OOC : Bonjour à tous. Voici un nouveau chapitre. J'espère que ça vous plaira. Bonne lecture !
Lorsque le véhicule s'arrêta aux portes de Junon, Nero sentit déjà l'odeur familière des ténèbres qui émana de la ville.
« Tu la sens aussi, » souffla-t-il à Vincent qui se tenait à ses côtés.
Ce n'était pas une question, mais une constatation. Vincent avait eu Chaos en son sein. Il avait traversé des ténèbres pires que les siennes et devait être familier à l'aura qu'elles dégageaient. Après tout, cela lui avait permis de survivre il y a trois ans. Néanmoins, Vincent garda le silence, se contentant de sortir son arme avant de suivre le groupe, Cloud et Barret ouvrant la marche tandis que Nero et Vincent la fermaient.
Ce n'était pas seulement l'odeur et la sensation des ténèbres. Il y avait plus, tellement plus qui était impliqué.
L'odeur de la mort.
Délicieuse.
Une odeur que Nero jugeait exquise. Pourtant, quand bien même cette odeur réveillait des instincts si familiers, lui donnait envie d'y goûter plus, de se laisser s'adonner à ses plaisirs meurtriers en s'en prenant aux citoyens, l'ancien Tsviet essayait d'écouter sa raison pour ne pas basculer dans ses vices.
Le vieil homme devait être là. Il devait déjà les attendre.
Il fallait qu'il se contrôle, pour qu'il ne répète pas ce qui s'était passé à Kalm. Ce n'était pas parce qu'il avait peur de faire du mal aux gens. Loin de là. Il se moquait bien des citoyens.
Mais il devait se concentrer sur leur ennemi.
Toutefois, quand ils pénétrèrent au sein de la ville, ils remarquèrent immédiatement quelque chose d'étrange.
« ... C'est trop silencieux », déclara Cloud inquiet.
En effet.
Pas de cris des civils, pas de grognements des Chiens de l'Enfer... Généralement, c'était ce qui les accueillait. C'était la première chose qu'ils entendaient.
Les bruits.
Mais ici... Rien.
- On s'est peut-être trompés, décréta Barret, la mâchoire serrée.
- Impossible, grogna Red XIII. Je la sens. L'odeur des êtres de ténèbres.
Ils étaient bel et bien ici.
Donc, ils ne se trompaient pas.
Cependant, une seule question taraudait Nero : pourquoi est-ce que ces entités se cachaient ? Pourquoi ne se montraient-elles pas ?
Où étaient les êtres des ténèbres ?
Et où était le vieil homme ?
- Regardez là-bas.
Cloud désigna au loin quelque chose qui se tenait au centre de la place de marché de Junon.
La vision qui se tint face à eux les interpella.
Une silhouette, qui leur tournait le dos.
- Qu'est-ce que...
Une silhouette recouverte d'un long manteau noir, dont la tête était recouverte par une capuche.
Quand Red XIII effectua un pas en sa direction, il s'arrêta brusquement.
- Red XIII ? lui cria Barret.
Red XIII ne répondit pas.
Un court silence tomba, avant que Red XIII ne se mettre soudainement à grogner.
Ce fut à ce moment-là que la silhouette, sans parler, se retourna lentement dans leur direction pour leur faire face.
Ce qu'ils observèrent leur glaça le sang. Les yeux de Nero se plissèrent face à ce qui se présenta.
De loin, n'importe qui d'assez stupide aurait pu penser qu'il s'agissait seulement d'un humain, habillé de noir, qui errait sur la place de marché.
De très loin.
Or, l'être qui se tenait devant eux n'avait pas de visage. Il n'y avait aucune trace de chair. Il n'avait pas d'yeux, ni de nez, ni de bouche, ni d'oreille.
Aucun trait qui aurait pu l'identifier en tant qu'humain.
Non. Ce qui se présentait était simplement une entité entièrement formée de ténèbres, d'une apparence à peine humaine. La couleur de ce qui aurait pu être la capuche se mêla à celle de la tête de l'entité fantomatique. Car cela aurait pu être un fantôme. Quand ils abaissèrent le regard, ils purent remarquer qu'elle n'avait pas de pied. C'était juste un être qui flottait dans l'air, à quelques centimètres au-dessus du sol.
