JE DECEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEDE.
Ahem. *toussote*
Bonjour ? Bon, ok, j'suis H.S en ce moment et j'ai envie de faire trop de chose, mais j'ai trop la flemme. En fait. C'est chiant. Et j'ai plus d'avance ou très peu non plus sur cette fic. Mais j'en ai une autre en tête aussi :'(
*se pend*
Sinon, bonne lecture !


Samedi 27 août

– Qu'est-ce que tu es lent, râla une nouvelle fois Oikawa.

C'était la dixième fois qu'il disait cela, et ça agaçait -juste un peu- Daichi.

– On n'a pas tous le loisir de se payer une voiture de luxe, et de sport.

– Elle n'est pas de luxe.

– Bien entendu, et une Ferrari ce n'est jamais cher, railla-t-il.

Hanamaki sourit à la remarque et Kôshi soupira. Il n'y avait même pas trois quarts d'heure de route pour se retrouver à l'orphelinat, mais ça n'empêchait pas Tooru de se plaindre sans cesse.

– Tu conduis mal : répéta ce dernier.

– Non, je respecte le Code de la route.

– La loi première dans un véhicule, c'est de ne pas embêter le conducteur, minauda Takahiro.

Il eut droit à un regard noir. Puis, Oikawa se renfonça dans son siège. De toute manière quoi qu'il dise, il se ferait rabrouer. Pourquoi avaient-ils refusé de prendre sa voiture et non celle des patrons ? Il soupira.

– Allons bon, nous ne sommes plus très loin, reprit Sugawara comme pour l'encourager.

– J'ai peur de demander combien, ça va me paraître une éternité.

– Même pas la moitié, répondit Hanamaki dans l'espoir de l'attrister.

– Fais un effort, et toi, tais-toi, lança-t-il à l'intention de Takahiro.

Il grimaça en guise de réponse avant de se remettre à sourire. Personne ne pouvait lui enlever cette petite joie, se métamorphosant comme celle de Cheshire. Il se cala contre la fenêtre, le menton aux creux de la main et laissa le paysage défiler sous ses yeux. Comme Oikawa.

Bien que lui, c'était plus pour s'occuper l'esprit qu'autre chose. Il avait totalement oublié ses écouteurs et ressemblait à un enfant colérique pendant un trajet de vacance. Autant dire que l'image lui allait comme un gant.

Les buissons et arbres se succédèrent. Quelle idée d'avoir créé un orphelinat en haut d'une colline, près de la ville. Quoi que parfois, ce n'était pas plus mal. Au moins, les enfants n'avaient pas à voir l'atrocité de la cité, ainsi que la pauvreté des bas-fonds ou les moqueries des idiots.

La voiture tourna à gauche, empruntant un chemin sinueux rempli de bosses et de trous, la voiture en prendrait un coup. Et les passagers également, ils furent secoués, assez pour faire à nouveau râler Oikawa, trop peu pour que les trois autres ne soient pas d'accord avec lui.

Enfin, après une vingtaine de minutes supplémentaires et douloureuses, ils arrivèrent à destination.

Une vieille maison de style victorien s'imposait dans le paysage, parmi la végétation et le ciel clairsemé.

Dans un soupir de soulagement, Oikawa sortit rapidement de la voiture tandis qu'Hanamaki craquait son dos. Il tourna la tête, les dizaines de fenêtres et la façade presque blanche le mettait toujours dans une sorte de malaise. Parfois, cela semblait trop hors du temps pour paraître réel, ou alors hors contexte.

La porte en bois, large et haute, s'ouvrit sur une minuscule silhouette. C'était d'autant plus paradoxal que la porte était grande. Les cheveux roux de feu s'agitèrent en tous sens tandis que l'énergumène descendait les marches en hurlant leurs prénoms.

– Hinata, ça fait longtemps ! Rit Sugawara en l'attrapant au vol.

Le jeune homme sourit à son tour, montrant largement ses dents et le bonheur qui l'habitait. Il n'avait que dix-huit ans, et avait été récupéré par Shimizu avant même qu'elle n'ouvre le centre. Le garçon était à la rue, sa petite sœur à la main et voler pour survivre, elle lui avait offert un toit et une promesse de sûreté. Il avait accepté et depuis, il vivait avec elle, et travaillait avec les enfants. Même si personne n'avait jamais sût de qui, des enfants ou de lui, étaient le plus à surveiller.

