Hello, bon aujourd'hui on reste encore dans la reveal fic, j'espère qu'elle vous plaira. Comme d'habitude, n'hésitez pas à me faire des suggestions de et si...
Titre: Pourquoi fais-tu cela ?
Episode : Et si Arthur avait vu clair dans le jeu de Merlin ? SE2E9
Pairing : Merthur, Freylin
DICLAIMER : Merlin ainsi que ses personnages ne m'appartiennent pas.
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Les gardes le tenaient fermement par les manches et Merlin sentait son cœur battre à toute allure. Si jamais ils découvraient qu'il aidait Freya… tout d'abord, il finirait sur le bûcher et la jeune fille risquait de mourir et cela, Merlin ne se le pardonnerait jamais, bien qu'il n'aurait sûrement pas le temps de le faire.
On l'emmena dans une cellule, face au chasseur de sorcières qui le toisait de haut. Ce dernier lui prit le pichet qui contenait la nourriture volée à Arthur et en fit tomber le contenu sur le sol.
« Ce ne sont que les restes laissés par le prince, mentit Merlin de plus en plus mal à l'aise.
-Sait-il que tu lui voles sa nourriture ?
-Non… pas vraiment.
-Où tu emmenais cela ?
-Chez moi… pour mon dîner…
-C'est vrai ? demanda le chasseur en s'avançant un peu plus, menaçant. La druidesse que je recherche, l'as-tu vue ?
-Non.
-Tu sais la somme qu'elle représente pour moi ?
-Non.
-Elle vaut plus que ta propre vie. Je te pose la question à nouveau. As-tu vu la druidesse ?
-Non, répondit Merlin en soutenant son regard.
Le chasseur le repoussa, hors de lui et l'assit de force sur une chaise.
-Tenez-le, ordonna-t-il aux gardes. Je suis sûr que tu mens !
-Je ne mens pas ! riposta Merlin.
L'inquiétude lui broyait les entrailles. Pourtant, il continuait de fixer son interlocuteur.
-Comment veux-tu que je te croie ? s'écria le chasseur en le menaçant du poing.
-Aligh ! fit la voix d'Arthur qui surgit de derrière les cachots. Qu'est-ce que vous faites ?
- Nous venons de surprendre ce garçon avec des agissements suspects, Sire, répondit Aligh sans cesser de menacer Merlin.
-Merlin ? fit le prince, l'air tout à fait incrédule.
-Il pourrait héberger la fille et il va nous dire où… continua le chasseur de sorcières, le regard empli de haine à l'encontre de Merlin.
-Laissez-le tranquille, fit Arthur en le forçant à reculer. Merlin est mon serviteur et il a toute ma confiance.
Arthur aida Merlin à se relever, ce dernier recula vers le fond de la prison.
-Si vous avez un problème avec lui, vous venez à moi. Vous comprenez ?
-Sire… fit Aligh en s'inclinant.
Il se retira ensuite, accompagné des gardes.
-Merci, dit Merlin.
Arthur, lui, fixait les saucisses et les pilons de poulet sur le sol.
-Ah, fit Merlin en se passant une main dans les cheveux. C'est… pour vous garder en bonne forme.
-Tu veux dire par là que je suis obèse ?
-Non… enfin, pas encore.
-Je ne suis pas obèse !
-Vous voyez, le régime fonctionne !
Merlin allait partir quand Arthur le rattrapa par la manche et le força à le regarder, droit dans les yeux.
-Dis-moi la vérité, Merlin. Tu la couvres, n'est-ce pas ?
-Non, Sire…
Merlin se sentait si mal à l'aise, face au regard soupçonneux du prince. Il ne put s'empêcher de détourner le sien.
-Merlin…
-Arthur, je ne…
-Pourquoi fais-tu cela ? le coupa le prince.
Merlin resta muet un instant.
-Vous ne me demandez pas où elle se trouve ? Vous ne me faites pas arrêter pour trahison ?
-Non. Je te demande pourquoi tu fais cela.
Pourquoi le prince semblait-il, disons… peiné ? Merlin se gratta l'arrière de la tête. Quelle excuse pouvait-il avoir pour sauver une druidesse, une fille de la magie, une ennemie du royaume à part la vérité ?
-N'essaye pas de me mentir, Merlin. Dis-moi simplement la vérité.
-Si je vous le disais, vous me feriez tuer.
Arthur le fixa, intrigué.
-Qu'est-ce que tu veux dire ?
