ET BON-SOIR tout le monde OwO (faites comme si j'avais pas trois jours de retard) Je m'excuse pour le post' tardif, j'ai mis du temps à pondre ce chapitre et ma bêta était occupé de son côté x)
M'enfin, le chapitre 7 est enfin ici ! Touya calme son côté tsundere pour sympathiser avec notre maître-nageur national et on le remercie tous owo Un immense merci à mon très cher Blue Aaren pour la bêta, et des gros bisous à Moira-chan que je cite brièvement pour l'idée de la chemise fluo de Hawks, issue de son recueil Entre toi et l'eau bleue (bien trop qualitatif pour nos cœurs). J'espère que tu apprécieras la référence x3
Sur ce, je vous laisse avec le chapitre Cx Bonne lecture !
Les personnages de My Hero Academia appartiennent à Kohei Horikoshi, mais l'histoire, elle, m'appartient.
Chapitre 7 – Soirée blanche
2 août, en milieu de soirée sur les plages d'Ishigaki :
D'un pas très peu motivé, Touya se rapprocha de Natsuo et Fuyumi qui avançaient lentement dans la queue. Il y avait beaucoup de personnes autour d'eux, et le brun se doutait qu'il devait y en avoir certainement autant à l'intérieur de la paillote. Il n'aurait jamais pensé se retrouver à faire la fête sur cette plage où il s'était improvisé arbitre de châteaux de sable quelques heures auparavant. L'environnement avait complètement été transformé : un long tapis rouge était déroulé depuis l'entrée du restaurant – au bout duquel deux vigiles laissaient entrer les vacanciers au compte goute – et le lieu était illuminé par plusieurs grandes lanternes, qui les plongeaient dans une ambiance très chaleureuse et détendue. Ajouté à cela le ciel crépusculaire qui projetait sur l'eau calme des couleurs chaude et la musique tranquille que les grandes enceintes diffusaient, tout était propice à la détente.
Pourtant, Touya crut ne jamais s'être senti aussi stressé de toute sa vie. Pour s'occuper l'esprit, il triturait nerveusement les boutons de la chemise que sa sœur l'avait forcé à enfiler – d'un blanc éclatant, évasée sur sa longueur et avec les manches remontées jusqu'aux coudes – en tirant une tête de six pieds de long. Il regrettait amèrement qu'on l''ait forcé à accepter, alors qu'il aurait pu tranquillement passer sa soirée dans sa chambre à enfin se détendre, plutôt qu'à venir faire le pitre avec le maître-nageur de la station. Évidemment qu'il aurait refusé l'invitation de celui-es si Natsuo n'avait pas débarqué près d'eux, évidemment.
Près de lui, son frère et sa sœur respiraient la classe et la grandeur. Natsuo était simplement vêtu d'un t-shirt à col V qu'il avait rentré dans son jean retroussé, mais cela suffisait à attirer le regard de l'intégralité des jeunes filles – et de certains curieux – qui se trouvaient autour d'eux. Quant à Fuyumi, elle avait attaché ses cheveux en un chignon bas, et son teint était élégamment réhaussé par un maquillage sobre et bref. Sa robe à bretelles fendue jusqu'au milieu de sa cuisse sublimait ses formes, elle était réellement resplendissante.
Et à leurs côtés, comme toujours, Touya et son éternelle bonne-humeur accompagnée de son habituelle envie de disparaître sous des milliers de kilos de sable. Il se sentait incroyablement ridicule dans cette chemise boutonnée jusqu'au col, et dans ce pantacourt blanc qui lui collait à la peau. Des dizaines de regards convergeaient vers lui, mais ils n'avaient rien à voir avec ceux que sa fratrie recevait ; ils étaient accompagnés de chuchotement, et une angoisse ainsi qu'une colère sourde lui montèrent au nez lorsqu'il entendit un petit groupe partir en fou rire juste derrière lui. Instinctivement, il serra ses poings. Il n'avait pas seulement promis à sa mère de bien se tenir au restaurant, il lui avait assuré qu'il tenterait de contrôler ses nerfs du mieux qu'il le pourrait ; mais il ne fallait pas trop lui en demander non plus, il avait des limites qu'il valait mieux ne pas atteindre.
À mesure qu'ils se rapprochèrent des vigiles, Touya sentit une profonde envie de fuir lui tordre le ventre. Il ne put s'empêcher de réfléchir à toutes les situations désastreuses qui pourraient se produire une fois à l'intérieur, et ses doigts commencèrent à le démanger ; les cicatrices de ses bras étaient partiellement recouvertes, mais celle de ses poignets étaient complètement visibles. Alors… peut-être que s'il ne grattait qu'un tout petit peu, vers les coutures sous sa main… Ça ne saignait jamais vraiment à cet endroit, puis il pourrait toujours aller se rincer s'il se faisait mal. Peut-être… peut-être que ça irait mieux, après ? Il se sentirait sûrement détendu, et puis il-
Il sortit de son état second en sursautant ; ses yeux bleus plongés dans les siens, Fuyumi serrait tendrement sa main. Elle lui adressa un sourire sincère, encourageant, lui intimant que tout se passerait bien et qu'elle l'accompagnerait jusqu'au bout. Pendant que sa petite sœur le rassurait, Touya vit Natsuo se retourner vers les vacanciers qui se moquaient encore ; l'étudiant leur lança un regard d'une telle noirceur qu'il déclencha le silence le plus total au sein de ce petit groupe d'imbéciles. Touya soupira. Voilà pourquoi il aurait préféré rester dans sa chambre, il aurait pu éviter d'avoir affaire à ces cas de figures. Il se sentit néanmoins extrêmement chanceux d'avoir son frère et sa sœur à ses côtés, mais ne les remercia pas pour autant ; les remercier signifierait prendre conscience de la situation, et ce n'était pas ce qu'il souhaitait.
