Bien, j'poste un poco tard ajd, ahah !
Bien bien bien, j'ai plus qu'un chapitre d'avance sur cette fic mes petits, c'est l'hécatombe ! :OOOOOOOOO Bon, vous allez p-e voir cette fic coupé d'ici la semaine pro' si j'me débrouille pas... woooop's :') Qlqun à du courage ? /se pend/
Samedi 27 août
Elle soupira tout en déposant le linge sale dans la buanderie, Dieu qu'elle était fatiguée. Fatiguée d'un peu tout et n'importe quoi. Pourtant, elle n'était pas arrivée depuis si longtemps, à peine trois semaines, ce n'était pas grand-chose. Cependant, bel et bien prise dans son élan, elle avait retenu tous les prénoms, noms, âges et également ce que mangeaient ou non les vingt-trois enfants. Et ne pas se mélanger, c'était assez compliqué, surtout pour les jumeaux.
– Yachi !
Un bond et le cœur battant la chamade, elle se retourna.
– Hinata ?
– Je suis désolé, j'ai dû aller faire un tour en cuisine avant de venir, tu as déjà fini ? demanda le petit soleil.
– Presque, je n'ai plus qu'à lancer les machines et accrocher celles qui ont déjà terminé.
Elle lui pointa le lave-linge et il s'empressa d'aller le vider.
– J'ai autant à t'accompagner, alors !
– Qui surveille les enfants ?
– Madame Nakashima est arrivée, avec sa fille. Elle s'amuse avec eux pendant que sa mère prépare le repas, lui répondit-il, concentré sur sa tâche.
Elle retourna à la sienne. Du peu qu'elle la voyait, c'était une dame très agréable. Avec une grande famille, modeste et sans trop de revenus. Cela ne les empêchait pas d'avoir une joie de vivre et une gaieté aussi grandes que celle de Shôyô. Si c'était possible, du moins.
– Je me demandais... commença-t-elle.
– Oui ?
– Ils vivent où ? La famille Nakashima je veux dire, elle vit où ?
– Non loin, je dirais à quelques kilomètres dans une maison aussi perdue que nous !
– Près de la ville ? demanda-t-elle.
Il fit mine de réfléchir.
– Plus que nous, déjà, c'est sûr ! rit Hinata.
Ne sachant qu'ajouter ou répondre, elle lui sourit simplement, un peu désabusée. Une seconde machine sonna.
– Je vais remettre une machine et je te rejoins pour accrocher celle-là, lâcha-t-elle subitement.
Il acquiesça avec un nouveau sourire et lança un « D'accord ! » guilleret.
Sans plus, elle le regarda partir et retourna à son linge. La porte claqua, elle était seule. Alors, d'une main souple et habile, elle enfourna tous les draps et sortit la seconde battée. Moins d'une minute plus tard, elle sortait de la salle afin de rejoindre son collègue.
Elle dû monter quelques marches, puisque la buanderie se rapprocher plus du sous-sol, et entama sa marche d'un bon pas. Tourné à gauche une fois, puis à droite et elle fut dehors, sous un soleil de plomb, ainsi les chants des cigales et des enfants. Ils n'étaient pas loin, une cinquantaine de mètres seulement.
Observatrice, elle remarqua immédiatement qu'ils n'étaient pas tous là, certains devaient préférer la fraîcheur de la demeure.
– Hinata ?
La chevelure rousse sortit de derrière un drap.
– Je suis là !
– Désolé, je ne te voyais pas...
– C'est pas grave, faut dire que les draps sont une trop bonne cachette !
Elle commença à étendre le sien, tout comme la chaleur s'étendait sur son corps. Détendue, elle sourit sans s'en rendre compte.
Quelque chose dans son champ de vision. Elle se tourna. Le ballon arriva. La rencontre fut douloureuse. Surtout pour elle, en fin de compte.
– Yachi ça va ? s'exclama Hinata.
Elle se frotta le nez, les yeux humides.
– Ça va, ne t'inquiètes pas...
– T'as le nez vraiment rouge...
Elle lui lança un semblant de regard contrarié.
– Je vais me passer l'eau dessus.
– Pardon !
Un des enfants vint à sa rencontre.
– C'est ma faute, reprit ce dernier.
Il avait une dizaine d'années, des cheveux châtains plus que banals et des yeux en amandes olivâtres.
