27 Septembre 1998
Raccoon City; Appartement Valentine
Jill Valentine est au chômage technique depuis que son ancien patron a dissous les STARS, ou du moins ce qui en restait, et résultat elle a fini par rester cloîtrer chez elle sans vraiment sortir, passant ses journées à regarder la TV en mangeant des pizzas ou à être assis devant son PC à jouer aux quelques jeux de sa collection, notamment Clock Tower qu'elle s'amuse à trifouiller de long en large afin de débloquer toutes les terminaisons possibles dedans.
Autant dire qu'avec aussi peu de déplacement et cet alimentation, elle a pris un peu de poids mais pas encore trop, on est encore loin du boudin sur patte.
Plus sérieusement, la femme au sang froid qu'on connaissait est plus proche d'une épave à présent, livrée à elle même.
Son frère Holt a accompagné Barry Burton au Canada chez la famille de ce dernier, afin qu'Umbrella ne puisse pas s'en prendre à lui, puisque même cette entreprise n'oserait pas s'aventurer dans les contrées où coule naturellement du sirop d'érable. Au passage, elle ne se rend plus dans sa paisible maison du Colorado et reste dans le vieil appart miteux qu'elle loue dans la ville où elle travaillait avant.
Ses autres collègues, amis, sont aussi partis loin pour la plupart.
Chris Redfield est parti en vacance en Europe pour se remettre officiellement de l'autre tragédie, mais officieusement il espère mettre en lumière les agissements de l'entreprise pharmaceutique, en enquêtant notamment du côté de leur laboratoire à Paris. Il a été obligé de se séparer de sa partenaire afin de garder quelqu'un de confiance au Midwest afin de continuer à suivre la piste de l'autre complexe secret qui s'y trouverait et abriterait un nouveau virus appelé le G.
Rebecca Chambers, quand à elle, est allée continuer sa vie comme si rien ne s'était passer, en poursuivant notamment ses études, et depuis, on a plus vraiment entendu entendu parlé d'elle, tellement qu'elle pourrait avoir été supprimée en douce qu'on ne le saurait sûrement que bien trop tard. Il y a tout de même une personne dans le coin qui sait ce qu'elle devient, et venons en à lui.
Seul Brad Vickers est resté tenir compagnie à son amie qui ne lui en veut pas de les avoir initialement abandonné dans ces bois cette terrible nuit car c'est le fait qu'il soit revenu après pour les délivrer de ce cauchemar qui importe le plus. Séparé de sa petite amie, il tente de tenir le coup assez durement et vu que le contact s'est un peu cassé entre lui et l'ancienne Delta Force qui s'est isolée du reste du monde, on ne sait pas trop non plus où il en est non plus depuis quelques semaines.
Tout ça pour dur que les temps sont durs, voir insoutenables.
Un jour, alors que le mois se termine bientôt, notre habile joueuse est en train d'éclater des monstres sur Symphony of the Night, le dernier Castlevania, sur sa Saturn en japonais en incarnant Maria, quand on vient frapper nettement à sa porte, l'interrompant dans sa partie et l'obligeant à faire pause dans le jeu afin d'être sûre de ne pas se faire buter en traître.
Quand elle va ouvrir la porte, en enlevant les chaînes qui la bloquent, ce qu'elle découvre de l'autre côté la replonge dans son propre passé qui la ronge encore aujourd'hui alors qu'elle est une adulte de 24 ans.
Au lieu d'avoir le couloir d'immeuble qu'elle s'est habituée à traversé depuis plusieurs années, il y a une salle à manger qui lui évoque tant de souvenirs puisque celle ci se trouve au sein de la demeure à Black Hawk où elle a vécu depuis aussi longtemps qu'elle peut se souvenir. D'ailleurs deux figures qui lui manquent énormément, se tiennent là en chair et en os, en train de causer paisiblement dans cette pièce, alors qu'un filtre sépia vient nous faire comprendre qu'on est parti dans un flash-back concernant une héroïne au vécu bien mouvementé.
Présentons ces personnes qui vous ne connaissez sûrement pas mais que vous apprendraient à connaître.