Le sombre, le noir, le néant...
Aucune trace de lumière possible à travers cette chose, peu importe de quoi il s'agissait.
- Ce n'est pas un Chien de l'Enfer, constata Cloud alors qu'il s'armait de la Buster Sword.
Nero secoua la tête. Lui aussi, cela le dépassait.
Mais après tout, s'il pouvait créer des chiens de l'enfer, il pouvait tout aussi bien créer des entités d'apparence humaine.
Cela ne changeait rien au fait que cette créature pouvait réellement provenir de l'enfer. Tout dans son apparence était diabolique.
- Il ne doit pas être seul, renchérit Vincent.
Bien sûr qu'il ne l'était pas.
- Tu vas dégager d'ici ! cracha Cid, s'adressant à la créature. Tu vas retourner auprès de ton maître et tu vas nous foutre la paix !
Nero leva les yeux au ciel.
Comme si cette chose allait obéir...
Pendant de longs instants, personne ne bougea. Personne ne parla. La silhouette se contentait de leur faire face. Elle ne montra aucun signe d'hostilité, aucun signe d'agressivité.
Elle se contenta seulement de demeurer immobile, à les regarder, à les observer en silence. Nero se demanda même si la créature était capable de parler, de communiquer avec eux de la même manière que les humains.
Non. Cette chose n'avait aucunement besoin de parler. Le silence était sa seule manière de s'exprimer.
Un silence lourd, pesant, qui ne laissait place à un son...
C'était comme si l'audition, la lumière, le toucher n'existaient plus. Il n'y avait que le noir et l'odeur de la mort autour d'eux.
Lentement, difficilement, la créature leva son bras droit. Un bras tremblant, d'apparence faible et fragile, qu'il leva aussi haut qu'il le pouvait au-dessus de sa tête.
Ils reconnaissaient tous ce geste.
Comme si la créature démoniaque était sur le point de donner un ordre.
Cela fut le signal.
- Bien joué, tes talents de diplomate, Cid ! lui lança Barret alors qu'il visait la créature.
Il n'attendit pas et tira une première fois.
Puis, une deuxième fois.
Cela n'eut aucun effet. La créature resta debout, aucunement affectée par les attaques de Barret.
En même temps qu'elle gardait le bras en l'air, quelque chose d'autre se produisit. Des tentacules de ténèbres se rassemblèrent autour du bras en suspens pour créer, de manière progressive, une forme longue et tranchante.
Une faux.
- Il ne manquait plus que ça ! glapit Cid alors qu'il s'armait de son bâton.
La faux en l'air, la chose concentra toute son attention sur le groupe.
Une seconde... deux secondes...
Trois secondes...
Enfin, la créature abaissa sa faux, la pointant en direction du groupe.
Et avant même qu'ils n'aient le temps de riposter, des tentacules de ténèbres apparurent tout autour d'eux, formant comme une barrière qui les empêchait de bouger, de se déplacer, de s'enfuir.
Nero dégaina ses pistolets au même moment où des entités similaires à la créature démoniaque apparurent en cercle autour du groupe.
Des entités sans visage, fantomatique, armées d'une faux à la main...
Dix, compta Nero.
- On fait le ménage, cria Barret en même temps qu'il se remettait à tirer.
Sans avertissement, sans un seul bruit, comme un seul être, les entités démoniaques fondirent sur eux comme des vautours sur leur proie.
Les trois enfants avaient suivi les ordres de Tifa. Ils s'étaient barricadés, plaçant la table, le canapé contre la porte pour empêcher les êtres des ténèbres d'entrer. En même temps, Denzel, Marlène et Shiro s'étaient réfugiés dans la chambre de Shiro, sous les couvertures tandis qu'ils concentraient toute leur attention sur la porte d'entrée, terrifiés à l'idée que les Chiens de l'Enfer puissent entrer ici.
De l'extérieur, ils purent entendre les tirs répétés émanant des armes des soldats de l'ORM. Marlène garda Shiro contre elle en même temps qu'elle tenait fermement la main de Denzel. Elle essayait de conserver une attitude rassurante, mais Shiro pouvait sentir combien elle était terrorisée.
« C'est la guerre » balbutia Denzel tandis que le jeune garçon risquait un œil pour assister à la scène qui se produisait dehors.
