OOC : Bonjour à tous. Voici le dernier chapitre de « Rejoins-moi ». J'espère que ça vous plaira. Merci à tiredvampire92, à Hahn Yan Thel et à cosmothediclonus pour votre suivi et vos commentaires.

Je pars en vacances du 7 au 21 août. Donc, je ne serais pas beaucoup active (et je vais m'accorder une pause bien méritée avant d'entamer la troisième et dernière partie de cette histoire). Sur ce, bonne lecture ! J'espère que ce final vous plaira.

D'ici, la vue était si belle.

Nero se rapprocha lentement du bord de la falaise, fixant l'horizon depuis le sommet de la montagne qui dominait toute dimension.

L'endroit exact où il avait vu Weiss disparaître...

Il se disait que de cette manière, il se sentirait proche de son frère adoré. Peut-être était-il avec lui, en ce moment même ?

Est-ce qu'il le voyait ?

Nero s'assit au bord, les jambes repliées, se recroquevillant sur lui-même.

Encore aujourd'hui, il se demandait s'il avait bien agi. S'il avait pris la bonne décision...

Laisser Shiro partir quand bien même il n'avait aucune confiance dans le monde des humains...

Nero ferma les yeux, prenant une inspiration.

Non. Il avait pris la bonne décision. C'était ce qu'il essayait de se convaincre... Weiss n'était plus présent pour lui dire s'il avait bien agi ou non.

Il espérait seulement qu'il ne l'ait pas déçu.

Mais peu importe où il était, Shiro était certainement heureux. Nero s'en assurait personnellement.

« Sir ? »

Nero se figea.

Il se retourna d'un bloc. Officier East se tenait derrière lui. Immédiatement, il lui adressa le salut militaire, tremblant de tous ses membres.

« Mes excuses, Sir ! Je vous ai suivi à travers un portail de ténèbres ! Avé, Weiss ! Pitié, ne me traquez pas dans la forêt ! »

Nero manqua de lever les yeux au ciel.

- Que me veux-tu ?

- ... je souhaitais seulement savoir par rapport à l'héritier...

- Quoi, l'héritier ?

Le ton sec et méfiant de Nero avait tout de suite fait reculer Officier East. Les ténèbres crépitant autour de lui, il savait pertinemment que s'il employait un mot de travers, il serait automatiquement absorbé.

- ... Juste... par curiosité, Sir. Je voulais seulement savoir si le petit allait bien.

- Et en quoi cela te concerne ?

- ... Pitié...

Les yeux magenta et perçants de Nero dévisagèrent l'Officier East, incrédule.

Dire qu'il était l'un des deux seuls officiers de Deepground restants...

Il repensa amèrement à la fois où il avait trouvé Shiro au bord du lac, avec Officier East. Ils paraissaient bien s'entendre. Mais il avait du mal à croire qu'Officier East soit sincèrement inquiet pour l'enfant.

Il n'y avait pas d'amis à Deepground, se rappela-t-il.

Mais... en même temps, il pensait à Weiss. Il pensait également à Shiro.

Il pensait à sa famille. Leur famille de trois...

Et il se répétait encore aujourd'hui que son rêve ne se réaliserait jamais. Ou plutôt, il s'était réalisé... pendant une période très courte.

Je crois que j'étais plus heureux durant ces derniers jours que je ne l'ai été une seule fois à Deepground.

Que lui restait-il ?

Il avait besoin de son frère, de le revoir... Il avait besoin de trouver le moyen de le faire revivre, quitte à annihiler toute l'humanité une nouvelle fois...

Il avait besoin de revoir Shiro... il voulait retourner au monde des humains pour le récupérer, le ramener ici, le garder auprès de lui...

Nero serra, desserra ses poings.

Non.

Il avait déjà commis ces erreurs. Même une fois était la fois de trop.

Chaque jour, il luttait. Chaque jour, il combattait ces pulsions meurtrières et ses envies de reconstruire cette famille de trois qu'il recherchait désespérément...

Peut-être même pouvait-il se venger sur cet officier... juste parce qu'il était son commandant, parce qu'il était en mesure de le faire.

- ... Il va bien, lui assura Nero, le ton éteint. J'ignore si j'ai fait le bon choix. Mais... je sais que c'est le choix qui le rend heureux.

- Oh, Sir...

