Bonsoir, je n'écris plus depuis 1 semaine et j'accumule du retard.
/PAN/
Sur ce, je retourne procrastiner en espérant que le courage me tombe dessus, quelqu'un m'aide ?
Eli : Pg pour le retard, le plus important, c'est que tu continues à être présente et je t'en remercie ! T'es chou et je t'en suis reconnaissante de me parler, ça me réchauffe le coeur ! Bis bis !
Mercredi 7 septembre
– Sur ce, je pars devant !
– Quoi ? Tu me laisses encore fermer seul ? râla Oikawa, déjà loin de lui.
– Et oui ! chantonna-t-il avant de claquer la porte du cabinet.
L'air était toujours aussi chaud, mais les cigales avaient cessé leur chant aujourd'hui. L'été entamait sa fin de saison, doucement, mais sûrement.
Il n'avait même pas à faire trois pas que Matsukawa l'attendait déjà, appuyait contre le mur juste à côté de la sortie.
– Je te manquais tant que ça ? se moqua gentiment Hanamaki.
– Tu n'imagines pas à quel point...
– Donc tu es avancé jusqu'ici plutôt que m'attendre au point de rendez-vous, compléta Makki en s'avançant jusqu'à lui.
Sans s'abstenir, il passa une main dans les cheveux de Matsukawa. Depuis peu, il avait découvert une nouvelle lubie, celle des cheveux bruns et lourds de son ami, ou petit-ami ? Pour le moment, ça restait un peu trop vague à son goût.
– Tu ne m'embrasses pas ? demanda-t-il en lâchant -non sans regret- la mèche brune.
– Allons, ce n'est pas le bon endroit ni timing.
Makki fit la moue, mais ne s'en formalisa pas. Il allait réussir à gagner son baiser, d'une manière ou d'une autre.
– Bien, dans ce cas, j'aimerais commencer à partir avant que mon cher collègue ne sorte...
– Il n'est pas de bonne humeur ?
Ils entamèrent leur marche.
– Disons que je le laisse fermer tout seul depuis une semaine... alors il n'apprécie pas trop que je reparte avant aujourd'hui, je pense ?
– Tu penses, hein...
Ils s'entre-regardèrent et sourirent. Makki était clairement moqueur et n'avait cure de ce que pouvait penser Oikawa tant que cela ne lui retombait pas dessus, en fin de compte.
– Et alors, j'ai faim ! lâcha soudainement le rouquin.
– Il n'est même pas vingt heures...
– Mon dernier client n'a fait que me parler du barbecue qu'ils allaient faire sous peu... bougonna-t-il.
– Et donc, tu as faim... Je ne te pensais pas si influençable, railla Matsukawa.
– Je n'ai rien avalé de vraiment consistant depuis ce midi.
– Faible défense, mais je la laisserais passer pour cette fois.
– Ne te sens pas obligé... railla Hanamaki.
Ils tournèrent à gauche, vers le port et son côté touristique avec ses restaurants, la plage et les endroits « sûrs » de la ville. Il ricana discrètement à cette pensée.
– Sinon, tes journées ? demanda le kiné.
– Longues et pénibles, bien sûr.
– C'est parce que je ne suis pas là, ça...
– Évidemment. Depuis ton massage je rêve toujours de tes doigts et de tes mains, taquina Matsukawa.
– Je peux même faire mieux qu'un massage, tu sais ?
– Mais pas le ventre vide.
– Je préfère manger avant ou pendant, je te le concède...
Ils sourirent de leurs bêtises et continuèrent leur balade tranquillement. Le soleil ne tarderait pas à se coucher, il ne restait qu'une heure de jour, tout au plus, et la nuit reprendrait ses droits, avec l'activité et le côté sombre qui se réveillerait.
Parfois, Hanamaki se demandait s'il avait bien fait de choisir cette vie, entre ses deux visages, il était parfois difficile de jongler. Surtout que chasser le naturel revenait à se brider soi-même. C'était difficile, mais il adorait tant les challenges qu'être tombé dans cet abysse n'était même pas étonnant pour lui, comme si sa vie n'avait été fait que pour en arriver là.
Pour autant, il n'était pas certain que Matsukawa aurait dû finir comme lui. Enfin, bien qu'il n'était pas dans le côté sale de cette ville ni noyer dans cette dernière de ce qu'il savait. Mais, car il y avait toujours un « mais », Matsukawa lui cachait certaine chose, certains côtés de lui-même. Il n'avait clairement pas le même « pète au cerveau » que lui, comme dirait Oikawa, cependant, il ne devait pas être très clair non plus.
Serait-il capable de faire comme lui ? De... Non. Surtout, il ne devait pas penser à ça, pas maintenant, le soleil était encore présent, et il n'avait encore aucun alcool dans le sang.
Ne foire pas tout, répéta sa conscience en boucle. Surtout, ne foire pas tout.
– Pizzeria ? demanda subitement Matsukawa.
Sortant de ses songes un peu brusquement, Hanamaki hocha seulement la tête, incapable de répondre directement.
– Tu en connais une bonne dans le coin ? reprit Matsukawa.
– Hum, pourquoi ?
– Pour savoir si tu choisis ou si tu me laisses les commandes, sourit-il.
– Oh, j'aime bien me laisser guider par tes choix, je te suis !
L'air toujours ennuyé, Matsukawa l'observa quelques secondes avant de retourner à fixer le ciel et la ville. Ils seraient plutôt tranquilles de ce côté-ci, même s'il espérait secrètement tomber sur des connaissances à Hanamaki, ça pourrait toujours l'aider pour plus tard.
Malheureusement, ils ne rencontrèrent pas une personne qu'il connaissait, rien, nada. Le repas se passa dans leurs idioties habituelles, animées de pique et d'idées folles dans lesquels aucun serveur n'osa les déranger.