-Qu'est-ce que vous ne comprenez pas dans « je ne peux pas », Arthur ? s'impatienta Merlin. Vous avez pris un coup sur la tête pendant l'entrainement ou c'est naturel ?
-Tu n'as pas le droit de me parler ainsi !
-Désolé.
Merlin baissa la tête. Arthur se rapprocha de lui.
-Regarde-moi, Merlin.
Le jeune magicien n'en fit rien. Arthur fit une pression sur le menton de son serviteur qui fut bien obligé de lui obéir, un peu mal à l'aise face à ce soudain contact physique.
-Tu peux tout me dire, Merlin.
-Non, vous vous trompez…
Ils sentaient les larmes lui monter aux yeux.
-Merlin, je serais incapable de te faire tuer, même si je le voulais.
Le regard que lui lança Arthur le convainquit.
-Suivez-moi.
-Merlin…
-Je ne me défile pas, je veux juste être sûr qu'aucune oreille suspecte nous entende.
Merlin commença à marcher, Arthur sur ses talons.
-Où m'emmènes-tu ?
-Dans mes appartements ?
-Et Gaius ?
-Pas un problème.
Les deux jeunes hommes marchèrent un instant en silence tandis que Merlin se rongeait les sangs, se demandant comment Arthur réagirait quand il lui dirait. Je ne veux pas le perdre… songea-t-il avec anxiété. Il sentait le regard du prince sur son dos, ce qui le tendait encore plus.
Il entra néanmoins dans les appartements de Gaius qui fixa son pupille d'un air intrigué et ouvrit de plus grands yeux en voyant Arthur.
-Sire, fit le médecin en s'inclinant.
Merlin s'arrêta devant lui et répondit à sa question muette.
-Je crois que le moment est venu. Enfin… je n'ai pas trop le choix.
-Merlin…
-Je n'ai aucune autre excuse que la vérité. Arthur le saura si je mens.
-Merlin, qu'as-tu encore fait ?
Le jeune magicien le regarda d'un air à la fois désolé et réprobateur.
-Je vous en prie, Gaius, les choses sont assez difficiles comme cela.
Le vieil homme serra le plus jeune dans ses bras.
-Si jamais quelque chose devait arriver, Gaius… je serais heureux de vous avoir connu.
-Moi aussi, Merlin.
-Merlin ?
Le magicien se retourna vers le prince.
-Suivez-moi, fit simplement Merlin.
Il tint la porte de sa chambre ouverte et invita le prince à rentrer. Quand celui-ci fut à l'intérieur, le sorcier referma la porte sur eux.
-Heureusement que tu ne ranges pas mes appartements comme les tiens, fit Arthur en fixant le bazar ambiant.
Merlin lui sourit d'un air niais avant de rire nerveusement. Il balança quelques affaires sur le sol et désigna le petit lit de bois d'un geste de la main. Arthur s'exécuta et Merlin s'assit à côté de lui. Ils restèrent silencieux, l'un continuant de promener son regard dans la pièce en désordre, l'autre se contentant de fixer un point invisible sur la porte comme si cela pouvait calmer les battements frénétiques de son cœur.
-Alors ? interrogea Arthur d'une voix calme. Pourquoi fais-tu tout cela pour elle ?
Merlin prit une grande inspiration, se préparant au pire, puis tourna la tête vers le prince.
-Parce que cela pourrait être moi.
-Pardon ?
-Parce que cela pourrait être moi, répéta Merlin en fermant les yeux.
-Qu'est-ce que… qu'est-ce que tu veux dire ? bégaya Arthur.
Il savait au fond de lui ce qu'essayait de lui dire son valet. Il le sentait. Mais il n'avait pas envie d'y croire, il voulait se laisser le bénéfice du doute. Mais il ne pouvait pas partir comme cela, pour ne pas entendre la vérité qu'il devinait derrière les paroles de Merlin.
-Arthur… vous savez ce que j'essaye de vous dire, au fond de vous, vous en êtes conscient.
Arthur plongea son regard dans celui du jeune homme en face de lui tandis que son cœur s'emballait. Il ne voulait pas que ce soit vrai. Merlin ne pouvait pas… Arthur ne pouvait être tombé… Pas un sorcier, non…
-Tu dis que cela pourrait être toi. Qu'est-ce qu'Aligh pourrait bien faire de quelqu'un comme toi, Merlin ?
-Ar… Arthur… je suis comme elle.
