Titre : Taylor

Résumé : Suite de "La Nouvelle Salamandre". Harry apparaît dans le salon de Newt Scamander, sous l'œil surpris de Remus. Comment Hermione va-t-elle l'expliquer ? Et comment Harry va-t-il s'intégrer à cette nouvelle vie ?

Disclaimer : L'univers et les personnages d'Harry Potter ne nous appartiennent pas. Nous ne recevons aucune compensation financière pour la publication de cette histoire.

Pairing : Het et Homo

Rating : T

Statut : Terminée

Auteures : Epsilon et Pauu

Bêta : Epsilon et Pauu

Nda :

Bonjour bonjour ! Alors, vous passez un bon dimanche ? Pas de travail, du soleil, c'est cool le dimanche, n'est-ce pas ?

Avec absoooooolument aucun retard, car on est dimanche, voici le tout dernier chapitre de Taylor !

Alala ! Une semaine pile-poil, c'est long ! Je suis sûre que l'attente jusqu'au prochain dimanche vous paraîtra bien moins longue. Allez savoir pourquoi… Eh oui, dimanche prochain c'est l'épilogue de cette histoire. Il la clôturera DÉFINITIVEMENT.

J'espère que cette histoire, qui n'a jamais été en retard bien évidemment, je le répète, vous aura plu !

Bonne lecture !

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Dans le chapitre précédent :

Harry comprend avec l'aide d'Hermione qu'il estime Remus plus que comme un simple ami et retourne voir le lycanthrope. Ces deux derniers décident de sortir ensemble, et d'apprendre à se connaître un peu plus, à leur rythme.

Quelques mois plus tard, alors qu'une belle journée d'avril a rassemblé plusieurs élèves dehors, Sirius, James, Severus et Regulus s'adonnent à un faux duel pour réviser leur Aspic de Sortilèges. Rapidement, la situation perd cependant de son sérieux et devient un règlement de compte amical entre les deux frères Black. A la fin du duel, Regulus et Severus s'embrassent, révélant qu'ils forment un couple à tous les élèves présents.

Harry et Remus ont une rencontre avec le professeur Chourave, leur professeur référent pour le projet annuel qu'ils ont à rédiger. A la suite de cet entretien, Remus avoue à Harry qu'il l'aime et inversement. La vie est belle n'est ce pas ?

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Chapitre 9

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Harry et Remus se promenaient tranquillement dans le parc du château, main dans la main. L'année étant bientôt finie, ils prenaient un peu de temps pour profiter du soleil et des paysages, avant de devoir quitter définitivement Poudlard. Les révisions pour les examens accaparaient beaucoup de leur temps, si bien qu'ils avaient l'impression de ne pas avoir passé beaucoup de moments ensemble. Alors, durant une dernière relecture fastidieuse de leur projet dans la Salle sur Demande, Remus avait envoyé tout son matériel scolaire par terre, saisi la main de Harry, et l'avait tiré à l'extérieur.

- Tu avais raison, souffla le Poufsouffle, levant la tête pour laisser les rayons du soleil caresser son visage. Ça fait un bien fou de sortir.

- J'ai l'impression que nous sommes enfermés depuis des mois, gémit Remus, faisant rouler sa nuque pour détendre les nœuds qu'il sentait dans ses muscles.

- Tu voudrais que je te fasse un massage ? demanda Harry lorsqu'il le remarqua.

- Peut-être, répondit le lycanthrope, ses lèvres formant un sourire coquin. Mais après que tout le monde soit sorti de la Salle sur Demande. Je ne veux pas que Sirius passe encore son temps à nous traiter d'exhibitionnistes.

- C'est pourtant lui qu'on a surpris avec le pantalon en bas des genoux, gloussa le Poufsouffle.

Ils continuèrent à marcher en silence dans le parc, sans vraiment savoir où ils se dirigeaient. Le calme qui régnait était incroyablement satisfaisant, bien loin de l'ambiance pesante du château. Le stress des examens mettait tout le monde à fleur de peau, faisant éclater beaucoup de disputes au sein des différents groupes. Eux étaient fiers de dire qu'ils n'avaient pas cédé à cette tension. Ils étaient unis comme jamais et même Peter était revenu auprès des Maraudeurs, et révisait maintenant régulièrement avec eux, sans faire de vague.

Une trainée rouge et une trille joyeuse dans le ciel les firent relever la tête. Tous deux regardèrent Fumseck, le phénix du directeur, passer au-dessus d'eux dans le ciel bleu. Le visage d'Harry s'éclaira d'un sourire, observant ce phénomène rare.

- Qu'est-ce que tu as ? demanda Remus lorsqu'il baissa les yeux et regarda son compagnon.

- Rien… répondit Harry. Ça me rappelle juste à quel point tout est paisible dans ma vie en ce moment.

- Même avec Peter ? ricana doucement Remus.

Harry leva les yeux au ciel, faussement exaspéré par la tentative d'humour de son petit-ami.

- Même avec Peter, confirma-t-il. Tu sais, il est venu me parler hier après-midi, pour me demander de l'aide en défense. Je pense qu'il a vraiment pris le temps de réfléchir et qu'il a mûri.

