Titre : Taylor

Résumé : Suite de "La Nouvelle Salamandre". Harry apparaît dans le salon de Newt Scamander, sous l'œil surpris de Remus. Comment Hermione va-t-elle l'expliquer ? Et comment Harry va-t-il s'intégrer à cette nouvelle vie ?

Disclaimer : L'univers et les personnages d'Harry Potter ne nous appartiennent pas. Nous ne recevons aucune compensation financière pour la publication de cette histoire.

Pairing : Het et Homo

Rating : T

Statut : Terminée

Auteures : Epsilon et Pauu

Bêta : Epsilon et Pauu

Nda : Bonjour à tous et toutes !

Comment allez-vous ? On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau chapitre de Tay-.. *ha ? on est en retard pour la publication ? Mais ils ont rien remarqué non ? Si.. on est mardi alors qu'on devait publier dimanche, ça se voit ? ha... bon bah.. humhum* Bon bah oui, on se retrouve avec quelques jours de retard pour cette publication !
Epsi est en vacances et moi j'étais d'astreinte pour le boulot ce week-end, et enfin bref, on n'a pas pu publier dimanche ! Et hier non plus !

MAIS !

Voyez le bon côté des choses... vous attendrez moins longtemps avant le chapitre 8 ! C'est chouette non ?

En tout cas, nous espérons que vous vous portez bien, merci toujours et encore pour vos reviews, bienvenue aux nouveaux et nouvelles , installez-vous confortablement et...

BONNE LECTURE !

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Dans le chapitre précédent : Harry se rapproche de Remus avec qui il discute beaucoup de son ancienne condition de Pitiponk. Le Poufsouffle entend une conversation entre Peter Sirius dans la bibliothèque. Le premier évoque l'étrange proximité entre Harry et Hermione et met Sirius en garde.

Quelque temps plus tard, alors qu'Harry tente de prendre ses distances avec Hermione pour ne pas mettre en péril son couple, Remus qui a remarqué son étrange comportement tente de comprendre ce qui lui arrive.

Le soir de pleine lune, Cornedrue, Patmol, Queudver font sortir Lunard de la Cabane Hurlante malgré les risques que cela engendre. Le matin, dans l'infirmerie, Harry leur reproche leurs actions qui blessent Remus, et s'attire les foudres de Sirius, James et Peter.

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Chapitre 7

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Une fois sorti de l'infirmerie, Harry se perdit dans ses pensées, ruminant sa rancœur et sa colère contre les trois Maraudeurs. Il y a encore quelques mois, il aurait été étonné de son propre comportement. Jamais il se serait imaginé aller à l'encontre de James et Sirius. Il avait plutôt pensé qu'il serait le premier à rejoindre les Animagi les nuits de pleine lune s'il en avait été capable. Les choses avaient cependant changé depuis. Il avait appris à connaître le tempérament de chacun : le côté m'as-tu-vu de James et celui un peu trop fier de Sirius.

Harry ne doutait pas des intentions des deux amis, trois s'il comptait Peter qu'il connaissait un peu moins, envers Remus. Il était persuadé qu'ils faisaient tout cela pour l'aider à vivre au mieux sa lycanthropie, mais, comme il l'avait dit à l'infirmerie, il ne s'agissait pas que du pur altruisme. Et ils étaient trois idiots pour ne pas avoir remarqué la peur de Remus.

- Meilleur ami et puis quoi encore ? marmonna-t-il pour lui-même, en parcourant aléatoirement le couloirs de Poudlard.

Après quelques pas, il se figea, soudainement pris de remords. Comment avait géré Remus après son départ ? Est-ce que les autres s'en étaient pris à lui ? S'étaient-ils disputés ? Le visage crispé, Harry fit demi-tour, revenant sur ses pas. Ce n'était pas très juste de laisser le loup-garou seul après la pagaille qu'il avait sûrement créée.

Le Poufsouffle accéléra le rythme et tourna à l'angle d'un couloir. Il ne s'était pas attendu au choc qui le renversa à terre. Grognant doucement mais préparant ses excuses, Harry leva les yeux vers la silhouette qu'il avait percutée. Il ravala le pardon qui allait franchir ses lèvres lorsqu'il reconnut Peter, dont le visage reflétait une colère qu'Harry n'avait jamais vu chez le petit sorcier.

- Tu vas où comme ça, Taylor ?

La voix de Peter, bien qu'un peu tremblante, était plus forte que d'habitude et Harry pouvait y entendre tout le ressentiment que le Gryffondor éprouvait à son égard. Harry se releva doucement, s'écartant d'un pas vers l'arrière, sa main sur sa baguette. Il n'avait pas suffisamment confiance en Peter pour rester désarmé face à lui.

- J'allais vous rejoindre à l'infirmerie, commença Harry, essayant de garder un ton diplomate. Pour discuter.

- Discuter ? ricana Peter. On ne veut pas discuter avec toi, Taylor.

- Ecoute Peter, je ne veux pas laisser les choses s'envenimer. Retournons avec les autres.

