Heeeeelllooo~ ! O/ On est jeudi. Plus qu'un jour et s'est le week-end. Plus qu'un seul. On peut le faire !
Dimanche 11 septembre
Quatre coups toqués, Matsukawa observa la porte. Lentement, il alla jusqu'à l'entrée et ouvrit, sans même regarder qui était là.
Il le savait pertinemment
Iwaizumi fit quelques pas, la porte se referma, il le salua enfin.
– Que me vaut l'honneur de ta visite ?
– Ne commence pas, lança-t-il d'une voix rauque.
Une petite moue sur le visage, l'hôte lui passa devant et s'installa de nouveau sur son canapé, en face de la télé allumée.
– T'es vraiment malpolie... lâcha Iwaizumi.
– Si tu fais allusion au fait que je ne te demande même pas ce que tu veux boire, c'est parce que je sais pertinemment, et toi aussi que tu peux trouver le frigo tout seul, sourit ce dernier.
Son collègue soupira, mais ne se gêna pas pour aller dans la cuisine et prendre un verre d'eau fraîche.
À la télé, la chaîne diffusait toutes sortes de clips musicaux. La climatisation émettait un drôle de bruit aigu toutes les trois minutes, et le son des cigales leur parvenait clairement.
Matsukawa ne bougea pas d'un iota, même lorsque son ami vint s'asseoir près de lui, sur l'accoudoir.
– Y'a des chaises, malpolies.
– Comme si tu t'asseyais jamais sur les accoudoirs, répliqua Iwaizumi du tac au tac.
– Dixit l'homme qui se plaint de mes manières, mais a les mêmes...
– J'offre toujours à boire à mes invités.
Le clip musical changea.
– Et tu les embrasses au bout de combien de temps ?
Iwaizumi s'étouffa.
– Pardon ?
– Tu es déjà allé chez lui et t'as même fait une bonne petite balade, non... ?
Subitement contrarié et bel et bien vexé, il se redressa.
– Je peux savoir comment tu sais ça ?
Matsukawa haussa les épaules.
– Savoir, c'est le pouvoir.
– Jamais d'enquête interne, ragea doucement Iwaizumi.
– Je n'ai pas spécialement fait d'enquête...
Pas la peine, Hanamaki adorait parler au lit.
Reprenant lentement son calme, il fit quelque pas dans l'appartement.
– Et toi, avec l'autre, ça avance comment.
– Bien.
– Tu peux pas être plus concis ? lança Iwaizumi, sarcastique.
Dans un mouvement mesuré, mais souple, Matsukawa se releva et se tourna vers lui.
– Et toi, tu ne peux pas m'expliquer ce que tu viens faire ici ?
– Avoir des réponses, annonça-t-il comme une évidence.
– Si j'en avais, je les aurais transmises au QG.
Ils se toisèrent. Au fond, ils étaient exactement dans la même situation, mais refusaient de se l'avouer, bêtement.
Ce fut Iwaizumi qui détourna les yeux le premier.
– T'as trouvé des choses, ou pas ?
– Rien pour le moment.
– Même sur le PC ?
– Même sur le PC.
Il soupira sans même chercher à le cacher et se massa les tempes.
– Un problème ? demanda alors Matsukawa.
– Bien sûr qu'y'a un problème ! Ça fait plus de deux semaines et on trouve toujours rien.
– C'est rare de trouver les premiers jours dans des réseaux aussi... bien foutu, il faut l'admettre.
Iwaizumi se mordit la langue. Son ami n'avait pas tort, et lui, il était probablement trop pressé de finir cette fichue mission, et de savoir.
Savoir s'il pouvait faire confiance à Oikawa, mais surtout, s'éloigner de lui le plus vite possible. Parce qu'il avait peur. Peur de ce qu'il pourrait bien se passer entre eux. C'était flippant, il s'en effrayait.
– À quoi penses-tu ?
– Rien qui te regarde, répliqua-t-il vivement.
Matsukawa le savait, Iwaizumi ne lui avait jamais accordé sa totale confiance. Et même s'il accordait leur violon, il restait bien trop sur la défensive dans tous ses sujets personnels pour qu'ils puissent avoir une relation de confiance, malgré qu'ils n'avaient pas eu la vie facile, tous les deux.
Il était fatigué et avait l'impression de trop réfléchir, c'était pénible.
– Et toi, tu penses à quoi ? lâcha soudainement Iwaizumi.
– À la mission.
– Rien de neuf, pourtant... Tu l'as dit toi-même.
Matsukawa se leva et commença à marcher lentement.
