Bien. Quand tu te rends compte, la veille, que t'as tjrs pas pris d'avance sur tes putains de chapitre et que tu vas devoir taffer comme une maladeuuuuuuuh( ) pour éviter les problèmatiques retard, ta vie c'est de la merde./PAN/
Ok, j'arrête de me plaindre, j'poste ça là et j'm'en vas (au veennnnnt ) en cours. (c'est tout de suite moins cool que le vent :'(/PAN/)

Bonne lecture ! o/


Samedi 10 septembre

D'un pas traînant, et malgré la lourdeur de la nuit, il arriva enfin à son but.

– Mais... qu'est-ce que tu fous là ? lâcha sans une once de sympathie Kuroo, un peu trop étonné.

Il haussa les épaules en guise de réponse.

– Bro', t'as une sale gueule, reprit-il.

– T'as pas mieux comme accueil ?

Kuroo sourit et lui ouvrit la porte tandis qu'il ramassait un cendrier au passage. Il se trouvait encore au café, à plus de deux heures du matin et il n'allait pas tarder à fermer. Sans chercher plus loin, Bokuto prit l'invitation et glissa dans l'air conditionné de la salle.

Daichi était toujours à sa place derrière le bar tandis que Kenma n'était pas loin, une console à la main dont il ne daigna même pas lever les yeux.

– Bonsoir, lui lança alors Daichi.

D'une moue plus que morose, il s'assit en face de ce dernier et laissa sa tête heurter le comptoir. Les bras le long du corps, Bokuto renifla.

– J'ai pas l'impression que c'est la grande forme, lâcha le patron.

– C'est pas peu dire si tu veux mon avis, répliqua Kuroo en gardant un œil sur son ami.

Ils soupirèrent silencieusement. Kuroo n'avait pas vraiment remis la main sur Akaashi depuis les deux dernières semaines, et Oikawa non plus, semblait-il.

Il s'assit près de Bokuto et passa une main dans son dos.

– Et si tu nous disais c'qui va pas ? proposa-t-il.

La joue collée au bois, Bokuto prit tout de même la peine de tourner les yeux vers Kuroo. Les sourcils froncés, il garda tout de même les yeux bien secs. Il avait déjà pleuré avant, c'était suffisant.

– Pas grand-chose, tu sais bien.

– Y'a jamais « pas grand-chose » avec toi... Qu'est-ce qu'a encore fait Akaashi ?

À l'entente du prénom, Kenma posa le regard sur eux, toisant discrètement la réponse, son jeu continua tout de même.

– La même chose.

– Et ? demanda Daichi.

– Et alors, il a toujours honte de moi, a toujours le dernier mot, obéit toujours à sa famille, se fout probablement de ma gueule et le pire...

Ils attendirent la suite, silencieusement.

– Le pire... reprit-il en serrant les poings, c'est que quand j'lui ai dit, il m'a même pas contredit.

Kenma reporta son attention sur sa console. Daichi baissa le regard tandis que Kuroo serra sa main contre son épaule, dans un geste de réconfort.

Que dire ou faire de plus ? C'était toujours la même chose entre eux deux, dans cette ville, dans cette société, il y avait une connerie de riche, une connerie de haute sphère, une connerie de bienséance et d'image à avoir. L'humanité n'avait pas progressé depuis Néandertal, au final. Elle avait même régressé sur certains côtés.

Pour peu, et Kuroo en aurait vomi. Daichi, lui, en aurait pleuré.

– La dernière fois, t'avais parlé de compromis, non ? interrogea tout de même Daichi.

– J'ai essayé d'en parler... J'y suis pas arrivé. Enfin, j'sais pas comment amener la chose et j'ai l'impression que dès que j'en parle, il... il évite le sujet ? Comme s'il savait c'que j'allais dire avant même que j'ouvre la bouche. J'en ai marre.

– Mais tu l'aimes.

– J'suis peut-être le seul, répliqua-t-il amèrement.