Mais pourtant, malgré la résolution de ce problème, la boule qui obstruait ses poumons ne se desserra pas, bien au contraire ; au plus ils s'approchaient de l'entrée, au plus les battements de son cœur s'accéléraient. Si seulement il n'avait peur que des regards indiscrets et des chuchotements, si seulement il n'avait rien d'autre dont se préoccuper.
Lorsqu'ils arrivèrent enfin devant les vigiles et que Touya vît une tignasse blonde se rapprocher d'eux d'un pas énergique, ses sentiments se calmèrent autant qu'ils se démultiplièrent. Sa poitrine se décompressa, mais son souffle se coupa ; son coeur perça sa cage thoracique, pourtant, il eut l'impression qu'il avait cessé de battre. Et plutôt que d'accueillir ces sentiments nouveaux avec joie, il se sentit très énervé de ressentir tout ce cocktail émotionnel qu'il n'avait absolument pas réclamé.
« - Vous êtes enfin là ! » annonça la voix de Hawks, écartant légèrement les corps musclés qui gardaient l'entrée. Il attrapa le bras de Touya, puis s'adressa aux agents de sécurité sur le même ton. « Ils sont avec moi ! »
Avant que le maître nageur ne l'attire à l'intérieur, un vigile entoura le poignet de Touya d'un bracelet en papier ; il ne sembla pas se préoccuper de ses plaies, cela rassura légèrement le brun. Sans qu'il n'ait le temps de comprendre quoi que ce soit, sa fratrie et lui pénétrèrent dans le restaurant en laissant le groupe moqueur derrière eux. Lorsque Touya entendit deux vacancières de la bande, une blonde et une rousse, se plaindre des privilèges qui seraient soi-disant accordés à certains vacanciers, il ne put s'empêcher de faire volte-face pour leur adresser son plus beau doigt d'honneur. Lorsqu'il fut retourné vers lui, Touya lança sournoisement à Hawks :
« - Moi qui avais peur de me faire recaler. »
Le maître-nageur répondit à sa réflexion en lui adressant une grimace enfantine, et ils continuèrent de s'enfoncer dans la paillote.
Sur sa route, Touya put observer plus attentivement la décoration environnante. Si elle était plutôt détendue à l'extérieur, ici, elle était plus festive ; des guirlandes réfléchissantes traversaient le plafond de part et d'autre, et la musique qui lui semblait calme il y avait de cela quelques instants était désormais bien plus entraînante. De grandes tables rondes étaient agréablement présentées tout autour de la balustrade pour laisser le centre du restaurant vide faire office de piste de danse. La majorité des tables étaient déjà occupées par des vacanciers réunis autour de plusieurs bouteilles d'alcool et, si l'ambiance était encore tranquille, Touya ne doutait pas qu'elle finirait par s'agiter au fil de leur soirée.
En avançant, le brun voyait bien que beaucoup commençaient déjà à le dévisager. Pourtant, il lui semblait que dès que ces regards croisaient le physique du maître-nageur, ils se détendaient quelque peu. C'était une sensation déroutante, de se sentir autant en sécurité près de Hawks ; et lorsque ses doigts s'attardèrent un peu trop sur sa peau lorsqu'il lui lâcha le poignet, le brun se sentit encore plus étrange qu'à l'accoutumée.
« - Il semblerait que tout le monde te connaisse ici. » releva Natsuo, qui avait certainement perçu les nombreux regards dont ils étaient les cibles.
« - On peut dire ça. » avoua Hawks par-dessus la musique. « En même temps, en tant qu'animateur en chef, on me voit assez souvent traîner dans la station. »
Ils arrivèrent finalement au niveau d'une grande table, ornée de plusieurs bouteilles déjà bien entamées, et autour de laquelle un petit groupe était rassemblé. Touya crût reconnaître certains membres du personnel, mais ce ne fût pas ce qui l'interpella le plus. Alors que son estomac se serrait, se préparant déjà aux regards qui fuseraient encore vers lui, il fût surpris de constater qu'aucun d'entre eux ne lui accorda la moindre attention, à part pour le saluer. À nouveau, il se sentit déstabilisé ; non pas que ce ne fût pas agréable qu'on ne s'intéresse pas à lui, bien au contraire, c'était juste... qu'il n'était pas habitué à ce que des inconnus ne le toisent pas. Et au-delà de cela, il ne comprenait pas vraiment. Pourquoi est-ce qu'ils ne le dévisageaient pas, eux aussi ? Était-ce une fois de plus parce qu'il était en compagnie de Hawks, ou alors… est-ce qu'il leur avait dit quelque chose ?