Leur souper finit, Matsukawa paya et Hanamaki le laissa faire, profitant pleinement de la soirée. Et du postérieur agréablement bien moulé dans le jean slim noir que portait le brun, il fallait s'en dire.
Ils quittèrent enfin l'air conditionné pour flâner dans les rues chaudes. La nuit avait étendu son manteau sombre, mais les étoiles restaient invisibles d'eux, cachées par cette pollution ambiante.
Longeant la route et les voitures ; leurs phares les éclairaient par intermittence, dévoilant deux ou trois petits traits non visibles sous un angle différent. Comme un pli de t-shirt, de jean ou le grain de peau plus net, le nez plus droit que ce qu'on pourrait croire, et mille autres petites choses que seul un œil aguerri pouvait constater. Ce que Matsukawa avait la chance d'avoir. Même si Hanamaki devait sans doute l'égaler à ce jeu-là.
Cependant, ce dernier ne le regardait même pas depuis qu'ils étaient sortis de la pizzeria. Il avait juste les yeux levés au ciel ou rivés sur la ville, mais jamais sur lui. Pas une seule fois il ne l'observa, même furtivement, malgré les regards appuyés de Matsukawa, malgré sa main frôlant la sienne et toutes ses tentatives de conversation. Un désintérêt total venait de se faire à son égard, et il n'était pas certain de l'apprécier.
Bon sang, mais à quoi pouvait penser Hanamaki en ce moment, le regard plongé dans la lune ? Se tourmentait-il autant que lui à son sujet ? Pensait-il au moins à lui de temps en temps ? Songeait-il, ne serait-ce qu'à la suite de leur relation ? Ou alors cherchait-il simplement les bons mots pour lui annonçait sa soudaine désaffection pour lui-même ?
Après tout, cela faisait plus d'une semaine qu'ils se côtoyaient, se voyaient presque tous les soirs et n'avaient toujours pas décidé de franchir le pas. Non pas qu'Hanamaki ne le veuille pas, bien au contraire. C'était plutôt Matsukawa qui s'y refusait, pour il ne savait quelles raisons absurdes.
C'était de sa faute et c'était idiot. Mais c'était trop simple. Le plan, pourtant, aurait déjà dû commencer si Matsukawa s'était laissé aller dans ses bras. C'était la base même, mais cela lui semblait si facile qu'il avait lui-même bloqué le processus, échouant misérablement alors que l'échec n'était pas toléré.
Il était idiot.
– Matsukawa... ?
Brusquement, il releva la tête. Sans souvenir de l'avoir baissé, il plongea ses yeux dans ceux chocolat, surpris.
– Tu te permets de te perdre dans tes pensées alors que je suis près de toi ? taquina Makki.
– Je suis impardonnable, n'est-ce pas ?
– Totalement, mais je suis clément...
– Tu laisserais passer ma faute, alors ?
Hanamaki s'arrêta, l'observant de tout son saoul, mais sans aucun sourire. Très sérieusement, il lui demanda :
– Cela dépend, que ferais-tu pour que j'accepte l'indulgence à ton égard ?
Bien droit, les yeux plantés dans les siens, c'était le moment ou jamais. Si ça n'avait pas été Hanamaki, il aurait probablement retenu son souffle, aurait pris peur ou autre, mais rien de tout cela, non.
À l'inverse, il fut totalement détendu comme lors d'un doux réveil. Il s'approcha, lentement. Les doigts glissant le long de la joue d'albâtre, ils dérivèrent jusqu'à sa nuque tandis que son corps se collait progressivement à celui d'Hanamaki. Ce ne fut que lorsque leurs hanches se soudèrent que Matsukawa abaissa doucement sa tête, rapprochant irrémédiablement leurs lèvres alors que leur souffle se mélangeait et que leurs yeux se fermaient.
Un téléphone sonna. Sorti brutalement de transe, le brun se redressa. Il haïssait cette sonnerie. Il ne la connaissait que trop bien.
D'un mouvement souple, il délaissa la nuque pour plonger dans sa poche et en retirer l'objet criard.
Hanamaki ne put voir le numéro avant que l'autre ne décroche.
– Allo ?
Une pause, il reprit.
– Ah, non, pardon, je suis navré, mais vous avez dû vous tromper.
Une nouvelle pause, une voix grave et des excuses.
– Non, ce n'est rien, ne vous inquiétez pas... Au revoir.
Il raccrocha. Hanamaki le bouda.
– Oh ? Je pensais que tu voudrais reprendre là ou nous nous étions arrêtés, taquina Matsukawa.
Leur corps toujours collé, le rouquin tourna un peu la tête. Du moins, il le fit jusqu'à sentir des baisers papillon dans son cou. Retournant toute son attention sur le brun, le sourire de ce dernier lui donna une moue des plus adorables, qui se transforma bien vite en sourire.
– Et moi qui espérait enfin avoir the moment romantique, dans une chaude nuit d'été, sous les lampadaires, les phares des voitures et les néons des vitrines... râla ce dernier.
– Rien ne t'empêche de l'avoir maintenant...
Sur ces bonnes paroles, et avant que ce dernier ne puisse lui répondre une nouvelle ânerie, il scella leurs lèvres dans un doux baiser.
BIEN.
Je VEUX savoir ce que vous pensez de mon petit Makki ! My sweet honey, love love love he's so cute Omfg, diiiiiiiiiiiiites-moi ce que vous en pensez, pleeeeeeeeeeeaaaaaaaase :'( je veux réussir à vous le faire aimer, ainsi que ce couple ! Y'a trop peu de fiction sur eux ! :(
Bref, reviewez comme toujours ! J'ai besoin de motiv'. Vraiment.
Cia
