OOC : Bonjour à tous. Voici un nouveau chapitre. J'espère que ça vous plaira. Bonne lecture !

« Mesdames et messieurs, le bus est momentanément arrêté. Pour des raisons de sécurité, veuillez rester dans le véhicule. »

Un seul message qui fut diffusé à répétition à travers le bus tandis que les sirènes résonnèrent à travers la ville, avertissant les habitants d'un danger et les incitant à se réfugier à l'abri. Ce bus venait à peine de pénétrer à l'intérieur d'Edge après une visite de deux jours à Junon. Et avant même qu'ils ne puissent atteindre le centre-ville, le chauffeur avait brusquement coupé le moteur sans explication.

Les passagers furent surpris. Au-delà de la frustration, l'inquiétude demeurait l'émotion dominante. Dans l'aile réservée aux voyages scolaires, les enfants s'agitaient sur leurs sièges tandis que les professeurs essayaient tant bien que mal de les rassurer, de leur dire que tout irait bien, qu'ils allaient bientôt repartir.

Lorraine observa à travers la fenêtre. Dehors, elle s'aperçut qu'il y avait des soldats de l'ORM qui défilaient dans les rues, les armes en joue, comme s'ils étaient en train de combattre quelque chose. Cette vision glaça le sang de la petite fille qui s'enfonça dans son siège tandis qu'à l'extérieur, des coups de feu résonnèrent à quelques kilomètres de là, faisant crier les enfants davantage.

« Calmez-vous ! » répétèrent les professeurs qui traversèrent les rangées, tenant à être présent pour chacun des enfants. Un autre accompagnateur disparut pour rejoindre le chauffeur et lui demander des explications quant à la situation incertaine.

Un petit au fond du bus était en train de faire une crise de panique. La maîtresse en charge s'empressa de le rejoindre.

Lorraine lui jeta un coup d'œil par-dessus son épaule.

Elle pourrait bientôt être dans cet état...

De nouveaux coups de feu retentirent. Lorraine se couvrit brusquement le visage, comme une manière pour elle de se retrouver protégée, en sécurité. Elle réprima un sanglot d'angoisse. Elle avait peur du danger dehors. Elle ignorait ce qu'ils étaient en train d'affronter actuellement.

Tout ce qu'elle voulait, c'était que Yuffie et Shelke soient là. Quand elle avait emménagé avec elles, les deux jeunes femmes lui avaient promis de la protéger. Que rien ne lui arriverait.

Et là, elles étaient séparées. Elle était terrifiée. Quand bien même le voyage scolaire était facultatif, Shelke avait été contre que Lorraine s'y rende. Yuffie n'avait pas été d'accord avec elle, mais Shelke avait prétexté qu'en raison de la situation instable, ce n'était pas une bonne idée.

Mais Lorraine avait insisté pour y aller. Elle l'avait suppliée jusqu'à ce qu'elle cède...

Maintenant, elle le regrettait. Elle regrettait tellement de ne pas avoir écouté Shelke.

« Je veux ma maman ! » entendit-elle un enfant pleurer derrière son siège.

Lorraine se découvrit le visage.

Oui... Elle ne voulait pas que Yuffie et Shelke. Elle voulait aussi sa maman. Elle voulait aussi son papa.

Elle avait besoin d'eux. Elle avait besoin de Mitsuko.

Serrant sa peluche Moogle contre elle, Lorraine laissa les cheveux lui couvrir le visage, ne souhaitant pas que les autres la voient pleurer.

Tout allait si vite autour d'elle...

Lentement, Lorraine glissa la main dans sa poche. Elle effleura du bout des doigts la Matéria que Yuffie lui avait donnée avant de partir à Junon. C'était interdit d'en emporter, mais cela avait été sa garantie pour que Shelke soit convaincue de la laisser rejoindre ses camarades de classe. La toucher, s'assurer qu'elle était là lui donnait un très léger sentiment de protection...

Elle pensa au téléphone.

Le téléphone que lui avait prêté Shelke. Elle avait son numéro. Les professeurs leur avaient interdit d'emporter les téléphones en voyage, mais elle l'avait camouflé à l'intérieur de sa peluche Moogle pour envoyer des messages à Shelke et Yuffie en cachette et les prévenir qu'elle arrivait et qu'elle repartait.

Est-ce qu'elle pouvait l'utiliser pour appeler Shelke ?

Même si elle n'était pas sûre qu'elle puisse faire grand-chose, lui envoyer un message la rassurerait. Au loin, les professeurs allaient et venaient, cherchant les mots pour rassurer la classe d'enfants qui devenaient de plus en plus hystériques.

Elle risquait de se faire gronder... de se faire punir...

La Ninja la plus redoutable du Wutaï !

Partenaire !

Lorraine inhala, exhala. Oui. Elle était la partenaire de la plus grande Ninja du Wutaï. Et puis, il s'agissait seulement d'un message.