- Je te rejoins, acquiesça Remus, redevenant sérieux. Et quelque part sa relation avec Monroe a dû jouer un rôle.

Peter était en effet sorti avec sa partenaire de projet, Eglantine, quelques mois. Les deux élèves s'étaient rapprochés, d'abord forcés par leurs heures de colles communes, puis avaient fini par sortir ensemble. Peter leur avait avoué que s'il avait mis si longtemps à revenir vers ses amis de longues dates, c'était en partie de ce fait. Aveuglé par sa rancœur envers Harry et le sentiment d'avoir été trahi par les trois Maraudeurs, il avait cherché du réconfort auprès de Monroe, qui ne l'avait pas du tout poussé à retourner vers eux, bien au contraire.

Il lui avait fallu de longues semaines pour se rendre compte que les Maraudeurs, Hermione et Lily lui manquaient trop pour continuer ainsi. Un après-midi, il était donc revenu vers eux, s'excusant de son comportement et avait promis de changer et d'apprendre à connaître Harry. Quelques jours plus tard, il avait rompu avec Eglantine qui n'avait pas supporté son retour chez les Gryffondor.

- Je me demande ce qu'il serait devenu s'il avait décidé de ne jamais revenir vers nous, s'il s'était rapproché encore plus du groupe d'amis de Monroe, souffla le Gryffondor, songeur. Ce sont vraiment des extrémistes.

- Ce n'est pas la peine d'y penser, ce n'est pas le cas et il se comporte de manière très cordial avec tout le monde, répondit Harry qui avait une idée bien précise en tête de ce qu'aurait pu devenir Peter et ce même si le nom de Voldemort n'était pas aussi connu qu'il l'avait été dans son époque.

Un étrange sensation parcourut le Poufsouffle et il se rendit compte que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas pensé au Mage Noir. A ses côtés, Remus lui proposa de faire demi-tour une fois arrivé à la lisière de la forêt et Harry décida de laisser de côté la question de Voldemort. Ils continuèrent leur marche et s'arrêtèrent afin de discuter avec Hagrid quelques minutes, avant de se diriger vers le château pour assister au repas du soir.

- J'espère qu'il y aura de la tarte à la mélasse, déclara Harry, le regard rêveur. Ça fait si longtemps qu'on en n'a pas eu.

- Pourquoi j'ai le sentiment que tu pourrais te nourrir uniquement de tarte à la mélasse ? rit Remus.

- Parce que c'est le cas, répondit le brun très sérieux.

Remus éclata d'un rire franc et embrassa son petit-ami sur la joue. Lorsqu'ils entrèrent dans la Grande Salle, ils se séparèrent avec regret, rejoignant les tables de leur maison respective. Harry en profita pour glisser un mot à Hermione en passant devant son siège et s'installa face à Bao.

- Alors champion, tu n'étais pas en train de réviser ? demanda celui-ci.

- Arrête de m'appeler comme ça, gémit Harry.

- Certainement pas, intervint la capitaine de l'équipe de Quidditch. Grâce à toi on a gagné cette foutue coupe ! Si tu n'avais pas attrapé le vif pile au bon moment, nous n'aurions pas battu ces crétins de Gryffondor de dix points ni remporté la coupe.

Harry haussa les épaules et commença à parler du dernier match de la saison avec ses compagnons de maison. Malgré la période stressante, l'heure était à la plaisanterie, la nostalgie et aux bons souvenirs, et Harry en profita pleinement.

Lorsque le repas fut terminé, il retrouva Hermione et tous deux se déplacèrent rapidement pour rejoindre le groupe de Gryffondor. Sirius enlaça aussitôt sa petite-amie et Harry s'approcha de Remus qui lui attrapa la main. Peter, en pleine conversation avec Jessica, une Gryffondor de sixième année, remarqua que ses amis étaient sur le point de partir et pris une dernière tranche de pain, la fourra dans sa bouche et proposa à Jessica de venir avec lui pour qu'ils puissent continuer leur discussion sur le chemin. La jeune fille acquiesça, attrapa son sac et suivit le petit groupe.

- Harry ? appela-t-elle lorsqu'elle fut à sa hauteur. Peter m'a dit que tu étais bon dans le domaine de la défense contre les forces du mal !

Harry s'arrêta, légèrement surpris et regarda Peter.

- Tu lui a dit ça ?

Le jeune homme acquiesça en rougissant et se déplaça d'un pied sur l'autre. Coupant court à son malaise, Harry se tourna à nouveau vers Jessica et sourit, reprenant son chemin.

- J'aime beaucoup cette matière et je crois que je me défends plutôt bien.

Alors qu'ils entraient dans le hall bondé pour rejoindre la Salle sur Demande, Peter s'approcha de Jessica et murmura à son oreille ce qu'Harry perçu comme étant un "demande-lui". Le Poufsouffle se retourna et allait proposer son aide à la jeune fille qui en avait apparemment besoin, mais une voix forte, résonna dans le hall et l'en empêcha :

- Je vois que tu t'amuses bien Peter. Tu sais, tu devrais faire attention, Larson, le garçon avec qui tu traînes a une certaine propension à ne pas savoir prendre de décision seul et à suivre Potter et Black comme un toutou bien dressé.