Hervé Valentine, nous vient de Tours, cocorico, et a toujours été passionné par les films et séries policières américaines qu'il a vu dans son enfance, étant notamment un grand fan de Columbo dont il a suivi toutes les aventures, même les plus récentes moins bien ficelées. Voilà pourquoi il est à présent Detective dans la police municipale de Central City, dans le bureau du Vice.
Brandi Valentine, surnommée "Nikkei" comme tant d'autres provenant du pays du soleil levant, a migré avec ses parents aux USA quand elle était toute petite, immédiatement après la défaite de son ancien pays contre le nouveau où elle est désormais citoyenne. Sa passion dans la vie est de collectionner les voitures miniatures, là où son travail est à la main d'oeuvre d'usine de Buick.
Les deux se sont rencontrés comme dans Grease, un été à la plage où la dame a failli se noyer en ayant une soudaine crampe tout en nageant. Le premier a réussir à la l'atteindre et à l'extirper d'une mort certaine fut le bel homme eux bleus-verts et aux courts cheveux châtains en bataille en réussissant les gestes qu'il fallait pour la faire recracher toute l'eau dans ses poumons. La femme aux cheveux tout aussi marrons foncés que ses cheveux ne l'a depuis plus quitté, et elle attend actuellement leur second enfant à naître qui sera un garçon.
Faut savoir que le nom Valentine est prononcé à la base ValentINE, à la française, et pas ValentEIN, à l'américaine.
Revoir ses deux parents fait un choc à celle où il en faut pour l'émouvoir et qui à présent a basculé à l'âge et l'apparence qu'elle avait à l'époque, donc à 13 ans avec un maquillages et des vêtements qui font bien punk, nous rappelant que nous sommes alors de retour en 1987. La grosse tignasse verte qu'elle porte est typiquement associée à cette décennie, et on est heureux de savoir qu'elle n'avait pas osé l'iroquoise.
Cette vision surréaliste semble réel pour la pauvre Jill qui est complètement paumée, d'autant plus quand les fantômes se mettent à lui parler.
Brandi : Ah te voilà Jill ! Ton père veut te dire quelque chose, et ce n'est pas une de ses blagues à nous tuer debout.
Hervé : Mes blagues sont les meilleures.
Brandi : Heureusement, ce n'est pas pour elles que je t'ai épousé.
Hervé : Tu reconnais que j'ai des qualités ?
Brandi : Peut être.
Mes mariés, deux enfants, arrêtent de s'envoyer des piques, et le père de famille se penche sur sa fille pour s'adresser à elle gentiment.
Hervé : Tu ne devineras jamais ce que ton papa chéri à prévu de faire avec toi ?
Se rappelant très bien cette conversation qu'elle avait eu autrefois, celle qui n'est pas encore une stars essayer de dire "Oui, je sais", mais tout ce qui sort de sa bouche, c'est la réponse désobligeante qu'elle a formulé à ce moment là.
Jill : Rien à foutre.
Hervé : Oh pourtant tu vas aimer la réponse.
Jill : Je ne crois pas.
Au fond d'elle, la collégienne mature s'en veut énormément pour avoir envoyé chier le meilleur des pères qu'elle pouvait avoir comme elle l'a fait, et elle aimerait juste pour s'en coller une si elle le pouvait.
Hervé : On va aller rien que tous les deux au Lakeside Amusement Park !
Jill : Celui de Silent Hill ?
Hervé : Non de Denver.
Jill : Ça ne m'intéresse pas alors fous moi la paix car j'ai pas envie de traîner avec toi !
Brandi : Jill !
Hervé : D'accord...
La claque monumentale que vient de manger le pauvre bougre, alors que la grande Valentine dans le corps de la petite pleure intérieurement, car elle aura beau vouloir imaginer d'innombrables scénarios alternatifs, elle ne pourra pas changer ce qui a déjà été écrit dans sa propre continuité.
Le paternel est accablé par les propos de sa descendance et on peut clairement voir que ça pèse réellement sur la conscience, faisant disparaître totalement la joie qui émanait de lui jusqu'à alors. Sans dire un mot de plus, il regarde les deux billets qu'il tenait dans sa main droite, dans son dos, puis les laisse tomber par terre, n'ayant pas la force de les déchirer ou les froisser, avant de tourner talons pour s'en aller.