Cela ne coûtait rien, n'est-ce pas ?

Ravalant ses larmes, Lorraine se terra dans l'ombre, cachant sa peluche Moogle entre ses genoux tandis qu'elle ouvrait la fermeture éclair pour en sortir le portable.

La lumière de l'écran éclaira faiblement son visage.

Le seul fait de l'avoir la rassurait...

« Tout ira bien ! Le bus repartira bientôt ! »

Lorraine chercha le numéro de Shelke.

Ce fut à ce moment-là que, de manière inattendue, le bus fut violemment ébranlé. Choquée, Lorraine en lâcha son téléphone qui tomba à ses pieds. Les enfants crièrent en chœur tandis que les accompagnateurs leur ordonnèrent de garder leurs ceintures attachées et de s'accrocher aux sièges devant eux.

Blanche, Lorraine s'exécuta, s'accrochant à celui en face d'elle tandis que le bus ne cessait pas de tanguer.

C'était affreux ! La situation empirait !

« Qu'est-ce que c'est ? » s'exclama l'un des accompagnateurs.

« Un monstre ? »

« Ou une attaque terroriste ! »

Lorraine garda les yeux clos, tandis qu'elle demeurait raide, n'osant pas lâcher le siège de peur qu'elle ne tombe.

Soudain, les secousses s'arrêtèrent de manière impromptue.

Quelques enfants lâchèrent un soupir de soulagement, mais l'expression horrifiée ne disparaissait pas de leurs visages. Ils étaient tous paralysés par la terreur.

Ils réalisèrent bientôt que le pire était encore à venir.

Quand ils relevèrent la tête pour reporter leur attention sur l'extérieur, ils comprirent bientôt avec horreur quelle était la raison de ces secousses.

Un attroupement de créatures noires avec des yeux rouges...

On aurait dit des chiens...

« Qu'est-ce que vous attendez pour leur rouler dessus ? » s'exclama un accompagnateur. « On doit sortir les enfants de là ! »

« Je n'arrive plus à démarrer le véhicule ! » leur lança le chauffeur. « Je crois qu'un pneu a crevé ! »

« Appelez l'armée ! L'ORM est là pour ça, non ? »

« J'essaie ! Vous croyez qu'on essaie de faire quoi depuis tout à l'heure ? »

« Je veux mes parents ! Je veux qu'on appelle mes parents ! »

Lorraine ferma les yeux, la gorge nouée. Elle n'arrivait même plus à crier. Aucun son n'en émanait.

Pourtant, en dépit de la peur qui l'animait, en dépit des grognements des créatures des ténèbres qui les firent sursauter, le corps de la petite fille bougea tout seul. Ce fut presque mécaniquement qu'elle se pencha en avant pour ramasser, d'une main tremblante, son téléphone.

A l'abri des regards, ses doigts composèrent, tous seuls, le message destiné à Shelke.

« On est à Edge. Aide-nous. Aide-moi. »

Sa vue se brouilla. En même temps que les Chiens de l'Enfer encerclaient le bus, Lorraine appuya sur « envoyer ».


L'obscurité avait envahi la ruelle.

Pour être honnête, c'était ce que préférait Nero. Quand bien même la situation empirait de minute en minute, il demeurait néanmoins dans son élément. Cloud avait enfourché sa moto et fauchait les Chiens de l'Enfer avec la faux des ténèbres. Il freina dans un crissement de pneu avant de lancer la faux en direction de Cid qui la reçut, lâchant son bâton.

Il para l'un des spectres, avant de couper l'air dans un arc de cercle, attaquant directement le spectre au ventre. L'instant d'après, Cid parvint à éventrer la créature, l'arme traversant le corps de l'entité qui tomba lourdement à ses pieds, formant une traînée de ténèbres autour de lui que Cid esquiva de justesse avant de ramasser son bâton.

« Mais il y en a combien, de ces saloperies ? » cracha Cid alors que lui et Vincent se rapprochaient, chacun protégeant le dos de l'autre.

Vincent tira à répétition sur un spectre, situé un peu plus loin, qui poursuivait un civil. Cela détourna son attention tandis que l'humain se réfugiait à l'intérieur d'un bâtiment.

Tandis qu'il utilisait son bras de guerre pour mitrailler les Chiens de l'Enfer, Barret leur cria de ramasser les faux des créatures tombées, au lieu de s'en partager une seule. Près de lui, Shelke effectua une roulade au sol pour attraper l'arme des ténèbres du spectre éventré tandis que Reeve Tuesti la couvrait avec son simple fusil à pompe. La faux en main, Shelke bondit en avant, prenant de court l'un des spectres qui fondit sur elle. La rapidité de Shelke fut son avantage et c'était ce qui lui sauva la vie, puisqu'elle réussit à trancher la tête du spectre avant qu'il ne lui porte un coup fatal à la gorge.