Le Gryffondor, loin de lui laisser le passage, fit un pas vers lui, menaçant.

- C'est toi qui va m'écouter, Taylor. J'en ai assez de toi, et de la merde que tu mets dans notre groupe. Oh ne fais pas semblant de ne pas me comprendre, tu sais très bien de quoi je parle. Je ne suis pas bête, je sais que tu ne m'aimes pas et que tu cherches à prendre ma place, mais tu n'y arriveras pas.

- Tu délires Peter, intervint Harry, je ne cherche absolument pas à prendre ta place.

- LA FERME ! s'énerva l'Animagus, surprenant Harry. Ne me mens pas ! J'ai tout de suite compris ton petit jeu et d'ailleurs je ne suis pas le seul.

Peter observa un silence, visiblement fier de son petit effet.

- Sirius, reprit-il après plusieurs secondes. Il a remarqué aussi. Tu sais, ça ne se voit peut-être pas, mais nous sommes très proches tous les deux. On pourrait presque dire que je suis son premier confident. Il m'a parlé de ton comportement, surtout envers Hermione. Nous ne sommes pas stupides tu sais.

- Quel comportement ?

- Tu le sais très bien ! Sous tes airs de gentil petit Poufsouffle, tu ne rêves que d'une chose : lui voler Hermione. Eh bien figure-toi qu'il en a conscience et qu'il te surveille ! Il était là le premier. Tu leur fais de la peine à tous ! Remus est anéanti par ton comportement et James voulait venir te casser la figure mais a préféré rester pour le consoler. Tu fais du mal autour de toi et il faut que ça cesse !

- Hermione est ma meilleure amie depuis l'enfance. Elle est comme ma sœur !

- Ce que tu peux dire ne changera rien. Tu n'es plus le bienvenue parmi nous. Reste loin de notre groupe !

- Tu ne peux pas m'interdire quoi que ce soit Peter ! rugit Harry, commençant à s'énerver.

Il se redressa et sa prise sur sa baguette se fit plus ferme. Il ne comprenait pas les divagations du Gryffondor, n'avait rien fait de mal. Il savait parfaitement que Sirius et les autres ne lui en voulaient pas pour son écart à l'infirmerie, du moins pas autant que le sous-entendait Peter. Certes, il n'aurait pas dû leur crier dessus, mais ce n'était rien. Non, personne ne lui en voulait. Pas vrai ?

Lorsque Peter l'avait vu se redresser, il s'était légèrement tassé sur lui-même et son air féroce s'était transformé en légèrement inquiet. Mais un sourire narquois apparut sur son visage, lorsqu'il vit le doute dans les yeux de Harry.

- On n'a pas besoin de toi, siffla Peter. Depuis que tu es arrivé, nous n'avons que des disputes. Laisse-nous tranquille. Et garde tes distances avec Hermione.

Harry amorça un mouvement pour s'approcher. Il voulait attrapper Peter et le secouer, lui demander de retrouver la raison, de réfléchir posément, mais l'Animagus se crispa un instant et après un dernier regard mauvais, se retourna dans le couloir, marchant à grand pas vers l'infirmerie.

Sans trop savoir pourquoi, Harry resta immobile. Les différents reproches de Peter résonnaient dans sa tête. Il savait qu'il ne devait pas y faire attention, l'agressivité du Gryffondor était sûrement due à ses propres angoisses et son insécurité. Cependant, Harry ne pouvait s'empêcher de penser qu'il y avait du vrai dans ses paroles. Il se souvenait parfaitement de la discussion qu'il avait surprise et du doute dans le discours de Sirius. Remus et James étaient-ils touchés aussi par son comportement ?

Harry resta encore plusieurs minutes immobile, à fixer le couloir vide par lequel était parti Peter. Il hésita à retourner à l'infirmerie, mais le doute maintenant ancré en lui le paralysait. Des bruits de pas derrière lui le firent sursauter, il se retourna et vit un groupe de deuxième année qui avançait dans sa direction. Il se colla au mur pour les laisser passer, puis prit la direction de sa Salle Commune.

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Le fond de l'air était vif et, par moment, de fines gouttes tombaient du ciel. Les deux équipes sur le terrain de Quidditch n'y faisaient cependant pas attention. Le match était serré et les Poufsouffle ne menaient que de trente points sur l'équipe de Serdaigle. Au-dessus d'une des tours du public, Harry observait le terrain avec attention, à la recherche du Vif d'Or. S'ils ne voulaient pas prendre trop de retard sur les Gryffondor qui avaient gagné contre les Serpentard avec près de deux cent trente points d'avance, Harry devait attendre que l'écart se creuse entre son équipe et celle adverse. S'il ne pouvait pas attraper le Vif d'Or immédiatement, il pouvait cependant faire son possible pour gêner Trevis, l'autre Attrapeur, et l'empêcher de s'en saisir.

Des cris s'élevèrent dans le stade tandis que Sasha mettait un nouveau but en faveur de son équipe. Elle évita habilement un Cognard lancé dans sa direction et donna des ordres hauts et clairs au reste de son équipe. Elle adressa un signe à Harry, lui montrant la paume de sa main droite, doigts écartés. L'Attrapeur hocha la tête, lui signifiant qu'il avait compris : dès que Poufsouffle mènerait de cinquante points, Harry devait finir le match.