Ils relâchèrent leur étreinte et Shôyô s'avança immédiatement vers la demeure.

– Les enfants ont hâte de vous voir, j'ai dû fermer à clé le couloir pour qu'ils ne me suivent pas.

– Mon Dieu, on va être assailli de mini-hinata, se moqua Oikawa.

– Hé, n'abuse pas, ils sont pas tous comme moi !

– Fort heureusement, Shimizu serait débordé et nous-mêmes, on ne saurait pas où donner de la tête quand on viendrait, plaisanta Hanamaki à son tour.

Hinata gonfla sa joue.

– Je suis pas pénible !

– Non, t'es juste trop énergique pour ses deux vieux, contra Sugawara.

– Ahah, vous voyez !

– Bon, tu nous ouvres cette porte ? reprit Oikawa, qui n'avait rien à redire pour le coup.

Après un dernier coup d'oeil, il ouvrit le battant et les laissa passer. À une dizaine de mètres, une seconde porte de la même envergure était fermée. C'était derrière celle-ci que les enfants attendaient. Ou plutôt, était forcés d'attendre.

Ils essuyèrent leurs chaussures, ils n'avaient pas de manteaux. La chaleur estivale ne donnait pas le courage de porter autre chose que des t-shirts, et même les jeans semblaient parfois trop lourds.

Hinata passa à nouveau devant eux et déverrouilla la porte. Une dizaine de gamins les regardaient, avides et heureux.

Le reflet de Shôyô, féminin et beaucoup plus petit s'agrippa à la jambe de Kôshi.

– Oh, Natsu, comment vas-tu ? s'égaya-t-il.

Il la prit dans ses bras.

– Bien ! Grand-frère m'a attaché les cheveux, regarde !

Elle secoua ses couettes et Sugawara rit.

– Il a tout de même oublié quelques mèches.

– C'est sûr qu'il est pas aussi doué que Shimizu ! rit un enfant, non loin.

– Je te permets pas, Tôya !

– Bah quoi, c'est la vérité ! répliqua le bambin, du haut de ses dix ans.

– La prochaine fois, tu essaieras et tu verras que c'est pas simple, rabroua Shôyô.

Oikawa s'approcha, accompagné d'Hanamaki.

– Si tu veux, je te les referais, elles seront encore plus jolies, lâcha-t-il.

– Moi aussi, lança une jeune fille, non loin. Elle avait de longs cheveux couleur blé.

– Nina, je ne t'avais pas vu, sourit-il, bien entendu que je t'en ferais.

Il fit quelques pas et frotta le crâne de la plus jeune.

– Vous avez ramené des ballons ? demanda un garçon, tout aussi jeune que les précédents.

Hanamaki tourna les yeux.

– Ils sont encore dans la voiture, on a même ramené un filet... Peut-être qu'on pourra l'installer aujourd'hui, sourit-il.

Des cris de joie fusèrent, ainsi que des rires et des piaillements. Il eut un grand sourire et porta son attention vers ses collègues. Kôshi avait toujours Natsu dans ses bras, tandis que Daichi était non loin, les garçons autour de lui. Oikawa babillait presque joyeusement avec les filles. Tout en se moquant d'Hinata quand il le pouvait. L'atmosphère était remplie de joie et gaieté, s'il n'en avait pas l'habitude, il aurait trouvé ça bien trop beau et faux.

Mais ce n'était pas le cas. Les enfants étaient réellement heureux. Oh, il était certain que ce n'était pas tous les jours simples, des disputes, peurs, tristesses et soucis éclataient au sein de l'orphelinat, après tout, éduquer des enfants ce n'est pas de tout repos, et ce n'était pas du tout simple. Mais ils étaient heureux. Souvent et, ils faisaient tout pour les élever du mieux qu'ils pouvaient.