Si amèrement que Kuroo eut l'impression de sentir ses sentiments sur sa langue. La détresse de son ami n'était pas bonne pour sa propre santé ni pour la sienne. Son empathie était bien trop grande quand il s'agissait de Bokuto, il pouvait en devenir malade.

– S'il ne t'aimait pas, il ne prendrait pas le risque d'être avec toi depuis aussi longtemps, lâcha Kenma.

Les trois hommes se tournèrent vers lui.

– Qu'est-ce que t'en sais, s'agaça Bokuto.

Une petite moue mécontente passa furtivement sur le visage du joueur.

– C'est comme ça. Tu n'imagines pas sa pression sociale et c'est propres soucis. Et si tu crois qu'il ne t'en parle pas parce qu'il ne t'aime pas, c'est que tu n'es qu'un idiot.

Brusquement levé, comme électrocuter, le tabouret tomba et ses deux mains frappèrent la table.

– Et qu'est-ce que tu peux en savoir ? ragea presque Bokuto.

– Sûrement plus que toi sur ça, répondit-il avec sa nonchalance habituelle.

– T'as qu'à m'expliquer, alors !

La porte s'ouvrit violemment, coupant net le début de querelle.

– C'est moi ! hurla Oikawa.

Les mains remplies de sac et les cheveux ébouriffés.

– Comme si on pouvait te louper, lâcha Kuroo après quelques secondes de blanc.

Comme si de rien n'était, le nouvel arrivant déposa ses bagages près du comptoir et s'assit lourdement près de Bokuto, toujours debout.

– Je suis épuisé !

– Tu m'expliques ce que c'est que c'bordel ? lâcha Kuroo, étonné.

Même si, intérieurement, il se réjouissait de son arrivée intempestive. Au moins, il avait évité une bagarre entre ses deux amis sans même le savoir.

– Mon shopping, voyons, répliqua-t-il comme une évidence.

Un nouveau blanc, Oikawa profita pour commander une tisane.

– Tu fous quoi avec tes sacs à deux heures du mat', sérieux ?

– C'est un secret... sourit-il malicieusement en portant sa tasse à ses lèvres.

Il se brûla la langue, Kuroo rit.

– Enfoiré.

– Abruti.

– Et tu veux pas nous dire c'que tu faisais ? demanda Bokuto, à nouveau assit.

Oikawa l'observa rapidement et nota ses yeux rouges, il n'en dit rien.

– Je suis sorti en bonne compagnie...

– C'était qui ?

– Ma vie privée t'intéresserait-elle ? nargua-t-il.

Bokuto détourna le regard et s'assit de nouveau. De son côté, Oikawa haussa un sourcil, il avait vu juste, les yeux rouges devaient être dus à des pleurs et son ami ne devait pas aller bien. Un regard vers Kuroo, ce dernier haussa simplement les épaules, presque affligé.

Il avait bien fait de venir, sa joie et sa bonne humeur allaient être consumé par la tristesse et l'idiotie de ses proches.

– Dans tous les cas, vous respirez la joie de vivre ! lança-t-il faussement joyeux.

– On t'emmerde, répliqua Kuroo.

– Non, tu essaies et tu n'y arrives pas, chaton...

– C'est mon idée de surnom ! râla Bokuto la tête contre la table.

Il avait beau le répéter maintes et maintes fois, Oikawa l'utilisait toujours pour hérissé le poil à Kuroo. Ce qui marchait on ne peut mieux, il fallait l'avouer.

L'une des portes de l'étage claqua. Ils relevèrent la tête vers le plafond d'un même geste. Des pas se firent lourds, rapides dans l'escalier, puis, après de longues secondes, Sugawara sortir d'une porte attenante au bar.

Le visage soucieux, plus pâle qu'à son accoutumé, il les observa un à un hâtivement et reporta son attention sur Daichi.

– Qu'est-ce qui ne va pas ? demanda ce dernier.