Il n'eut pas à patienter longtemps, moins de cinq minutes plus tard, Alizée, une Poursuiveuse de quatrième année marquait son premier but du match, attisant la Ola du côté des supporters. Harry n'attendit pas et se pencha sur son balai. Il n'avait pas aperçu le Vif depuis son poste d'observation, il devait donc le chercher d'une autre manière.

Harry effectua plusieurs fois le tour du stade, gardant un œil sur l'Attrapeur adverse. Il le vit bouger avant d'apercevoir le Vif d'Or. Trevis fit un virage à cent quatre vingt degrés et Harry décida de le suivre. L'équipe de Serdaigle était en trop mauvaise posture pour qu'il s'agisse d'une feinte.

Le Poufsouffle esquiva habilement les joueurs qu'il croisa puis aperçut finalement le petit artefact doré. Ce dernier monta vers le ciel, et les deux Attrapeurs suivirent le mouvement. Harry, qui avait anticipé le mouvement du Vif d'Or put rattraper son retard sur Trevis. Les deux sorciers furent coude à coude pendant quelques instants, puis l'objet disparut soudainement de leur champ de vision.

Il fallut une fraction de seconde à Harry pour comprendre que le Vif d'Or avait fait demi-tour. Un demi-tour si brusque qu'il était invisible à l'œil nu. Son temps de réaction fut ce qui lui valut la victoire : il put agir avant Trevis, cessant immédiatement son accélération et se laissant tomber en arrière pour faire un arc de cercle qui le remettrait dans la bonne direction. Quelques mètres plus bas, il attrapa le Vif d'Or, sans que Trevis ait pu l'atteindre.

Madame Bibine siffla la fin du match sous les applaudissements et les félicitations de ses coéquipiers. Sasha avait pu remettre un but entre temps et Poufsouffle gagna donc le match avec deux cent dix points d'avance ce qui les plaçait deuxième en ce début de saison.

Lorsque Harry sortit des vestiaires, après avoir pris son temps pour se détendre sous une douche bien chaude, il fut surpris de voir Remus adossé au mur à côté de la porte. Celui-ci avait les mains dans les poches et regardait le château au loin. La pluie avait cessé et un soleil timide montrait quelques rayons.

- Salut ? dit Harry avec hésitation.

- Te voilà, souffla Remus, tournant la tête vers lui avec un sourire.

- Tu as besoin de quelque chose ?

- Mon cœur souffre à l'idée que tu puisses penser que je ne suis là que par besoin et non par envie, répondit théâtralement Remus.

Harry émit un petit rire et commença à avancer vers le château, faisant signe au Gryffondor de le suivre.

- Très beau match. Tu es vraiment un Attrapeur exceptionnel. James trépignait sur place en te regardant !

- Merci. Je suis heureux que les Poufsouffle aient gagné.

Les deux jeunes hommes marchèrent côte à côte, dans un silence plaisant. Harry, son sac sur l'épaule, jetait des coups d'œil fébrile au loup-garou, attendant que celui-ci lui explique la raison de sa présence.

Il s'était passé trois semaines depuis la pleine lune et Harry, bien qu'il n'ait pas cru les divagations de Peter, avait pris quelques distances avec les Maraudeurs. En effet, ayant compris que l'Animagus réagissait plutôt par peur et par jalousie, le Poufsouffle ne l'avait pas pris au sérieux, mais son discours avait réussi à semer le doute. Il s'était dit que, peut-être, une infime part de ses nouveaux amis pouvait lui en vouloir d'être si présent au sein de leur groupe.

Il se savait idiot d'avoir parfois de telles pensées, mais devait bien admettre que son immersion dans cette petite bande avait été si rapide qu'il avait l'impression de ne pas y avoir sa place.

Alors, il s'était éloigné, lentement, pour ne pas éveiller les soupçons. Il avait passé plus de temps dans le petit cocon chaud qu'était la Salle Commune des Poufsouffle et un peu moins dans la Salle sur Demande. Après les repas, il partait toujours rapidement avec ses compagnons de dortoir pour être certain de ne pas être accaparé par un Maraudeur.

Cela ne l'empêchait pas de les saluer lorsqu'ils se croisaient ou de participer à quelques sessions de révision à la bibliothèque avec Hermione ou Lily.

- Pourquoi tu t'éloignes ? demanda Remus, le sortant de ses pensées.

Harry secoua légèrement la tête et s'arrêta, sans comprendre.

- Pardon, tu voulais rester au terrain de Quidditch ?

- Idiot, marmonna Remus, secouant la tête, un sourire doux sur le visage. Je voulais dire, pourquoi tu t'éloignes de nous ?

- Oh… murmura Harry, les joues rougissantes. Je ne vois pas de quoi tu parles… dit-il, reprenant son chemin.

- Tu es un horrible menteur.

