À la base, je devais juste me pencher sur la relation d'Oikawa et d'Iwaizumi, et ce flash-black n'aurait pas dû être si long (mdr, deux lignes en fait). Malgré tout, allez savoir pourquoi, je me suis retrouvée avec une inspiration de dernière minute. Ceci est écrit le 05/12/2019. Tout comme ma note, alors que je ne sais même pas si je posterai ce chapitre, ni même si j'aurais le courage de continuer cette fanfic. Si vous lisez ceci, c'est que je n'aurais pas assez honte pour le laisser lors de la publication (je devrais peut-être ?), et encore, si je le publie. Même si vous ne serez probablement plus au rendez-vous. Et que c'est normalement grâce à vous que l'on continue à écrire, mais… Non, pas seulement, à vrai dire. On a surtout besoin de courage, parce qu'un écrit, une histoire, pour moi, c'est un bout de mon âme, un bout de mon esprit, que je livre sur page. Ces personnages, c'est une partie de moi, même si je n'en suis pas la créatrice originelle. C'est mon histoire, mon idée.
Merci de me lire. Même si vous apparaissez comme des fantômes résumés en chiffre d'après l'algorithme de , et que vous ne me dîtes rien, pour 80 % d'entre vous. Malgré tout, si ceci apparait un jour et est lu, alors merci.
Mille fois, merci.
Samedi 24 septembre
Il tourna la tête. Plusieurs fois. Des coups d'œil, rapides, furtifs. Il ne fallait surtout pas qu'ils comprennent qu'il les observait. Dès qu'ils donnaient l'impression de voir quoi que ce soit, il baissait la tête, l'air affligé, peureux. Et il se mettait à courir.
Néanmoins, tout allait pour le mieux, pour le moment. Les hommes étaient au repos, plus détendu étant donné la trêve présente. Qui ne devrait pas se prolonger, selon lui. Ce n'était jamais le cas, après tout.
Si la guerre avait pu lui apprendre quelque chose, c'était bien celle-là : La paix ne dure jamais.
De ses courtes jambes, il regagna sa maison en courant, du moins, ce qu'il en restait. À cette pensée, il pressa plus fort la jarre qu'il tenait dans ses bras, et ralenti la cadence, jusqu'à ce qu'il se mette à marcher.
Il n'avait presque plus de toit, et un des pans de mur s'était à moitié effondré. Par chance, ou parce qu'une présence supérieure le voulait, aucun de sa famille n'était mort. Ni son petit frère, ni sa mère, ni son père, ni sa grand-mère.
Et, pour cela, il devait faire attention à sa jarre. Après tout, elle contenait l'eau, denrée rare, pour qu'ils puissent continuer de survivre. Et non pas vivre.
Son cœur se serra, mais aucune larme ne vint brouillait sa vision. Il n'avait déjà pas assez d'eau à boire, il n'allait pas la gaspiller en pleur.
Il arriva enfin à la bâtisse, salua son père d'un signe de tête. Ce dernier gardait l'entrée, si l'on tentait quoi que ce soit sur sa famille, il faudrait passer sur son corps.
À quelques mètres, derrière lui et à l'abri du soleil, se trouvait sa mère, penché sur sa grand-mère, alitée. D'elles, il tenait son port de tête, fin, et ses yeux, verts.
Quand il entra dans la maison, il vit également son grand-frère, recroquevillé, dans un coin de la maison, les yeux rivés sur un vieux bouquin, sale.
Son grand-frère adorait lire. Lui, ressemblait bien plus à leur père. La seule similitude qu'ils avaient, c'était leur peau basané par le soleil.
Il s'avança vers sa mère, et déposa la jarre près d'elle. Sa grand-mère avait les yeux fermés, et un souffle irrégulier. Elle n'avait pas mangé de nourriture solide depuis cinq jours. Et, tous, ils savaient ce que cela voulait dire. Elle allait mourir.
Sa mère lui prit la main et le tira jusqu'à lui, dans une étreinte réconfortante, douce, emplie d'odeurs, dont le sable, la chaleur et le tissu.
Elle lui murmura même quelques mots doux, qu'il n'entendit pas. Mais ses lèvres bougent, alors, elle devait forcément lui parler.
Son père, aussi, se met à bouger. Il rentre précipitamment dans la maison et fait de grands gestes. Il se passe quelque chose, mais le son n'est pas là. Pourquoi, il n'entend rien ? Rien.
Son souffle semble bloqué dans sa gorge alors que l'un des murs vole en éclat. Son père, projeté en avant, finit sa course au sol, revêtue de poussière.
Sa mère l'entoure de ses bras et semble hurler. Pourtant, tout ce qu'il voit, c'est sa grand-mère, allongée, les yeux fermés, qui ne bouge pas.
Des gravats semblent chuter, de la poussière leur prend la gorge, et il ne respire toujours pas. Comme sa grand-mère, il semble ne plus avoir besoin d'air.
Brutalement, il percute le mur, et s'étale derrière un lit de paille.
Il cherche à se lever, mais il ne peut pas. Il est cloué, au sol, contre sa volonté.
Le pire se produit, des hommes rentrent. Pourtant, ces soldats ne sont pas ceux qui garder l'entrée ? Peut-être que si ? Non ?
Les fusils se lèvent, les bras s'arment, les coups sont tirés, il veut hurler. Hurler à mort. Hurler jusqu'à ce que sa gorge soit écorchée. Jusqu'à ce que ses poumons rendent leur dernier souffle. Jusqu'à ce que l'air disparaisse à tout jamais. Jusqu'à ce que monde vole en éclat.
« PUTAIN, MAIS RÉVEILLE-TOI ! »
Uptade : Désolée du retard, en confinement, on perd un peu le fil des jours
Ah et j'ai aussi une fic de BNHA en cours, si vous savez pas quoi faire… (#auto-pub)
Et oui, j'ai osé laisser mon pavé qui date de 5mois parce que je le pense toujours !
