Coucou tout le monde !!

Alors, je ne sais pas trop dans quelle "catégorie placer cet OS. Ça pourrait être un mix entre un Et si et un Bonus qui n'a pas tout à fait de Et si...Bref, vous comprendrez mieux en lisant, donc comme d'habitude, je vous souhaite une bonne lecture !

Titre : Cogitations...

Episode: Et si Arthur l'avait su ? SE1E10

Pairing :Merthur

Résumé : Arthur n'a jamais pu abandonner Merlin. Et ce n'est guère aujourd'hui que cela allait commencer.

OOooOO

《Merci, Sire.

Il lui sourit et se retourna.

- Merlin.

L'intéressé pivota.

- Bonne chance.

Merlin fit un signe de tête et disparut de sa vue.

Les derniers mots de cette conversation restèrent longtemps encore dans la tête d'Arthur. Ils y tournèrent encore bien après le départ de Merlin pour Ealdor, son village natal, attaqué par Kanen et ses hommes, des pilleurs sans merci, des bandits de la pire espèce.

Bien sûr, Arthur comprenait la décision de son valet mais il ne pouvait s'empêcher de penser avec égoïsme à ce qu'il ferait à present que Merlin ne reviendrait plus. Il avait du mal à le croire. Arthur s'était habitué aux piques respectives qu'ils se lançaient souvent avec le jeune homme, il s'était habitué à sa présence à ses côtés, qui, alors même qu'elle lui avait semblé une punition pour avoir failli mourir de la main de cette sorcière, lui semblait indispensable aujourd'hui. Il ne s'imaginait pas sans Merlin auprès de lui et rien que de penser que cela pouvait arriver, Arthut sentait ses entrailles se serrer douloureusement.

Il ne voulait pas que Merlin parte.

C'était purement et simplement égoïste.

Mais Arthur ne pouvait s'en s'empêcher.

Il contempla une dernière fois le rempart, un endroit où il reviendrait souvent si jamais Uther n'acceptait pas sa requête. Ce serait son dernier souvenir de Merlin, hormis le foulard qu'il gardait caché sous son matelas. Arthur descendit les marches et se dirigea vers la salle du trône.

*

- Il en est hors de question, Arthur !

- Mais... Père...

- C'est non !

- Nous ne serons que trois cavaliers, de plus nous pourrons nous déguiser, Cenred ne saura jamais que Camelot a marché sur ses terres !

- NON, répliqua Uther d'un ton sans appel.

Arthur faillit s'agenouiller mais se ravisa au dernier moment. Ce geste le trahirait et alors il finirait sûrement aux cachots pendant un mois, ou pire...

- Bien.

Arthur s'inclina et se retira dans ses appartements. Il s'assit au bureau, se prit la tête entre les mains, passa machinalement ses doigts entre ses mèches blondes.

Il aurait tant aimé pouvoir aider Merlin, il aurait tant aimé lui montrer à quel point il tenait à lui, mais leurs rangs sociaux, les convenances, les moeurs, son père, son devoir, tout, tout l'en empêchait. Parfois Arthur aurait aimé naître paysan, ainsi, son devoir ne pèserait pas si lourd sur ses épaules et il serait libre, libre de tout.

Il soupira. Pourquoi les choses devaient-elles être si compliquées ? Qu'est-ce que cela changeait qu'il choisisse Merlin ou une autre ? Un autre ?

Arthur n'aurait su le dire.

Mais en revanche, ce qu'il savait, c'est qu'il était incapable de laisser tomber Merlin.

Parfois, il fallait se soulever pour ce en quoi l'on croit.

C'est ce qu'Arthur ferait. Coûte que coûte.

*

- Je te demanderai bien de l'argent, mais je sais que tu n'en as pas.

- Arthur !

Le prince se baissa pour éviter la lame de son valet. Il m'a reconnu, songea-t-il.

- Pose cette épée, Merlin, tu es ridicule.

L'autre lui sourit et jamais Arthur n'aurait pensé que ce sourire lui eût tant manqué. Le jeune prince suivit le jeune homme jusqu'au camp qu'ils avaient monté, lui, Morgane, Guenièvre et Hunith, la mère de Merlin.

