Et genre, j'vous ai pas dis mais... On est au chapitre 20, m'voyez... Et (mis à part ma pause) on est bientôt à 4 mois de parutions, m'voyez... et... et... PLUS DE 100 REVIEWS MES LOUPIOTS ! *sort le champagne et vous arrose* Ok, non, le champagne, j'vais plutôt le boire/PAN/ mais voilà, tout bonnement pour vous remerciez ! (j'ai plus qu'à poster les 20 chap's suivants pr faire 200 reviews *fuit*)
À toutes mes revieweuses, love love, c'est grâce à vous que j'continue (et que j'ai repris), alors merci pour votre présence, vos petits mots, vous êtes des amours et on ne dit jamais assez merci aux gens, alors je me répète : MERCI ! o/
Également à ceux qui me suivent silencieusement... (bon, ça fait 20 semaines que j'attends vos manifestations -srx, vs avez zéro questions ?/PAN/-) c'est aussi grâce à vous que j'continue, les favs et les follows, ça fait tjrs plaisirs !
Dimanche 11 septembre
Pourquoi, lorsqu'il pouvait enfin dormir tranquillement, quelqu'un venait toujours le déranger ? Il était à peine huit heures, il avait posé sa tête au creux de son oreiller depuis moins d'une demi-heure et voilà que sa sonnette retentissait sauvagement jusque dans les méandres de son appartement.
Tant bien que mal, et au vu de ses cernes, il réussit à se lever et à se traîner jusqu'à sa porte. Sans même regarder, il n'avait qu'une envie, hurler sur la personne qui osait le déranger et le faire déguerpir dans la foulée.
D'un grand coup, il ouvrit le battant.
– Moniwa ! cria presque un homme avant de se jeter sur lui.
Avec un peu de mal, il le réceptionna et évita une chute intempestive.
D'un geste rapide, il repoussa avec force, mais néanmoins délicatement, son ami. Profitant de l'avoir un peu loin de lui, il referma la porte au passage.
– Je peux savoir ce que tu veux à cette heure-là ? lâcha-t-il en cachant tant bien que mal son agacement.
Non pas qu'il n'adorait pas Kamasaki, mais après une journée de vingt-huit heures, sans pauses et moins de quinze minutes de sommeil, sa patience et sa gentillesse commençaient à atteindre dangereusement leur limite. Et ce, même si la tête que montrait son ami n'avait rien de rassurant.
– Des mauvaises nouvelles, annonça ce dernier, un air de deuil collé au visage.
Dans un soupir inaudible, Moniwa l'amena jusqu'à son salon et lui prépara un café. Il n'en fit pas pour lui-même, espérant pouvoir aller se coucher après ce rendez-vous inattendu.
La tasse entre les mains et tous installée correctement, il n'y avait plus qu'à attendre que son ami se livre.
– Kamasaki, par pitié, je suis fatigué. Tu comptes me dire ce qui t'arrive ou boire ton café entièrement avant ?
L'air penaud, mais toujours triste, l'homme posa sa tasse.
– J'ai vu Yûji, tout à l'heure.
Moniwa haussa un sourcil, qu'est-ce qu'ils pouvaient bien faire dehors à une heure aussi matinale ?
– Et donc ?
– Figure-toi qu'une enquête a été rouverte ! J'sais pas si l'boss est au courant, alors je suis venu te voir. Peut-être qu'il t'en a parlé et que vous le saviez déjà ?
Le plus vieux grimaça. Non, il n'avait pas souvenir de cette conversation, ni de ce sujet, ou quoi que ce soit ayant un rapport avec les forces de l'ordre dans une discussion avec son patron.
– Non, ça ne me dit rien, assura-t-il.
Il n'avait aucune raison de mentir, même si, à son affirmation, Kamasaki sembla se décomposer.
– Te sens-tu bien ?
Il hocha la tête.
– Si toi, tu n'es pas au courant, est-ce que le boss l'est quand même ? demanda-t-il d'une voix éteinte.
– Probablement, les infos sur ça viennent de lui, habituellement.
– Oui... Mais là, il ne t'a rien dit, angoissa Kamasaki.
– Il a peut-être jugé cela inutile.
Comme mue par une énergie nouvelle, l'homme se leva d'un bond.
– Inutile ? s'exclama-t-il d'une voix forte.
Étonné par ce revirement, Moniwa ne fit aucun commentaire.
– Et si ça recommençait ? continua Kamasaki, et si on avait de nouveaux morts dans nos proches ? Si on découvrait qu'ils nous ont encore infiltré ? Ou pire, qu'ils sont déjà là ? Comment on pourrait agir si on ne sait même pas qu'une enquête a ouvert ? Et si-
– Kamasaki.
Il se tut dans sa tirade, la voix froide de Moniwa le rappelant à l'ordre. C'est vrai, il n'était pas chez lui, n'était pas le patron et n'avait aucune légitimité pour parler.
Même s'il était l'un de ceux dont sa mort l'avait le plus toucher.
Même si c'était l'un de ses amis proches, à l'époque.
– Écoute, reprit Moniwa, j'irai voir le boss et lui demanderait, puis je t'en informerais, d'accord ?
Coléreux, mais gardant sa jugeote, il acquiesça.
– Pardon...