Officier East serra son bâton, mal à l'aise tandis que Nero se rapprochait de lui, prêt à quitter le dernier endroit qui avait accueilli Weiss.

- Je crois que vous avez fait le bon choix. Après tout, personne ne devrait connaître Deepground, à moins d'y être déjà entré.

Nero posa ses yeux perçants sur l'officier, silencieux.

East sursauta avant de balbutier, prêt à prier pour sa vie :

- Pitié, Sir...

Nero secoua la tête, amer.

Il n'allait pas le tuer.

Il n'en valait pas la peine.

- ... C'est ce que je me dis aussi, répondit-il à voix basse. Je me le répète tous les jours pour me convaincre.

Nero passa devant lui, sans le regarder. Il lui adressa simplement :

- Et arrête de supplier toutes les trente secondes. Tu es un soldat de Deepground, rappelle-toi. Montre-toi digne d'être officier, le railla-t-il.

- Sir... balbutia-t-il, la voix tremblante.

Quand bien même la peur était apparente (et ne disparaîtrait probablement jamais), Nero put y discerner une trace d'admiration.

Nero fit apparaître un nouveau portail de ténèbres et était sur le point de s'engouffrer à l'intérieur pour rejoindre le campement, ou bien vers la maison pour se servir dans le caisson d'alcool et se laisser aller comme les autres jours, quand il entendit soudainement un appel.

Nero releva la tête vers le chemin de ténèbres qui s'offrait à lui, perplexe.

Quelqu'un l'appelait...

Sans hésiter, Nero changea de destination pour rejoindre la source du bruit.

« Sir ! » l'appela l'Officier.

Nero l'ignora.

A une distance de deux dimensions...

Quand Nero atteignit le bout du tunnel, il se retrouva de l'autre côté.

Dans le monde extérieur...

Nero abaissa le regard pour apercevoir au loin un Chocobo qui piaillait, se dirigeant à toute vitesse vers lui.

C'était un Chocobo qui l'avait dérangé ?

Nero poussa un soupir de frustration et était sur le point de disparaitre quand il réalisa que l'oiseau portait un message dans son bec.

Le Chocobo s'arrêta net à sa hauteur.

Un message...

Un message pour lui ?

Frappé par la curiosité, Nero tendit la main pour le recevoir. Alors que le Chocobo se nettoyait les plumes, Nero le déplia pour en lire le contenu.


« Tu as tout pris, ma puce ? »

Ils se tenaient à la sortie de l'immeuble.

La veille, Yuffie et Shelke avaient préparé les affaires de Lorraine dans le plus grand calme. Et à présent, elles étaient sur le point de lui dire au revoir.

Une voiture attendait la petite fille, garée dans l'allée. Un couple composé d'un homme et d'une femme d'âge moyen s'y tenaient à proximité. Leur attention était focalisée sur Lorraine, leur expression laissant apparaître un espoir et une tendresse qu'ils ne cherchaient même pas à dissimuler.

Même en ne les ayant rencontrés qu'une fois, Shelke savait déjà qu'ils étaient des gens bien. Et qu'ils étaient prêts à donner à Lorraine tout l'amour qu'elle méritait, à lui offrir la présence parentale qu'on lui avait retirée.

Mais malgré tout, les « au revoir » furent déchirants. Lorraine n'avait pas souhaité partir. Pas au début, du moins. Cela avait donné lieu à une longue discussion. Yuffie et Shelke avaient calculé avec la petite fille tous les avantages que cette situation lui apporterait. Elles lui avaient assuré qu'elles garderaient contact et que, comme le disait Yuffie, on ne se débarrassait pas d'elles aussi facilement. Ce fut après tout cela que Lorraine avait fini par accepter de donner une chance à ce couple.

Shelke et Yuffie essayaient de garder la face. Mais elles avaient malgré tout demandé à Vincent et Reeve d'être présents.

Ils avaient tous les deux accepté.

Yuffie étreignit fortement Lorraine, les larmes coulant sur ses joues tandis qu'elle lui murmurait ces derniers mots :

« J'ai mis des gyoza dans ton sac. »

Lorraine lui adressa une expression remplie de gratitude.

- Héhé. Et des Matérias, bien sûr.

- La Brasier, j'espère, répliqua Lorraine sans conviction.

- Héhé. La Brasier est ma préférée. Mais... ça ira. Tu peux la garder.