À ce sujet-là, un hurlement retentit et des insultes enfantines fusèrent, non loin d'eux. Hinata accourut, ils le suivirent à pas lent. Deux enfants étaient en train de se chamailler. Ils avaient moins de six ans, et faisaient partie des plus jeunes. L'ours en peluche avec le bras décousu devait être la source de la dispute.

Shôyô avait rapidement calmé les enfants, et avait su comprendre la situation. C'était étonnant de voir le rouquin passer de la puérilité à la maturité en quelques secondes. Sa vie difficile avait eu raison de son innocence, il y a bien des années, mais sa douceur ne semblait jamais s'estomper.

– Maintenant, vous vous excusez et vous allez jouer gentiment ensemble, lança-t-il dans une moue autoritaire.

Ils acquiescèrent, tête et yeux baissés. Un pardon murmurait du bout de leurs lèvres et il n'en fallut pas plus pour qu'ils fuient leur surveillant. Il soupira.

– Ce n'est pas tous les jours facile, hein ? lâcha Sugawara, plus par réflexe qu'autre chose.

– Ça va ! Je les adore que ça ne me gêne pas du tout !

Le sourire lumineux qu'il adressa au groupe les laissa sans voix. Pourtant, c'était Hinata. Ils devraient avoir l'habitude de ce petit bout de soleil si éblouissant, mais non. Chaque fois, il les étonnait pas sa gaieté et sa joie de vivre, malgré ça, malgré tout.

– Bien, et si on allait voir Shimizu ? lança joyeusement Hanamaki.

– Oui, à la base, on est venu là pour la voir.

– Même pas pour moi ? demanda tristement Hinata.

Sa moue peinée eut raison du cœur de Daichi.

– Tu sais bien que si, promis, on essaiera de passer plus souvent, répondit ce dernier.

La joie reprit ses droits sur son visage et il passa devant eux.

– Bon, j'vous accompagne jusqu'à son bureau ! J'dois passer à la cantine après, par contre...

Hanamaki sourit, et ils emboîtèrent son pas.

L'établissement était aussi grand de l'intérieur que de l'extérieur. Un comble pour ceux qui ne le connaissaient pas. S'y perdre était d'une facilité déconcertante. Oh, bien entendu, Hinata s'était amusé à tracer des flèches et des indications, cependant, les garnements qu'il gardait, avaient mis tout s'en dessus-dessous en moins d'une journée. Résultat, plus aucuns tracés n'étaient le bon, et en cherchant cuisine, vous pouviez-vous retrouvez dans le grenier. Et, après deux essais infructueux, ni lui ni Shimizu n'avait tenté de remettre les pancartes correctement.

Voir leur visiteur perdu semblait beaucoup trop amusant pour les enfants. Et leur indiquer le chemin l'était tout autant. Enfin, selon les visiteurs.

Oikawa laissa son regard vaquer. Ils venaient de monter un long escalier et d'arriver dans un couloir border d'immenses fenêtres. Heureusement qu'une femme de ménage travaillait ici, car rien qu'imaginait la pauvre dame laver les carreaux, il en avait des sueurs.

Au-dehors, quelques balançoires et le filet de volley-ball attirèrent son regard, ainsi que quelques enfants. S'il avait bien compté, c'était tous ceux qu'ils n'avaient pas vus encore aujourd'hui. Douze gamins, entre neuf et douze ans.

Étrange, nota-t-il, normalement, il n'excédait pas la vingtaine.

– Hinata ?

Le susnommé se retourna.

– Oui ?

– Vous avez récupéré un nouvel enfant ?

– Trois, depuis la dernière fois que tu es venu. Ça doit faire plus de deux mois.

Il émit un petit « hum » de constatation.

– Tu passes si peu souvent que ça... ? se moqua Takahiro.

– Tu n'es pas mieux.

– Hanamaki vient tous les mois, révéla Daichi.

Oikawa arrêta sa marche, faussement choqué.

– Tu m'as caché ça ?

– Si tu savais tout ce que je te cache, railla-t-il.

La marche reprit tandis que, une main sur le cœur, Tooru s'indignait sans que personne ne l'écoute. Et ce ne serait pas Makki qui le ferait, c'était déjà suffisamment le cas pendant la journée.