Merlin tremblait. Arthur avait désespérément envie de le rassurer, comme à chaque fois qu'il voyait son valet dans un état de détresse, comme à chaque fois qu'ils étaient tous deux en danger.
-Je suis un sorcier, lâcha finalement Merlin dans un souffle, à peine audible.
Arthur ferma les yeux. Il ne voulait pas de cela. Quel fis indigne je fais pour mon père… Un homme et un sorcier de surcroît. Et Arthur se sentait coupable de se sentir jaloux de cette fille que Merlin protégeait au péril de sa vie.
-Toi ? fut la seule chose qu'Arthur put dire.
-Regardez-moi, Arthur. Regardez-moi.
Arthur fixa son valet dans les yeux et il les vit devenir semblables à de l'or liquide et il vit aussi le livre se dirigeait avec une rapidité déconcertante dans les mains de Merlin. Et bizarrement, le prince n'avait pas peur, bizarrement, il trouvait les yeux du jeune sorcier hypnotisant et beaux, aussi, encore plus qu'à l'accoutumée, quand il faisait de la magie. Je ne devrais pas… pensa Arthur.
-Pourquoi fais-tu cela ? demanda à nouveau Arthur tandis que Merlin fermait les yeux.
-Je n'ai pas choisi d'être magicien. Je suis né ainsi.
-Mais c'est impossible, la magie s'apprend…
-Pas pour moi. C'est la vérité, Arthur. Je n'ai jamais eu besoin de formules pour déplacer les objets. J'ai toujours su le faire.
-Instinctivement ?
-Instinctivement, confirma Merlin.
-Pourquoi es-tu venu à Camelot ? Tu es plus en danger qu'à Ealdor ?
-Mon village commençait à se douter de quelque chose. C'est ma mère qui m'a envoyé chez Gaius, lui seul pouvait m'aider à maîtriser mes pouvoirs.
Il y'eut un long moment de silence.
-Qu'est-ce que vous allez faire ? demanda finalement Merlin, sans oser le regarder.
Arthur tourna lentement la tête vers lui, le contempla un instant, réalisant que ce qu'il venait de dire ne changeait rien pour lui.
-Je ne sais pas, Merlin. J'hésite entre faire comme si je ne savais pas…
Merlin baissa la tête, incapable de soutenir plus longtemps le regard du prince.
-… et t'accepter comme tu es.
Merlin releva vivement la tête.
-Vous ne me dénoncerez pas.
-Je te l'ai dit, Merlin, je suis incapable de te faire tuer.
-Pourquoi cela ?
Arthur ne répondit pas, détourna le regard. Il n'avait pas envie que Merlin sache pour son petit secret, surtout en ce moment, alors qu'il protégeait cette fille.
-Je vais t'aider à la faire sortir discrètement de Camelot.
-Quoi ?!
Arthur se leva.
-Ce soir, à dix heures, devant les cachots, tu me mèneras à cette jeune fille et nous la ferons sortir.
-Mer… Merci Arthur.
Arthur remonta dans ses appartements, pensif. Il croisa Morgane en chemin qui lui demanda si tout allait bien, question à laquelle il répondit positivement.
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Ce soir-là, à dix heures, Merlin sortit avec discrétion des appartements de Gaius, déjà endormi et soulagé qu'Arthur ait choisi de ne pas dénoncer son pupille. Il rejoignit le prince devant les cachots. Dissimulés contre un mur, il l'entendit murmurer :
-Comment fait-on pour passer sans qu'ils nous voient ?
-Laissez-moi faire.
-Merlin !
Ce dernier ne l'écoutait plus et il murmura quelques mots dans l'Ancienne Langue, ses yeux virèrent à l'or et les gardes s'effondrèrent sur la table.
-Ils devraient dormir pendant deux bonnes heures. Venez.
Arthur, subjugué, suivi son valet entre les cellules puis il le laissa s'enfoncer dans les sous-sols du château, se demandant où il avait dissimulé son amie druidesse.
-J'imagine que tu nous as déjà couverts de cette manière, non ?
-Comment cela ?
-Avec tes pouvoirs. Tu nous as déjà sauvé la mise bien des fois, n'est-ce pas ?
Merlin acquiesça, sa torche en main.
-Je vous raconterai si vous le souhaitez.
-Ah oui ! fit Arthur avec enthousiasme, provoquant un sourire du jeune sorcier.
Arthur sentit son cœur s'emballer.