Sans le contexte, on aurait cru que Yuffie se souciait plus de sa Matéria que de Lorraine, même si Shelke savait pertinemment que ce n'était pas vrai.

- Merci, Tata Yuffie.

- Héhé, de rien, ma puce. Tu nous appelles quand tu es bien arrivée, ok ? Sinon, je vous traque à dos de Chocobo.

Lorraine gloussa avant de se tourner lentement vers Shelke, tendant les bras vers elle, réclamant une étreinte.

Shelke s'abaissa à sa hauteur pour l'étreindre tout aussi intensément à son tour.

- Tout se passera très bien, la rassura doucement Shelke.

- Tata Shelke...

- Je plussoie Yuffie. Appelle-nous quand tu arrives. Et... si jamais tu as un problème, sache qu'on sera toujours là pour toi.

Elle avait besoin de le dire, de le lui faire savoir.

- Promis...

- Tu vas me manquer, lui souffla Shelke, sa vision s'embuant. Nous manquer. Citron aussi, sera triste de ton absence.

Lorraine acquiesça, resserrant son étreinte.

- D'accord... tu lui feras des câlins de ma part, hein ?

- Bien sûr.

Lorraine et Shelke se détachèrent l'une de l'autre. La petite fille prit une inspiration, avant de leur déclarer :

- Je vous aime, toutes les deux.

« Je t'aimerai toujours ».

Shelke ne put s'empêcher de repenser aux derniers mots qu'elle avait échangé avec Shalua... pour une raison inconnue, cette situation la lui rappelait.

C'était stupide. Lorraine partait seulement dans sa nouvelle famille. Elles garderaient contact. Il n'y avait aucune raison de penser à cela...

- Et... je vous aime aussi, Reeve Tuesti. Merci pour tout, dit Lorraine en s'inclinant à la manière des Wutaïens.

- Tu le lui as appris ? fit Reeve en souriant à Yuffie, qui lui accorda le V de la victoire.

- Héhé, on a bien élevé cette petite.

- Et... merci aussi, Vincent Valentine.

Vincent se contenta de lui adresser un signe de tête. Lorraine reporta son attention vers le couple qui l'attendait.

Son sac à la main, elle se dirigea lentement vers eux. La mère tendit les bras vers elle pour l'accueillir tandis que le père ouvrait le coffre, prêt à y ranger le sac de la petite fille.

Yuffie et Shelke ne détachèrent pas leur regard de la petite fille. Lorsque le père ferma le coffre, Lorraine leur adressa un signe de la main en guise d'au revoir.

Un signe auquel elles répondirent en chœur tandis que Reeve et Vincent se rapprochaient d'elles, leur présence leur apportant le réconfort dont elles avaient besoin.

- Merci pour tout ! leur cria Lorraine alors qu'elle s'installait à l'intérieur.

- Héhé ! N'oublie pas ! Tu nous appelles ! insista Yuffie.

Elle avait déjà explosé en sanglots.

A côté d'elle, Shelke n'en menait pas large non plus. Et cela fut pire quand la voiture démarra, Lorraine installée à l'arrière qui continuait de leur dire au revoir d'un signe de main alors qu'elle s'éloignait peu à peu.

Cela la déchirait. Pourtant, elle savait qu'elle y serait heureuse.

Shelke se frotta les yeux, mais Vincent l'incita par un regard à ne pas se retenir et à se laisser aller. Reeve posa sa main sur l'épaule de Yuffie tandis qu'elle s'appuyait contre lui.

Est-ce que Nero avait ressenti la même chose, quand Shiro était parti ?

Shelke ne comprit même pas pourquoi elle pensait à eux.

Oui.

Oui, sans doute avait-il ressenti la même chose, finit-elle par admettre.

Yuffie s'essuya le visage, essayant de paraître joviale malgré la situation douloureuse qu'elles venaient de traverser.

- Héhé... au moins, maintenant... ça prouve qu'on est aptes à s'occuper d'enfants, non ?

- Oui, je le pense, sourit Reeve tristement.

- Super, s'exclama Yuffie en reniflant. Dans ce cas, on a plus qu'à se trouver des copains et... fonder notre propre foyer. N'est-ce pas, Shelke ? Qu'en dis-tu ? J'espère que le mien aimera les gyoza !

