Aujourd'hui, un nouvel OS sur l'épisode A servant of two masters, (oui il m'inspire beaucoup, c'est l'un de mes favoris). N'hésitez pas à donner votre avis en rewiew.

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Titre : To kill the King

Pairing : Merthur

Episode : Et si Merlin avait été un bon assassin ?SE4E6

Résumé : Chacun a ses secrets. Et parfois ceux-ceux-ci peuvent vous sauver la vie. Et celle des autres.

DISCLAIMER : Merthur

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Merlin se réveilla en sursaut lorsqu'il sentit l'eau froide lui fouetter le visage. Il mit quelques temps à s'adapter à la lumière de la pièce puis à se rendre compte que ses pieds ne touchaient pas terre. Lorsqu'il leva la tête, Morgane lui faisait face, un sourire mauvais affiché sur ses lèvres.

- Bonjour, fit la sorcière.

- C'en est un ? répliqua Merlin en la fixant.

Ses bras, liés au dessus de sa tête lui faisaient mal, tout comme les restes de sa blessure mais jamais il n'aurait fait le plaisir à Morgane de lui avouer.

- Oh ne sois pas comme ça... Nous avons tant de choses à nous raconter... Après tout je ne t'ai pas vu depuis que tu as condamné ma soeur à une mort lente et douloureuse... et que tu m'as forcée à quitter Camelot...

- Vous me feriez une faveur, Morgane ? Dites tout cela à Arthur. Il continue de penser que je suis inutile mais je suis plutôt fier de ses accomplissements. Je mourrai heureux.

- Oh non, tu ne vas pas mourir.

Elle lui adressa un petit sourire machiavélique.

- Ta mort sera loin d'être aussi douce...

Elle se mit à panser la plaie du jeune homme, tout en interrogeant :

- Il y a une chose que je ne comprends pas, Merlin, tu n'es que le serviteur d'Arthur, rien de plus et pourtant, tu continues à mettre ta vie en danger pour sauver la sienne, pourquoi ?

Parce qu'elle vaut mille fois plus que la mienne. Parce que c'est mon destin. Parce que ce que je ressens pour lui est bien plus fort que tout ce que vous êtes capable d'imaginer et de ressentir pour qui que ce soit, repondit Merlin, intérieurement.

- Qu'est-ce que vous faites ?

- Tu n'as jamais vu Gaius soigner une plaie ?

- Je sais que vous me soignez, en revanche ce que je ne comprends pas c'est pourquoi.

- Je crois que j'ai posé une question avant. Pourquoi es-tu si loyal à Arthur ?

- Je ne pense pas que vous comprendriez, Morgane. Vous n'avez aucun sens du devoir, aucun sens de la loyauté, repondit le magicien après un instant de silence.

- Ne pense pas que je ne sais pas ce que c'est d'être loyal parce que je n'ai personne à qui l'être.

Morgane prononça une incantation puis s'éloigna et se mit à fouiller parmi ses bocaux. Lorsqu'elle eut trouvé ce qu'elle cherchait, elle déboucha le bocal. Un serpent à 8 têtes en sortit, menaçant. Morgane se tourna vers le jeune sorcier en demandant :

- Tu n'as jamais vu de Fomora ?

Elle coupa une tête à la créature. Quelques secondes seulement plus tard, elle repoussa.

- A l'époque de l'ancienne religion, ils étaient vénérés par les grandes prêtresses car ils leur permettaient de controler l'esprit des gens.

Morgane marcha vers lui.

- Toutes tes forces vitales vont être aspirées, tout ce qui fait de toi ce que tu es disparaîtra, remplacés par un seul désir.

Elle se glissa dans son dos.

- Tuer Arthur Pendragon.

Et le serpent entra dans sa nuque alors qu'il hurlait de douleur.

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Lorsqu'il reprit connaissance, Merlin était embourbé jusqu'à la taille. Son visage était recouvert de terre. Il lui fallut de longues minutes avant de pouvoir se dégager complètement. Quelques secondes seulement plus tard, une voix que le sorcier aurait reconnue entre mille demanda :

- Qui va là ?

Merlin ne répondit pas, trop occupé à essayer de faire taire les deux voix qui s'opposaient dans son esprit. L'une hurlait "Tue-le !", l'autre repondait "Quelle est cette idée saugrenue, tu es incapable de lui faire du mal !"

- Montrez-vous ! ordonna Arthur.

A cet instant, Merlin sortit des fourrées, tandis que la voix qui lui ordonnait de tuer son roi devenait de plus en plus forte, faisant taire la seconde, qui luttait du mieux qu'elle le pouvait.

Arthur avait l'air abasourdi de voir son serviteur. Puis il se précipita vers lui et l'étreignit avec force.

- Je pensais qu'on t'avait perdu !

Merlin lui rendit son étreinte, regrettant de ne pas avoir de dague sur lui. Il fallait qu'il pense à en trouver une quelque part. Et puis cela serait une excuse en or, il avait été séquestré, la peur pouvait très bien lui faire porter une arme...