Monroe s'était approchée de leur petit groupe, suivie par quelques autres Serpentard et sa remarque attira aussitôt l'attention de nombreux élèves autour d'eux. La sorcière jeta des coups d'œil autour d'elle, semblant ravie de son effet.

- Mais après tout, c'est ce que vous êtes tous à Gryffondor non ? reprit-elle après un ricanement. Des toutous bien dressés à suivre les ordres. Fidèles à leur maître, prêts à donner leur vie pour cacher la plus ignoble des vérités.

Harry vit Peter pâlir subitement à ses côtés et se demanda s'il était simplement apeuré par son ex-petite-amie ou s'il y avait quelque chose à craindre derrière les paroles de cette dernière.

- Qu'est-ce que tu racontes encore, Monroe ? intervint alors Sirius, le regard dur et sa baguette légèrement relevée, prêt à défendre son honneur et celui de sa maison.

- Ignorons-la, intervint cependant Lily avant que la Serpentard ait pu répondre. Ça ne sert à rien de rentrer dans son jeu.

La rousse attrapa Sirius par le bras et fit de même avec James, qui s'était avancé à côté de son meilleur ami. Elle entama un demi-tour, mais s'interrompit quand Monroe reprit la parole :

- Je me demande si tu es aussi au courant, Evans, dit-elle, une lueur mauvaise dans le regard. Mais de tous, c'est surtout la réponse de Taylor qui m'intrigue.

Harry haussa les sourcils, surpris d'être pris à partie dans la conversation. Il ne connaissait pas particulièrement l'élève et n'avait jamais été en contact avec elle.

- De quoi tu parles, Monroe ? répondit-il cependant, sentant que l'élève ne les laisserait pas tranquille tant qu'elle n'aurait pas fini de cracher son venin.

Au regard qu'elle glissa sur Remus, jusqu'à côté de lui, et au sourire malsain qui déforma son visage, Harry devina ce qu'elle allait leur dire avant même qu'elle n'ouvrit la bouche. Il n'était visiblement pas le seul à avoir fait le lien, car la main de son petit-ami se crispa dans la sienne.

- Tu lui as dit, murmura Remus d'une voix blanche en se tournant vers Peter.

- Je… je suis désolé, bégaya son ami. Vraiment, je ne pensais pas… j'étais…

Peter ne termina pas sa phrase et pour la première fois depuis longtemps Harry eut pitié du Gryffondor.

- Il m'a dit quoi ? demanda la jeune fille, un sourire sadique accroché sur les lèvres. Que tu devenais une bête assoiffée de sang à chaque pleine lune ? Comment personne n'a-t-il pu se douter que quelqu'un du nom de Lupin était un loup-garou ? ricana-t-elle.

Le silence pesant qui fit suite à sa réplique fut anéanti quelques secondes plus tard par le grondement sourd des multiples chuchotements qui remplirent le hall. Harry sentit Remus lâcher sa main précipitamment et reculer. Il fut aussitôt enlacé par Hermione, qui regarda Monroe d'un œil vif.

- Ne dis pas n'importe quoi, dit-elle d'un ton qu'elle espérait le plus rationnel possible. Remus ne peut pas être un loup-garou. Quelqu'un l'a déjà vu se transformer ? J'étais souvent avec lui les nuits de pleine lune, nous aidions régulièrement Madame Pomfresh car nous envisageons un apprentissage de guérisseur après nos études.

Hermione regarda tous les élèves, essayant de convaincre le plus grand nombre d'entre eux qu'elle disait la vérité. Remus, recroquevillé et légèrement tremblant dans ses bras ne pouvait pas l'aider. Elle se tourna vers Lily qui, elle le savait, serait plus diplomate que Sirius ou James dans cette situation. Elle fut cependant surprise lorsqu'elle aperçut une tornade rouge passer devant ses yeux et, qu'elle la vit écraser d'un geste vif son poing fermé sur le visage de Monroe.

La jeune fille tomba lourdement au sol avec un cri de douleur, serrant son nez ensanglanté entre ses mains.

Lily, face à elle, était furieuse et sa magie semblait suinter par tous les pores de sa peau, prête à défendre corps et âme l'une des personnes les plus précieuses de sa vie. Tous les élèves la regardaient, tantôt avec crainte, tantôt avec admiration : personne n'avait encore vu Lily Evans se comporter de cette façon, encore moins son petit ami qui était partagé entre son excitation de voir sa compagne agir comme une lionne protectrice, et la fureur.

- C'est juste la preuve que j'ai raison, ricana Monroe, toujours par terre.

- Tu n'es qu'une vipère, cracha Lily de la voix la plus froide que les élèves lui avaient un jour entendue. Je ne sais pas ce que tu cherches à faire en révélant ça à tout le monde, mais tu n'arriveras à rien.