- Tu me l'a déjà dit…

- Tu n'as qu'à me dire la vérité, dit simplement Remus, haussant les épaules.

Harry soupira, fixant son regard sur l'horizon. Il avait toujours eu tendance à être très franc et à s'énerver rapidement mais cette fois, il avait besoin de trouver une demi vérité pour réconforter Remus.

- Je ne sais pas quoi te dire… Nous ne sommes pas dans la même maison, il est normal qu'on se voit moins souvent. J'ai rencontré des gens géniaux chez Poufsouffle. Tu te souviens de Bao ? Il est incroyable et m'apporte énormément de choses.

- Je vois… souffla Remus.

Harry ne put s'empêcher de tourner la tête et d'adresser un regard curieux à Remus, qui l'observait avec tristesse. Il allait se détourner, mais le loup-garou saisit son bras et le força à s'arrêter. Son poignet toujours fermement maintenu, il parla :

- Écoute Harry, je suis certain qu'il s'est passé quelque chose. Je sais que tu apprécies tes nouveaux amis mais je sais aussi que tu ne nous aurais pas mis de côté de cette façon si tu n'avais pas eu une bonne raison. C'est de ma faute ? C'est parce que je ne t'ai pas défendu ce jour-là, dans l'infirmerie ? Je sais que j'aurais dû te courir après, mais j'étais trop faible et ensuite, quand je t'ai revu et que j'ai voulu m'excuser, il y avait toujours plein de monde et..

- Tu voulais t'excuser ? haleta Harry, incrédule.

- Evidemment ! Tu avais parfaitement raison, mais comme d'habitude, je suis faible et lâche devant Sirius et James, répondit Remus, la tête basse. Tu as dit ce que je voulais leur exprimer depuis longtemps… Quoiqu'avec plus de véhémence que je ne l'aurais fait…

- Ça n'a rien à voir avec ça Remus, dit doucement Harry, essayant de reprendre sa route sans succès.

- Alors quoi ? s'énerva légèrement Remus. Tu nous abandonnes comme ça, sans raison ? C'est parce que je suis ce que je suis ? Tu l'as réalisé quand tu m'as vu sur ce lit et a ressenti du dégoût à mon égard ?

- Quoi ? Non ! cria Harry, s'arrachant de la poigne de Remus.

- Qu'est-ce qui se passe alors ? Si ce n'est pas moi, qu'est-ce que c'est ? Sirius t'agace ? James t'a dit des choses qu'il n'aurait pas dû dire ? Peter…

Remus ne finit pas sa phrase, voyant le regard fuyant du Poufsouffle et sa posture changer nerveusement.

- C'est Peter… C'est ça ? murmura-t-il.

Harry ne répondit pas et marcha vivement vers le château, essayant de ne prêter aucune attention à Remus qui le suivit rapidement.

- Qu'est-ce qu'il t'a dit ? demanda celui-ci avec hargne. Explique-moi !

- Rien ! cria Harry, se retournant soudainement vers Remus. Il est excessivement jaloux, d'accord ?! Il m'a crié toute sa haine, m'a dit que Sirius me détestait parce que je lui volais Hermione, m'a dit que tu étais bouleversé par mes propos et que James serait venu me casser la figure s'il n'avait pas dû rester pour te consoler. Mais c'était faux, je le sais très bien ! Je ne suis pas stupide.

- Alors quoi ? demanda Remus sur le même ton, sans comprendre le raisonnement de Harry.

Le silence s'étira entre les deux jeunes hommes qui haletaient de colère. Ils se faisaient face et Remus attendait que le Poufsouffle accepte enfin de répondre aux nombreuses questions qu'il se posait.

- Je me suis dis qu'il y avait peut-être un fond de vérité... murmura finalement Harry, baissant drastiquement le ton de la conversation.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Je suis arrivé dans votre groupe il y a quelques mois à peine et j'ai chamboulé des choses. La relation entre Sirius et Hermione est forcément impactée par ma présence. Et j'ai insulté votre façon de faire alors que je ne m'en sens pas légitime. Je crois que… Ce qu'il y a de mieux à faire pour moi, c'est de m'éloigner un peu…

- Harry, souffla Remus. Tu as changé les choses, mais pas d'une mauvaise façon. Tu n'as fait qu'améliorer notre groupe.

- Dis ça à Peter ! grogna Harry. Il a l'impression que j'ai pris sa place et je peux le comprendre. Il le vit mal et rien que pour ça, je ne peux que m'incliner.

- Non, tu ne peux pas, murmura Remus. J'apprécie énormément Peter, mais tu ne peux pas débarquer dans notre vie, dans ma vie, la chambouler et partir comme tu étais venu. Je ne le supporterai pas.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Harry, tu es le premier à remarquer mon mal être, tu m'as permis d'en parler ! Tu as fait ce que j'aurais dû faire depuis bien longtemps. J'aurais dû être sincère avec mes amis dès le jour où j'ai remarqué que ce que nous faisions était dangereux pour tout le monde.