A son tour, Shiro sortit la tête de sa couverture. Il suivit le regard de Denzel pour regarder par la fenêtre de sa chambre, qui donnait sur la rue.
Ils ignoraient précisément combien de soldats il y avait. Une dizaine, une vingtaine... Ils étaient formés en ligne, les armes pointées sur les créatures de l'enfer pour les repousser. Avec eux, Shiro remarqua également les Turks qui s'étaient joints à eux. Reno et Rude avaient quitté leur véhicule et tandis que Rude contactait quelqu'un au téléphone, Reno usait de son bâton pour frapper violemment les Chiens de l'enfer, qui se dissipaient en un nuage de ténèbres pour réapparaître par la suite, bien plus nombreux.
Les armes humaines ne pouvaient rien contre les ténèbres...
Peut-être que Rude contactait des renforts ? Shiro garda la mâchoire serrée face à ce sinistre spectacle. Dire que Nero n'était pas là... Les créatures des ténèbres étaient apparues ici et son oncle était actuellement à Junon.
- Où est Tifa ? s'écria Denzel. Je ne vois pas Tifa !
Shiro la rechercha du regard.
- Là !
Il pointa du doigt ce qu'il venait de voir.
Tifa se tenait parmi les soldats de l'ORM, aux côtés de Reeve Tuesti qui avait dégainé un fusil à pompes. Elle avait mis ses gants et envoyait des coups de poing et de pied pour repousser les créatures de l'enfer. Cela ne marchait qu'à moitié. Les créatures reculaient mais ne disparaissaient pas et se montraient bien plus agressives qu'au départ.
De son côté, Reeve Tuesti tirait à bout portant sur ses cibles tout en maniant une télécommande qui paraissait contrôler le Cait Sith qu'ils voyaient sur le champ de bataille, sur le dos d'une peluche géante en forme de Moogle qu'il maniait pour attaquer.
- Tifa est enceinte ! Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'elle se rend sur le champ de bataille comme ça ? Elle devrait s'enfermer avec nous à la maison ! paniqua Denzel.
Oui...
Shiro partageait son avis. C'était dangereux, quand bien même Tifa faisait cela pour assister Reeve Tuesti et pour protéger les enfants.
L'enfant dans le parc...
Inquiet, Shiro le chercha du regard. Où était-il ? Avait-il réussi à s'enfuir ? A se mettre à l'abri ?
Il l'espérait. Il l'espérait vraiment qu'il s'était mis à l'abri...
Soudain, Shiro fut pris d'une idée. Il se tourna vers Denzel, se détournant tant bien que mal de la scène de guerre.
- Tu as un téléphone ?
- Non, répondit Denzel.
- Moi, si ! fit Marlène alors qu'elle sortait le sien.
Shiro se rapprocha d'elle. Il commença à lui dicter un numéro.
S'ils pouvaient appeler Nero... Peut-être qu'il pourrait revenir ici le plus rapidement possible par le biais de ses portails. Il pourrait absorber les chiens de l'enfer via les ténèbres...
- Dis à Papa Nero de revenir ici !
Marlène le toisa, choquée.
- Mais Nero est à Junon ! Là-bas, ça doit être autant l'horreur qu'ici ! lui cria Marlène, la voix tremblant sous la panique.
Shiro se raidit.
Il était effrayé. Il avait pensé cela sous un coup de tête. Il était tellement paniqué que, sous le coup de la peur, il avait cru qu'appeler Papa Nero était la meilleure idée.
- On ne peut pas le contacter ! renchérit Marlène alors qu'elle était sur le point d'effacer le numéro.
Pourtant, Denzel parut partager l'avis de Shiro, à sa grande surprise.
- Oui, mais Tifa est enceinte. Si elle combat, elle risque de perdre le bébé, répliqua-t-il, impuissant.
Marlène déglutit. Denzel lui attrapa la main, la forçant à le regarder.
- On peut essayer.
- Mais... Et Papa ? Et Cloud ? Et le groupe ?
Ils furent brusquement interrompus par un bruit de verre fracassé. Leur sang se glaça. Marlène et Shiro poussèrent un cri d'horreur.
Quelqu'un avait tiré dans la fenêtre du salon. Cela avait brisé la vitre.