- Vraiment ? Je n'en suis pas si sûre…

En effet, la rumeur qui n'avait fait que grandir depuis quelques minutes, avait attiré encore plus d'élèves autour d'eux. Nombreux étaient ceux et celles à les pointer du doigt. Les murmures enflèrent jusqu'à ce qu'une parole, un peu plus forte que les autres, perça :

- C'est un monstre ! Il n'aurait jamais dû être accepté à Poudlard !

Plusieurs acquiescement se firent entendre puis un flot de déclarations se déversa sur eux.

- Le Professeur Dumbledore était au courant ?

- Depuis quand le savez-vous ?

- Comment avez-vous osé cacher ça ?

- C'est un vrai danger ! Et s'il nous avait mordu ?

James et Sirius tentaient tant bien que mal de répondre, défendant avec ferveur leur ami, mais leurs voix se perdaient dans le bruit qui les entourait. De son côté, Harry cessa d'essayer de comprendre tout ce qu'il entendait et se rapprocha de Remus, toujours enlacé par Hermione. Il posa sa main sur son épaule et l'appela doucement, espérant que sa voix parviendrait jusqu'à lui.

Remus releva la tête et quand leurs yeux se trouvèrent, le Poufsouffle tenta d'insuffler le plus d'amour qu'il le pouvait dans son regard. Il n'eut cependant pas le temps de rassurer son compagnon d'une autre manière, la voix de Monroe retentit une nouvelle fois.

- Et alors Taylor ? Qu'est-ce que ça fait de sortir avec un monstre sanguinaire ? Tu ne vas pas me dire que tu sortais avec lui en sachant... ça ? Quel goût à la trahison Taylor ? Tu-

- La ferme ! l'interrompit Harry d'une voix forte. Ferme-la Monroe, personne ne t'a sonné.

La Serpentard se tut, mais son visage exprimait toujours une jubilation malsaine.

- Tu étais au courant, Harry ? intervint alors quelqu'un sur sa droite.

Un silence de mort se fit, et Harry sut qu'ils attendaient tous sa réponse. Le brun se tourna et adressa un air las à Bao qui venait de poser la question.

- Oui, je savais, répondit-il simplement, créant une nouvelle vague de chuchotements.

Harry se détourna alors du préfet de Poufsouffle et attrapa la main de Remus, s'assurant que tous pouvaient voir son geste. Le Gryffondor tenta de l'empêcher, se détachant de l'étreinte de Hermione au passage, mais Harry ne le laissa pas faire. Il entrelaça leurs doigts presque de force et tira Remus à ses côtés.

- Je le savais, répéta Harry d'une voix forte. Je le savais alors qu'on ne sortait pas encore ensemble, je le savais avant même de tomber amoureux de lui.

Il sentit Remus se crisper à ses côtés et resserra un peu plus sa main autour de la sienne.

- Remus est un loup-garou, et alors ? Il l'est depuis son premier jour ici. Est-ce que ça fait de lui quelqu'un de moins bien qu'il y a dix minutes, quand vous ne le saviez pas ? Est-ce que ça change le fait qu'il a aidé la plupart d'entre vous un jour, en tant que camarade ou en tant que préfet ? Aucun élève de ce château n'a été mis en danger en sept ans, pas un seul d'entre eux n'a couru le moindre risque. Les professeurs se sont assurés de ça.

Des exclamations qu'Harry ne comprit pas s'élevèrent autour de lui. Il prit une grande inspiration et reprit :

- Je n'ai pas fini, dit-il d'une voix encore plus forte. Remus est la personne la plus douce et gentille que je n'ai jamais rencontrée. Sa lycanthropie ne fait pas de lui un monstre, elle fait de lui un battant. Quelqu'un qui veut vivre sa vie comme tout le monde et j'en suis très admiratif, dit-il avec tendresse en regardant les yeux d'ambre écarquillés de son petit-ami.

Harry lui fit un sourire confiant puis se tourna à nouveau vers la foule :

- Cela ne fait que quelques mois que nous sortons ensemble, mais je peux déjà vous dire que je suis fou amoureux de Remus Lupin. Peu importe les maux dont il souffre, je l'accompagnerai dans toutes ses décisions, tant qu'il m'acceptera. Et si moi, qui ai l'intention de vivre à ses côtés, je suis capable de l'accepter comme il est, pourquoi ne pourriez-vous pas le faire ?

Un silence lourd s'abattit sur la pièce et Harry n'attendit pas de réponse. Il se tourna vers Remus et demanda doucement :

- Tu viens ? Je pense que nous avons besoin de calme.

L'accompagnant en direction des escaliers, le Poufsouffle ne fit pas attention aux élèves qui s'écartèrent sur leur passage pour les laisser passer. Ils n'avaient fait que quelques pas lorsqu'ils entendirent des pas venant de la Grande Salle. Sachant qu'il s'agissait des professeurs, Harry et Remus se figèrent, peu certain de la conduite à adopter.

- Allez-y, murmura Sirius. On s'occupe du reste.

Le Poufsouffle regarda son ami se diriger vers James qui était déjà auprès de Lily pour la calmer. Il amorça un geste pour les rejoindre, voulant affronter la suite des événements avec eux, mais fut retenu par une main ferme. Se retournant, il vit Regulus, accompagné par Severus. Tous deux semblaient plus imposant qu'auparavant, les bras croisés sur la poitrine, un sourire narquois similaire sur leurs lèvres.