Nero continuait d'utiliser ses revolvers, maudissant encore le fait qu'il n'ait plus ses ailes métalliques. Quatre pistolets auraient été bien plus pratiques que deux.

Allez, Charon. Montre-toi. Qu'on en finisse.

Trop occupé à se concentrer sur les spectres, Nero ne vit pas l'un des molosses se jeter sur lui, le mordant au poignet. Nero sursauta de surprise, lâchant le revolver que tenait son poignet lésé.

Délicieux.

Ignorant le sang qui coulait sur ses bottes, il ne perdit pas de temps à braquer le revolver que tenait sa main valide sur la tête du Chien de l'Enfer. Il fit feu et le Chien se dissipa en un nuage de ténèbres.

Encore une fois, il s'enfuyait pour se reformer.

« Trop tard ! »

Nero étendit les bras pour l'emprisonner, ayant la ferme intention de l'absorber avant qu'il ne se décuple.

Cela fonctionna. Le nuage disparut pour se fondre dans les propres ténèbres de l'ancien Tsviet.

Néanmoins, Nero n'eut pas le temps de se réjouir. Il se mit à crier de douleur tandis qu'il s'effondra à nouveau.

« Nero ! »

Il entendit la voix de Vincent derrière lui. Nero se toucha le nez.

Du sang... Après les vomissements, il saignait du nez.

Nero fit face à Vincent et le fusilla du regard.

- Je vais bien ! Arrête de t'inquiéter pour moi.

Vincent le toisa d'un air sévère.

- Tu ne tiendras pas si tu continues de les absorber.

- Et que faire d'autre ? cracha Nero.

Il n'y pouvait rien. La compassion de celui qui avait été autrefois son ennemi l'agaçait profondément.

Il s'inquiétait pour lui ? Vraiment ? Alors qu'à l'heure actuelle, c'était Shiro pour lequel il se préoccupait ! Le fait de ne pas avoir de nouvelles le mortifiait.

Qu'est-ce que faisait Tifa, bon sang ? Pourquoi n'appelait-elle pas ?

- Dans ce cas, utilise l'une des faux, déclara Vincent alors qu'il lui lançait celle qu'il tenait en main.

- Merci. C'était mon idée, soupira Nero alors qu'il réceptionna la faux avant de prendre son élan.

Le spectre n'eut pas le temps de voir le coup arriver que Nero l'eût déjà immobilisé via ses tentacules de ténèbres. Profitant de cette diversion, Nero leva sa faux et trancha l'entité en deux parties. Alors que l'entité s'écroula, Nero prit quelques secondes pour reprendre son souffle.

Oui... Pour l'instant, les faux des ténèbres étaient les armes de salvation. Sans elles, aucune chance d'en arriver à bout et Vincent avait raison : il n'arriverait pas à toutes les absorber sans risquer de tomber dans le coma.

Peut-être que la prochaine fois, cela serait pire que le coma.

Ce fut à ce moment précis qu'il aperçut Shelke décrocher son téléphone. Elle lut quelque chose sur l'écran et quand bien même son visage n'afficha aucune émotion, Nero put sentir une intense angoisse monter en elle.

Sans décrocher un mot, Shelke se détourna du champ de bataille pour revenir hâtivement au véhicule de Barret.

« Hé ! Tu vas où ? » lui cria le propriétaire du véhicule alors qu'il balançait un coup de poing dans la tête de l'une des créatures des ténèbres.

Nero garda la faux en main tandis qu'il s'empressait de rejoindre son ancienne coéquipière Tsviet. Avant même qu'elle n'ouvre la porte pour se placer sur le siège du conducteur et démarrer le véhicule, Nero lui agrippa l'épaule pour la forcer à le regarder.

- Puis-je savoir ce que tu fais ?

Une colère froide anima les traits de Shelke tandis qu'elle se dégageait de l'emprise de Nero.

- Lâche-moi !

- Tu fuis le champ de bataille, maintenant ?

Quand bien même il méprisait Shelke, ce n'était pas du tout dans son caractère. Elle allait véritablement démarrer le véhicule et partir comme ça ?

- Qu'est-ce qui se passe ? intervint Reeve, l'inquiétude évidente sur son visage.

Nero fut celui qui s'exprima à la place, sarcastique.

- Il y a que le petit chien perdu était sur le point de déserter.

A Deepground, qu'il s'agisse de Weiss ou de Restrictor, un déserteur aurait été puni de mort.

- Tu es mal placée pour me juger et me faire la leçon ! cracha Shelke.

- Shelke. Qu'est-ce qui t'arrive ? Est-ce qu'on peut t'aider ? lui demanda Reeve, bien plus calme que Nero.

Shelke baissa la tête. La honte remplaça bientôt la colère. Apparemment, l'intervention de Reeve venait de lui faire prendre conscience sur ce qu'elle était sur le point de faire. Voler le véhicule et abandonner tout le monde derrière.