Remus avait l'air si triste et perdu qu'Harry s'approcha inconsciemment. Il voulait donner tout son soutien au loup-garou, voulait l'épauler, comme lui l'avait épaulé dans les moments difficiles. Remus l'avait toujours aidé à se sortir des situations embarrassantes qui survenaient à chaque fois que sa transformation féline le mettait dans l'embarras.

Comme à cet instant, alors qu'il n'avait qu'une seule idée en tête, s'approcher de Remus pour frotter son front contre sa joue et passer sa langue sur sa peau pour le rassurer. Comment les humains réconfortaient-ils leurs proches, déjà ?

Alors qu'il s'approchait lentement, fixant la joue légèrement râpeuse de Remus, celui-ci le sortit de sa transe.

- Harry ? Harry !

Le Poufsouffle secoua vivement la tête, essayant de revenir à l'instant présent.

- Quoi ? demanda-t-il, agacé.

- Tes pupilles se sont allongés et tes yeux viraient au jaune, ça va ?

- Pardon, marmonna Harry maintenant gêné, se frottant la nuque. Encore une séquelle de ma transformation apparemment…

Remus ne répondit pas, se contentant d'observer attentivement son camarade de classe. Harry détourna le regard, mal à l'aise et légèrement triste. Il avait beau paraître sûr de lui et confiant, il devait bien avouer que la distance avec les Maraudeurs, Hermione et Lily, affectait son moral. Il avait aimé se retrouver parmi eux et sa vie était plus terne à présent.

- Harry, je n'ai jamais osé crier mon opinion, jamais imposé quoi que ce soit. Mais tu m'as aidé. Et aujourd'hui, c'est moi qui vais t'aider.

Le loup-garou lui jeta un dernier regard, presque rageux et reprit sa route, passant à côté de lui.

- Attends, quoi ? appela Harry.

Remus ne s'arrêta pas pour autant et le brun le suivit, hésitant à lui saisir le bras pour lui demander ce qui lui prenait. Son ami paraissait cependant si déterminé qu'Harry décida de marcher silencieusement derrière lui. Ils entrèrent dans le château, traversèrent le hall, puis empruntèrent une série de couloirs et d'escaliers qu'Harry connaissait par cœur. Il comprit rapidement que Remus se dirigeait vers la Salle Commune des Gryffondor.

Quand ils arrivèrent devant le portrait de la Grosse Dame, celle-ci n'eut même pas le temps de demander le mot de passe que Remus le donnait, avec une véhémence qu'Harry ne lui avait jamais vu.

Dans l'antre des rouge et or une certaine agitation régnait. Assis près du feu, dans les fauteuils, James, Sirius et deux autres membres de l'équipe des Gryffondor discutaient du match auquel ils venaient d'assister. Peter et Lily écoutaient, sans vraiment participer à leurs échanges. Remus se dirigea à grand pas vers le groupe et se posta devant Peter, le visage dur.

- Tu as vu un peu l'agilité d'Harry, Peter ! dit Sirius à cet instant.

- Mais Trevis était tout de même très fort ! couina le jeune homme timide.

- C'est sûr que tu ne peux pas vanter les mérites de Harry, intervint Remus, les bras croisés sur la poitrine.

Harry fut soufflé par la réplique et recula légèrement dans l'ombre de la Salle Commune qui n'était plus la sienne.

- Qu… Quoi ? bafouilla Peter.

- Ne fais pas l'innocent avec moi Queudver, je sais tout ce qui s'est passé ! Tu n'as pas honte ? Depuis des jours et des jours, nous parlons tous de ce qui se passe, de la raison pour laquelle Harry s'éloigne de nous. Nous avons élaboré des théories folles et remis en question nos comportements et depuis tout ce temps, tu savais parfaitement ce qu'il en était.

- Il ne faut pas forcément croire ce qu'il dit… couina Peter.

- Figure-toi qu'il ne m'a rien dit ! Je l'ai découvert tout seul. Et cette seule réponse confirme mes soupçons ! Tu lui as dit que Sirius le détestait, que James voulait lui casser la figure et qu'il m'avait rendu triste. Tu lui as ordonné de nous laisser tranquille.

- Quoi ? cria Sirius, se relevant précipitamment du canapé, faisant tomber le livre qui était inutilement posé sur ses genoux.

- Ce n'est pas ce que tu crois, dit Peter en se tournant vers lui.

- Tu n'as donc pas dit à Harry qu'il était trop proche d'Hermione ? Que Sirius détestait les voir ensemble et que cela mettait en péril leur relation ? renchérit Remus.

- Non…

- C'est absurde ! éructa Sirius. J'ai confiance en Hermione et malgré que tu aies tenté de me faire douter plus d'une fois, j'ai accepté la relation fusionnelle qu'ils partagent.

- Et pourquoi je voudrais frapper Harry ? intervint James.

- J'étais soi-disant bouleversé des mots qu'il a prononcés à l'infirmerie. Tu voulais défendre mon honneur ou une ineptie pareille, répondit Remus avec un vague signe de main.

- C'est totalement idiot, ricana James. Ne me dis pas qu'il a cru une telle chose ?