Shelke lui rendit un sourire doux à travers les larmes.

- Et on commence dès ce soir ! s'extasia Yuffie. On va faire des trucs d'adulte ! On va aller au bar et se trouver des mecs !

- Heu...

Quand même pas, pensa Shelke.

- Et Monsieur Vincent Valentine ici présent va venir avec nous ! s'écria Yuffie en lui agrippant le bras droit.

Le concerné se raidit.

Ah... Si Vincent venait... pourquoi pas ?

- Pas question, soupira Vincent.

- Voyons, Vincent Valentine, plaisanta Shelke à son tour, lui agrippant le bras gauche. Viens avec nous.

- Ne me dis pas que tu vas la suivre.

- Peut-être pas pour se trouver un copain comme l'aimerait Yuffie. Mais passer un bon moment dans un bar... Cela me tente. Et toi, Reeve ? fit Shelke en souriant à ce dernier.

Maintenant qu'elle savait qu'il avait fréquenté sa sœur, elle aimerait lui rendre la pareille. Elle aimerait se montrer reconnaissante à son égard pour tout ce qu'il avait fait pour elle.

Reeve se racla la gorge, gêné.

- Je devrais pouvoir me libérer.

Brusquement, ils furent tous interrompus par leurs sonneries de portable.

N'était-ce pas...

Ils décrochèrent en même temps pour lire le message.

Un message de la part de Barret.

« Tifa vient d'accoucher. »

Ils accueillirent la nouvelle avec un cri de joie.

- Je crois qu'on va devoir changer nos plans, s'esclaffa Yuffie. Bébé Aerith nous attend !

- Je suis d'accord, apprécia Reeve. Tout le monde en voiture !

- Je préfère marcher, décréta Vincent.

- Vin ! Tu n'es pas drôle !

Shelke sourit avant de ranger son téléphone.

Un nouveau membre dans leur famille.

Cela signifiait qu'une nouvelle vie commençait pour eux.

Shelke se hâta de rejoindre les autres dans la voiture de Reeve, impatiente à l'idée de rencontrer l'enfant de Cloud et Tifa.


Marlène avait envoyé une photo du bébé à Shiro.

Installé dans sa nouvelle chambre, l'enfant laissa échapper un sourire dès qu'il reçut la photo de Tifa et Cloud à l'hôpital, tenant Aerith dans leurs bras.

Elle était très jolie... elle avait le regard de Cloud, même si elle ressemblait énormément à Tifa.

Apparemment, ils avaient même reçu les félicitations de Rufus Shinra, même si Barret l'avait envoyé paître.

« Impatient ? » lui adressa Ophelia qui chargeait les cartons.

Shiro hocha la tête de manière véhémente. Oui. Il l'était. Ils avaient réservé deux billets pour revenir à Edge et rendre visite à la nouvelle famille, ainsi qu'à Denzel et Marlène.

- Tu es toujours d'accord ? lui adressa doucement sa mère qui referma le carton avec du scotch. Pour nous installer là-bas ?

L'enfant acquiesça.

Pour lui, ce n'était qu'une bonne chose.

Il resterait proche de ses amis... ainsi que de leur ancien appartement.

Un air sombre apparut sur le visage de Shiro à cette pensée. Sa mère parut deviner ses troubles. Elle s'approcha de lui, posant ses deux mains pour l'inciter à le regarder.

- Je crois que tu as reçu un message.

Elle lui désigna l'extérieur.

Shiro écarquilla les yeux, le Chocobo se tenant à quelques mètres de leur maison.

Il portait un message dans son bec.

Immédiatement, l'enfant se rua à l'extérieur pour le recueillir.

Alors qu'il caressait les plumes de l'animal qui répondit par un piaillement bienheureux, Shiro s'empressa de déplier le message.

« Je suis toujours là. »

Shiro sourit quand il reconnut l'écriture.

Alors, la rumeur disait vrai... Le Chocobo retrouverait la personne à qui on portait le message, peu importe où elle se trouvait...

Cela lui donna une idée.

Shiro prit un bout de papier et y écrivit dessus un nouveau message, qu'il adressa, cette fois-ci, à une personne différente.

« Partante pour recevoir de nouveaux comics ? »

De cette manière, ils garderaient contact.

Il le déposa prudemment dans le bec du Chocobo.