Le couloir continuait sur une centaine de mètres. Comme on aurait pu s'y attendre d'un tel endroit, des peintures et dessins ornaient le mur de droite. Néanmoins, ce n'était pas de peintres connus, mais celles des enfants qui tapissaient la paroi de mille et une couleur. Tous avaient au moins laissé leur trace ici. Près de leur dortoir.

Une porte non loin d'eux s'ouvrit, et une jeune fille blonde sortit.

– Yachi ! s'époumona Shôyô avant que quiconque n'ait pu faire un geste.

– Hinata, bégaya-t-elle.

Elle n'était pas plus grande que lui, tout aussi menue et portait une large bassine de linge.

– T'as fini de ramasser les draps ?

– Pour la plupart oui.

– Je viendrais t'aider tout à l'heure !

Un « d'accord » presque inaudible passa sa bouche pendant que son regard divaguer sur le groupe derrière lui.

– Tu ne nous présentes pas ? s'enquit alors Sugawara, souriant.

– Oh, pardon... ! Yachi, c'est Daichi, Sugawara, Oikawa et Hanamaki au fond ! expliqua-t-il en les pointant du doigt.

– Enchanté, réussit-elle à dire.

Un dur effort en soi, sembla-t-il.

– De-même, répondit Kôshi.

– C'est notre nouvelle aide et surveillante, précisa Shôyô.

– C'est vrai que toi seul avec les gamins, ça doit pas être très rassurant, se moqua Tooru.

– Je te permets pas ! Tu l'es pas non plus !

La réplique les fit rire et Hinata se détourna d'eux afin de continuer sa route.

Ils délaissèrent la jeune fille également, non sans un salut amical et suivirent le plus jeune jusqu'à une large porte en bois, semblable à toutes les précédentes.

Il toqua deux coups brefs, et un troisième plus long, puis, ouvrit la porte et les fit entrer.

Une jeune femme écrivait, penchée sur sa lettre, elle ne releva même pas les yeux quand ils vinrent s'asseoir sur les canapés présents. Hinata les laissa et prit soin de fermer derrière lui.

Enfin, Shimizu déposa sa plume et les regarda. Ses yeux bleus nuits les détaillèrent rapidement, elle se leva tout en les saluant d'un rapide « Bonjour ».

– Alors, comment vas-tu ? questionna Kôshi.

– Assez bien, et vous donc ?

– Le café se remplit bien, Kuroo et Bokuto travaillent bien, même si Kenma lésine toujours.

– Ce serait pas Kenma sinon, répliqua Hanamaki avec un sourire.

Ils eurent un regard entendu.

– Ses connaissances en informatique restent des plus pratiques en cas de besoin, répondit Shimizu.

Elle déposa quatre tasses de thé sur la table basse et s'assit près de Daichi.

– Personnellement, lança Oikawa d'une voix forte, j'irais mieux si une certaine personne arrêtait de m'ennuyait toute la journée.

– Entre toi et moi, je me demande bien qui est le plus à plaindre, ironisa Makki.

– Je vote plutôt pour Hanamaki, sourit Kôshi.

– Hors de question qu'on lance se débat, interrompit Daichi.

Il tourna la tête vers Kiyoko. Elle but une gorgée.

– Tu voulais nous parler, non ?

– Ainsi que prendre de vos nouvelles.

– Surtout nous annoncer des choses déplaisantes, oui... lança Tooru.

Un regard noir le fit taire. Dans un geste de toute élégance, elle déposa son thé sur son sous-tasse.

– Ce serait mentir que de nier cela.

– Eh bien, on est tous suspendu à tes lèvres, je t'en prie, taquina Hanamaki.

Elle lui sourit doucement.


Bien, j'espère que l'idée de l'orphelinat vous plaît ! :D J'attends vos idées, avis et blabla :') Comme tjrs en fait, j'vais devoir faire un C/C de cet outro pck c'est relou de marquer ou de chercher un truc à dire en fait.
Bien que ça m'amuse de parler pour rien dire/ZBAF/
Sur ce, j'me casse, j'ai une vie pendant la semaine après tout... (malheureusement)

Cia !