Dimanche 25 septembre

Il avait la gorge en feu. Ainsi que les poumons et les yeux. Le visage penché au-dessus lui était reconnaissable. Oikawa.

– T'es réveillé ? lança Oikawa, alarmé.

Iwaizumi prit une grande inspiration, qui le fit tousser. Un léger, et rocailleux « oui » réussi tout de même à sortir de sa trachée, arrachée.

Oikawa sembla soulagé, un peu. Cependant, son regard inquiet ne le quitta pas, ni ses sourcils froncés. Il lui tendit tout de même une bouteille d'eau qu'il prit sans même le remercier.

Le liquide apaisa grandement son mal, et, après quelques gorgées, Iwaizumi osa même demander l'heure.

– Presque six heures du matin. Le soleil ne devrait pas tarder à se lever.

Il s'assit, et Oikawa se déplaça pour le laisser respirer.

– Je t'ai réveillé ? demanda Iwaizumi, le cœur serré.

Oikawa baissa les yeux quelques secondes, avant de les relever. Dans la lueur de lampe torche, ils semblaient vaciller.

– Je t'ai entendu oui, j'ai le sommeil léger en fin de nuit. C'est normal après tout ! Le sommeil paradoxal devient plus long, c'est là où on rêve le plus, d'ailleurs, tu le savais ? répondit Oikawa.

Bien sûr qu'il le savait. Le prenait-il pour un idiot ? Il soupira et reprit une lampée d'eau.

– Oui, je suis au courant.

– Et donc, tu as fait un cauchemar ?

La question, délicate, avait été posée aussi subtilement que si un char d'une tonne et demi avait été retourné.

– Qu'est-ce que ça peut te faire ? lança Iwaizumi, immédiatement sur la défensive.

Ce fut au tour d'Oikawa de soupirer. Totalement désinvolte, il approcha son sac de couchage et s'allongea à nouveau dedans, tourné, néanmoins, vers Iwaizumi avant de lui répondre :

– Je t'apprécie. Vraiment.

La réplique le prit de court. Il se sentait stupide. Son cœur toujours autant serré, Iwaizumi s'en voulait. S'il avait de nouveau des larmes, il se serait peut-être autorisé à les faire couler. Juste pour cette fois, après tant de temps. Mais il était en mission, il ne pouvait pas.

– Il n'y a pas de micro ici.

La remarque d'Oikawa lui fit redresser la tête. Totalement à l'écoute, Iwaizumi l'observa alors qu'il continuait :

– Ni de caméra d'ailleurs. Tu sais, je viens d'un milieu très… Huppé ? Enfin, je viens d'un milieu plus que difficile à vivre surtout. Inhumain, sans cœur et très discutable. Le paraître devient maître et les émotions sont traîtres.

– Où est-ce que tu veux en venir ? demanda Iwaizumi, toujours méfiant.

Oikawa eut un petit rire.

– Nulle part. C'est juste que… Ton cauchemar m'a ranimé des choses très désagréables. Tu as connu ta famille ?

Éludant la question, Iwaizumi répondit :

– Pas toi ?

– Pas véritablement. Quand tu es prisonnier du paraître et non de l'être, tu ne connais personne. Tu ne peux connaître personne. Même pas toi-même. Après tout, tes moindres faits et gestes sont surveillés. Selon ce que tu fais, tu peux déshonorer ta famille ou lui apporter les plus grands éclats. Tu n'es qu'une marionnette entre leur main. Pas leur enfant ni leur frère. Tu n'es pas le fruit d'un amour ni désiré. Tu es là parce qu'il le fallait. Pour la lignée.

Il observa Iwaizumi dans les yeux. Plongeant dans ce vert décoloré par la nuit, dans un souffle, il ajouta :

– Alors non, je n'ai pas vraiment connu ma famille. Pas réellement.

Perdu, Iwaizumi contempla ce visage. Il était fin, les contours de sa mâchoire étaient pourtant dessinés et son nez était droit. Ses yeux, quant à eux, étaient entourés de cils qu'aucun mascara n'aurait pu égaler, et dans la nuit, leur profondeur semblait d'autant plus envoutante.

Ce jour-là, cette nuit-là, au début d'une nouvelle aube, s'il avait pu tout lui avouer, tout lui expliquer, il l'aurait fait. Tout. De ses parents morts sous ses yeux. De son village, rayé des cartes en quelques secondes jusqu'à son choix de vie qui l'avait conduit jusqu'ici. Il aurait tout dit. Piégé dans un espace hors du temps, hors de cette vie, hors de ce monde qu'il voulait détruire.

Cependant, ils s'observèrent mutuellement, et restèrent là sans bouger, attendant la lumière du soleil levant. Parce qu'aujourd'hui, il se lèverait. Encore.

Alors, Iwizumi garda le silence.

Il y a dix minutes alors que je prenais ma clé USB, mes fichiers ont bugués et la sauvergarde qu'il me reste est sur mon PC.

Je viens de perdre 6 chapitres d'avance que j'avais sur LAST et 4 que j'avais sur Une Rencontre (BNHA). J'ai plus d'un mois d'écriture parti en fumée. Je n'arriverai certainement plus à tenir les rythmes réguliers que j'avais du coup, mais je poste quand même ceci avec les larmes aux yeux. Parce que putain, j'me sens vraiment comme une merde à l'heure actuelle.

Si vous voyez des fautes c'est normal, je n'ai pas le courage de me taper une nouvelle correction donc ça, c'est une version brute. En espérant que vous l'aimerez quand même parce que c'est la dernière qu'il me reste pendant que je pleure mon putain de temps passé pour rien alors que la plupart des gens me lisent même pas ou s'en branle après tout le temps que j'passe dessus, comme ce putain d'aprem ou le c38 m'a coupé 5h de temps que J'AI TOTALEMENT PERDU BORDEL DE MERDE ! VIE A LA CON CLE USB DE MERDE ET FANFICTION DE MERDE. PUTAIN.