Yoooooooooooooo j'le poste en retard ! :D
Aller, bonne lecture !
Vendredi 9 septembre
Après avoir fermé le cabinet, Oikawa n'avait pas laissé le choix à son patient de prendre sa voiture. D'une part parce qu'Iwaizumi n'en avait pas et d'une seconde part, parce qu'il n'avait pas envie de rentrer à pied. Puis, ça lui donnait une bonne raison pour raccompagner ce dernier jusqu'à chez lui.
Maintenant, à savoir s'il devait considérer le jeune homme comme un patient un peu proche, comme une connaissance ou comme un futur proche. Il effaça rapidement cette question de son cerveau et se concentra sur la route.
Il n'avait qu'une dizaine de minutes, tout au plus, pour arriver dans sa petite banlieue, à l'ouest de la ville et par chance, peu de circulation était présente à cette heure-là.
Enfin arrivé, il ouvrit le portail grâce à sa télécommande.
– La kinésithérapie à l'air de bien payé, fit remarquer Iwaizumi en observant la maison.
– Je ne te contredirais pas là-dessus, sourit-il.
Quelques mètres de plus, la voiture se gara et ils descendirent tout deux. Marchant sur le chemin de gravier déjà tracé, ils s'arrêtèrent devant l'entrée. D'un mouvement souple, Oikawa sortit sa clé, ouvrit, défit l'alarme et l'invita ensuite à rentrer.
Bien entendu, Iwaizumi prit note de tout cela et le grava dans sa mémoire, il avait même pu voir la série de cinq chiffres, ça pourrait toujours être utile.
– Fais comme chez toi, chantonna vaguement Oikawa.
Il le prit au pied de la lettre et se déchaussa dans l'entrée, avant de suivre le corridor pour tomber dans le salon. Un couloir à sa gauche continuait, sûrement jusqu'aux chambres et peut-être au garage, s'il en jugeait par la porte tout au bout du couloir.
Mais avant tout, c'était le salon qui devait l'intéresser. Un ordinateur portable posé contre le mur, à sa droite et derrière une table ronde. La télé dans un coin près de deux fauteuils assez larges pour accueillir trois personnes chacun et un aquarium d'une dizaine de poissons. Il n'y avait pas à dire, son kinésithérapeute semblait bien installé.
– Je vais chercher les plans, n'hésite pas à t'asseoir en attendant, lança Oikawa en s'éloignant dans le couloir.
Il prit la seconde porte à gauche et disparut. Ce n'était pas le peu de secondes qu'Iwaizumi aurait qui lui suffirait à fouiller. À la place, il préféra se pencher sur l'aquarium et observait les animaux.
Trois espèces semblaient cohabiter, une qui se collait aux vitres, une autre qui semblait être des poissons rouges et une dernière qui n'avait que deux spécimens, des poissons magnifiquement bleus et dit « chirurgien » d'après ses souvenirs. Ils étaient devenus rares depuis une bonne décennie, alors comment diable Oikawa pouvait-il en avoir ?
– J'ai trouvé !
Il se redressa et se retourna, son kinésithérapeute venait de revenir.
– Je ne t'ai pas demandé, mais si tu veux te balader tranquillement, je suppose qu'une montagne que j'ai déjà fait t'arrange, n'est-ce pas ?
– Comme tu veux, lâcha-t-il en haussant les épaules.
Bien, il ne l'aidait pas comme ça, mais Tooru s'en moquait, ça l'arrangeait plutôt.
Il déploya la carte sur la table, des trajets déjà dessinés ainsi que des notes à côté.
– T'as l'air de t'y prendre correctement... lança Iwaizumi.
– C'est censé vouloir dire quoi ?
Le brun détourna la tête.
Après l'avoir fixé quelques instants, Oikawa revint sur le plan et lui montra le premier trait, jaune et bien éclatant.
– Celui-là, c'est le trajet le plus court... En gros, et si tu marches à mon allure, on ne devrait mettre que cinq heures pour le faire, en partant du principe que quelqu'un viendra nous chercher au bout du chemin.
– Et celui-là ? demanda Iwaizumi en pointant le trait bleu, qui lui semblait bien plus long.
En effet, le chemin montait jusqu'au sommet de la montagne, pour finir à son pied et retourner à leur point de départ après un détour.
– C'est le plus long, confirma Oikawa, je prends toujours deux jours pour le faire et seulement en été.
– Deux jours ?
Tooru acquiesça.
– Je dors au sommet de la montagne, en prenant une tente au cas où, ainsi qu'un duvet et tout le matériel nécessaire pour être au chaud en cas de besoin.
Un coup d'oeil lui apprit qu'Iwaizumi venait de partir dans une longue réflexion, semblait-il.
Après tout, faire le plus grand trekking était le plus attrayant, du moins pour lui. Puis, savoir qu'il resterait deux jours avec Oikawa pourrait lui permettre d'ôter des soupçons sur sa personne, ou d'en confirmer d'autres, cela dépendrait des résultats.
Et ça pourrait toujours aider Matsukawa à continuer une enquête dans le cabinet. Si Oikawa n'y était pas, ce dernier pourrait y aller comme il le voudrait. Enfin, si sa relation avec Hanamaki était bel et bien celle qu'il prétendait avoir.
D'un autre côté... Il releva les yeux et les plongea dans ceux noisette. Est-ce qu'il pourrait réellement supporter Oikawa pendant deux jours et réussir à le faire parler comme il le voudrait ? Le sport était une passion qui rapprochait facilement les gens, mais de là, à réussir à en tirer des aveux, c'était un peu trop tirer par les cheveux et bien trop simpliste comme idée.
Pesant le pour et le contre, il ne se rendit pas compte qu'il n'avait pas quitté une seule seconde le regard de Tooru.
– Iwaizumi ?
Il sortit de sa transe, brusquement.
– Oui ?
– Tu as choisi ?
– Non, enfin, peut-être.
Oikawa le regarda en deux temps, comme s'il savait qu'il lui mentait.
– Tu semblais avoir décidé, pourtant.
Iwaizumi tressaillit intérieurement, mais n'en montra rien.
– Ah bon ?
– Hum... Tu aimes le bœuf ?
La question le prit au dépourvu, il s'attendait à tout, sauf à cela.
– Ouais ?
– Tant mieux, il me reste un ragoût pour ce soir !
Clignant plusieurs fois des yeux, il interrogea son hôte du regard avant que sa bouche de suive.
– Pour ce soir ?
– Eh bien, quitte à ce que tu sois là, autant que tu restes manger, sourit Oikawa.
Bien sûr, pourquoi n'y avait-il pas songé ? se demanda-t-il alors que le châtain partait tranquillement dans sa cuisine. Ah, il venait de trouver pour quoi... Parce que ça lui semblait bien trop improbable comme idée, pardi ! Depuis quand laissait-on ses patients manger chez soi ? s'insurgea-t-il intérieurement.
Soit. Oikawa devait être fou, inconscient, ou tout simplement idiot pour ne pas savoir cette règle de base. Ou alors, il était bien trop confiant facilement.
Pour le coup, il ne savait pas quoi espérer. Étrangement, alors que la dernière option aurait été la plus bénéfique pour lui, il n'y songea même pas.
Aller, ça commence lentement, mais ça commence... :D Bien, en vrai, j'les aurais bien fait se jeter l'un sur l'autre mais... Ahem, ça gâcherait un peu tout et puis... Non, ça gâcherait juste et ça vous frustre, donc tout bénef' pour moi de pas faire ça :D
À la semaine pro',
Cia !