- Je crois que mon frère t'a demandé de t'occuper de ton petit-ami, commença Regulus. Partez.

- Nous aussi nous avons quelques petites choses à expliquer aux crétins qui infestent la noble maison des Serpentard, termina Severus.

Harry balaya une dernière fois la scène du regard. Il croisa les yeux bruns de Hermione, qui avait rejoint Sirius, James et Lily. La sorcière lui fit une sourire et d'un mouvement de tête, lui intima de partir avec Remus.

- Merci, souffla le Poufsouffle en se tournant à nouveau vers Regulus et Severus.

Harry tira derrière lui Remus, toujours silencieux et pâle comme les fantômes du château, et ils grimpèrent rapidement les escaliers. Alors qu'ils tournaient dans l'angle d'un couloir, ils entendirent la voix du directeur résonner dans le hall, demandant ce qui justifiait un tel attroupement.

Harry ralentit le pas, jetant des coups d'œil rapides à son compagnon. La réaction de Remus, bien que compréhensible, l'inquiétait. Le lycanthrope avait mis tellement d'années à s'ouvrir aux autres et il commençait tout juste à s'accepter grâce au soutien de ses amis et aux nombreuses conversations avec Newt. Intérieurement, Harry pesta contre tous ces gens qui ne mesuraient pas le poids de leurs mots et qui avaient sûrement ébranlé en quelques secondes ce qui avait mis des années à être bâti.

Après avoir traversé deux autres couloirs, Harry entra dans une pièce qu'il savait vide. La salle était assez petite mais cosy, décorée aux quatre couleurs des maisons. Avec un soulagement certain, le Poufsouffle vit Remus s'étonner du lieu. Si le Gryffondor était encore capable de curiosité et d'une réaction, quelle qu'elle soit, tout n'était pas encore perdu.

- On est dans la salle des Capitaines de Quidditch, expliqua Harry en s'asseyant sur le canapé qui habillait le fond de la pièce. Je ne suis pas censé y entrer, mais Sacha m'en a parlé un jour et depuis que la saison est terminée, plus personne n'y vient. On ne sera pas dérangé.

- Pourquoi…, commença Remus sans finir sa phrase.

- Pourquoi pas la Salle sur Demande ? compléta Harry pour lui. Je me suis dit que tu ne voudrais pas voir les autres tout de suite. Mais si tu préfères, on peut y aller.

Le loup-garou secoua lentement la tête de gauche à droite puis, après une longue hésitation, s'assit également. Harry nota avec un certain pincement au cœur que Remus s'était mis le plus loin possible de lui.

Il ne parla pas, donnant l'opportunité au lycanthrope de s'exprimer en premier. Celui-ci ne le fit cependant pas et Harry murmura, presque suppliant :

- Je t'en prie, parle-moi…

- Qu'est-ce que je pourrais dire… répondit Remus de la même façon.

- Ce que tu ressens ! Dis-moi ce qui se passe dans ton cœur. J'ai été trop loin, c'est ça ?

Aussitôt, Remus releva la tête et fixa son regard dans celui de son petit-ami.

- Qu'est-ce que tu racontes ? haleta-t-il.

- Je n'aurais pas dû parler si ouvertement. J'aurais dû te laisser te défendre pour que tout le mon- commença Harry.

- Tu regrettes ? le coupa Remus. Ce que tu as dit tout à l'heure, tu ne le pensais pas ?

Le Poufsouffle se figea, comprenant la confusion.

- Bien sur que je le pensais, idiot, dit-il avec un sourire attendri. Je pensais chaque mot que j'ai prononcé. Mais j'ai peur de t'avoir mis dans une situation encore plus délicate. Après tout, si les gens pensent que tu ne peux pas te défendre…

- Harry… C'est une réalité, j'étais totalement incapable de me défendre. Si tu n'avais pas dit ces mots… murmura Remus, regardant le sol. Je pense que je me serais enfui. Les portes étaient si proches… J'y ai pensé tu sais… C'est grâce à toi que je suis encore ici.

Il releva enfin la tête et y eut un silence alors que les deux jeunes hommes se regardaient intensément. Ne sachant pas quoi dire, Harry sourit simplement, attendant que Remus remette les idées en ordre dans son esprit. Il avait vécu un gros choc quelques minutes auparavant et il était normal qu'il ait besoin de temps pour s'en remettre.

- Harry, je suis amoureux de toi, déclara-t-il avec conviction.

- Je t'aime aussi Remus.

- Non, je veux dire… C'est plus fort que ça, dit Remus, s'agenouillant sur le canapé. Je pensais que je t'aimais avant, mais je me rends compte que c'est encore plus fort. J'avais peur que ce ne soit qu'un premier béguin et qu'après Poudlard, nous nous quittions pour faire nos propres vies, mais je veux plus que ça.

Harry se tourna et posa une main sur la joue de Remus, l'autre sur sa nuque. Délicatement, il approcha son visage de celui de son petit-ami et déposa un baiser sur ses lèvres.