Si la situation n'était pas aussi catastrophique, Nero aurait raillé que Shelke n'avait pas changé du tout. Qu'elle eût encore l'instinct de survie propre à Deepground, peu importe qu'elle travaille maintenant avec l'ORM.

- Je suis désolée.

- Hé !

Reeve accourut vers elle. Shelke se laissa tomber contre le véhicule, se recroquevillant sur elle-même, tremblante. Elle se couvrit le visage, étouffant un sanglot.

Sérieusement ? Des pleurs ? Pourquoi pleurait-elle ?

- Shelke ! Tout va bien ? intervint Reeve, posant sa main sur son épaule pour la calmer.

- Je... je ne veux pas abandonner les personnes qui comptent sur moi.

Nero laissa les bras retomber le long de son corps.

Oui. Elle l'avait déjà dit.

- Je vous jure que je ne voulais pas vous abandonner, se justifia-t-elle, essayant malgré tout de garder un timbre calme. Je sais que vous comptez sur moi à l'heure actuelle. Mais... Lorraine... Lorraine est en danger. Elle a besoin d'aide. Elle devait revenir à Edge aujourd'hui et...j'ai peur qu'il lui soit arrivé quelque chose avec les Chiens de l'Enfer.

Nero tiqua au nom.

Lorraine ?

Pourquoi ce nom lui disait quelque chose ?

Néanmoins, Reeve parut comprendre ce qu'elle voulait dire.

- Je vais réquisitionner une équipe pour la récupérer. Mais il faut que tu restes ici ! On a besoin de toi. Dans les autres zones, il n'a été vu que des Chiens de l'Enfer. Ici, il y a également des spectres. On a besoin de tout le monde.

- Je le sais ! Je sais que vous avez besoin de moi. Mais je dois me rendre sur place. J'ai dit que je serais là pour elle. Je lui ai dit que rien ne lui arriverait. Les Chiens de l'Enfer restent dangereux.

Nero détourna le regard.

Même si les humains s'en prennent à toi, Shiro... Tu peux compter sur moi pour te protéger. Je serais toujours, toujours là pour te protéger.

Ces mots faisaient écho à ceux qu'il disait tout le temps à Shiro. Ce désir de protéger, ce désir de s'assurer que rien n'arrive à l'être aimé...

Shelke avait été affectée par l'instinct parental. Cette inquiétude, cette peur... Nero la connaissait.

- Pures balivernes.

Shelke et Reeve se retournèrent d'un bloc vers lui, le fusillant du regard. Nero poussa un soupir avant de s'exprimer :

- Tu crois réellement que tu lui seras utile en te livrant à corps perdu aux créatures des ténèbres ?

- Tu es vraiment un hypocrite. Tu es le premier à abandonner le champ de bataille pour secourir Shiro, le réprimanda froidement Reeve.

Nero inclina la tête sur le côté, nullement affecté par ses mots.

Il le savait. Il savait combien il était hypocrite.

- C'est Charon, la priorité. Vous désirez que tout cela se termine, n'est-ce pas ? Aujourd'hui, de préférence ? Si tu veux mettre Lorraine à l'abri, si tu veux faire en sorte qu'il n'y ait plus aucune attaque, qu'il n'y ait plus les Chiens de l'Enfer, qu'il n'y ait plus les spectres... Focalise-toi là-dessus. C'est moi qu'il désire. Il va certainement se montrer à un moment donné. En fuyant, en protégeant au lieu d'attaquer, tu ne feras que reporter le problème. Comment as-tu survécu à Deepground ? N'était-ce pas en attaquant ?

Oui.

Si Charon avait fait tout cela pour attirer l'attention de son « père », un père qu'il voyait en Nero pour une raison qu'il ignorait... alors, il l'attendait certainement, en se cachant dans les parages.

Oui. Nero se faisait violence pour ne pas écouter ses instincts et se ruer hors du champ de bataille pour rejoindre Shiro.

Et puis...

J'aimerais que tu me fasses confiance de temps en temps.

- Tu devrais lui faire confiance, dit simplement Nero alors qu'il remarquait une ombre passer au-dessus d'eux, sautant de mur en mur.

Il ne parlait pas seulement pour Shelke.

Mais également pour lui-même.

C'était idiot. Il avait toujours protégé Shiro.

Et maintenant, alors que tout indiquait que l'enfant était en danger, au lieu de rejoindre l'une des personnes qu'il aime, il restait sur le champ de bataille avec des humains qu'il détestait.

Laisse-moi essayer.

Et là, il disait qu'il devait lui faire confiance?

Les poings de Nero se mirent à trembler.

N'y avait-il pas un risque que s'il rejoignait Shiro, Charon ne le suive et ne s'en prenne à lui ?

Bien sûr. Bien sûr qu'il s'en prendrait à lui. C'était peut-être même ce qu'il attendait. Que Nero prenne peur pour Shiro.

