Loooooooooooooooooool !
Mercredi 14 septembre
Lentement, il referma la porte derrière. Effaçant le son des voitures et de la longue matinée pour la plupart des citadins par ce geste, il monta douloureusement les escaliers.
Il était épuisé, et, tandis que le soleil se levait, lui, il n'avait qu'une idée en tête, allait se coucher.
La nuit avait été longue, bien trop longue et son cerveau maltraité criait à l'arrêt de ses fonctions, au moins pour un temps. Ils avaient passé la nuit à réfléchir, ainsi qu'à mettre en place des plans de secours, de A jusqu'à X, la fatigue l'avait emporté avant qu'ils n'arrivent à la lettre Z.
Enfin, après une lente ascension, il arriva jusqu'à sa chambre. Sans la moindre gêne et sans prendre garde à ne pas faire de bruit, il y entra. Défaisant rapidement son pantalon et son t-shirt, il se vautra dans le lit.
– Tu connais la discrétion ? râla une voix rauque à cause du sommeil.
– Ça dépend des jours, taquina-t-il malgré la fatigue.
Daichi ouvrit un œil. Il n'était jamais très content des réveils de ce genre, mais savoir Sugawara enfin près de lui et intact le rassurait énormément.
Dans un geste protecteur, mais surtout possessif, il passa un bras autour de sa taille et le colla à lui.
– Tu n'as pas réussi à t'endormir sans ton doudou ? se moqua Suga'.
Daichi grogna.
– Je n'aime pas que tu partes comme ça, se justifia-t-il après quelques instants.
– Il le faut bien.
– Sans moi, pas forcément.
Sugawara soupira et lui baisa sa joue.
– Je sais, mais c'est plus simple si j'y vais seul... Et puis, tu as tout de même réussi à dormir...
– Mal et arrête de te moquer.
– D'accord, juste pour cette fois, concéda-t-il.
Ils s'entre-regardèrent et sourirent. Leur couple durait depuis quelques années, ils n'avaient jamais de « grosse dispute » à proprement parler même s'ils n'étaient pas toujours d'accord. À y songer, la gérance du clan avait dû y jouer. Ils avaient bien trop de soucis extérieurs sans en rajouter entre eux.
– Tu as déjà fait un rapport pour les autres ? demanda tout de même Daichi.
– Pas encore, souffla-t-il, je suis bien trop fatigué et je n'avais pas du tout le courage pour...
– Je peux le faire si tu m'expliques maintenant.
D'un coup d'oeil, Suga' plongea ses yeux dans les siens. Le visage de Daichi était serein, bien qu'avec de légers cernes, il n'avait pas vraiment de mimique, seulement la tranquillité sur ses traits et peut-être, peut-être juste un peu de soulagement dans le regard.
Il referma ses paupières.
– Le mieux, ce serait que je donne toutes les instructions à Kenma, comme ça, il les fera passer comme d'habitude et pourra changer de mode au passage... expliqua Suga', à moitié amorphe.
– Comme tu veux...
Daichi l'embrassa sur le front, tandis qu'il se lovait un peu plus contre lui.
– On va devoir changer de lieu à chaque transaction désormais, ou au moins toutes les deux fois, soupira-t-il.
– Génial, et vous avez réussi à trouver tous les lieux possibles en une nuit ?
– Apparemment, sourit Sugawara.
– Pas de moquerie on a dit...
Son sourire s'agrandit.
– Je peux t'assurer que ce n'était pas facile, ajouta tout de même Sugawara.
– Je devine...
– Tu ne me crois pas ?
– Tu es tellement content, que difficile ou non à faire, tu t'en moques un peu, répliqua Daichi.
– Je ne suis pas content...
– Si tu l'es...
– Bien sûr que non...
– Bon, concéda Daichi, tu n'es pas content, tu es amusé.
Sugwara eut une petite moue, avant de sourire.
– Amusé de te moquer de ses flics qui nous cherchent et essaient de nous avoir, tandis que toi, tu arrives à les prendre à revers... repris Daichi.
D'un mouvement souple, Sugawara se glissa au-dessus de lui. Les yeux dans les yeux, ce dernier souriait. Il leva le regard au ciel avant de le replanter dans le sien et de l'embrasser doucement.
– Peut-être... accorda Suga'.
– C'est certain, même.
– Je n'irais pas jusque là.
– Tu ne veux jamais rien avouer ou admettre, de toute manière, lâcha Daichi.
Le sourire toujours aux lèvres, il caressa doucement les cheveux gris avant de le forcer à se baisser. Laissant leur bouche se rejoindre, leur langue vint vite jouer entre elles.
Il se recula, les lèvres humides.
– Tu sais, ça reste dur de prévoir tous les mouvements des policiers, des unités et de découvrir qui se cache derrière les infiltrés... se plaignit doucement Sugawara.
– Je sais pertinemment que ça t'amuse, n'essaie pas de m'avoir.
Se laissant tomber mollement à côté, Kôshi resta tout de même lover près de lui.
– Tu me connais trop bien... soupira-t-il.
– Tu continues pourtant à me faire tourner la tête.
– Et tu adores ça...
Échangeant les positions, Daichi glissa une jambe entre les siennes, et se plaça légèrement au-dessus.
– Je crois.
Il l'embrassa à nouveau, glissant les mains sur ses côtes.
– Tu sais, tu as une longue journée qui s'annonce...
– Et... ? interrogea Daichi.
– Et si tu as mal dormi, tu vas avoir du mal à tenir... continua Sugawara.
D'un sourire en coin, Daichi glissa sa bouche le long de sa mâchoire.
– Ça me réveillera justement.
– T'es plutôt du genre à t'endormir juste après, se moqua Sugawara.
Un léger coup de dent dans son cou le fit grogner.
Daichi jeta un coup d'oeil au réveil.
– On n'ouvre pas avant deux heures, ça me laisse largement le temps.
Roulant des yeux, Sugawara laissa tout de même son amant faire ce dont il avait envie. Si ça lui permettait de profiter, pourquoi pas. De toute manière, c'était son jour de congé aujourd'hui, il n'allait pas se plaindre.
Et, tandis qu'une bouche glissait le long de son torse, il se fit la remarque que, clairement, il adorait sa vie.
A la revoyure, les gens !
Navré pour la pause ahah, l'overbookage de la vie, c'est génial ! o/
Brefouille, pleins de bisous, cia cia !