– J'ai smashé trop fort... souffla-t-il lentement.
Les deux mains dans le dos, la jeune femme savait même sans voir qu'il devait se tripoter les doigts ainsi que ses yeux naviguant entrent le sol et elle affirmait sa théorie.
– Ce n'est rien, Yata. Je vais bien, mais sois plus prudent. Tu pourrais blesser l'un de tes camarades.
Il opina du chef et s'en alla vivement. Après être certaine qu'il ne tombe pas pendant sa course, maladroit comme il était, ce n'aurait pas été étonnant, elle s'éloigna.
Au lieu de faire le chemin inverse, elle longea plutôt le terrain de volley où était retourné Yata et passa sous une véranda. De nombreuses fleurs étaient entreposées là, de toutes les couleurs, formes et origines. Shimizu adorait la verdure.
Elle ouvrit une seconde porte et arriva à la cuisine.
Une femme aux cheveux courts y était déjà présente.
– Madame Nakashima ?
Elle se retourna.
– Yachi, mais qu'est-ce qu'il t'es arrivé ? Tu saignes ? s'exclama-t-elle alors.
– Rien de grave, vous auriez des mouchoirs ? sourit-elle doucement.
La cuisinière -et mère de cinq enfants- lui affirma la chose et se précipita sur l'essuie-tout non loin. Lui fourrant un papier dans la main, elle releva sa tête d'une poigne de fer et obligea Yachi à se laisser faire.
– Mais que t'est-il arrivé ?
– J'ai reçu un ballon perdu, rien de grave... !
– Si ça l'est ! Tu saignes !
La jeune fille fut prise dans un tourbillon de tissus et se retrouva assise sur l'un des tabourets sans faire le moindre geste. Ni avoir pu esquisser le moindre geste.
– Tiens, mets ça sur ton nez et surtout, penche en arrière.
Yachi prit le tissu et fit ce qu'on lui avait demandé. De toute manière, même si elle avait voulu décliner, elle n'aurait pas pu. Madame Nakashima était beaucoup trop gentille et persuasive, surtout persuasive, pour qu'elle puisse lui refuser quoi que ce soit.
– Tout de même, les enfants pourraient faire un peu plus attention. On a beau leur dire, parfois, ils oublient vraiment tout.
– Oh, çe ne fait rien, nous l'avons tous été et... C'est agréable de les voir insouciants, ajouta-t-elle du bout des lèvres, presque comme un aveu interdit.
La bonne femme lui sourit et acquiesça.
– Tu en es encore une également, pour moi, répondit-elle joyeusement.
– C'est normal, l'un de vos enfants à mon âge !
– Mais tu n'as même pas la vingtaine, que c'est jeune !
Un peu gêné, si ce n'est chagriné, Yachi tenta de lui sourire sans y parvenir réellement. Oh, la cuisinière n'y vit que du feu, mais au fond d'elle-même, Yachi savait. Elle n'était qu'une enfant physiquement, avec l'âge et le corps, mais malheureusement pas l'esprit. Trop de choses horribles étaient passées devant ses yeux, s'étaient gravées derrière ses paupières et ne la quittaient plus. Elle ne pourrait jamais redevenir comme les gamins qu'elle gardait. Elle avait accepté cela il y a bien longtemps déjà.
– Je vous remercie, pour le mouchoir.
– Oh, ça c'est déjà arrêté de saigner ? demanda-t-elle, surprise.
– Oui, ce n'était rien de grave, sourit-elle avec un peu plus de conviction cette fois-ci.
– Je préfère être sûre !
La jeune fille ne répondit pas et jeta le papier tacheté de sang, impropre. La couleur rouge lui tordit l'estomac, elle la fit disparaître dans la poubelle et se détourna.
– Oh, Shimizu ! Vous arrivez à temps, j'hésite entre aller acheter des glaces ou faire quelques yaourts !
– Pourquoi ne pas faire un atelier glace avec les enfants ? suggéra la directrice.
– Bonne idée ! répondit joyeusement Nakashima.
Juste après cela, elle virevolta et s'en alla rapidement à la réserve. Les deux yeux couleur nuit glissèrent sur Yachi.
– J'ai cru voir du sang sur ce que tu jetais... commença Kiyoko.
– Oh, ce n'est rien ! Je me suis juste pris un ballon dans le nez ! Les enfants n'ont pas fait attention et j'étais pas loin non plus...