Il n'eut pas le temps de se poser plus de questions, Natsuo le poussa à s'asseoir entre lui et Fuyumi tandis que le blond s'asseyait en face d'eux. Après réflexion, Touya soupira un grand coup et accepta de se dérider quelque peu ; il se plaignait continuellement du regard des autres, alors pour une fois qu'il obtenait un semblant de tranquillité, il ne fallait pas qu'il s'inquiète davantage. Pour une fois, tout allait vraiment bien.
Hawks introduit l'intégralité de sa bande et servit à boire à toute la fratrie ; mojito pour tout le monde, simple et efficace. L'alcool aida à initier les conversations, qui gagnèrent en intensité à mesure que le niveau de la musique augmentait. Vers les vingt-trois heures, l'ambiance s'était complètement transformée ; la piste de danse était remplie de vacanciers et vacancières qui dansaient à n'en plus pouvoir, et les enceintes vibraient sous le son puissant qu'elles diffusaient. Le petit groupe s'était scindé en plusieurs morceaux ; Fuyumi dansait en compagnie de plusieurs saisonniers, pendant que Hawks et Natsuo discutaient tranquillement entre eux. Touya se contentait de les écouter distraitement, enchaînant les cocktails sans que cela ne le chamboule plus que ça – il savait qu'Aizawa allait l'allumer pour ça – du moins pour l'instant ; contrairement à lui, Natsuo et Hawks étaient bien plus hilares qu'en début de soirée, éclatant de rire pour la moindre bêtise que l'un d'eux deux pouvait sortir.
Sans vraiment espérer être discret, Touya se permit d'observer Hawks plus attentivement. Il le trouvait… putain. Il portait sa chemise comme une seconde peau, son torse musclé se laissant deviner grâce aux boutons défaits jusqu'au niveau de son plexus solaire. La blancheur de son ensemble était réhaussé par plusieurs bracelets colorés et un ridicule collier de fleurs hawaïennes, mais étrangement, il lui allait bien ; de toute façon, Touya était prêt à parier que Hawks aurait réussi à porter la plus affreuse des tenues tout en restant élégant, même si cela avait été une chemise jaune fluo avec des flamants roses affreux en guise de motif. Le blond semblait dans son élément, tous les regards fusaient sur lui et il n'en était que plus à l'aise ; et ce putain de sourire. Il était scotché à son visage, indissociable de sa personne et inondait les environs de la lumière qu'il produisait.
Touya sentit son estomac se tordre et il vida la fin de son verre dans sa gorge. Il était calme, beaucoup trop calme, et ce n'était pas normal. Absolument tout dans cette soirée aurait dû le rendre dingue ; de sa proximité soudaine avec le reste de l'espèce humaine jusqu'au simple fait qu'il puisse se distraire, rien n'avait de sens. Et cela le mettait encore plus en rogne de savoir parfaitement qui était responsable de ce soudain changement de tempérament ; désormais collé à Natsuo, Hawks n'arrêtait pas de rire et d'enchaîner les verres, ne prêtant aucunement attention à l'état dans lequel il allait bientôt finir. Touya se sentit profondément con, et stupide ; alors quoi ? Parce que le premier beau-gosse du coin daignait s'intéresser à lui, cela suffirait à chasser ses angoisses ? Certainement pas, il suffisait de voir comment il avait été accueilli à l'entrée. La présence de Hawks à ses côtés ne changeait strictement rien ; il était toujours Touya, ce traumatisé au physique déformé par ses brûlures, et que le blond soit là ou pas, cela ne changerait jamais.
Sa mauvaise humeur désormais de retour, Touya se sentit encore plus stupide de s'être lui-même mis en colère. Il se concentra alors sur le duo contre lui, qui s'amusait toujours autant. Natsuo devint soudainement très sérieux, et pendant que le maître-nageur terminait un énième cocktail, il lui dit :
« - Au fait, Hawks. Ma sœur et moi, on voulait te remercier pour l'autre soir, avec Touya. » Dès qu'il entendit son nom, le brun pivota vers son petit frère. « Tu peux pas t'imaginer à quel point on t'est reconnaissant. »
Le maître-nageur ne répondit pas tout de suite au futur infirmier, car il préféra planter ses yeux dans le regard du brun qui était complètement perturbé. Ce dernier regretta que Natsuo remercie Hawks à sa place, mais jamais il n'aurait pu lui présenter explicitement sa reconnaissance ; s'il était amené à le faire, ce serait sûrement en le charriant, et concernant ce sujet plus que sensible, il voulait être profondément sincère. Mais il était incapable de le remercier pour sa discrétion sur ce qui avait bien pu le mettre dans un état pareil, de le remercier pour sa patience ou tout bêtement, pour le simple fait d'accepter de le côtoyer plus de trois secondes. En repensant à tout cela, Touya se sentit atrocement faible, et cela ne fît qu'accentuer sa colère. Alors, face à ce regard si tendre, il se contenta d'hausser les épaules, ce à quoi Hawks répondit d'un sourire sincère. Il se tourna à nouveau vers Natsuo :
« - Oh, ça ? Pas besoin de me remercier tu sais ! C'est normal. Et si c'était à refaire, je le referais sans hésiter. »
La déclaration sembla convenir à l'étudiant, qui empoigna son épaule d'un geste amical ; le cœur de Touya rata un battement et il eut envie de se gifler. Hawks reprit : « Et puis, je n'ai pas fait grand-chose ! C'est surtout ta sœur et toi qui avez été formidables. »
Il vida la fin de son verre dans sa gorge, et s'intéressa soudainement à Fuyumi qui dansait avec le reste du groupe. Touya tourna ses yeux vers elle. Elle semblait passer un très bon moment, et cela lui fît plaisir ; elle qui avait été toute l'année partagée entre les problèmes familiaux à régler et ses cours très complexes à étudier, le brun était heureux de voir qu'elle s'accordait enfin un instant de lâcher prise.