Harry se rendit alors compte qu'il était passé totalement inaperçu. Soit les Maraudeurs ne l'avaient pas vu, soit ils l'avaient déjà oublié.

- Bien sûr que non, répondit Remus. Mais ça l'a fait douter et il s'est dit que son arrivée avait chamboulé notre groupe. Il ne voulait pas en être responsable.

- C'est idiot, confirma James.

- Eh bien… commença Peter.

- Eh bien rien du tout ! reprit Remus avec rage, concentrant à nouveau son attention sur Peter. Je peux comprendre que l'arrivée de Harry dans notre groupe soit un changement et que ça te fasse peur, mais ça ne te donne pas le droit de parler en notre nom et de le menacer.

- Je n'ai pas-

- Je me fiche que tu l'aies fait ou pas Peter ! Tu n'avais aucun droit !

Un silence tendu envahit la Salle Commune des Gryffondor. Presque tous les regards étaient portés sur les Maraudeurs et Harry vit que quelques élèves le pointaient du doigt. Il se colla un peu plus contre le mur, cherchant à y disparaître. Pendant de longues secondes, personne ne parla. Remus, James et Sirius attendaient de Peter qu'il s'explique, mais ce dernier se contentait de bégayer des débuts de phrases.

Finalement, le portrait de la Grosse Dame s'ouvrit à nouveau, attirant l'attention des élèves. Le Professeur McGonagall entra dans la salle, ignorant la tension qui y régnait, et s'approcha des Maraudeurs.

- Monsieur Pettigrow ! appela-t-elle durement. Je viens d'échanger avec le Professeur Slughorn qui m'a signifié que vous n'aviez pas du tout avancé sur votre projet avec Miss Monroe. Laissez-moi vous dire que je trouve votre comportement immature. Je suis donc au regret de vous annoncer qu'à partir de lundi, vous serez en colle, Miss Monroe et vous, deux heures, trois fois par semaine, pour travailler sur votre sujet.

La professeur fit une pause dans son discours, ne s'attendrissant pas devant l'air blafard de Peter.

- Je suis très déçue par votre manière d'agir, Monsieur Pettigrow. J'espère que vous comprendrez que votre comportement, en plus de nuir à vos études, va faire perdre du temps aux professeurs qui devront vous surveiller pendant vos heures.

McGonagall s'interrompit une nouvelle fois, puis releva la tête pour balayer la Salle Commune du regard. Elle arbora un sourire pincé mais sincère.

- Je vous souhaite à tous une très bonne fin de journée, profitez bien de votre week-end.

Sur ces dernières paroles, elle sortit, laissant à nouveau un lourd silence s'installer. Ce fut James qui le brisa.

- Il semble que ce ne soit pas ta journée Peter, déclara-t-il, son ton trop dur pour être simplement de la moquerie.

- James-, tenta Peter.

- Non, je suis trop énervé contre toi pour le moment. Harry ne connait personne ici, à part nous. Et aux dernières nouvelles nous le considérons comme notre ami. Chercher à l'éloigner comme tu l'as fait n'était pas digne de toi.

- Je ne voulais pas, commença Peter. Je pensais que…

Lily se leva du canapé où elle était restée assise, silencieuse et observatrice depuis le début de leur dispute. Chacun put voir que, malgré son apparence sensiblement calme, son regard brillait d'une lueur mêlant déception et colère.

- Peut-être que la punition du Professeur McGonagall tombe au bon moment, dit-elle. Tu vas pouvoir réfléchir à tes actes de ton côté. J'espère sincèrement que tu verras que tu es le seul à mettre ta position dans le groupe en danger et que Harry n'y est pour rien.

Peter ouvrit la bouche pour répondre, mais la referma en un claquement. Les yeux humides, les poings serrés, il se trouvait là sous les regards accusateurs de ses amis. Se tournant précipitamment, il fonça en direction du tableau de la Grosse Dame, sans un regard pour Harry lorsqu'il passa à côté. Si la porte ne se fermait pas toute seule, le Poufsouffle était persuadé qu'elle aurait claqué.

L'action amena tout le monde à le regarder, se souvenant finalement de sa présence. Lily posa ses yeux sur lui avec affection, James et Sirius l'observèrent avec compréhension et Remus… Était-ce de la tendresse ?

Harry allait parler mais une nouvelle interruption dans la Salle Commune l'en empêcha.

- Harry ! appela Hermione qui venait d'entrer en trombe, possèdant l'heureux mot de passe des Gryffondors.

- Hey Poup- commença Sirius.

- Plus tard ! le coupa-t-elle. Harry je dois te parler, dit-elle en se tournant vers le jeune homme, parlant avec précipitation. J'ai reçu une lettre de grand-père ! Tu te souviens de ce qu'il cherchait pour nous ? Les trucs qui peuvent nous aider pour la disparition de Tu-Sais-Quoi ? Il les a tous ! Tous ! Et…

Jetant un regard vers tout le monde qui l'écoutait attentivement, Hermione passa son bras autour de celui de Harry et le tira en dehors de la pièce, poussant une lettre dans ses mains. Dans l'interstice de la porte, Harry jeta un œil aux Maraudeurs qui regardaient tous Sirius avec amusement. Celui-ci avait la bouche légèrement entrouverte et murmura :

- Toujours aucun doute bien sûr…

La remarque fit rire Lily, James et Remus, avant que le portrait ne se referme.