- Il faut au moins les prévenir de la situation ! cria Denzel. Ils sauront ce qu'il faut faire !
Marlène hésita. Pourtant, elle ne fut pas longue à se décider. Convaincue, elle appuya sur « appeler ». Denzel récupéra la couverture pour les envelopper tous ensemble, son corps se plaçant entre Marlène, Shiro et la porte, comme s'il s'agissait d'une façon pour lui de les protéger, les protéger avec son seul corps.
- Cela ne répond pas, geignit Marlène.
Elle réessaya.
Aucune réponse.
Shiro grimaça.
- Contacte Barret, alors ! suggéra Denzel. Ou Cloud ! Quelqu'un du groupe ! Quelqu'un finira par répondre !
Marlène s'empressa de s'exécuter.
L'un après l'autre, ils contactèrent les numéros de son répertoire.
« Votre correspondant n'est pas joignable actuellement... »
« Votre correspondant n'est pas joignable actuellement... »
« Votre correspondant n'est pas joignable actuellement... »
- ... Personne ne décroche, bredouilla Marlène, la voix blanche.
Cela en disait long sur la situation à Junon. D'habitude, Barret ou Cloud décrochaient presque tout de suite.
Cela allait mal, très mal.
Ils se figèrent quand, à l'extérieur, ils aperçurent Tifa se faire plaquer au sol par un chien de l'enfer qui referma sa mâchoire sur son bras droit. Fort heureusement, Reeve Tuesti intervint à temps et tira en pleine tête de la créature pour l'éloigner d'elle. Tifa se redressa et se jeta à nouveau au combat.
- Elle ne peut pas ! glapit Denzel.
Shiro se pencha à nouveau vers la fenêtre. Ignorant les avertissements de Marlène, il chercha à nouveau l'enfant aux cheveux noirs.
Il... il avait sûrement été mis à l'abri par les soldats de l'ORM.
- A l'aide !
Malgré les tirs résonnant dans leurs oreilles, Shiro entendit un appel apeuré. Immédiatement, il chercha la source de la voix.
Son cœur manqua de s'arrêter quand une vision d'horreur se dessina devant ses yeux.
Non... A sa plus grande horreur, Shiro trouva l'enfant aux cheveux noirs en train de courir comme un dératé à travers la rue, dans la direction opposée de celle d'où provenaient les chiens de l'enfer. Il se faisait poursuivre par deux créatures des ténèbres tout en appelant à l'aide.
- A l'aide ! A l'aide ! répéta-t-il.
Les yeux de Shiro s'écarquillèrent.
- Appelle Reeve Tuesti ! s'adressa Denzel à Marlène. Dis-lui qu'il y a un enfant qui a des ennuis !
La main tremblante, Marlène s'exécuta. Shiro eut un élan d'espoir quand il s'aperçut que Tifa avait remarqué l'enfant aux cheveux noirs. Tifa fonça dans sa direction pour faire barrage aux chiens de l'enfer et les éloigner de l'enfant. Malheureusement, si elle eut de la peine à en arrêter un, l'autre l'avait contourné pour prendre l'enfant en chasse.
Il devait avoir cinq ans...
Il avait cinq ans et il était si terrifié.
Shiro ne réfléchit pas. Il se pencha vers la fenêtre. Il espérait que sa voix atteigne les oreilles de l'enfant.
- A l'abri ! lui cria-t-il, désignant l'immeuble dans lequel les trois enfants se trouvaient. Réfugie-toi à l'intérieur ! A l'intérieur !
Faites qu'il l'entende.
L'enfant leva la tête vers sa fenêtre, le fixant avec terreur et confusion.
Comme s'il doutait qu'il s'adresse à lui.
- Oui ! répéta Shiro. Réfugie-toi à l'intérieur !
L'enfant s'exécuta.
Il fonça vers la porte de l'immeuble pour l'ouvrir.
Il allait s'en sortir...
Mais la porte demeura close.
L'enfant se mit à pleurer.
- C'est fermé !
Un badge.
Il fallait un badge pour entrer à l'intérieur. Shiro se pencha encore un peu plus au-dessus du balcon.
- Shiro !
Il sentit Marlène le rattraper avant qu'il ne se penche davantage, par peur qu'elle tombe. Shiro continuait de parler à l'enfant.