« - On dirait qu'elle s'amuse bien ! » releva le maître-nageur en désignant l'unique sœur de la fratrie Todoroki d'un hochement de tête. « Sa robe lui va vraiment bien ! »
« - Tu as vu ça ? » enchaîna tout de suite le blanc avant que l'instinct de grand-frère de Touya n'ait le temps de le faire réagir. De toute façon, au ton employé par Natsuo, il sut que son petit-frère s'apprêtait à vanter l'entièreté des mérites de leur sœur. « Elle a toujours été magnifique, on ne fait que le lui répéter depuis son enfance. J'ai toujours pensé qu'elle pourrait être mannequin, je parie que si tu lançais une élection de miss de la station, elle grimperait sur le podium sans aucun problème ! »
Touya ne put retenir un ricanement face à l'entrain de son petit-frère, non seulement parce qu'il savait que l'espoir de voir sa sœur remporter un tel prix se réaliserait jamais – Fuyumi acceptait peut-être de danser sur la piste, elle était bien trop timide pour se pavaner devant une foule d'inconnus – mais surtout parce qu'il le trouvait adorable. Dès qu'il s'agissait de parler de sa fratrie, Natsuo s'y donnait corps et âme. C'était d'ailleurs grâce à lui que Shoto avait pu trouver son actuel emploi de serveur en dehors de ses heures scolaires, dans un café où Natsuo avait l'habitude d'étudier ; il lui a suffi d'apprendre que le patron cherchait un serveur pour recommander son petit-frère. Mais malgré la tendresse dont il faisait preuve, le blanc pouvait rapidement devenir usant lorsqu'il s'exprimait sur ce sujet ; et à en juger par la mine dubitatif de Hawks, c'était déjà le cas.
« - Hm, tu as sûrement raison. À vrai dire, je ne suis pas vraiment en position de donner mon avis. »
Il versa les dernières goutes du mojito dans son verre alors que les deux frères se tournèrent vers lui. Touya demeura sceptique tandis qu'il dévisageait Hawks ; comment ça, il n'était pas en position de donner son avis ? S'il osait dire une méchanceté sur Fuyumi, il allait le démolir. Il voulait bien admettre que les goûts et les couleurs n'étaient pas discutables, mais il appréhendait déjà un commentaire mal placé ; Hawks ne pouvait pas être si parfait, il allait forcément sortir une connerie à un moment donné. Sur un ton bien plus grave qu'il ne l'aurait voulu, il avertit le maître-nageur :
« - Fais gaffe à c'que tu vas dire sur ma frangine. »
Hawks en sursauta presque et partagea un éclat de rires avec Natsuo qui adorait voir son frère s'irriter aussi facilement.
« - Tu me penses vraiment capable de dire des méchancetés sur Fuyumi ? Et devant vous en plus ? » ironisa Hawks en trempant ses lèvres dans son verre. « Merci Touya, mais je tiens encore à la vie. »
Complètement alcoolisé, Natsuo partit en fou rire en voyant ses deux compères se chamailler ; Touya lui envoya un coup de coude dans les côtes et lança une grimace au maître-nageur qui se foutait clairement de lui. Hawks tourna son regard vers Fuyumi, toujours aussi rayonnante au milieu de la foule dansante, et qui attirait quasiment tous les regards. Il reprit finalement :
« - Ta sœur est vraiment magnifique, et je ne dirais jamais le contraire. C'est juste que… »
Hawks soupira un grand coup et plongea son regard dans les yeux perturbés de Touya ; pourquoi est-ce qu'un simple échange comme celui-ci chamboulait toujours autant le brun ? Cela avait le don de le décontenancer et de l'agacer, mais pourtant, Touya ne se résolvait jamais à rompre ce lien. Sans le lâcher, il vît que les lèvres du maître-nageur s'étirèrent lentement en un sourire ; soudainement, il leva son verre vers Touya et d'un air terriblement malicieux, il annonça avant de terminer son verre :
« - Je serais trop occupé à baver du côté des mister pour m'intéresser au succès de ta petite sœur chez les miss. »
Et sur cette déclaration, il vida les dernières goutes d'alcool dans sa gorge, puis il quitta la table en dansant pour partir remplir leurs carafes vides. La bouche de Touya s'ouvrit tellement sous le choc qu'il crut qu'il allait se décrocher la mâchoire.