Dans un long soupir digne du désespoir, il s'avança et s'avachit contre le bar. Il reposa son regard sur les garçons présents. Prenant la parole, il détourna une nouvelle fois les yeux.

– Eh bien, je ne sais pas si je dois me réjouir que vous soyez là ou non.

– Allons, tu as décidé de faire carrière dans les films à suspens ? se moqua Kuroo.

Il eut droit à un regard noir. Tout le monde savait que c'était une mauvaise idée d'asticoter Sugawara quand il n'était pas d'humeur. Même Bokuto malgré son idiotie. Quoique dans le cas de Kuroo, cela relevait plutôt de son côté suicidaire quelque peu étrange.

– C'est une mauvaise nouvelle, et je n'aime pas les annoncer.

– Personne n'aime ça sauf les sadiques, répliqua Oikawa.

– Où les sans-coeur... continua Kuroo.

– Techniquement, ils s'en moquent juste et ne s'en réjouissent pas, justement, explicita-t-il.

Voyant l'air contrarié de Sugawara, le brun préféra se taire

– On vient de m'apprendre que la police avait rouvert une enquête.

– Tu n'es pas sérieux ? articula lentement Daichi.

Le regard lourd de sens suffit à lui répondre.

– Pourquoi ? interrogea Kenma, non loin.

Pour une fois, la conversation le concernait. Un peu trop, d'ailleurs, ce qui ne lui plaisait pas.

– Parce qu'une troisième ligue commence à se former, semble-t-il...

– T'avais pas dit « une » mauvaise nouvelle, pas deux, lâcha Kuroo.

– Je n'avais pas prévu d'en parler avant, non plus.

– Parce que vous le saviez avant ?

– Pour l'instant, rien n'est sûr, lança-t-il en tentant de calmer le jeu.

Il y eut un silence. Chacun laissant son cerveau travailler à plein régime, tandis que la climatisation bourdonnait tranquillement.

– Mais on a des pistes ? demanda Kenma.

– On en a... Il va falloir qu'on les éclaircisse d'ailleurs, répondit Sugawara en observant tour à tour Kuroo et Oikawa.

Et dire que la journée c'était très bien passé pour ce dernier, il fallait forcément que quelque chose vienne contrarier ses plans. D'un air ennuyé, et c'était peu dire, il se leva et alla vers ses sacs.

– Bien, je suppose que vous avez plein de choses à fignoler avant que l'on débute l'expédition ! Je rentre donc et vous fait grâce de la présence de mon magnifique et ô combien utile Q.I.

– Oikawa.

Il braqua ses yeux sur Sugawara.

– Une autre mauvaise nouvelle, c'est ça ? Après tout, jamais deux sans trois...

À son sarcasme, il ne put que sourire.

– On va se faire infiltrer, probablement... Où on l'est déjà. Pour le moment, ils nous ont bien eus et ont au moins un coup d'avance qu'il ne devrait pas tarder à perdre, alors...

– Soyez prudent ? Allons bon, aurais-tu perdu confiance en nous ?

Ils se toisèrent plus qu'ils se regardèrent. Puis, sans préavis, Oikawa tourna les talons, sac en mains.

Une fois sorti, il ne put empêcher un petit rire. Lui, Oikawa Tooru, se faire duper ? La bonne blague, il avait autant appris à mentir et à jouer la comédie qu'Akaashi. Si quelqu'un devait être berné, ce ne serait certainement pas lui.


Voilà, big kiss Too-chan, j'te love fort et p'tit retour oklm sur le devant d'la scène, miskine un 'blem ? (… Comment j'parle bien la France, wsh)
BREF. Je... Je sais même plus ce que j'ai réellement foutu ds ce chapitre, si ce n'est un Bokuto en plein crise existentielle. Dédi' à celle que j'avais prévenu pour avoir tes larmes 8D (ok, si ça a pas suffit, j'suis triste... :'(
J'vous souhaite plein d'amour (ds le genre de Boku-/PAN/)
J'attends vos avis, review, impression, blabla, gros love

À la semaine pro',
Cia o/