Youhooooooooooooooo nouveau chapiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitre ! Bien, plongeons-nous au cœur de cet univers chelou ! :D ou pas, mettons simplement en place les pairing et connerie qui peuvent en découler, l'univers viendra après ! :D

Je vous laissez déguster cette rencontre et je vous retrouve en bas !


Vendredi 26 août

Iwaizumi Hajime venait de poser le pied dans la salle d'attente que l'odeur de talc, d'antibactériens et de bois lui sautèrent au nez.

Dans son dos, Oikawa le jaugea rapidement. Un pantalon en toile, des baskets simples et souples, un débardeur blanc... Non, rien à redire, c'était une personne banale si on oubliait ses avant-bras un poil développés. Quoique le gauche semblait plus fin que le droit. Juste un peu.

– Eh bien, je suis désolé, j'ai oublié de vous demander par téléphone ce qui vous amenez ici, lança Tooru.

Il lui passa devant et s'assit à son bureau, non loin, et lui fit face.

Iwaizumi resta debout, droit sur ses jambes et sembla analyser la salle.

– Je vous l'ai dit, c'est juste que vous ne l'avez pas noté, répliqua-t-il après quelques instants de silence.

Presque dans une poker face, Tooru le fixa. S'il était aussi pénible et rancunier qu'Hanamaki, l'heure allait être longue.

– Autant pour moi, se reprit-il presque immédiatement, alors bon, je vous en prie, asseyez-vous.

Il s'exécuta tandis que le médecin continuait :

– Et donc, que vous est-il arrivé ?

– Cassement de la clavicule gauche. Je suis en arrêt maladie pour les deux mois à venir au moins.

Au moins, c'était clair, net et précis. L'homme ne s'embêtait pas dans des phrasés inutiles et encore moins dans des fioritures souvent superflues.

– Je m'en rappelle maintenant ! Pouvez-vous retirer votre t-shirt ?

Il acquiesça et dévoila son torse musclé ainsi que plusieurs cicatrices. Pour autant, Tooru s'abstint de tout commentaire.

– Il n'y a pas eu besoin d'opération, je vois, lâcha-t-il en auscultant rapidement la clavicule.

Aucune marque n'était posée sur cette dernière.

– Non, la cassure a été nette.

– Comment l'avez-vous fait ?

– En tombant de vélo. Tutoie-moi.

Il s'éloigna un peu de son patient, mais garda les mains sur son épaule. Iwaizumi avait les yeux verts. Sombres, très sombre. Mais le plus étonnant, cela restait la dureté dans son regard, ainsi que la vie. Il semblait rempli de vitalité et de rage de vaincre.

Trop de questions, Tooru détourna la tête, coupant ainsi que le contact et se concentra à nouveau sur l'articulation. S'il se laissait submerger à chaque fois qu'il rencontrait une nouvelle personne, il n'en avait pas fini. Pourtant... Dieu seul savait à quel point son patient piquait sa curiosité.

– Ce n'est pas rare de se casser la clavicule à vélo, surtout pour les professionnels, mais...

– Mais ?

– Tu n'en es pas un, si ?

Hajime détourna la tête.

– Non, un amateur quand le temps s'y prête, et que j'en ai de libres, du temps.

– Assez chanceux pour que la cassure soit nette, en tout cas.

Il longea la clavicule et sentit la petite bosse caractéristique de la reformation de l'os, il sourit.

– Qu'est-ce que tu fais comme métier ? interrogea Tooru.

– Déménageur.

Étonnant, eut-il envie de lui répondre, pourtant, il ne le fit pas. C'était rare qu'il s'abstienne autant, nota-t-il.

– Et tu as seulement deux mois d'arrêt ?

– C'est suffisant, non ?

Leur regard s'accrocha encore une fois, profond, avide.

– Cela dépend des gens, mais comme tu as dû rester immobilisé trois bonnes semaines, cela m'étonne que tu n'es pas fondu.

– Fondu ?

Il se recula totalement et prit quelques notes, étonné que son patient n'ait pas compris le message.

– Eh bien, que tu n'as pas perdu tous tes muscles. Rester à ne rien faire pendant trois semaines, c'est assez normal de perdre les muscles que l'on a.

– Je pouvais marcher.

– On ne t'a pas mis de « huit » ?

– Une semaine seulement, mais ça ne m'empêchait pas de marcher.

Nouvel étonnement.

– C'est assez rare, mais c'est aussi bien pour toi. Tu te l'es cassé quand exactement ?

– Le mois dernier, le quinze, je crois... Ou le quatorze ?