.oOo.

Harry se tenait immobile devant la porte de l'infirmerie, attendant patiemment que Madame Pomfresh vienne lui ouvrir. Il était seul ce matin, James et Sirius finissaient leur nuit après avoir tenu compagnie à Remus pendant une grande partie de celle-ci. Harry ne savait pas s'il verrait Peter, mais il savait que ce dernier n'avait pas passé la pleine lune en compagnie des trois autres Maraudeurs.

Depuis leur dispute dans la salle commune des Gryffondor, deux semaines plus tôt, Peter gardait ses distances avec ses amis, ne leur adressant la parole que lorsque cela était nécessaire. Un instant, Harry se demanda si la rancœur de l'adolescent n'allait pas avoir des conséquences plus graves à l'avenir. Il secoua la tête, comme pour remettre ses idées en place.

Au moins, les évènements se passeraient différemment à cette époque. Hermione et lui étaient là, les choses avaient été trop bousculées pour que l'histoire qu'ils avaient tous les deux connue se répète. D'ailleurs, il y avait Newt et Dumbledore qui avaient chassé et trouvé les Horcruxes grâce aux différents renseignements qu'Hermione et lui leur avaient transmis. L'histoire ne se répéterait pas.

Les portes de l'infirmerie s'ouvrirent, le sortant de ses pensées.

- Monsieur Taylor, quelle surprise ! commenta l'infirmière, pas du tout étonnée, un sourire sur les lèvres. Monsieur Lupin vient de se réveiller. Comme d'habitude, je compte sur vous pour ne pas le fatiguer plus que nécessaire.

Harry sourit à son tour et acquiesça.

- Bonjour ! Vous pouvez compter sur moi !

L'infirmière fit demi-tour et rentra dans la grande pièce. Harry la suivit, et tandis que la première se dirigeait vers son bureau, le Poufsouffle prit la direction du lit dans lequel était assis Remus.

- Salut ! fit-il.

Remus lui adressa un sourire fatigué.

- Comment s'est passée la nuit ? demanda Harry en s'asseyant sur une chaise à côté du lycanthrope.

- Plutôt bien, répondit Remus. Nous ne sommes pas sortis de la Cabane Hurlante, murmura-t-il pour ne pas attirer l'attention de l'infirmière.

- Je sais, répondit Harry avec un sourire de connivence. Je ne quitte jamais mon poste d'observation.

- Tu ne nous fais pas confiance ?

Harry regarda le visage de Remus qui était froissé par la fatigue et la curiosité.

- Si, bien sûr. Mais je ne pourrais pas dormir, vous sachant là-bas. En haut de la tour au moins, je peux entendre si l'un de vous à un problème ou s'il est blessé.

- Je vois, répondit Remus.

Un silence confortable s'installa entre les deux jeunes hommes. Harry regardait son environnement, l'infirmerie qu'il connaissait déjà par cœur, alors que le loup-garou scrutait le visage de son ami.

- J'ai un truc sur le nez ? demanda le Poufsouffle, lorsqu'il en prit conscience.

Remus sursauta légèrement puis lui sourit, hochant la tête de gauche à droite.

- Non, non. J'étais perdu dans mes pensées, expliqua-t-il. Madame Pomfresh m'a dit qu'il y avait eu beaucoup d'étoiles filantes cette nuit.

- C'est vrai ! C'était magnifique.

- Ça me rappelle cette nuit qu'on a passée au manoir Potter, à regarder le ciel.

- Je m'en souviens, souffla Harry. J'ai l'impression que c'était il y a un million d'années.

- Au moins, plaisanta Remus avec un sourire attendri. Je me souviens aussi de mon souhait.

- Et moi je me rappelle surtout du fait que tu as doublé tes chances, rit le Poufsouffle. Ça a marché ?

- Je le pense, murmura le loup-garou, regardant attentivement le visage de son ami.

- Quel vœu avais-tu fait ? s'enquit alors Harry, curieux.

- Celui de trouver la personne…

- Qui ?

Harry avait les sourcils froncés alors que Remus le regardait toujours. Ses yeux d'ambre étaient fixés intensément sur les siens.

- Je… j'ai fait le vœu de trouver ma Lily.

- Hein ? s'écria Harry, avant de se pencher vers lui, chuchotant. Tu es amoureux de Lily ?

Remus écarquilla grands les yeux, avant de rougir brusquement.

- Mais non ! continua rapidement le lycanthrope. C'est juste… Quand je vois James et Lily, ou Sirius et Hermione, je me dis que j'aimerais trouver cette personne. Celle qui restera à mes côtés.

- Oh… Et tu l'as trouvé ? murmura Harry avec excitation. Je connais cette personne ?