- Tu n'as jamais été qu'un béguin, murmura-t-il lorsqu'il s'éloigna de quelques centimètres. Tu sais que depuis que je suis redevenu moi-même, après avoir vécu en tant que Pitiponk, j'ai des intuitions plus développées qu'avant. J'étais déjà quelqu'un de très instinctif, mais je le suis plus encore aujourd'hui. Au fond de mon cœur, j'ai le sentiment que tu es une personne importante dans ma vie. Bien que je ne sache pas encore vraiment comment. Je trouve qu'on ne se débrouille pas trop mal pour le moment.

Remus répondit par un sourire. Un sourire sincère qu'il ne pensait pas pouvoir afficher si peu de temps après le désastre qui s'était produit dans le hall. Et tout ça grâce à Harry. Il était le seul à pouvoir le faire sourire après quelque chose d'aussi grave. Repensant aux évènements, son visage s'assombrit soudainement.

- Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? demanda-t-il d'une voix morose.

- Tu vas relever les épaules, répondit doucement Harry. Tu vas affronter ce qui se passe en dehors de cette pièce et passer tes examens.

- Comment je pourrais… marmonna Remus. Tout le monde le sait. Les étudiants vont se plaindre à leurs parents, qui vont envoyer des beuglantes à Dumbledore. Je vais être expulsé. J'aurais de la chance si le Ministère ne s'en mêle pas.

- Remus… Même si un étudiant envoyait une lettre à ses parents dès ce soir, ce dont je doute car ils vont certainement tous commérer dans leur dortoir jusqu'à demain, elle n'arriverait chez leurs parents que dans deux jours. Il faudrait attendre deux jours supplémentaires pour que le directeur reçoive une réponse. Sachant qu'il a probablement d'autres documents en attente, il ne les lira certainement pas avant le week-end. Et ce ne sera qu'une lettre ! Pour en avoir plusieurs, il faudra attendre plus longtemps. Il nous reste deux semaines à l'école. Penses-tu vraiment qu'il ne fera pas traîner l'affaire au maximum pour te permettre de passer tes examens le plus sereinement possible ?

- Tu as sûrement raison, soupira le lycanthrope. Je n'arrive pas à croire que Peter ait dévoilé mon secret !

- Je me fais peut-être l'avocat du diable, mais il avait vraiment l'air désolé… murmura Harry, avant de se reprendre. Ca n'excuse rien ! Evidemment. Je me rends simplement compte, après cette année à le côtoyer de plus ou moins loin, qu'il n'a pas un mauvais fond… Il a juste… Une soif de reconnaissance, d'être admiré et il est près à faire beaucoup pour cela.

- Même trahir ses amis, completa Remus d'une voix rauque.

- Même trahir ses amis… répéta Harry.

Le silence s'étira entre les deux hommes et ils passèrent les minutes suivantes lovés l'un contre l'autre, se réconfortant par leur présence et leurs sentiments. Lorsqu'il fut bientôt l'heure du couvre feu, Harry se leva et déclara qu'il était temps pour eux de retourner dans leur dortoir respectif. Il fit un pas en direction de la porte, mais s'arrêta lorsque sa main fut saisie par son petit-ami.

- Attends, murmura celui-ci, le rouge aux joues. Restons ici cette nuit… J'ai envie de laisser ce qui s'est passé derrière moi, au moins jusqu'à demain. Je serai fort, je te le promet. Mais demain.

Harry regarda autour d'eux. Le canapé avait l'air moelleux et un grand feu ronronnait dans la cheminée. Il enleva sa robe pour être plus à l'aise et s'installa confortablement sur les coussins, attendant que Remus fasse de même.

Le lendemain serait difficile à gérer, pour l'un comme pour l'autre, mais tant qu'ils étaient ensemble, entourés de leurs amis, ils seraient forts.

.oOo.

- Nous. Sommes. Vivants ! s'exclama Harry en se laissant tomber dans l'herbe, sous les regards rieurs de ses amis.

Après une longue et éprouvante semaine, les élèves de septième année de Poudlard venaient de terminer leur dernier Aspic et le groupe qu'ils formaient avait décidé de se réunir dans le parc, pour profiter du soleil après être restés enfermés de nombreuses heures dans des salles d'examens.

- Laissez-moi dormir au moins deux semaines, soupira Sirius en s'allongeant dramatiquement aux côtés du brun, croisant ses bras sur sa poitrine.

- Et louper la fête organisée par les Poufsouffle ? intervint James qui s'était assis avec les autres afin de former un cercle. Tu es fou !

Un sourire éclaira le visage d'Harry à l'idée de cette fête. Quelques semaines après les vacances de Noël, Bao lui avait appris que tous les ans, les élèves de dernière année de Poufsouffle organisaient une soirée inter-maison pour clôturer les examens, mais surtout, pour fêter la fin de sept longues et riches années à Poudlard.

C'était l'un des plus grands secrets de la maison, sans que personne ne sache vraiment trop comment il était préservé. Le préfet des Poufsouffle organisait l'événement avec les élèves de sa promotion, et ces derniers ne révélaient l'existence de la soirée que la veille des examens. Harry avait eu la charge de l'annoncer aux Gryffondors et il avait particulièrement apprécié les visages surpris de James et Sirius. Les deux Animagi étaient restés bouche-bées de longues secondes, n'ayant jamais imaginé que les jaune et noir puissent faire ce genre de choses.