Honnêtement, c'était ce que ferait Nero à sa place.

Alors... autant ne pas céder à ses instincts et garder Charon éloigné de Shiro le plus longtemps possible.

- Tu es monstrueux, répliqua Shelke. Tu me dis de faire confiance à une enfant de huit ans ? Contrairement à Shiro, elle n'a pas de pouvoir. Elle ne sait pas se battre.

A son tour, Reeve leva la tête et remarqua ce que Nero avait vu.

- Laissez passer la Fleur du Wutaï ! Laissez passer la plus Grande chasseuse de Matérias !

Yuffie avait déjà pris le relais, un Shuriken dans la main et une faux des ténèbres dans l'autre. Non loin d'elle, ils aperçurent également des soldats de l'ORM monter dans un véhicule, démarrant sur les chapeaux de roue pour suivre les traces de la Ninja.

Shelke se retourna quand elle entendit Yuffie s'adresser à elle, pas du tout discrète :

- Ne t'inquiète pas, Shelke ! Je vais sauver notre fille ! Tata Yuffie est sur le coup ! Et ainsi, mon père devra s'agenouiller devant ma grandeur !

Un silence tomba.

Nero ne put s'empêcher de commenter.

- En fait... je crois que tu devrais t'inquiéter pour Lorraine, effectivement.

- Non, répondit Shelke alors qu'elle se relevait, le ton plus léger. Elle est entre de bonnes mains.

Elle adressa un signe de tête à Reeve Tuesti.

- Je dois rester ici pour protéger les autres personnes qui comptent sur moi. Lorraine... Lorraine ira bien. Je ne confierais pas sa sûreté à quelqu'un d'autre que Yuffie.

Reeve Tuesti sourit en retour.

- Je suis content, approuva-t-il.

- On devrait y retourner, fit Shelke, reprenant son ton monotone.

Sans plus attendre, ils s'éloignèrent du véhicule. Seul Nero demeura en retrait, pensif tandis qu'il entendait les derniers échanges entre Shelke et Reeve.

- Au fait... J'ai appris pour toi et Shalua.

- Oh.

Devant son attitude gênée, Shelke lui adressa un léger sourire.

- Ça va. Je ne t'en veux pas. Je suis contente qu'elle ait eu... quelqu'un comme toi pour veiller sur elle.

- Tu ne le prends pas mal ?

- Pourquoi le prendrais-je mal ?

L'attitude de la jeune fille parut soulager Reeve Tuesti. Il n'y eut plus d'autres mots. Les deux reprirent leurs armes. Reeve pointa son fusil à pompe sur l'un des spectres tandis que Shelke bondit en avant, rentrant dans le tas.

Face à cela, Nero baissa la tête, sentit une certaine envie traverser son être.

Ils avaient de la chance.

Parce que Nero aimerait vraiment que Shiro ait quelqu'un d'autre pour veiller sur lui aussi. Quelqu'un à qui l'ancien Tsviet pourrait faire confiance pour veiller sur sa sécurité.

Il n'y avait pas sa mère...

Il n'y avait pas son père...

Tout serait plus simple si Weiss était là.

Nero secoua la tête, balayant ces pensées négatives.

Il devait se concentrer.

Et surtout, il devait faire confiance à Shiro.

Cela lui donna une idée.

Si Charon le voyait comme son père à cause des ténèbres, peut-être qu'il pourrait l'attirer ici en utilisant la pleine puissance de ses pouvoirs?

Pourtant, il ignorait si cela marcherait. Et Vincent avait raison: en forçant trop sur ses pouvoirs de ténèbres, cela pourrait engendrer le même résultat que la dernière fois.

Il pourrait tomber dans le coma, voire pire.

Nero observa les ténèbres qui émanaient de ses doigts.

Il pensa à Shiro.

La résolution apparut dans ses yeux. Il devait tenter le tout pour le tout.

Il allait attirer Charon ici. Tout se terminerait enfin.

Peu importe la suite... ce que cela signifiait pour lui.

Sans hésitation, Nero tendit le bras vers le ciel.

Il referma le poing.

Ce fut une pluie de ténèbres qui se déversa sur les entités diaboliques. Nero faisait en sorte de ne toucher personne d'autre que les créatures, provoquant le plus de dommage possible à l'encontre de ces dernières.

En espérant que cette démonstration attire l'attention de Charon. En espérant qu'il oublie Shiro et qu'il se concentre sur lui.

En même temps qu'il exerçait son pouvoir, ce furent des larmes de sang qui coulèrent des yeux de l'ancien Tsviet.


Les bombes électromagnétiques explosaient les unes après les autres.

« Je n'en ai plus beaucoup ! » entendit-il Reno tandis que ce dernier lançait l'une des dernières qu'il avait, avant de saisir son bâton pour attaquer les Chiens de l'Enfer au corps-à-corps.