- Quelqu'un va t'ouvrir ! Appelle le gardien ! Le bouton rouge !
L'enfant pressa dessus.
Quelqu'un allait venir... Quelqu'un allait lui ouvrir...
En larmes, l'enfant se mit à tambouriner à la porte, appelant désespérément pour qu'on vienne lui ouvrir.
Personne ne venait.
Celui qui avait pris l'enfant pour cible se rapprocha dangereusement de l'immeuble, probablement pour lui barrer la route au cas où l'enfant cherchait à s'échapper.
Shiro n'hésita pas. Il s'éloigna précipitamment du balcon. Son badge... Son badge était certainement quelque part dans le salon...
Mais à la place, il dénicha celui de Tifa, laissé sur la petite table du salon. Il revint à toute hâte dans la chambre. Marlène réessayait d'appeler Reeve Tuesti pour les avertir que l'enfant était coincé dehors.
A nouveau, il appela l'enfant.
- Attrape !
Sans réfléchir, il lança le badge dans sa direction.
Mais il visa mal et le badge tomba hors de sa portée. Le chien de l'enfer releva la tête vers Shiro, lui adressant un regard mauvais, avant de reporter son attention sur l'enfant aux cheveux noirs, son dos se cognant contre la porte tandis qu'il reculait pour s'éloigner au maximum de lui.
- C'est ça ! On va leur lancer des objets ! s'écria Denzel.
Shiro et Denzel n'hésitèrent pas. Ils prirent tout ce qui leur passait sous la main. Des jouets, des livres, des babioles... Ensemble, les deux garçons balancèrent tout ce qu'ils avaient et visèrent le chien de l'enfer pour le tenir loin de l'enfant aux cheveux noirs.
Denzel cria aussi fort qu'il le pouvait.
- Petit ! Va prendre le badge pendant qu'on détourne son attention !
L'enfant aux cheveux noirs hésita.
Il n'avait pas le choix ! Il fallait qu'il les écoute et qu'il leur fasse confiance !
L'enfant se décida. Alors que Shiro et Denzel continuaient de lancer des objets sur le chien de l'enfer en lui hurlant de partir et de le laisser tranquille. L'enfant aux cheveux noirs était sur le point d'atteindre le badge quand il tomba lourdement sur le ventre.
La créature l'avait plaqué au sol, se plaçant sur son dos tandis que ses crocs s'approchaient dangereusement de son cou.
L'enfant aux cheveux noirs se mit à pleurer. Shiro se figea à cette vision, horrifié. A côté, Denzel appelait désespérément Reeve Tuesti ou Tifa ou un autre soldat pour qu'ils assistent l'enfant en détresse.
Peine perdue. Ils étaient trop loin d'eux. Denzel effectua des grands gestes pour que quelqu'un les remarque.
Shiro reporta son attention sur l'enfant.
Sa mère était partie...
Son père l'avait abandonné...
L'enfant n'avait personne sur qui compter...
Il allait mourir. Il allait mourir si personne ne faisait rien.
L'enfant aux cheveux noirs releva difficilement la tête vers lui. Il ne savait plus quoi faire. Il l'attendait. Il attendait à ce qu'on lui vienne en aide.
Shiro sentit une boule dans sa gorge.
Il aurait pu ressembler à son oncle plus jeune.
Ces cheveux noirs, ces yeux rouges.
- Tant pis ! Je vais descendre ! Je vais lui ouvrir ! cria Denzel.
- Je viens avec toi ! renchérit Marlène.
Mais avant qu'ils ne puissent faire quoi que ce soit, ils furent soudainement aveuglés par une lumière blanche qui passa devant eux, aussi rapide qu'une flèche.
Il avait eu juste le temps de ramasser son arme.
Shiro ne réfléchissait pas.
C'était comme si un instinct se réveillait en lui.
L'instinct de protéger... de protéger qui, en fait ?
- Shiro !
Shiro ne s'arrêta pas. Il traversa la chambre pour courir vers la fenêtre.
Et avant même que Marlène ne puisse le rattraper, il prit son élan et se jeta du balcon.
Et au moment où le chien de l'enfer était sur le point d'ouvrir la gorge de l'enfant, Shiro plongea sur lui dans un cri de guerre, son arme levée, avant de l'abattre sur la tête de la créature.