-Elle est juste derrière, annonça Merlin. Non, restez là. Elle risque de prendre peur.
Arthur s'adossa au mur et laissa Merlin s'avancer dans l'alcôve.
-Freya ? fit ce dernier, d'une voix douce.
Il s'agenouilla face à la jeune fille.
-Tu n'es pas seul ? interrogea-t-elle. Je t'ai entendu parler à quelqu'un.
-Il ne te fera aucun mal. On va t'aider à t'échapper. Lève-toi.
Arthur sentit son estomac se serrer quand il vit Merlin attraper la jeune fille par la taille, pour l'aider à se lever. Ses entrailles se serrèrent encore plus quand il vit que le sorcier ne lâchait pas sa main.
-Je te présente le prince Arthur Pendragon. Arthur… voici Freya.
La jeune fille et le prince échangèrent un regard puis Arthur dit :
-Allons-y. Les gardes ne dormiront pas éternellement.
-Il a raison.
Arthur s'élança devant, suivi des deux autres. Il entendit que la fille demandait :
-Pourquoi m'aide-t-il aussi ?
-Je ne sais pas trop.
-C'est pour t'aider, toi, Merlin, fit Arthur.
Ni Freya, ni Merlin ne dit quoi que ce soit.
-Pourquoi veut-il t'aider ? murmura Freya.
-Nous sommes amis, enfin… je crois, répondit Merlin sur le même ton.
Un ami ne prendrait pas autant de risques pour un autre, surtout si Merlin n'est même pas sûr de cela… songea la jeune fille.
Devant eux, Arthur ouvrit une grille. Attachés à un arbre, deux chevaux les attendaient.
-Si j'en sellai un troisième, j'allais me faire repérer, répondit Merlin à la question muette d'Arthur.
Freya fronça les sourcils. Ces deux-là avaient l'air de se comprendre sans avoir besoin de se parler, c'était plutôt troublant.
-Elle montera derrière toi, je suppose ?
Le ton du prince parut à la jeune druidesse un peu sec. Merlin acquiesça.
-Allons-y, fit Arthur en montant en selle.
Quand ils furent tous trois sur leurs chevaux, Merlin pressa les flancs de la bête qui partit au galop.
-Où m'emmènes-tu ?
-Chez des druides qui t'accueilleront avec joie, j'en suis certain.
-Comment peux-tu en être si sûr ?
-Je les connais.
Arthur rapprocha son cheval de celui de Merlin et de la druidesse qui s'accrochait à son valet, ce qui énerva quelque peu le prince.
-Où va-t-on ?
-Chez les druides.
-Tu sais où ils sont ?
-Oui, répondit Merlin.
Ils galopèrent ensuite en silence pendant quelques heures. Freya fixait la lune avec anxiété, la voyant monter toujours plus haut dans le ciel.
-Merlin…
-Qu'y a-t-il ?
-Il faut que tu saches quelque chose… je… je suis maudite…
-La magie n'est pas une malédiction, répondit le jeune magicien, sous l'œil intrigué d'Arthur.
-Tu ne comprends pas, ce n'est pas de la magie que je parle… un jour… une sorcière m'a maudite et… elle m'a condamnée à me transformer… en monstre chaque soir, à minuit. Je tue tout ce que je vois et…
-Tout va bien, Freya.
-C'est bientôt minuit.
-Le village est juste devant, déclara Merlin. Je suis sûr qu'ils pourront faire en sorte que ta malédiction ne se déclenche pas.
Merlin descendit de cheval, imité d'Arthur et aida Freya à mettre pied à terre. Puis il ferma les yeux.
-Mordred.
Aucune réponse.
-Mordred, c'est moi, Merlin. J'ai besoin de ton aide.
Il n'obtint toujours aucune réponse.
-Mordred, tu m'entends ?
Personne ne répondit. Arthur se tourna d'un bond, dégaina son épée en entendant du bruit. Il allait frapper quand Merlin s'écria :
-Arthur, non !
Le prince suspendit son geste. L'instant d'après, un jeune garçon se jetait dans les bras de Merlin.
-Tu as encore grandi, fit remarquer Merlin.
-Mordred ? interrogea Arthur.
Le jeune garçon se retourna vers le prince.
-Bonsoir, Sire.
-Content de te revoir, déclara Arthur.
-Moi aussi, répondit l'enfant avec un sourire.
Puis il se tourna de nouveau vers Merlin.
-Pourquoi m'as-tu appelé, Emrys ?
