RETAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARD
Bon, j'avoue tout, j'ai beaucoup de chose à penser en ce moment, sorry mes loulous, ma vie est une atroce occupation aaaaaaargh, mon cerveau va bientôt fondre :'(
J'avoue aussi avoir corrigé ça en 30min, puisque j'ai pas pris le temps avant, puisque je l'ai pas et quand je l'ai, j'essaie de me détendre... mdr, comme si j'y arrivais ! o/

Bonne lecture !


Lundi 12 septembre

Le soleil était encore haut dans le ciel, où ses rayons continuaient de diffuser lentement sa chaleur. Les cigales chantaient leurs amours et Yachi essayait désespérément de se concentrer.

Assise sur les marches de l'orphelinat, brûlantes sous le soleil, elle soupira et feuilleta à nouveau son magazine. Rien ne lui semblait si intéressant que ça.

– Yachi ?

Elle sursauta et se retourna. Shimizu semblait d'autant plus grande vu d'en bas.

– Oui ?

– Que fais-tu ? demanda-t-elle gentiment.

Elle mit son magazine en avant.

– Je regarde pour les enfants, certains grandissent vite...

– Effectivement, Natsu commence à avoir des vêtements trop petits, tout comme les garçons, ajouta Shimizu d'un air mélancolique.

– Hum, je ne pensais pas que c'était si rapide non plus, sourit la plus jeune.

D'un mouvement souple, la directrice s'assit près d'elle et regarda le magazine.

Sans savoir pourquoi, Yachi se raidit. Shimizu la mettait toujours mal à l'aise, d'une certaine manière. Elle n'avait jamais su comment se comporter devant elle. De part sa grâce et sa beauté, elle n'avait rien à faire dans un orphelinat... Et quiconque la croisait devant penser la même chose d'elle. Qui aurait pu imaginer qu'une femme aussi magnifique s'occuper d'enfants seulement et ne faisait pas carrière, ou ne traînait pas juste entre ses amis et sa vie, probablement très occupés ?

Mais non. Shimizu n'était pas comme ça.

Elle était simple, douce, agréable et gentille. Jusqu'à maintenant, Yachi ne lui avait trouvé aucun défaut, rien à lui reprocher, aucune chose négative. Elle semblait parfaite en tout point et pour cela, elle ne pouvait que l'admirer.

– Tu ne trouves pas cela joli ? demanda Shimizu en pointant du doigt un habit

C'était une robe rose, dégradé dans les blancs, des fleurs sur le bas et des bretelles larges. Elle n'était pas spécialement serrée à la taille et restée assez longue pour que la petite fille puisse bouger sans risquer de montrer sa culotte.

– Si, c'est joli, sourit Yachi.

– Coche là, alors.

– Je n'ai pas de stylo, sur moi.

Sans attendre, Shimizu lui en tendit un, un air doux sur le visage.

– Tu comptes réellement le commander ?

Shimizu l'affirma de la tête.

– Hum, mais pour cela, il faut que je sache lesquelles nous prenons... C'est pour cela qu'il faut cocher.

– Le budget risque d'être élevé, si nous prenons pour tous les enfants, lança Yachi.

D'un regard indescriptible, Shimizu la fixa.

– Ne t'inquiète pas pour ça, je gère sans soucis.

Yachi baissa les yeux. Pourquoi avait-elle l'impression d'avoir dit une bêtise, ou tout dû moins, quelque chose qu'il ne fallait pas ?

Elle tourna la page en ruminant sa phrase, sans faire attention à sa compagne de l'instant.

Une brise souleva leurs cheveux, et le parfum de lilas vint jusqu'à son nez. C'était celui de Shimizu, accompagné de son shampooing. À ce moment-là, elle se rendit enfin compte de leur promiscuité.

Leur bras se touchait, et elle pouvait sentir la chaleur qui en émanait. Si elle se penchait un peu, les parfums de la directrice flottaient vers elle, elle aurait même pu s'y perdre.

– Alors... Ce haut, là, comment le trouves-tu ?

Cette fois-ci, c'était celui d'un jeune garçon. Un t-shirt à l'allure banal, mais au motif jaune et strié.

– Je l'aime bien, il semble joyeux.

– Ca irait bien sur Nao-chan... sourit Shimizu

Elles rirent de bon cœur. Le jeune garçon était tout à l'inverse, assez distant, timide et froid par moment. Le changer un peu ne lui ferait pas de mal.