– On notera le quinze pour plus de sûreté, coupa Oikawa, tu n'as pas amené tes radios ?

Le regard olivâtre se fit interrogateur.

– Pourquoi faire ?

Tooru soupira.

– Ça aurait été plus simple pour moi... Enfin, bref, tant pis ! On fera sans.

– Normal, je les ai pas, répliqua automatiquement Iwaizumi.

Oikawa le regarda, blasé.

– Je sais, c'est ce que j'disais !

– Et on fait quoi, du coup ?

– Tu vas faire quoi, c'est toi le blessé ici, pas moi, se moqua-t-il.

Il eut droit à un regard noir, mais Hajime ne répondit pas, gardant sa réplique acerbe au fond de sa gorge.

– Je te propose déjà de tester ta force et la différence entre tes deux bras, tu es droitier ou gaucher ?

– Droitier.

– Chanceux d'être tombé à gauche alors, tu as glissé ?

Il sortit une petite boîte, relié à une petite balle.

– Des graviers dans un tournant, j'ai pas fait attention... soupira Hajime.

– L'accident bête de base, tu ne réfléchit pas trop, hein.

– Je vais te broyer les côtes si tu insinues encore que j'suis débile, grogna le patient.

Difficilement, il retint un sourire et posa la machine à côté du brun.

– Bien, c'est très simple, je vais te demander de serrer le plus fort que tu peux la « balle » que tu vois là, une fois de la droite et une fois de la gauche.

Il lui tendit l'appareil et le laissa faire. Les chiffres s'affichèrent, il les nota rapidement.

– C'est plutôt bon.

– Je me suis cassé la clavicule, pas le bras...

– La clavicule reste reliée au bras, que tu n'as pas pu bouger pendant plus de trois semaines. Théoriquement, du moins...

Ils se fixèrent une nouvelle fois.

– Y'a un sous-entendu ? demanda Iwaizumi.

Oikawa secoua la tête.

– Du tout. J'aurai besoin que tu t'allonges sur le dos, et que tu décontractes tous tes muscles.

Ses chaussures tombèrent rapidement au sol, et Hajime s'installa rapidement. Une serviette était déjà posée sur la table de massage avant même qu'il s'y installe.

Le tissu blanc était doux, un peu molletonné comme une serviette-éponge et le moelleux de la mousse donnait une sorte de confort très appréciable. C'était rare qu'une table de kinésithérapeute soit aussi agréable.

Les doigts fins de son médecin glissèrent sur sa peau. Tandis que la main droite d'Oikawa agrippée son poignet, la main gauche se plaça contre son épaule, la paume bien ouverte dessus. Il s'assura d'être parfaitement posé avant de faire des cercles au bras gauche d'Hajime.

Sous sa main, il sentait les tendons et les muscles se mettre en action, bien qu'ils n'étaient pas spécialement sollicités, étant donné que c'était lui même qui tenait le bras et lui faisait faire ces mouvements-là.

Un craquement se fit entendre, mais Iwaizumi n'eut aucune grimace ni signe de douleur. C'est normal, ça ne l'était pas. Un simple couinement de l'articulation quand elle faisait des gestes inhabituels ou simplement trop longs. La chute avait également endommagé l'épaules, ou du moins, une petite partie de l'articulation, qui n'était désormais plus à sa place d'antan, mais rien de grave, ni d'inquiétant. C'était même souvent le cas, et on ne pouvait rien y faire. Les douleurs et problèmes ne surviendraient qu'en vieillissant, lors des changements de températures ou de temps, et où l'on se plaindrait d'avoir mal, malgré de ne pas s'être cogné.

Il arrêta les mouvements circulaires et tira sur le bras, comme pour déloger l'épaule, juste un peu. Rien ne se fit. Gardant cette position, il vérifia précautionneusement toute l'articulation, rien ne lui parut étrange. Juste quelques tendons trop raides et un peu décalés, peut-être ?

Il fit de même avec le bras droit et confirma son hypothèse.

Le tout relâché, il déposa le bras le long du corps de son propriétaire. Tandis que la peau tannée lui semblait brûlante, il y laissa courir ses doigts un peu plus longtemps que d'ordinaire.

– Tu peux te lever, s'il te plaît.

Il le fit, et se mit à nouveau droit face à Oikawa. Ce dernier prit ses deux épaules en mains et glissa ses pouces sur ses clavicules. La bosse passa sous son doigt, il continua jusqu'au cou et palpa ses cervicales.

– Fais tourner ta tête dans le sens des aiguilles d'une montre.

Docilement, Iwaizumi commença le geste pendant que Tooru continuait de garder ses phalanges bien en place sur son cou. Une cervicale un peu déplacée, mais non bloquée, c'était déjà cela.