Avant qu'Harry ne puisse parler à nouveau, Remus se pencha lentement et posa ses lèvres sur les siennes. Le Poufsouffle ne comprit pas immédiatement ce qui lui arrivait, surpris par le geste de son ami.

Il resta immobile alors que Remus reculait, levant ses doigts jusqu'à ses lèvres, dans le souvenir du touché aussi léger qu'une plume. Que venait-il de se passer ?

- J'aurais dû te demander la permission, murmura le loup-garou. Mais j'avais l'impression que tu ne comprendrais pas à moins de prendre des mesures radicales.

Harry ne répondit pas, perdu dans un flot de pensées qu'il ne contrôlait pas. Pourtant, dans ce chaos d'émotions, une petite voix se fraya un chemin pour acquiescer aux paroles de Remus. Probablement qu'il n'aurait pas compris si le loup-garou lui avait avoué ses sentiments d'une autre façon. Parce que c'était ce qu'il venait de faire n'est-ce pas ?

- Harry, appela Remus.

Le brun releva les yeux qu'il n'avait pas conscience d'avoir baissé.

- Tu penses à voix haute.

Harry reprit pied avec la réalité et rougit furieusement, bégayant des mots incompréhensibles, même pour lui.

- Est-ce que tu veux sortir avec moi ? demanda alors Remus, interrompant le flot de paroles insensées d'Harry.

- Je… Mais… bafouilla le Poufsouffle, avant de partir dans une tirade rapide et presque incompréhensible. Tu es Remus, mon ami. Je ne sais pas ce qui vient de se passer. C'était incroyable et bizarre et incroyable encore. Mais après- Wow. Je ne sais pas si…

- Calme-toi, Harry, le coupa doucement Remus, posant une main sur la sienne. Je ne te demande pas une réponse immédiate. Je vois bien que tu es bouleversé et que tu ne t'y attendais pas. Tu peux prendre du temps pour toi, pour réfléchir.

Harry n'eut pas l'occasion de répondre. Les portes de l'infirmerie s'ouvrirent en grand, laissant passer Sirius et James qui avaient visiblement décidé qu'ils avaient assez dormi. Les deux Gryffondor les rejoignirent, inconscient de la scène qui s'était jouée entre Harry et Remus. Alors qu'ils saluaient joyeusement, et bruyamment, leur ami, Harry se leva de sa chaise.

- Tu t'en vas ? demanda Sirius, étonné.

- Je suis resté éveillé une partie de la nuit, répondit Harry, espérant que ses joues rouges ne se voyaient pas trop. Je vais faire une sieste.

Il commença à s'éloigner du lit, puis se retourna.

- On se voit plus tard, glissa-t-il à l'intention de Remus.

Ce dernier acquiesça et Harry sortit de l'infirmerie. Dès que les portes furent fermées, il s'affala sur le mur à côté d'elles, soufflant profondément. Ce qui venait de se passer était incroyable, surréaliste. Évidemment, Harry avait déjà embrassé Cho et comprenait ce qu'il venait de vivre, il n'était pas innocent à ce point, mais depuis qu'il était arrivé ici, dans le passé, il n'avait jamais pris le temps de se poser des questions sur sa vie amoureuse. Il n'avait même jamais remarqué l'intérêt de Remus pour lui.

Toutes les questions qu'il ne s'était jamais posées venaient d'apparaître au-dessus de lui et pesaient maintenant sur ses épaules. Il ne savait pas par où commencer. Une chose était sûre néanmoins, il avait beaucoup de questions à se poser à présent et la personne la plus fiable pour l'aider à y répondre, était Hermione.

Acquiesçant pour lui-même, Harry se redressa et partit à la recherche de sa meilleure amie. Il commença par la bibliothèque, qui était l'endroit le plus probable dans lequel Hermione pouvait se trouver. Il ne mit pas longtemps à la repérer. La Serdaigle était en compagnie de ses camarades de maison, assise à côté de Regulus.

Harry nota la présence de Severus à droite de Regulus, et s'étonna de la proximité entre les deux sorciers. Pendant une fraction de secondes, il se demanda si les deux sortaient ensemble, avant de songer que c'était les évènements récents avec Remus qui perturbaient son esprit et qu'il se faisait surement des films.

- Harry ! l'accueillit à voix basse, mais joyeusement, Hermione quand elle l'aperçut. Tout va bien ?

Harry acquiesça avant de jeter des regards gênés aux autres élèves.

- Est-ce que je peux te parler ? En privé ?

Surprise, Hermione fronça légèrement les sourcils puis s'excusa auprès de ses amis avant de ranger ses affaires et de se lever. Ils sortirent de la bibliothèque en silence et s'arrêtèrent juste après avoir passé les portes.

- Où veux-tu aller ? demanda Hermione.

- Salle sur Demande ?

.oOo.

Allez des zoubis hein ! On se retrouve dimanche, si tout va bien, on espère en tout cas, nous en voulez pas si c'est pas le cas.

Aupaupsi !

ps update : merci à Miss MPREG et Bichon d'avoir signalé l'erreur du nom de famille d'Harry ! C'est corrigé :)