mais… Qu'est-ce que tu dois faire ?

Newt déglutit. En plus de l'alchimiste, de son frère et de la Maledictus, il fallait que Jacob et Tina soient là, eux aussi, pour le voir échouer lamentablement. Franchement, un dragon !

-Allez, Newton, tu peux le faire.

Thésée se pencha vers son frère.

-Je le sais, chuchota-t-il.

Newt ferma à nouveau les yeux, sentant ceux des autres sur lui. Il sentait aussi l'étrange froideur des flammes bleues qui commençaient à lécher le sol, brûlant tout sur son passage. Il chercha au fond de lui, comme lui avait dit de faire Nicholas Flamel. Il sentit soudain quelque chose, enfoui en lui, remonter le long de son échine et sans qu'il ne sache d'où lui venait ces mots, il prononça :

-O drakon, e male so ftengometta tesd'hup'anankes!

A l'instant où il prononça ces quelques mots, Newt s'effondra sur le sol.

-Newt !

Il sentit les mains de Tina qui l'agrippaient. Ils échangèrent un regard. Pendant un instant, il n'y eut plus qu'eux.

-Les gars ! fit Jacob, les faisant revenir à la réalité.

Le Moldu pointait le ciel du doigt. De derrière les flammes bleues, un dragon surgit. Newt se releva. La bête était colossale. Newt n'en avait jamais vu de tel. Il n'aurait jamais cru que les Magyar à Pointes pouvaient être si gros.

-Tu m'as appelé, jeune sorcier.

-Vous… vous parlez ? s'étouffa Newt.

-Oui.

-Est-ce que… est-ce que vous pouvez éteindre ces flammes ?

-Si tu me le demandes.

Newt ferma de nouveau les yeux. Il n'eut qu'à attendre quelques secondes pour que les mots lui viennent de nouveau.

-O drakon, fthengomai au se kalon su katerkheo deuro !

L'animal inclina la tête et prit son envol. L'instant d'après, il crachait ses flammes rougeoyantes sur celles bleues de Grindelwald. Newt, lui, se sentait vidé de toute énergie, comme s'il avait passé toute une journée à lancer des sorts. Il se laissa tomber par terre, épuisé.

-Ne me demandez pas plus, j'en serais incapable… murmura-t-il, la tête lui tournant.

-Tu rigoles ? fit Tina. Regarde ce que tu as fait !

Elle s'agenouilla près de lui.

-Elle a raison, fit Thésée. Tu nous as tous sauvés !

Newt rattrapa son Niffleur qui passait par là, un objet entre les doigts. Le jeune mazoologiste le récupéra.

-C'est le pacte de sang de Dumbledore et Grindelwald, fit-il. Bravo, p'tit gars.

Le Niffleur se blottit contre son maître. Thésée et Tina fixaient toujours Newt. Ce dernier serra soudainement son frère dans ses bras.

-Tu vois. J'ai choisi mon camp.

Thésée le serra plus fort. Lorsqu'ils relâchèrent leur étreinte, c'est Tina qui se jeta dans les bras du jeune sorcier, plus déconcerté que jamais.

-Tu es un héros, tu sais.

-Ah… ah… bon.

Elle lui sourit. A cet instant, le dragon se posa devant eux.

-Le feu est éteint.

-Merci. Vous nous avez tous sauvés, lança Newt.

-C'est toi qui l'as fait, jeune sorcier, car sans toi, je ne serais pas là.

-J'ai… j'ai une question…

-Je t'écoute, fit le dragon avec une sorte de sourire.

-Pourquoi m'obéissez-vous, je veux dire… vous êtes un dragon. Vous êtes libre.

-Et toi tu es un Seigneur des Dragons. Je ne peux te désobéir, comme je ne peux désobéir à tes prédécesseurs.

- La langue des Dragons est-elle comme le Fourchelang ?

-Plus ou moins, jeune sorcier. Mais celle que tu parles est bien plus puissante. Le Fourchelang est une magie des descendants de Salazar Serpentard, celle des dragons est possédée par les descendants de Merlin.

Et sur ce, le dragon s'envola, laissant Newt abasourdi.

-Merlin ?!

Il échangea un regard avec Thésée.

-Merlin a eu une relation proscrite avec Freya, la Dame du Lac, expliqua Flamel. De leur union est sûrement né un enfant. Qui a perpétré sa lignée. Merlin était le dernier Seigneur des Dragons, le fils du seul ayant survécu au massacre d'Uther Pendragon, la Grande Purge. Vous êtes les descendants de Merlin.

Les deux frères se fixèrent, abasourdis.

-Je n'arrive pas à y croire.

-Moi non plus, murmura Newt.

-Attendez, Merlin l'Enchanteur a existé ?

Tous les sorciers se tournèrent vers Jacob.

-Oui. C'était le plus grand sorcier de tous les temps, expliqua Newt.

-Et le roi Arthur ?

-Également.

Jacob lança un de ses cris dont il avait le secret. Mais très vite, il s'assombrit. Queenie n'était pas avec eux.

-Vous croyez que c'est fini ? demanda-t-il, d'une petite voix.

-Oh non… ça vient juste de commencer, » répondit Newt.

Voilà pour ce petit OS, j'espère qu'il vous a plu ! N'hésitez pas à me laisser votre avis ou vos questions (pour de futurs OS) en review !