– Je trouve ça étrange, c'est tout.
– Quoi donc ?
– Je ne sais pas, c'est compliqué pour le moment, expliqua-t-il d'une voix traitante.
L'air absorbé de son ami l'empêcha de répondre. Pour le moment, rien d'utile ne serait à noter, pas dans leur état.
– Tu es bien venu pour quelque chose, non ?
– Ouais, soupira-t-il.
Le silence s'installa de nouveau. Le chant des cigales continuait et les clips défilaient.
– J'aurais besoin de ton aide.
Matsukawa haussa un sourcil.
– J'vais en trekking dans les week-ends à venir, avec Oikawa.
Toujours silencieux, son ami l'observa.
– J'suis certain qu'on devrait trouver quelque chose chez lui...
– J'ai rien trouvé chez Hanamaki, alors pourquoi on trouverait quelque chose chez lui ?
– Je sais pas, y'a peut-être rien, mais j'peux pas rater cette chance, expliqua-t-il.
– Et tu veux que je le cambriole ?
– C'est l'idée.
Matsukawa sourit. Cela faisait un long moment qu'il n'avait pas eu affaire à ce genre d'exercice et ça lui manquait presque, quand il y pensait.
– J'avais aussi autre chose en tête... Y'a des transactions, souvent en semaine au port. Du moins, c'est ce que j'ai entendu de Shirabu.
– Sérieusement.
Iwaizumi acquiesça.
– Mais pour le moment, c'est encore au point mort et ils ont du mal à pouvoir fouiner là-bas... Un autre cartel est en jeu.
– Celui d'Aone.
Nouveau silence, rapidement brisé par Iwaizumi.
– On suppose, mais rien n'est sûr et c'est plus de la pure spéculation qu'autre chose.
– Pour autant, ça nous avancerait déjà, répliqua Matsukawa.
– Ça nous avancerait encore plus...
– Si on prouvait que nos deux cibles n'étaient pas là ce jour-là et n'y seront pas les autres jours, termina Matsukawa.
– Exactement.
Ils s'entre-regardèrent et sourirent. Ce serait bien trop simple s'ils arrivaient à mettre cela en place.
– Le problème, c'est qu'on a zéro info' et aucune date pour ça, lâcha Iwaizumi.
– Hum.
– Mais si j'arrive à te donner les codes de sa maison, et que tu peux fouiller... Au moins, j'aurais déjà écarté l'idée qu'Oikawa est quoi que ce soit là-bas, et je pourrais me concentrer sur d'autres pistes.
Dans l'idée, c'était bon, dans les faits...
– Si cela peut t'aider, je devrais pouvoir te donner un coup de main...
– Mais ?
– Mais j'ai peur que ce soit trop sophistiqué comme maison, caméra, micro, et alarmes... C'est probable qu'il y en ait de partout à l'extérieur.
– S'il te faut un peu de temps, et des aides, Ushijima ne devrait pas refuser.
– C'est certain, mais j'ai aussi quelqu'un à gérer.
Sur cette phrase, il alla tranquillement se servir un verre d'eau fraîche.
– Vous vous voyez souvent ? demanda Iwaizumi, après quelques instants.
Matsukawa ne le regarda pas immédiatement. Pouvait-il lui avouer que, techniquement, ils étaient en couple ? Du moins, à quelque chose s'y approchant.
– Assez pour que ce soit dit « souvent » ouais.
– T'es pas très loquace.
– Tu ne l'es pas non plus quand il s'agit de toi, rétorqua Mattsun.
Pour le coup, il ne pouvait que l'encaissait. Il n'avait rien à dire pour sa défense.
– Je suppose que t'es plus loin que moi niveau affinité, lança-t-il tout de même.
Comme seule réponse, il l'ignora. Ce qu'il faisait avec ses cibles ne regardait que lui, et il n'avait pas à s'expliquer devant qui que ce soit, même si cette personne était son partenaire.
La ventilation se remit en route, dans un fort bruit.
– J'ai dû mal à croire qu'un jour, quelqu'un me connaîtra, lâcha brusquement Iwaizumi.
La remarque étonnante ne surprit aucunement Matsukawa.
– Le jour où ça arrivera, tu le tueras sûrement.
Le regard ancré, Iwaizumi l'affirma.
– Je ferais probablement tout pour. Toi aussi.
– On est programmé comme ça.
Dans un rire amer, il leva la tête.
– On est pas humain, hein.
So sad my baby Iwa-chan :(
Bref, j'attends vos retour, à la semaine pro'
Cia !