Shiro esquiva les crocs de l'une des créatures des ténèbres en sautant sur le côté. La mâchoire serrée, il en profita pour trancher la créature de manière horizontale.

Cela ne fera que les ralentir... Ils se multiplieront par la suite.

Pourquoi ne pouvait-il pas utiliser ses pouvoirs purificateurs comme il le souhaitait ?

L'avantage qu'il avait était son extrême rapidité. Cela lui permettait d'apparaître derrière les créatures avant qu'elles ne s'en rendent compte et de les prendre par surprise.

Rude avait contacté les renforts pour venir faire évacuer Tifa. Du coin de l'œil, Shiro le remarqua la tenir contre lui, la secouant doucement pour qu'elle reprenne conscience.

Cette seule image fit culpabiliser Shiro.

Idiot. Il faisait cela pour protéger Tifa ! Pas pour une fierté mal placée d'utiliser ses pouvoirs ! Qu'est-ce qu'il lui prenait ?

« Derrière toi ! » l'avertit Rude.

Shiro évita de peu un coup de griffe en plein visage. Il laissa échapper un cri de rage avant de transpercer la tête de la créature avec sa seule lame, le faisant dissoudre à son tour.

« ... Cloud... »

La voix de Tifa détourna l'attention de l'enfant aux cheveux blancs. Il s'empressa de rejoindre Rude et Tifa, le Turk aidant doucement la femme à se relever.

- Tifa ! Est-ce qu'elle va bien ? s'écria Shiro alors qu'il posait la main sur le bras de la jeune femme.

Tifa se prit la tête dans les mains, nauséeuse.

- Elle a besoin de soins rapidement, répondit Rude. J'ignore si le bébé est affecté ou non.

Reno hocha la tête, le visage fermé.

- On ferait mieux de décamper de là, alors. Cela ne servira à rien de rester ici.

Shiro approuva du chef. Alors que Rude soutenait Tifa en la tenant par l'épaule pour la conduire au véhicule des Turks, Shiro essayait tant bien que mal de la garder éveillée en lui parlant et en la rassurant.

- ça ira, Tifa. Tout ira bien. On va t'emmener à l'hôpital le plus rapidement possible.

Faites qu'il ne soit rien arrivé à Aerith...

Ils n'eurent pas le temps d'avancer de deux pas que le nuage s'était reformé. Le nombre de Chiens de l'Enfer avait encore augmenté.

- Vous commencez à me prendre la tête ! cracha Reno alors qu'il se ruait en avant pour les confronter.

- Cela ne sert à rien ! Plus on les tue, plus elles reviennent ! s'énerva Rude.

Shiro sentit ses poings se serrer et se desserrer. Il reprit son arme et fondit sur les créatures. Usant ses deux mains pour tenir l'arme, Shiro décapita l'une des créatures en un seul coup tranchant.

- Rude ! l'avertit son partenaire.

Rude usa son propre corps comme bouclier. Tenant Tifa contre lui, il prépara son poing et l'envoya en pleine gueule du Chien qui avait bondi sur lui.

La colère l'animant, Shiro gronda. Alors que les créatures s'attroupèrent pour leur barrer la route, ses pieds se décollèrent du sol.

- Qu'est-ce que...

Shiro sauta à pieds joints, provoquant un tremblement de terre autour de lui, les ondes de choc atteignant les créatures qui perdirent l'équilibre.

- Attention ! l'avertit Reno. Yo ! Tu es fou ou quoi ?

Shiro se retourna et réalisa avec horreur qu'il n'avait pas seulement visé les créatures. Tifa, Reno et Rude auraient pu être touchés par l'impact si cela n'avait été sans les réflexes des Turks qui avaient sauté de justesse pour échapper au périmètre de l'attaque.

Reno n'ajouta rien de plus et en profita pour frapper l'une des créatures au flanc avec son bâton. Face au danger, Shiro sortit de sa torpeur et reprit le corps-à-corps à son tour et trancha dans le sens vertical un Chien de l'Enfer qui le visait à la cheville.

- Maintenant, il faut se barrer d'ici, compris ? s'écria Reno.

Il fut soudainement interrompu par une sonnerie de téléphone. Il grogna et décrocha tandis que de l'autre main, il utilisait sa clé pour ouvrir la voiture.

- Quoi ? Un bus ? articula Reno en réponse à son interlocuteur. Yo, Tseng ! C'est chaud, là ! On a une femme enceinte blessée et un gosse diabolique sur les bras !

- Qu'est-ce qui se passe ? lui adressa Shiro tandis que Rude le poussait, lui et Tifa, dans le véhicule.

Reno l'ignora, continuant sa conversation.

- Oui, les ordres mais—pff ! D'accord !

Rude démarra en même temps que Reno s'immisça dans le véhicule, côté passager. Derrière, Shiro pressait sa main sur le ventre de Tifa, angoissé.