Il se promit que de retour au château, il chercherait de quoi "se protéger". Arthur le ramena vers son cheval, son bras autour des épaules du jeune sorcier.

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Sa tentative d'empoisonnement n'avait pas fonctionné parce que cette sote de Gwen, qui alors qu'il y pensait, ne méritait absolument pas sa place sur le trône, avait déjà porté sa nourriture à Arthur. Merlin trouverait un autre moyen. Oui, bientôt, le roi serait mort. Peut être qu'il s'occuperait de Guenièvre aussi, tiens.

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Merlin dissimula la dague sous sa tunique et rejoignit les appartements du roi pour le vêtir pour l'adoubement auquel il allait procéder. Ou plutôt auquel il n'aurait pas le temps de procéder. Arthur était assis à la table de sa chambre, ses doigts tapant une mesure sur le bois que seul lui entendait. Son autre main supportait sa tête et il avait l'air pensif. Parfait, songea Merlin. Moins il sera attentif, plus simple ce sera.

- Sire ?

Arthur tourna la tête vers lui après avoir sursauté.

- Vous êtes pensif, dit Merlin en choisissant la tenue que le roi porterait pour mourir.

- Il y'a un traître parmi nous, Merlin. Je m'inquiète.

Le magicien ne répondit pas.

- Ça peut être n'importe qui. Un chevalier, mon oncle... même toi.

Merlin se figea alors qu'Arthur l'étudiait.

- Je plaisante, Merlin. Tu serais incapable de faire du mal à une mouche.

Oh, si tu savais...

- Perceval, peut être ? interrogea Arthur en se levant.

Merlin retira sa chemise, son regard s'arrêtant contre son gré sur les abdominaux musclés du roi de Camelot. Il lui semblait avoir oublié quelque chose. Mais quoi ? Le magicien se retourna et attrapa la chemise rouge sang, passa la tête de son maître à travers le trou.

- Perceval a eu toute sa famille tuée par les soldats de Cenred. Depuis, il hait tout ce qui se rapproche de près ou de loin de Morgane.

- Oui, tu as raison. Elyan alors... Peut être qu'il n'accepte pas ma relation avec sa sœur...

- Il vous a juré fidélité. Comme tous les chevaliers.

Arthur acquiesça.

- De toute façon, je crois que mes sentiments pour Gwen...

Merlin se tourna d'un seul mouvement vers Arthur, la veste qu'il allait porter menaçant de lui tomber des bras.

- Je crois qu'il n'y en a plus.

- En avez-vous parler avec elle ?

- Non. J'ai peur de la blesser.

- Sans vouloir vous vexer, Sire, fit Merlin en se glissant dans le dos d'Arthur, je crois qu'elle est plus intéressée par Lancelot que par vous.

Arthur tourna la tête vers son valet, leurs visages un peu trop proches au goût du second, un sourcil relevé. Il ne dit rien et laissa Merlin lui mettre sa veste. Le valet fit mine de prendre l'épée de cérémonie du roi mais à la place, il dégaina sa dague puis se dirigea vers Arthur qui se tourna vers lui au dernier moment. Merlin en profita, sa main filant vers le flanc d'Arthur qui lui adressa un regard désorienté. Puis au dernier moment, le jeune homme tomba au sol, la dague lui glissant des mains dans un affreux bruit de ferraille et il se recroquevilla sur lui-même, son corps secoué de spasmes. Arthur remarqua alors, la forme noire dissimulée par le foulard de son serviteur, qui se mouvait dans le cou de ce dernier. Il s'agenouilla près de Merlin qui murmurait, comme en transe :

- Je ne peux pas faire ça, je ne peux pas, je ne peux pas...

- Merlin...

Le jeune homme leva la tête en entendant son prénom. Arthur se figea d'horreur en voyant l'or qui clignotait dans les yeux de son ami. Merlin n'est pas... pas lui aussi...

- Arthur...

Il retomba encore plus bas au sol. Arthur oublia soudain sa révélation, força le jeune magicien à se redresser.

- Merlin, qu'est-ce qu'il t'arrive ?

L'autre restait muet, luttant contre le sortilège de Morgane.

- Je ne peux pas le tuer ! s'écria-t-il soudain, avant de répéter, comme une plainte, je ne peux pas...

Cette fois, Arthur sentit comme un vent surnaturel se lever et alors, il força Merlin à le regarder. Il plongea son regard dans le sien.

- Tu sais pourquoi je n'aime plus Gwen ?

Merlin ne répondit pas.

- C'est parce que je t'aime, toi, idiot.

Et il l'embrassa doucement. Les spasmes du serviteur disparurent tout à fait, son regard redevint océan. Arthur contempla le jeune homme, tandis que celui-ci revenait à lui.

- Maintenant je crois que tu as beaucoup de choses à me raconter.

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Voilà pour aujourd'hui, entre le reveal fic et le Merthur, j'espère que ça vous a plu. A bientôt !