- Ça va être génial, si vous saviez tout ce qu'on a prévu, déclara Harry, particulièrement fier.

- Et évidemment, tu ne vas toujours rien nous dire, n'est-ce pas ? chuchota Remus en se penchant vers lui avant de l'embrasser tendrement.

- Même pas sous la pire des tortures, lui répondit le Poufsouffle après quelques instants.

- "Loyal" hein ? ronchonna Sirius en se relevant à côté de lui. Foutue valeur de ta maison.

Harry rit mais resta silencieux, attirant Remus contre lui et le forçant à s'allonger. Le lycanthrope se laissa faire et ils écoutèrent en silence leurs amis qui étaient partis sur un débat concernant les différentes valeurs des maisons.

- Cette discussion est bien trop intellectuelle pour une sortie d'examen, chuchota Remus, de sorte que seul Harry put l'entendre.

- Qu'ouïe-je ? Remus Lupin trouve une conversation trop intellectuelle ? répondit le brun sur le même ton.

- J'ai aussi le droit de décompresser, argua Remus, faussement vexé.

Harry laissa échapper un léger rire puis attrapa une des mains de son petit-ami, jouant doucement avec ses doigts.

- Tu viendras à la soirée hein ? demanda-t-il.

Harry et Remus avaient eu une longue discussion la veille. Le Gryffondor lui avait annoncé qu'il ne participerait pas à l'évènement, de peur des réactions des différents élèves présents. Il avait fallu toute la force de persuasion du monde à Harry pour réussir à convaincre Remus que tout irait bien.

Contrairement à ce qu'Harry avait pu dire après la révélation de la lycanthropie, il n'avait fallu que quelques jours pour que les parents envoient de nombreuses lettres au directeur. Personne n'en avait jamais connu les contenus, mais il était évident qu'elles n'étaient pas amicales.

Albus Dumbledore n'avait cependant jamais cédé à la pression des différentes familles et, quand le conseil de Poudlard avait demandé une assemblée exceptionnelle, le directeur avait accepté. A la surprise de toutes et tous, rien n'avait changé dans l'organisation de l'école à la suite de cette discussion. Harry et Hermione avaient appris que Newt était intervenu auprès des différentes familles et avait réussi à les convaincre, ils ne savaient trop comment, de laisser Remus finir son année et passer ses examens.

Du côté des élèves, la plupart d'entre eux, surtout les plus âgés, étaient rapidement passés outre le "problème de fourrure de Remus" - l'expression utilisée par Sirius était devenue courante depuis quelques jours. L'absence d'incidence depuis sept ans et la visible bonne santé de Sirius, James et Peter qui côtoyaient Remus au quotidien avaient convaincu nombreux et nombreuses que le corps professoral de Poudlard avait tout fait pour que chacun soit en sécurité, et donc que Remus n'était pas un danger. Bien sûr, certains élèves continuaient d'insulter Remus ou ses amis dans les couloirs du château, d'autres le fuyaient ou l'ignoraient, notamment chez les plus jeunes qui ne le connaissaient pas vraiment.

Avec Harry à ses côtés, Remus avait été surpris de voir qu'il était facilement passé outre les avis de tout le monde. Son petit-ami avait été son pilier dans cette épreuve, et James, Sirius, Lily et tous les autres lui avaient permis de rire et de s'épanouir ces derniers jours. Il y avait eu quelques tensions bien sûr, surtout en raison de la présence de Peter. Lorsque Remus était retourné dans son dortoir, il avait trouvé son camarade prostré sur son lit, ses deux meilleurs amis enragés devant lui.

Remus était resté hors de son dortoir durant plus de douze heures et il avait pourtant eu l'impression en y entrant que l'incident avait eu lieu quelques minutes auparavant. Il s'était interposé et avait défendu James et Sirius de s'en prendre à Peter. Cependant, lorsque celui-ci l'avait remercié, Remus lui avait froidement répondu qu'il l'avait déçu, et ne pouvait, ni ne voulait lui pardonner.

Depuis ce jour, Peter s'était éloigné de ses trois amis et faisait profil bas, comprenant qu'il faudrait du temps pour que sa bêtise, sa trahison, soit pardonnée, si ce n'était oubliée. Remus ne restait dans son dortoir que le minimum de temps et l'ambiance était assez froide lorsque Peter était là. Il avait tout de même convaincu James et Sirius de ne pas harceler le jeune homme de blagues, ne voulant pas envenimer les sentiments mauvais qui avaient prospéré au sein du groupe.

- Qu'est-ce que tu fais pour les vacances ? Tu ne sais toujours pas ? demanda Remus, regardant les nuages dans le ciel.

- Non, répondit Harry, haussant les épaules. Je ne veux pas rester plus longtemps chez les Scamander. Ils sont très accueillants et vraiment adorables mais… je ne m'y sens pas à ma place.