- ... Tu sais où aller, lui dit-il après une dernière caresse.

Le Chocobo se détourna de lui et se mit à galoper à toute vitesse, tenant le message fermement dans son bec.

Shiro sourit en le regardant partir, avant de rentrer à l'intérieur.

Il devait aider sa mère à emballer les cartons.


En plein milieu de la nuit, Shiro se réveilla.

Il avait senti une odeur familière...

Et quand il rouvrit les yeux, il eut du mal à réprimer un sourire quand il vit les halos de ténèbres se matérialiser dans sa chambre.

Quelques instants plus tard, son père apparut à son chevet.

Sans hésiter, Shiro se redressa et se jeta sur lui pour l'étreindre.

Nero lui répondit volontiers, posant sa tête contre la sienne.

« Tu m'as manqué » lui murmura-t-il.

Shiro acquiesça.

« Tu m'as manqué aussi... et je suis content que tu sois venu, Papa. »

Nero lui adressa un sourire tendre.

- Je t'avais dit que je viendrais avant ton départ, non ?

- Oui.

- Tiens. Je suis venu te rapporter cela.

Le Tsviet sombre lui tendit un objet que Shiro n'aurait jamais espéré revoir un jour.

Son baladeur.

Par réflexe, Shiro reporta son regard sur « Terre », posée contre son mur, prêt à l'usage si cela était nécessaire.

- Et aussi...ajouta Nero en lui tendant l'appareil photo, les photos qu'on a pris ensemble.

Shiro le reçut.

Des photos d'eux trois. Des photos de Weiss.

Le coeur serré, il le questionna:

- Et tu ne souhaites pas le garder ?

- Je les ai déjà copiées, le rassura Nero, chuchotant pour ne pas réveiller Ophelia.

- ... On les regarde ensemble en écoutant de la musique ? lui demanda Shiro à voix basse.

Il n'eut pas besoin d'insister.

Nero s'assit au pied de son lit et plaça un écouteur dans son oreille.

Shiro se rallongea, posant la tête sur son oreiller tandis que Nero faisait défiler les photos contenues sur l'appareil, un sourire aux lèvres.

Nero resterait jusqu'à ce qu'il s'endorme pour veiller sur lui. Il serait parti à son réveil.

Shiro ne pouvait pas espérer plus.


« Papa... »

Le champ de fleurs...

Impossible...

Cela ne pouvait pas être...

Au loin, il vit la silhouette familière courir vers lui.

L'enfant aux cheveux noirs... Charon...

Non !

Et comme par automatisme, il étendit les bras pour le serrer dans ses bras.

Allongé auprès de Shiro, l'enfant endormi à côté de lui, l'écouteur toujours coincé dans son oreille, Nero se réveilla en sursaut.

Il eut l'impression de suffoquer.

Fixant le plafond, un sentiment de malaise et de terreur anima son être.

Un sentiment négatif qui se matérialisait par les ténèbres s'agitant en son être.

Il avait cru que c'était terminé...

Nero inhala, exhala.

Il aurait pu se dire que ce n'était qu'un rêve...

Mais il ne croyait plus aux coïncidences.

Nero serra, desserra les poings afin de se calmer.

Charon...

Erebus...

Nyx...

Weiss...

Les paupières de Nero se refermèrent doucement, prêt à se glisser à nouveau dans le sommeil.

Cette fois-ci...

Cette fois-ci, il espérait revoir Weiss. Qu'il le redécouvre au moins dans ses rêves, peu importe où il se trouvait maintenant.

Weiss, Shiro...

Et la vie qu'il aurait espéré pour eux.


G les observait à travers la fenêtre.

Il ne montra aucun signe de sa présence. Cela n'était pas dans son intention.

Il se contentait simplement de les surveiller.

Les observant réunis, endormis aussi paisiblement l'un à côté de l'autre, G commençait à comprendre pourquoi Weiss avait accepté de devenir l'Hôte d'Omega.

Comme un écho du passé...

G se détourna d'eux.

Ses ailes noires se déployèrent. Il était prêt à rejoindre Minerva...

Il le devait au moins à Weiss.

Le temps leur était compté.

Mais s'il en était capable, il ferait en sorte que le destin qui les attendait soit évité.

G s'envola, ne laissant derrière lui que quelques plumes noires.

Des plumes noires qui étaient devenues son symbole.