- Un bus s'est fait attaquer par les Chiens de l'Enfer. Il y a toute une classe d'enfants qui est piégée dedans. Ce n'est pas loin d'ici.

- Et Tifa ? déglutit Shiro.

Il remarqua l'hésitation dans les yeux de Rude.

Il avait peur qu'ils décident de laisser tomber Tifa. Qu'ils les abandonnent.

A la place, Rude s'adressa à son partenaire :

- C'est sur le chemin de l'hôpital ?

- Yo. Qu'est-ce que j'en sais ? Sûrement, soupira Reno.

- Bon.

Rude appuya d'un coup sec sur l'accélérateur.

Alors que la voiture démarra au quart de tour, prenant le chemin qu'avait pris Tifa en sens inverse, Shiro continua de chuchoter à l'oreille de Tifa :

- Ça ira, Tifa... On va y arriver...on va y arriver... accroche-toi.

Il ne pouvait pas laisser Tifa perdre son enfant.

Ce fut à la fois si rapide et si lent à la fois. Shiro ne faisait pas attention au trajet. Il gardait son attention rivée sur Tifa. Il lui parlait, la rassurait, lui évoquait Aerith, comment Marlène et Denzel étaient excités à l'idée d'une petite sœur, à quoi ils joueraient avec Aerith, Denzel et Marlène,...

Tout pour qu'elle n'abandonne pas. Qu'elle demeure éveillée...

- Merde !

Rude freina brusquement. Shiro sursauta avant de reporter son attention vers l'extérieur.

Ils étaient au beau milieu de la route. Au loin, à quelques mètres d'eux, un bus entouré de Chiens de l'Enfer bloquait le chemin.

Shiro blêmit face à ce spectacle. Pourtant, Reno se contenta d'afficher un sourire confiant.

- Mon pote. Fais le ménage.

Rude écrasa l'accélérateur une nouvelle fois et fonça dans le tas, roulant sur les Chiens de l'Enfer qui se dissipèrent sur leur chemin. Shiro leva le regard en direction du bus.

Il y avait bien des enfants à l'intérieur, observant la scène avec effroi.

Eux aussi avaient peur...

La voiture se retrouva brusquement ébranlée. Rude freina brutalement. Laissant le moteur tourner, Reno chercha quelque chose derrière son siège.

- Ah. Des munitions, approuva-t-il en dénichant les bombes électromagnétiques.

Satisfait, Reno ouvrit la portière d'un coup de pied pour s'extraire du véhicule, suivi de près par Rude qui l'imita. Avant de se lancer une nouvelle fois dans la bataille, il se retourna vers Shiro pour l'avertir, le ton grave.

- Tu restes ici, compris ? Tu ne joues pas aux héros !

Shiro ouvrit la bouche avant de la refermer. Il était sur le point de protester, mais il décida d'acquiescer à la place.

- Bon.

Rude verrouilla la portière, avant de s'éloigner le plus rapidement pour rejoindre son partenaire. De l'autre côté, un bruit de mouvement attira Shiro qui se retourna.

Les soldats de l'ORM étaient apparus, armes aux poings. Cette vision soulagea grandement Shiro. Ils se hâtèrent de prêter main-forte aux Turks pour ouvrir le feu sur les Chiens de l'Enfer et protéger le bus remplis d'enfants.

Dans la voiture, Shiro garda sa main pressée sur le ventre de Tifa. Il posa sa tête sur l'épaule de cette dernière, inhalant, exhalant.

Rude avait raison.

C'était ici, auprès de Tifa, que Shiro serait le plus utile.

Il ne devait pas jouer au héros. Il devait seulement... continuer à lui parler.

- Tout va bien... on va bientôt arriver. Tiens le coup, Tifa. S'il te plaît, reste éveillée...

Ils réussiraient...

Tifa serait en sécurité. Aerith serait en sécurité. Ils seraient tous en sécurité.

Shiro sentit une présence s'approcher de la voiture, provenant de derrière eux.

Il crut qu'il s'agissait des soldats de l'ORM. Ou des Turks qui revenaient au véhicule pour les amener à l'hôpital et soigner Tifa.

L'enfant jeta un coup d'œil par-dessus l'épaule pour vérifier qui était le nouveau venu.

Son cœur manqua de s'arrêter face au spectre sans visage qui se tenait de l'autre côté de la vitre.


Malgré les hémorragies, malgré les nausées, Nero n'avait pas dit son dernier mot. Au-delà de la fatigue, du malaise qui était sur le point de le dévorer à tout moment, en même temps qu'il coupait net les entités diaboliques, il sentit la furie monter en lui.

« Alors, Charon. Pourquoi ne te montres-tu pas ? »

Nero reprit ses pistolets et bombarda les Chiens de l'Enfer.

« Tu désires une démonstration des ténèbres, hein ? Des ténèbres de ton père ? »

Le simple fait que Charon les considérait comme liés lui donnait envie de vomir.