*

Arthur regarda Merlin partir à la suite de son ami William, assez réfractaire quant à l'idée de se battre, le coeur gros. Il ignorait jusqu'à présent que Merlin avait un meilleur ami, un ami d'enfance ce qui lui semblait idiot puisque son valet avait eu une vie avant Camelot. Même si cela déplaisait fortement au prince.

- Moi, je me battrai et si je dois mourir, ce sera en combattant, déclara Hunith, sortant Arthur de sa torpeur.

- Moi aussi, ajouta Matthew.

Bientôt, tous les villageois avaient refermé le cercle autour de lui.

Pourtant, il manquait quelqu'un dans ce groupe qui lui faisait confiance.

*

- Tu as toujours vécu comme ça ? interrogea Arthur.

- Comment ?

Merlin et lui étaient allongés sur le sol dans la maison, et discutaient à voix basse.

- Ici.

- Oui. On dort à même le sol, on mange ce que l'on récolte. La vie est simple ici.

-- Ça semble... agréable.

- Vous auriez détesté.

Comment fais-tu pour me connaître aussi bien ?

- Sûrement.

Ils se turent pendant quelques secondes.

- Pourquoi es-tu parti ?

Merlin ne répondit pas immédiatement.

- Allez, ne fais pas ton intéressant, reprit Arthur en le chatouillant de son pied.

- Je ne me sentais plus... à ma place. Il fallait que je trouve un endroit où je pourrais l'être.

- Et tu as trouvé ?

- Je suis pas encore sûr.

Alors je ferai en sorte que tu le sois, Merlin. Je ne veux plus jamais que tu t'éloignes de moi.

*

Ce matin encore, William fut contre Arthur. Mais Merlin eut beau lui expliquer que le père du jeune homme avait été tué en combattant pour Cenred, Arthur savait qu'il avait raison.

Les villageois n'étaient pas des soldats.

*

C'était le grand jour. Arthur enfilait son armure avec Merlin et quand celui-ci voulut faire son travail, Arthur lui dit simplement :

- Pas aujourd'hui. Mets la tienne.

Quand il eut resserré le plastron, Arthur nota que Merlin peinait à mettre ses canons d'avant-bras. Sans un mot, il lui saisit le poignet et en lui jetant de temps à autre quelques regards, il attacha la protection. Merlin se retourna ensuite et il l'entendit seulement dire :

- Quoi qu'il arrive durant la bataille, ne changez pas l'opinion que vous avez de moi.

- Bien sûr. C'est normal d'avoir peur Merlin.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire.

- Vraiment ? Qu'est-ce donc alors ? Que veux-tu me dire ?

Merlin ouvrit la bouche.

- Arthur.

Le prince se tourna vers Morgane.

- Ils franchissent la rivière.

*

La bataille faisait rage mais Arthur savait qu'ils perdaient du terrain. Ou qu'ils perdaient tout court.

Alors qu'il affrontait un énième soldat, un vent surnaturel se leva sur le village. Arthur regarda autour de lui. Merlin. Et son ami. L'un des deux était un sorcier. Mais il saurait après.

Arthur s'élança dans la bataille.

*

Il venait de tuer Kanen. Maintenant il saurait.

- Je reconnais la magie quand je la vois et ce vent était tout sauf naturel. Lequel de vous deux a fait cela ?

Merlin et William échangèrent un regard. Puis Merlin se tourna vers lui, avalant difficilement sa salive.

- Arthur...

A cet instant, il comprit. Il n'y avait besoin de guère plus de mots.

Le prince s'approcha de son valet et murmura :

- Merci.

Il lui ebourriffa les cheveux et s'avança dans le village.

Les explications pourraient attendre du moment que Merlin savait sa gratitude.

*

Et voilà, ça sera tout pour aujourd'hui, merci d avoir lu et n'hésitez pas à me donner votre avis, il est important, pour savoir ce que vius pensez de mon écriture !

A bientôt !