Est-ce qu'il… ?
« - Je crois qu'il vient de te dire qu'il est homosexuel. » annonça Natsuo en se penchant vers Touya, comme si son frère n'avait pas été frappé par l'évidence des mots du maître-nageur.
Le brun se retourna vers son petit-frère, qui éclata de rire en observant son visage déformé par la surprise et le soulagement. Pour la première fois de la soirée, Touya accepta d'accompagner Natsuo dans son fou rire, sentant ses nerfs se détendre et ses craintes s'apaiser. Il n'oubliait pas le fait que Hawks lui avait certainement annoncé son orientation sexuelle de cette façon pour l'enquiquiner, mais la vérité était que le brun était bien trop soulagé pour lui en vouloir ; à peine eut-il réalisé son soudain état qu'il se renfrogna sur le champ, et abandonna Natsuo et la table pour partir respirer au calme sur la plage.
Il retira ses chaussures dès qu'il arriva au niveau du sable. Sentir les grains encore chauds sous ses pieds était une sensation agréable, et pour ne plus entendre le vacarme produit par la paillote, Touya s'éloigna de quelques mètres. Il marcha au bord de l'eau, les vagues chatouillant ses pieds à intervalles réguliers ; la mer était incroyablement calme, et les astres se reflétant sur l'eau lui rappelait le soir de sa rencontre avec Hawks. Encore lui, hein ? Touya secoua sa tête comme pour se vider l'esprit et se concentrer sur autre chose. Il finit par s'assoir sur une petite motte de sable, ses pieds trempant dans l'eau claire, et il laissa son regard se perdre sur l'étendue d'eau devant lui.
Un peu de calme lui fît le plus grand bien ; malgré l'ambiance chaleureuse de cette soirée et l'étonnante tranquillité qu'il avait pu y ressentir, Touya ne se sentait toujours que très peu à l'aise une fois entouré d'inconnus. Mais il ne voulait pas pour autant retourner dans sa chambre, où sa solitude lui laisserait l'opportunité de se concentrer sur toutes les pensées qui envahissaient son esprit ; peu importait à quoi il réfléchissait, Touya finissait toujours par penser à Hawks. Cet… imbécile de maître-nageur, qui n'avait pas hésité plus de cinq secondes avant de venir faire ami-ami. S'il croyait désormais plus ou moins Hawks concernant ses motivations, le fréquenter soulevait bien plus de questions que cela n'en résolvait.
Pour commencer, pourquoi est-ce que Touya se sentait si à l'aise près de lui ? Pourquoi est-ce qu'il n'arrivait pas à l'envoyer bouler et à couper purement les ponts, comme il en avait pu avoir l'habitude ? Il avait bien remarqué à quel point il se sentait moins… colérique, lorsque le blond se trouvait dans les parages, et comment il était profondément… apaisé ? Que le moindre contact avec un beau-gosse dans son genre ne se finisse pas en humiliation générale ou en bagarre. Mais plutôt que de le rassurer, cela l'effraya davantage, parce qu'il savait très bien ce qui était en train de se passer, et il savait ce qui finirait par se produire s'il continuait à s'habituer à la présence du maître-nageur. Toutes ces questions – et aussi l'alcool qu'il avait ingurgité – lui provoquèrent un terrible mal de crâne, et il s'allongea finalement sur le sable. Tant pis s'il en devenait recouvert, le ciel avait rarement été aussi illuminé par les astres et l'observer achevait de le détendre.
« - C'était donc ici que tu te cachais ? »
Touya n'eut pas besoin de relever la tête, il reconnut immédiatement cette voix toujours autant mielleuse malgré qu'elle fût déformée par l'hilarité causée par l'alcool, qui lui compressa à nouveau le cœur et la poitrine. Hawks manqua de trébucher dans le sable en s'approchant de lui – mais Touya ne manqua pas de se foutre de sa gueule – puis il finit par s'asseoir près du brun ; assez pour respecter son intimité, mais assez pour qu'ils puissent s'entendre respirer. Prenant sans doute conscience de son état d'ébriété avancé, Hawks lui demanda sur un ton bien plus détendu :
« - Besoin de calme ? »
Touya eut envie de lui répondre que le calme et sa compagnie étaient deux concepts incompatibles, mais il préféra lancer un regard dans sa direction et bordel qu'il était beau. Il avait fini par ouvrir entièrement sa chemise et le brun n'eut aucun scrupule à le mater sans retenue. De toute façon, Hawks ne remarqua rien – ou au contraire, il le remarqua mais ne fît aucun commentaire à ce sujet. Tentant d'ignorer son mal de crâne, Touya finit par lui répondre :
« - Un peu. » Il passa une main sur son front et étouffa une plainte due à la douleur de sa migraine. « J'crois qu'un marteau-piqueur et le connard qui l'utilise vont bientôt sortir de ma tête. »
Hawks rit légèrement, et avant que Touya ne puisse lui demander ce qu'il foutait là, Hawks lui apprit que Natsuo et lui s'étaient lancés dans un concours de shot après son départ, et que même si le futur infirmier avait lamentablement perdu, le blond s'était tout de même senti mal et avait préféré s'éclipser avant de repeindre les toilettes du restaurant. Touya grimaça autant qu'il se moqua en prenant connaissance de l'état de son petit-frère ; sa mère risquait de l'engueuler, mais tant pis. Cela faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient pas autant amusés tous les trois, ils pouvaient bien s'accorder un petit écart à leur parfaite bonne conduite – même si Natsuo et Fuyumi étaient les seuls à se conduire correctement – de temps en temps. Puis merde, ils étaient en vacances, Touya pour la première fois depuis cinq longues années de souffrance et de colère. Alors autant en profiter.