Il appuya d'un coup sec, un craquement retentit. Hajime se tendit.

– Préviens quand tu fais ça, lâcha-t-il d'une voix rauque.

– Autant pour moi, j'y penserais la prochaine fois ! sourit-il.

Une veine gonfla sur la tempe d'Iwaizumi, mais il n'en fit rien, son sourire grandissant juste un peu plus.

– Pour ma défense, je remettais juste une de tes cervicales en place.

– Et moi, je vais remettre ton cerveau en place la prochaine fois.

– Je te soigne et tu te plains ! Patient indigne ! rabroua Oikawa.

– Tu m'as fait mal, râla Hajime.

– Il faut souffrir pour être beau !

– J'viens pas là pour être beau.

Ils se fixèrent de longues secondes, encore une fois. Puis, Tooru n'en pouvant plus, il s'esclaffa dans un joyeux rire. Un coup dans les côtes le calma aussi tôt. Il se plia en deux, le souffle coupé.

– Enfoiré, suffoqua-t-il.

Oikawa garda tout de même une main sur l'épaule de son patient, histoire de pouvoir se retenir à quelque chose.

– Je t'avais prévenu.

– T'avais dit le cerveau, pas les côtes, répliqua le kinésithérapeute.

Le poing d'Hajime se leva à nouveau, les deux mains en l'air, Tooru esquissa un rapide geste de soumission, il ne reçut pas de seconde correction.

– Bon, au moins, tu viens ici pour être soigné, alors ne te plains pas quand je le fais, continua-t-il alors qu'il avait enfin repris son souffle, et ne me tape pas comme ça sans raison !

– C'était pas sans raison.

– Rah, t'as compris, non ?

– Non, lança-t-il rien que pour le contredire.

Les deux mains près de ses épaules, Oikawa bougea les doigts en tout sens pour évacuer sa frustration.

– Va te mettre dos au mur, près de l'échelle en bois !

Iwaizumi ne tiqua pas à l'ordre. Du moins, il n'en montra rien même s'il avait une forte envie d'envoyer paître son médecin. Ce n'est pas parce qu'il y était habitué qu'il devait obéir à quiconque. Surtout à un pareil énergumène, pour ne pas dire « chieur ».

Placé comme il le devait, il attendit.

– Et je fais quoi ?

– Je vais y venir... J'aimerais que tu te laisses tomber en avant tout en te retenant aux barres, derrière toi. Je te montre.

D'un pas certain, il se mit dans la même position qu'Hajime et glissa ses mains sur le bois. Dos à ce dernier, les pieds près du mur, il se laissa tomber en avant, en se retenant à la seule force de ses biceps. Petit à petit, les mains qui étaient écartées se rejoignirent vers le centre de la barre, tout en gardant une distance de la largeur de ses épaules.

Après être restait cinq secondes dans cette position, il remonta, à l'aide de ses bras seulement et laissa ses mains s'écarter d'elles-mêmes.

Bien droit sur ses pieds, il observa Iwaizumi.

– T'as compris... ?

– Hum, mais pourquoi faire ça ?

Il fit quelques pas et alla s'asseoir à son bureau, la chaise tournée vers son patient.

– C'est un mouvement que l'on ne fait pas tous les jours, mais qui est pratique pour la souplesse de ton articulation et la remettre en route, en quelque sorte. Tes tendons doivent se réhabituer à toutes sortes de gestes, et même si ça t'a paru simple, tu ne vas sûrement pas arriver à descendre aussi bas que moi et à autant rapprocher tes mains dans ton dos.

Hajime grimaça. Comment il pouvait savoir ça sans même l'avoir vu essayé, hein ? sûrement parce qu'il était médecin, répondit sa conscience, mais il l'envoya promener.

– Et je dois faire ça jusque quand ? interrogea-t-il.

– La fin de l'heure, ne t'inquiète pas, je te regarde faire ! chantonna Oikawa.

Le regard noir qu'il se prit le fit déglutir. Pourtant, intérieurement, il avait vraiment envie de rire.

Les prochaines séances promettaient d'être intéressantes !


Bien, j'attends vos avis avec impatience ! Alors cette première rencontre entre Oikawa et Iwa', vous la trouvez comment ? Ils vous semblent bien IC ? (In Characters) Ou pas du tout ? Vous pensez qu'ils réussiront à s'apprécier ? Vous avez hâte de la suite ?
J'ai hâte de voir tout ça, sur ce, je retourne bosser !

A la semaine prochaine,
Cia ! o/