« Viens, montre-toi ! »

Malgré le fait que son corps criait souffrance, Nero ne s'écouta pas et absorba les créatures une nouvelle fois.

Autour de lui, la ruelle se mit à tourner.

Il était au bord de l'évanouissement. Nero se rattrapa à temps à un poteau pour se tenir debout. Inspirant, expirant, il luttait longuement pour reprendre son souffle.

Cela suffisait...

Il devait attirer l'attention de Charon par tous les moyens... avec une telle démonstration de pouvoirs, il ne venait toujours pas ?

Shiro...

« Non ! »

Le cri derrière lui attira l'attention de Nero. Hagard, l'ancien Tsviet se retourna.

Le Général MacKurie était cloué au sol, repoussant à bout de bras la faux de l'un des spectres qui avait l'intention de le scier en deux.

Sur le visage du militaire, il n'y avait que terreur.

« Au secours ! »

Nero se redressa, fixant la scène sans réagir.

Depuis quand un Tsviet respecte sa parole ?

Le voir dans cet état ne lui faisait absolument rien. Il ne ressentait aucune émotion face à cette démonstration de peur. Peut-être que s'il avait été d'humeur, il aurait même apprécié. Voir celui qui le détestait depuis le premier jour se faire déchiqueter lui aurait procuré un certain plaisir.

Plus que tout, il ne devait rien au Général MacKurie. Il était là seulement pour éradiquer les Chiens de l'Enfer, les spectres et plus que tout, Charon.

Il n'était pas là pour protéger les humains.

« Aidez-moi ! »

Je savais qu'on ne pouvait pas faire confiance à un foutu membre du Deepground !

En effet, il avait eu raison.

Nero tourna les talons, prêt à continuer son chemin.

« Je vous en supplie ! »

J'ai perdu mes trois frères à la guerre.

L'ancien Tsviet s'arrêta net dès qu'il se remémora ce souvenir.

Il se souvenait de cette conversation.

« Aidez-moi ! Je vous en supplie ! Au secours ! »

Nero ferma les yeux.

Il poussa un long, très long soupir.

Autant continuer de jouer le jeu. De prétendre à cette fausse rédemption, comme le lui avait conseillé Rufus Shinra.

Même si les Chiens de l'Enfer étaient détruits, Nero n'était pas sorti d'affaire pour autant.

Finalement, il se retourna.

Et avant même que les crocs du Chien de l'Enfer ne se referment sur la nuque du Général, les tentacules noires emprisonnèrent solidement la créature dans leurs filets.

Quant Nero referma le poing, le molosse fut absorbé, disparaissant sous les yeux de sa victime.

Encore sous le choc, le Général MacKurie se redressa lentement, faisant face à l'ancien Tsviet.

« De rien », grinça Nero, sans même lui adresser un regard.

Il allait encore se récolter des insultes.

Mais il ne l'avait pas fait pour lui, après tout.

- Je...

Le visage du Général Mackurie s'éclaira.

Son expression était plus qu'éloquente.

Une forme de gratitude.

Cette réaction surprenait un peu Nero. Il s'agissait de la première fois qu'il le considérait d'une telle manière. Qu'il lui adressait une expression quasi-positive en-dehors de la haine et du mépris pour les actions de Deepground.

Le Général MacKurie ouvrit la bouche, prêt à lui dire quelque chose.

Mais il ne put émettre qu'un cri étranglé.

Nero sursauta. Quand il abaissa le menton pour comprendre ce qui se passait, ce fut pour remarquer une lame acérée de ténèbres ressortir de son ventre.

Le Général se raidit avant de tomber lourdement au sol, comme une pierre.

« Général ! » cria Reeve Tuesti.

Charon s'était matérialisé devant eux, adressant un sourire froid à destination de Nero.

- Jolie démonstration des pouvoirs de mon père, approuva-t-il.

Au contraire d'une expression qui pouvait s'apparenter à une sorte de bienvenu, le ton de Charon était détaché.

Enfin, il était là. Il allait en finir.

Nero leva le bras vers Charon. Il était sur le point de l'absorber quand soudainement, il sentit une main lui saisir violemment la cheville.

Nero se figea, abaissant le regard.

Une main de ténèbres qui émanait d'un trou noir.

Intelligent, très intelligent.

Avant même qu'il ne puisse se dégager, ou même se téléporter pour s'en extraire, la main l'attira brusquement vers le trou.

Nero tendit la main, cherchant désespérément quelque chose à lequel se raccrocher.

Charon l'observant se débattre de toutes ses forces pour éviter d'être absorbé, le cadavre du Général MacKurie à ses pieds, fut la dernière image qui s'inscrivit dans la mémoire de Nero.

L'ancien Tsviet venait de disparaître sous les yeux horrifiés de l'ex-AVALANCHE.