« - Ta sainte présence va pas être regrettée là-bas ?
- Ma sainte présence ? » répéta Hawks en ayant parfaitement saisi le sarcasme dans la voix de Touya. « Je pense pas être si indispensable, mais merci du compliment. »
Il lui adressa un clin d'œil et Touya leva les yeux aux ciels. Le fait qu'il arrive à détourner sa réflexion l'agaça, mais il était habitué désormais. Sauf qu'au lieu de l'emmerder profondément comme cela l'aurait fait habituellement, le brun eut encore plus envie de lui lancer des piques à répétition, par curiosité de voir comment Hawks s'y prendrait pour lui renvoyer en pleine figure. Alors, il enchaîna.
« - J'parlais pas pour tes collègues, crétin. » Il se redressa pour s'asseoir en tailleur contre le blond. « Les vacanciers vont se demander où est-ce que le Mister Parfait qui sert de maître-nageur a bien pu s'échapper. »
Il ignora complétement le regard que Hawks lui lança lorsqu'il entendit le surnom que Touya lui avait donné – parce qu'il n'osa pas réaliser qu'il avait osé sortir une connerie pareille – mais il ne put se résoudre à faire abstraction de son rire sincère qui illumina la nuit noire dans laquelle ils étaient plongés. Il arracha à Hawks la bouteille d'eau qu'il avait apporté avec lui et se permit d'en boire au moins la moitié, comme pour se redonner un peu de courage, et il l'interrogea alors.
« - Y'a pas un vacancier qui t'as tapé dans l'œil ?
- Dis donc, je te trouve bien bavard ce soir. T'as déjà parlé aussi longtemps sans t'arrêter dans ta vie ? »
Le brun faillit lui envoyer du sable à la gueule et le blond se détourna en rigolant. L'alcool avait dû atteindre son cerveau plus qu'il ne le croyait, puisque Touya accompagna Hawks dans son rire, et ne s'arrêta que lorsqu'il lu répondit.
« Bien sûr qu'il y en a un, mais… »
Touya ne sût si l'alcool lui jouait des tours à ce point, parce qu'il aurait juré que Hawks l'avait regardé à cet instant précis.
« Je mélange pas le boulot et ma vie perso'. » Il fît une pause pour s'abreuver et enchaîna. « Et toi alors ? Pas de petite vacancière à qui tu pourrais briser le cœur ?
- Pitié, me parle pas de gonzesse. » cracha Touya d'un ton on ne pouvait plus sincère et Hawks éclata de rire. Le brun se rallongea dans le sable et ferma ses yeux. « J'suis sorti avec une pimbêche de mon lycée en seconde, je referai plus la même erreur. »
Pourquoi est-ce qu'il lui parlait de ça, au juste ? C'était sorti si naturellement que Touya ne réalisa même pas qu'il venait de livrer une partie de sa vie privée, alors qu'il ne le faisait jamais ; il n'était même pas sûr que son frère sache qu'il était un jour sorti avec une fille. Il évita de trop repenser à cette époque où il arrivait encore à conclure, parce que ça l'aurait fait penser à Kai et ses jours où il était encore heureux, et pour une fois qu'il était d'à peu près bonne humeur, il était bien motivé à le rester.
« - Au fait, Hawks. » à l'entente de son nom, le blond se retourna et plongea son regard dans le sien ; Touya ne pouvait en apercevoir l'éclat à cause du noir, mais il était persuadé que ses yeux devaient être illuminés comme les étoiles au-dessus d'eux. « Pire coming-out de l'année. »
Hawks faillit s'étouffer et éclata de rire, Touya l'accompagna avec tellement de sincérité qu'ils s'étonnèrent tous les deux de l'intensité de leur fou rire. Bien évidemment, Hawks trouva quelque chose à rétorquer.