– Et celui-ci, alors ?

Cette fois-ci, le motif était mauve sur un t-shirt blanc cassé.

– On dirait que le bonhomme nous sourit, s'amusa Yachi.

– C'est assez drôle.

Elles se sourirent mutuellement, et ce fut à cet instant que Yachi se rendit compte d'une chose. Elle s'était totalement détendue sans le vouloir.

Se refermant en moins de quelques secondes, elle s'insulta mentalement pour se laisser aller. Ce n'est pas ce que l'on attendait d'elle. Ni ce que l'on voulait d'elle.

Cependant, une question sur un autre vêtement la rappela à l'ordre, et, l'espace d'un moment, elle se dit qu'elle ne craignait rien. Se laisser aller n'était pas si mauvais, parfois.

Le soleil continua sa course un moment, alors qu'elles regardaient les vêtements. Le vent se levait par moment, et la chaleur laissait régner un doux moment de paix, comme si le temps s'était arrêté.

– Dit... commença Shimizu, légèrement hésitante.

Yachi se tourna vers elle, étonné par ce ton si maladroit. Une anxiété s'empara de son cœur tandis qu'elle fixait la directrice.

– Oui ?

– N'as-tu jamais porté ce genre de vêtement ?

Surprise par la question à laquelle elle ne s'attendait pas, Yachi bafouilla.

– Hum, pas spécialement ? Pourquoi ? finit-elle par dire.

– Simple question... C'était quoi, à toi, tes vêtements habituels si ce n'était pas de jolies robes roses ? sourit Shimizu.

C'était quoi ? De vieux vêtements. Retrouvé à même le sol ou d'anciens t-shirts de ses parents, assez grand pour lui faire une robe. Elle n'avait que très peu de chaussure et de sous-vêtements. La misère n'aidait en rien et ce n'était pas son père qui faisait quoi que ce soit, pour le peu qu'il sortait.

Sa mère avait bien trop souffert et souffrait bien assez lorsqu'elle était jeune pour que Yachi puisse se plaindre à cette époque-là.

Alors à quoi se résumaient ses vêtements ?

– Pas à grande chose, ils étaient banals... s'entendit-elle dire, mentant éhontément, et les tiens ?

Caché derrière sa frange, et les bras resserrés autour de ses jambes, Shimizu répondit tout de même.

– Pareillement. C'était banal, je n'ai jamais eu de vêtement extravagant ou réellement féminin. Je ne m'y connais pas trop non plus dans ce domaine.

– Pourquoi ? demanda Yachi, sans s'entendre une nouvelle fois.

– Ma famille n'était pas axée sur la mode ni la tendance ou autre, expliqua-t-elle.

Aucune once de tristesse ou de joie ne paraissait dans sa voix. Comme si ce qu'elle expliquait ne la touchait pas, n'avait rien à voir avec elle. Ce n'était ni froid ni touchant, simplement neutre. Et c'était d'autant plus effrayant.

– Tu n'as pas grandi dans cette ville, n'est-ce pas ? demanda Shimizu.

– Non, et toi ?

Shimizu sourit et ne répondit pas. Comme pour passer à autre chose et ignorer la question, elle pointa le ciel du doigt.

– Regarde, un nouvel avion !

D'un geste et suivant son doigt, Yachi parvint à trouver l'objet. Il laissait une traînée blanche derrière lui, de la même couleur que les nuages et qui s'estompait peu à peu.

– Tu sais, quand je veux relativiser, je regarde toujours le ciel, lâcha Shimizu.

Se sentant comme une enfant, Yachi la dévisagea avec le seul mot qui lui venait : « pourquoi ».

– Parce que... Tu sais, quand on le regarde, que ce soit de jour comme de nuit, il est tellement immense qu'au final... Je me dis que nous ne sommes rien, rien d'autre que de minuscules fourmis. Et que... D'un coup de pied, si quelqu'un le voulait, il nous écraserait sans problème.

La brise fit voleter ses cheveux.

– Ça fait peur, lâcha Yachi.

– Hum, ça l'est, sourit-elle étrangement, c'est horriblement effrayant, et je n'aime pas du tout cette idée.


Alors, nos ninettes vous avez manqué ? :D
La douceur des femmes, que c'est beau et que ça fait du bien (#ParlerLaFrance)
Je vous laisse avec ceci, j'ai pleins de chats à fouetter *sors les 15 qu'elle garde dans le placard*

A la semaine prochaine,
Cia !