Arthur fronça les sourcils.
-J'ai une amie qui a besoin de votre aide, expliqua Merlin. Viens Freya.
La jeune druidesse s'avança vers l'enfant.
-Voici Mordred, présenta Merlin. Et voici Freya.
Les deux druides se fixèrent un instant. A cet instant, un homme sortit de derrière les arbres. Arthur reconnut celui à qui il avait confié Mordred, il y'a quelques temps.
-Bonsoir Arthur Pendragon. Emrys.
L'homme inclina la tête en direction de Merlin.
-S'il vous plaît, c'est inutile, fit Merlin. En revanche, j'ai besoin de votre aide.
Il désigna Freya. Le druide lui saisit le bras.
-Tu es maudite, n'est-ce pas ?
Freya acquiesça, au bord des larmes.
-Je crois que les pouvoirs combinés d'Emrys et Mordred pourraient te défaire de cette malédiction. Si je leur donne les mots nécessaires…
Les deux magiciens échangèrent un regard avant d'acquiescer de concert, devant un Arthur qui ne comprenait pas. Le druide murmura quelques mots à Merlin (Arthur ne comprenait pas pourquoi Mordred et le druide s'obstinaient à l'appeler Emrys et pourquoi Merlin ne réagissait pas à cette erreur) et à Mordred. Finalement, les deux sorciers se prirent la main, posèrent l'autre sur une épaule chacun de Freya, fermèrent les yeux, puis, d'une même voix, prononcèrent des mots qu'Arthur ne comprenait pas. Quand ils ouvrirent les yeux, ceux-ci luirent d'or et la jeune druidesse maudite fut entourée d'une aura dorée. Arthur se protégea les yeux de son bras tellement la lumière fut éblouissante. Quand finalement, tout redevint noir comme la nuit, le druide déclara :
-Tu es sauvée, Freya. Bienvenu parmi nous.
La jeune fille sauta dans les bras de Merlin.
-Merci mille fois ! Merci !
Sans crier gare, elle l'embrassa finalement, devant un Merlin un peu troublé et horriblement droit. Lorsqu'elle se décala, Merlin était rouge de gêne. Finalement, elle lui lâcha la main, sourit et suivit le druide dans la forêt. Il ne restait que Mordred, Merlin et Arthur. Le second était toujours hébété.
-Ça va, Emrys ?
-Je ne m'attendais pas à cela, c'est tout.
-Elle est jolie pourtant.
Arthur fixa Merlin qui s'était mis à rire sans aucune raison.
-Mordred… ça ne marche pas exactement comme cela, tu sais. Je ne sais pas trop ce que je ressens pour elle. Ce que je ressens tout court en fait.
-Euh Merlin… tu entends des voix ?
Mordred et son valet le fixèrent un instant avant d'éclater de rire.
-Qu'est-ce qui est si drôle ? bougonna le prince.
-Rien… rien… fit Merlin.
-Merlin…
-Il sait que tu as des pouvoirs ?
-Oui, répondit Merlin, en direction de Mordred.
-Tu lui as dit ? murmura l'enfant.
-Oui.
L'enfant considéra le prince un instant, puis lui sourit.
-Si tu es vivant, je suppose que c'est parce qu'il l'a acceptée, fit Mordred.
-Quelqu'un peut m'expliquer comment cela se fait que je ne comprenne pas quoi que ce soit de cette conversation ?
-Nous pouvons communiquer par la pensée, Arthur. Entre nous, expliqua son valet. Mordred est particulièrement doué pour cela.
L'enfant rosit.
-Tu es très puissant aussi, Mordred. Je le sens.
-Pas autant que toi.
-Qui sait ? Peut-être qu'un jour… Maintenant vas.
-Au revoir Arthur. Au revoir Emrys.
-Au revoir Mordred, firent le prince et son valet en chœur.
Quand il eut disparu et qu'ils furent remontés sur leurs chevaux, Arthur interrogea :
-Pourquoi t'appellent-ils Emrys ?
-Je vais vous donner la même réponse que lorsque je l'ai posée : parce que c'est mon nom.
-Tu ne t'appelles pas Merlin ?
-Si. Mais pour les druides, je suis Emrys.
Arthur hocha la tête, un peu morose.
-Il a dit que tu étais puissant, fit-il soudain.
-C'est une longue histoire qui nécessiterait plusieurs heures de conversation.
-Considère que nous ferons une nuit blanche alors. »