« - C'est toujours mieux que de jouer les infiltrés parmi les hétéros, Monsieur Todoroki. »
Touya ne résista pas à l'envie de lui adresser un merveilleux doigt d'honneur et Hawks rit encore plus, sachant désormais qu'il avait touché une corde sensible. Le brun profita de son hilarité pour rajouter :
« - Hé, j'ai une excuse comparé à toi, Monsieur Le-Beau-Gosse-De-La-Plage. » Sans déconner, il pouvait pas la fermer et arrêter de dire des conneries ? « C'est déjà un miracle que t'acceptes de traîner avec un grand brûlé, j'allais pas rajouter en plus de ça que j'aime les mecs. »
La réalité de ses propos frappa Touya en plein visage, et soudainement, il n'eut plus envie de rire du tout. Il se renferma sur lui-même comme une huître, et se concentra vivement sur les étoiles lorsque Hawks se retourna vers lui en lui lança un regard triste – le même que celui qu'il lui avait adressé lorsqu'il l'avait raccompagné à sa chambre, celui qu'il ne voulait plus voir. La colère et la tristesse qu'il ressentait au quotidien recommencèrent à lui brûler la gorge, et il se détesta d'avoir plombé l'ambiance aussi rapidement. Lorsque Hawks se focalisa à nouveau sur l'eau, Touya abandonna les étoiles pour observer la courbure de son dos et la forme marquée de ses épaules. Le silence plana plusieurs minutes au-dessus d'eux, durant lequel ils n'osèrent rien ajouter. Touya se mordit l'intérieur des joues au moins six ou sept fois avant d'oser questionner Hawks à nouveau. Il n'avait jamais eu beaucoup de tact dans ses mots et ne supportait pas devoir prendre des pincettes avant de lancer un sujet ; alors tout naturellement, il demanda à Hawks de but en blanc :
« - Est-ce que tu as demandé à tes collègues de bien se comporter avec moi ? »
S'il se fiait au caractère du maître-nageur et à tout ce qu'il lui avait déjà prouvé, Touya connaissait déjà la réponse à cette question ; mais l'entendre de la bouche de Hawks était autre chose. Tout au long de leur soirée, Touya s'était demandé si les saisonniers étaient aussi polis et bienveillants que Hawks, ou si c'était parce qu'ils savaient à quoi s'attendre à son sujet. Hawks pivota vers Touya et le regarda avec un faible sourire sur les lèvres. Il avoua finalement :
« - Si on veut. » La réponse ne satisfit pas Touya qui l'encouragea à continuer. « J'ai juste précisé que je ne voulais aucune remarque sur ton physique, sinon ils allaient m'entendre. » Gêné, il se gratta l'arrière de son crâne et demanda : « Est-ce que j'ai mal fait ? »
Le fait qu'il ait eu une attention aussi adorable à son égard empêcha Touya de s'énerver davantage quant à sa situation ; habituellement, il ne supportait pas qu'on lui accorde ce genre de traitement, qui ne rendait que plus réel le fait qu'il était différent, et que l'univers entier en avait conscience. Mais avec Hawks… C'était pas pareil. Puis la façon dont il annonça qu'une moquerie à son sujet l'aurait mis en rogne le rassura autant qu'elle lui fît sincèrement plaisir. Touya en venait presque à se demander pourquoi le reste de l'humanité le traitait comme un pestiféré, alors que ça semblait si facile pour Hawks d'être correct avec lui.
À ce sujet, une nouvelle question vint embrumer l'esprit de Touya et il n'arriva pas à la chasser. À côté de lui, Hawks, qui avait fini par se rallonger, sifflotait l'air de Streets of Laredo – Touya se dit que c'était difficile de faire plus américain que ça et le conforta dans son idée qu'il ressemblait à un putain d'oiseau avec la façon dont il sifflait – et fixait le ciel d'un air rêveur. Le brun regretta presque de devoir mettre fin à cet instant calme qui l'apaisait, mais… il devait savoir. Alors il pencha sa tête vers Hawks, et lui demanda finalement :
« - Hawks ? » Le maître-nageur n'arrêta pas ses sifflements et laissa à Touya le temps de prendre son courage à deux mains. « Tout à l'heure, quand on faisait ton jeu à la con… Pourquoi tu m'as jamais demandé d'où venait mes cicatrices ? »
Le petit air musical s'évanouit dans la nuit sombre et Hawks se tourna vers Touya. Le brun crût qu'il ne se lasserait jamais de ces yeux qui le regardaient comme la première fois. Ils ne lui disaient rien, mais en même temps, ils lui disaient tellement. Une fois de plus, Touya refusa de porter son regard sur les lèvres du blond si proche de lui, parce qu'avec tout ce qu'il avait bu ce soir-là, il ne savait pas réellement s'il aurait été capable d'éviter de commettre la connerie de l'année. Hawks soupira et lui adressa une petite moue, et Touya fronça ses sourcils. Le maître-nageur demanda alors :
« - Tu aurais aimé que je te pose la question ?