– Ne t'excuse pas. C'est encore plus pénible.
– Comment tu peux être si calme ? s'exclama-t-il une nouvelle fois sans y faire attention.
Moniwa baissa les yeux. Il n'était pas calme, intérieurement, il bouillonnait de rage, mais la fatigue gardant sa prise, il n'était même pas capable de montrer son désarroi ni quoi que ce soit. Et, dans cet état-là, garder sa réflexion et sa logique était bien plus pratique que de chercher ses sentiments ou des explications.
– Il faut savoir l'être, lâcha-t-il en guise de réponse, pas même convaincu lui-même.
– J'pourrais jamais faire ça.
Moniwa sourit à la remarque. C'était certain que Kamasaki n'était pas taillé pour cela. Ni pour être dans ces affaires ni pour quoi que ce soit relevant du mensonge, finalement. Il ne savait même pas ce qu'il faisait encore là.
– Rien ne t'empêche de partir.
– Si, une ombre.
Leur regard s'accrocha. Kamasaki en eut des frissons.
– Aucune ombre ne t'en empêche, c'est dans ta tête, reprit Moniwa.
– Bien sûr que si ! Comment veux-tu que je réussisse à partir ? Sans avoir réussi ! Y'a personne qui l'a vengé ! Et tu voudrais que je parte ? Sans me-
– Tais-toi !
Le silence s'installa. L'un encore assis, l'autre debout, mais tous deux énervés.
– Si tu hurles à nouveau chez moi, tu n'y entreras plus, reprit Moniwa.
S'asseyant à nouveau, Kamasaki serra les poings.
– C'était mon ami.
– Je sais.
– On était vraiment proche, continua Kamasaki.
– Je sais.
– J'pensais qu'on n'avait pas de secret.
– On le pensait aussi...
– Alors pourquoi ?
Moniwa se leva et, d'une main réconfortante, lui caressa les cheveux.
– C'est comme ça, Kamasaki. Tu ne peux pas revenir en arrière, tu ne peux pas changer le passé, et amener la vengeance jusqu'à nos portes serait stupide.
– Je suis stupide.
La remarque était ridicule. Pourtant, Moniwa n'eut aucunement envie d'en rire, au contraire. L'air désespéré et la tristesse qui envahissait son ami le touchaient plus qu'il ne le montrait. Mais contre un deuil, on ne pouvait jamais aider, pas réellement.
– Tu ne l'es pas, et tu n'as pas intérêt à le devenir. Je n'ai pas envie de vivre ça une nouvelle fois, et je pense que tu n'as pas aussi envie qu'on revoie ça.
Kamasaki releva la tête. Les yeux secs, mais la gorge nouée.
– J'en sais rien.
Un grand coup sur le crâne le fit gémir.
– Mais ça va pas ! râla-t-il.
– Tu es en pleine déprime et moi, je suis fatigué. Fais ce que tu veux, mais aujourd'hui, c'est pas la journée.
– Tu me jettes ? s'exclama Kamasaki.
– J'ai écouté ta requête, ça ne te suffit pas ? J'ai besoin d'aller dormir, si tu veux rester, reste, sinon, pars maintenant.
Profitant du désappointement de son ami, Moniwa alla jusqu'à sa chambre et prit soin de la fermer à clé. Hors de question qu'il continue à regarder Kamasaki se morfondre, et hors de question qu'il le garde plus longtemps avec lui. Sa dépression et sa tristesse étaient bien trop virales pour un pauvre homme aussi empathique que lui.
Il s'étala de tout son long sur son lit et attendit le sommeil. Le visage de Kamasaki ne cessait de le hanter, lui et son histoire. Cette tristesse qui le reprenait de temps en temps, lui sautant au cou aussi furieusement qu'un chien enragé, imprévisible.
Des pas lourds, le claquement d'une porte, il se releva. Kamasaki devait être parti, sans essayer de le voir ou de lui dire. Logique, après la façon dont il l'avait renvoyé.
Il sortit de sa chambre et alla tout de même fermer l'entrée à clé, puis, hésitant, alla jusqu'au salon.
Moniwa était fatigué. De sa journée, de ses emmerdes, et de ses amis. Et ses insomnies semblaient lui faire de l'oeil dans les pires moments.
Parfois, il détestait sa vie. Il détestait ses choix.
D'un mouvement lent, il prit la bouteille de whisky qui traînait là. Un cadeau magnifique d'un client, coûteux. Malgré cela, il ne prit même pas la peine de se servir dans un verre et but au goulot.
Il ne tenait pas l'alcool et grand bien lui fasse, cela l'arrangeait souvent.
Ce ne fut qu'après plusieurs gorgées qu'il reposa le liquide et s'assit lourdement dans le canapé.
Pour les prochaines heures à venir, il voulait juste arrêter de songer, au moins pour les prochaines heures. Pitié, qu'on le laisse tranquille.
Pitié, qu'on me laisse tranquille aussi... :'( Je suis fatiguée :'(
BREF mes petits, les journées sont durs. (Ok, rien à voir/PAN/) J'attends vos avis, vos idées qui découlent de ce petits chapitre car oui... On peut dire que de nouvelles choses vous sont apportés héhé... *rire machiavélique*
À la semaine prochaine,
Cia ! o/