- Mais tu n'as pas d'argent, pas de travail… Comment comptes-tu faire ?

- Je ne sais pas… Peu importe mes résultats d'Apic, je devrais pouvoir trouver un petit boulot dans l'une des avenues sorcières. Peut-être même dans le monde Moldu. Ce serait un bon point de départ.

Remus acquiesça, sans dire qu'il trouvait ce raisonnement absurde. Il voulait soutenir Harry quoiqu'il arrive et si pour cela, il devait le laisser trouver doucement son propre chemin, soit.

- J'ai eu une petite idée, dit-il plutôt, rougissant légèrement.

- Laquelle ? demanda Harry en se tournant vers lui.

- Je pensais que tu pourrais m'accompagner chez mes parents ?

- Tes parents ?

- J'aimerais qu'ils te rencontrent, acquiesça Remus, gêné. Tu es très important pour moi et je leur ai beaucoup parlé de toi dans mes lettres. Ils savent que nous sommes ensemble et… Bon dieu, accepte simplement.

Harry se mit à rire et embrassa son petit-ami sur sa joue chaude et rougie. Lorsqu'il se réinstalla, il fronça légèrement les sourcils, inquiet.

- Tu es sûr ? demanda-t-il. Lyall et Espérance sont d'accord ?

- Tu connais le prénom de mes parents ?

Harry roula des yeux.

- Je m'intéresse à ta vie, idiot. Alors, ils sont au courant ?

- J'ai déjà émis l'idée et ils semblaient ravis.

- Mais s'ils ne m'aiment pas ? haleta Harry, se redressant soudainement.

Remus leva les yeux au ciel puis se releva à son tour, prenant un faux air dangereux.

- Ils te laisseront simplement avec Lunard un soir de pleine lune !

Sa remarque créa un blanc autour d'eux et Remus palit en prenant conscience de ce qu'il venait de dire et du fait que tout le monde l'avait entendu. En face de lui, Harry le regardait, les yeux agrandis par la surprise.

- Je... Je suis désolé, bégaya le Gryffondor en lançant des regards à ses amis qui l'observaient, figés. Je ne sais pas ce qui-

- Tu as fait une blague sur ta lycanthropie, l'interrompit Sirius dans un murmure.

Remus ouvrit la bouche puis la referma plusieurs fois, sans savoir comment réagir.

- Remus a fait une blague sur sa lycanthropie, répéta Sirius, en criant cette fois-ci.

Un cri de liesse général suivit sa déclaration. Cornedrue et Patmol se jetèrent sur leur meilleur ami, poussant des hurlements de joies, Harry et Lily sifflaient comme s'ils étaient à un concert de rock, Hermione riait, heureuse pour Remus, et même Regulus et Severus, qui avaient passé de plus en plus de temps avec eux ces derniers mois, participaient aux festivités.

Nombreux élèves se tournèrent vers eux, attirés par le bruit, mais ils n'y firent pas attention, continuant de s'extasier sur la blague de Remus. Les sifflements reprirent de plus belle quand Harry s'approcha de son petit-ami, l'embrassant avec passion.

- Je suis si fier de marcher à tes côtés, murmura-t-il en posant son front contre celui de Remus.

Un immense sourire étira les lèvres d'Harry, reflet de ceux qui éclairaient les visages du Gryffondor et tous leurs amis.

.oOo.

FIN !


Vraiment ?

Pauu : Mais non! On ne va pas vous laisser comme ça ! Le tome 3 "Mistinguette" arrive bientôt ! Voici le résumé : "Elia, jeune femme née en 1960 se retrouve propulser 28 ans plus tard, sous la forme d'un chat. Adoptée par un Cracmol, elle doit redécouvrir cette vie sous sa nouvelle forme et aux côtés d'un homme abîmé par la vie."

Epsi : Non.

Pauu : Mais si, maintenant on va fair-

Epsi : Non.

Pauu : Je disais nous allons vou-

Epsi : Non.

Pauu : Mais on pourrait-

Epsi : Non.

Pauu : Et si Lucius…

Epsi : Je t'écoute ?

Pauu : … adoptait Mistinguette ?

Epsi : Noooooon !

Pauu : Donc on reste sur mon idée de base ?

Epsi : Pauu…

Pauu : Epsi ?

Epsi : Je n'accepterai qu'une histoire dans laquelle Harry couche avec Lucius.

Pauu : Mais ça briserait le cœur de Remus ! :O Tu peux pas faire ça à Remus !

Epsi : Donc pas de partie trois… (hehe smiley lunettes de soleil)

Pauu : Et si… on écrivait un Tome 2 alternatif dans lequel Pitiponk était recueilli par un certain blond aux yeux bleus ?

Epsi : Nous disions donc, à bientôt pour le tome trois de cette saga !

Pauu : Dans laquelle Mistinguette, une jeune élève de Poudlard, est propulsée-

Epsi : Stop ! À bientôt.

Pauu : A bientôt… (Miiiiiistingueeeetttteeee (c'était sensé être un murmure terrifiant, ça s'est ressenti ?))

Epsi : Non, Pauu… Non…

Pauu : Bon bah à dimanche, pour l'épilogue !