- Non. »
Le fait que Touya répondit aussi instantanément, sans aucun sarcasme dans sa voix ni aucune raillerie à rétorquer, les surprit tous les deux. Hawks rit délicatement pour détendre l'atmosphère, pendant que Touya réfléchit. Bien évidemment que non, il n'aurait pas voulu que le blond le lui demande, mais il était quand même logique qu'il se pose la question ; il ne se résolvait pas à se dire que Hawks était si parfait, il devait très certainement avoir un vilain défaut atroce qu'il dissimulait incroyablement bien sous toutes ces tonnes de gentillesse et de douceur. Qu'un rire si tendre et si sincère le mette dans cet état l'agaça profondément et il se renfrogna en attendant que le maître-nageur reprenne.
« - Alors, je pense que c'est clair, non ? » argumenta Hawks en se tournant à nouveau vers les étoiles. « J'ai compris à quel point tu n'es pas à l'aise avec… ton état. Je me permettrais jamais de te poser la moindre question là-dessus, tu m'en parleras quand tu seras prêt. »
Touya frôla l'arrêt cardiaque, l'accident vasculaire cérébral et la rupture d'anévrisme en même temps ; Hawks était un ange qu'on lui avait envoyé pour se sortir de sa dépression ou quoi ? Avant que ses pensées n'eussent le temps de se livrer une guerre sans merci, Hawks rajouta :
« - Et puis, si on n'en parle jamais, je continuerai de croire qu'un requin t'a attaqué quand tu t'es baigné. »
Hawks éclata de rire face à la mine déconfite de Touya, qui ne résista pas cette fois-ci à lui lancer du sable en pleine figure ; Hawks en avala une petite partie et s'arracha la gorge en toussant pendant que Touya se foutait royalement de lui. Il en profita pour lui rappeler à quel point il pouvait être con, ce à quoi Hawks rétorqua qu'il était déjà au courant.
Lorsque la crise d'asthme fut passée, ils se dévisagèrent pendant un court instant où ils ne dirent rien. Ils se contentèrent de s'observer, aussi bien qu'il le pouvait dans cette obscurité, mais Touya percevait parfaitement le sourire que Hawks lui adressait. Y'avait-il eu ne serait-ce qu'un minime instant dans sa vie où ce sourire n'avait pas éclairé son visage ? Touya se demanda même s'il n'était pas tout simplement né heureux, avec cet air béat sur le visage. Mais avant qu'il ne puisse se poser d'autres questions, et qu'il ne se penche encore plus vers Hawks pour réduire le peu de distance qui les séparait, il sentit son téléphone vibrer dans sa poche. Lorsqu'il le sortit, il put d'abord constater qu'il était désormais plus de deux heures du matin, mais ce ne fut pas le détail qui l'alarma le plus. Lorsqu'il vit le nom de Natsuo s'afficher sur son écran, Touya crut qu'il allait l'étrangler, l'enterrer sous le sable pour ensuite le déterrer et jeter son corps à l'eau ; est-ce qu'il comptait le déranger à chaque fois qu'il se retrouverait avec Hawks ou merde ?!
« - Qu'est-c'que tu me veux encore ?
- C'est moi. Mon téléphone n'a plus de batterie. » lui répondit une voix d'une douceur extrême et Touya se calma en reconnaissant la voix de sa sœur. « Natsuo a passé le dernier quart d'heure à vomir, Maman va nous en vouloir si elle apprend qu'on l'a laissé dans cet état. Tu peux m'aider à le remonter ? »
Putain de… En plus d'avoir passé la soirée à l'emmerder, il avait fallu que ce crétin se rende malade en plus de ça. Cela agaça Touya de devoir quitter le maître-nageur si tôt – et il voulut s'arracher la tête lorsqu'il réalisa avoir eu une telle pensée – mais il savait que sa sœur avait besoin de lui, et il refusait de laisser son petit frère tout seul dans les toilettes du restaurant. Il dit à sa sœur qu'il arrivait d'ici deux minutes, et rangea son téléphone dans sa poche en se levant.
« - Désolé, Natsuo est malade. J'dois aller aider ma sœur.
- Aucun soucis ! » lui lança Hawks en se redressant également. Tout naturellement, comme si c'était une évidence, il rajouta : « On se verra demain, de toute façon. »
La spontanéité avec laquelle le blond avait annoncé cela, comme si leur fréquentation était devenue un élément de leur quotidien, décontenança Touya plus que prévu. Fidèle à lui-même, il lui rétorqua qu'il était pas obligé de le supporter tous les jours, ce à quoi Hawks – profondément convaincu que Touya n'était pas sincère – lui souhaita bon courage pour s'occuper de son petit frère. Alors, le brun récupéra ses chaussures, et le cœur bien plus léger qu'à son arrivée à la soirée, il retourna dans la paillote pour rejoindre sa petite sœur et son petit frère.
... Comment ça je me sers de Natsuo pour plomber chaque moment que Touya passe avec Hawks ? Je vois pas du tout de quoi vous parlez.
M'enfin, j'espère que ce chapitre vous a plu ! J'essayerai de ne pas avoir de retard pour le prochain chapitre, mais je m'excuse déjà au cas où ça devrait arriver x) A ce sujet, il y aura une annonce importante au chapitre 8, alors soyez .s owo Si tout va bien, je vous donne rendez-vous le 7 septembre pour le chapitre 8 !
Des bisous,
Zodiaaque.