Une expression inquiète passa immédiatement sur le visage de Shimizu.
– Non pas que c'est leur faute ! rassura vivement Yachi, j'aurai dû faire attention ! Ça arrive souvent, enfin, non pas souvent justement ! Mais j'accrochais le linge et je parlais avec Hinata... Et donc ! Enfin, voilà... ? finit-elle dans une petite voix.
Shimizu se rapprocha d'elle en quelques pas. Sans savoir pourquoi Yachi retint sa respiration. La présence de sa directrice l'avait toujours fasciné jusqu'alors, captivée, voire troubler. Parfois, elle se demandait même si elle n'avait pas été envoûtée par l'angélique jeune femme.
Une douce main se posa sur sa joue, elle sursauta.
– Je ne vais pas te faire mal, promis, affirma Kiyoko comme pour la rassurer.
Yachi approuva d'un mouvement de tête, et se laissa faire. Les battements de son cœur tambourinant aussi fort que les vagues fouettant la côte, elle sentit le pouce glissait dans un mouvement de réconfort. Tandis que de sa seconde main, la brune se permit de passer l'index sur sa joue, sur l'arrête de son nez pour terminer de l'autre côté.
– Bien, je n'ai pas l'impression que tu es quoi que ce soit. Le choc en lui-même à dû suffire pour te faire saigner.
Dans un sourire, Shimizu se recula d'un pas et retira ses mains dans un lent mouvement.
– Je vais aller voir les enfants, tu m'accompagnes ?
– Bien sûr ! lança-t-elle plus vivement qu'elle ne l'aurait voulu.
Pour autant, sa patronne ne lui fit aucune remarque. Juste un sourire dont elle seule avait le secret, et se détourna. Dans un geste mécanique, la plus jeune la suivit.
Elle sentait encore le bout de ses doigts sur ses joues, le rouge lui monta au visage alors qu'elle secouait vainement la tête pour retirer cette sensation fantôme. Discrètement, elle repassa ses propres mains sur son visage, comme si cela pouvait l'aider. Ce ne fut pas le cas.
Les rayons du soleil l'éblouirent, plissant les yeux, les rires des enfants et les chamailleries d'autres arrivèrent jusqu'à elle pendant que Shimizu allait jusqu'à eux.
– Est-ce que vos amis sont déjà partis ? demanda-t-elle, timidement, en se rapprochant de la jeune femme.
– Oui, malheureusement ils sont bien occupés, et ils n'étaient là que pour passer.
– J'ai entendu dire qu'ils passaient plus souvent, normalement.
Shimizu eut un petit sourire triste, qu'elle effaça rapidement.
– Oui. Mais ils ont des soucis, l'été se termine et moi-même j'ai à faire avec les enfants et les papiers pour l'école. C'est assez compliqué de se voir régulièrement, et souvent.
– Oh, je comprends.
Il y eut un silence entre elles. Non pas gênant, simplement prenant. Les bambins étaient tous là, mis à part un ou deux, et Hinata également. Par on ne sait qu'elle miracle, le rouquin s'était retrouvé également sur le terrain de volley et jouait dans l'équipe des plus jeunes.
– À propos d'amis, reprit Shimizu.
– Oui ?
– Tu m'as bien dit que tu n'étais pas de cette ville, mais tu ne m'as pas vraiment expliqué ce qui t'avait poussé à partir de ta campagne, finit-elle en l'observant.
Yachi détourna la tête, mal à l'aise.
– Je n'étais juste pas à ma place. C'était... Un besoin de changement, peut-être... ? tenta-t-elle, quelque peu gauche.
– Et tu n'as aucune personne qui te manque ?
Une boule se forma dans sa gorge, mais elle l'ignora comme elle put. Puis, dans un douloureux et dur effort, elle planta droit son regard dans celui de Shimizu.
– Non, personne.
Personne ne lui manquait. Personne ne pouvait lui manquer. Plus maintenant.
Bonjour, ceci est le suspens/PAN/
Bien, j'espère que ça vous fait chier :') j'espère que vous avez hâte de la suite (et que vs avez trouver le courage à me donner pendant la lecture) j'attends vos avis comme tjrs !
Sur ça, promis j'essaierais de bosser mais je crains galéré dans peu de temps, Décembre c'est un mois compliqué autant pour les étudiants que pour les travailleurs... ahah :')
Bref, à bientôt !