La mère quand à elle est vraiment remontée contre celle qui est plus une épine dans le pied qu'autre chose en ces temps difficiles financièrement.
Brandi : Il a économisé pendant des mois pour t'offrir ça, et voilà comment tu le remercies ?
Jill ne peut qu'être d'accord avec celle qui l'a mis au monde sur ce point, et elle s'efforce de son mieux pour enfin reprendre le contrôle de son corps.
Dés qu'elle constate cela après avoir fait quelques pas en raccord avec sa volonté, chose qu'elle n'avait pas fait à l'époque, elle n'hésite pas une seule seconde et part essayer de rattraper celui qu'elle n'a jamais pu dire au revoir quand il a littéralement disparu du jour au lendemain en partant chercher littéralement des clopes au tabac de la ville.
Plus elle semble de rapprocher d'Hervé, plus celui ci semble s'éloigner, atteignant rapidement une dizaine de mètres de distance entre les deux, alors que les décors autour d'eux se changent pour devenir bien plus boisé, sombre et surtout brumeux, contraignant ainsi fortement la visibilité.
Une forme humaine se dessine alors à droite de notre protagoniste au pas de course, suivi d'une voix qui lui rappelle son entrainement militaire.
Zackary : Valentine, tu cours aussi que ma grand mère avec son déambulateur ! Il va te semer si tu te bouges pas le cul !
Les plaintes de son ancien officier supérieur du temps de la Delta Force la pousse à y donner son maximum, quitte à ne plus pouvoir respirer, afin d'éviter que son père ne disparaisse pour de bon, malgré le fait qu'il n'est déjà quasiment plus visible dans ce nuage qui brouille la vue.
Quelques secondes plus tard, il s'est envolé.
Ensuite vient la chute.
Une branche fait un croche patte à la coureuse qui se vautre lamentablement par terre, sans pouvoir finir avec des feuilles et de la boue plein le visage.
Non, au contraire, le sol à plutôt le goût du bitume, de manière assez étrange il va s'en dire.
Avant de comprendre ce qui lui arrive, une grosse main velue d'ours attentionné vient se poser sur son épaule droite, et une autre l'aide à se relever afin d'y voir plus clair, révélant qu'il s'agit de ce bon vieux Barry tout aussi poilu qu'il est. Celui ci est étrangement vêtu de son uniforme des S.T.A.R.S., qu'il n'est censé plus avoir mis depuis ce jour là où ils sont rentrés au bercail après une nuit d'intense souffrance tant physique que mentale.
Normal, puisqu'elle est de retour à ce moment là justement.
Autour d'elle se trouve le tôt du commissariat central de la RPD avec le Bell UH-1 Iroquois de de l'équipe Alpha qui se trouve tout près avec son moteur fraîchement coupé suite à leur atterrissage. Brad se tient le plus proche de celui ci comme c'est un peu son bébé avec lequel il s'est attaché depuis les quelques années passées à le naviguer. Quand à Chris, il bouge du mieux qu'il peut avec la blessure fraîche que lui a asséné le Tyrant, soutenu par Rebecca qui jette quelques regards à son petit ami juste derrière pour lui signifier l'amour qu'elle lui porte.
De nombreux officiers sont aussi spectateurs de cette scène, soulagés de voir leurs potes revenir vivants pour une partie d'entre eux, et intrigués sur ce qui a bien pu se passer dans ces bois là avec les pseudos cannibales qui y vivraient.
Quand ils entendront la vérité, ils auront du mal à y croire.
Ou ne voudront pas y croire, aussi, c'est une possibilité envisageable au vu de l'importance qu'Umbrella a dans la vie des familles qui peuplent Raccoon City.
Vous ne devinerez jamais qui sera le premier à annoncer qu'il les croit ?
Brian : Je vous crois !
Brian Irons, bien sûr !
Jill et ses partenaires survivants se retrouve magiquement dans le bureau assez classieux tout en étant sordide de leur gros patron dont la signature est marqué sur leur badges. Ce dernier fait bien semblant d'être de leur côté avec un jeu d'acteur assez convaincu, mimant carrément le chagrin de ne pas pouvoir leur venir en aide pour renverser la puissance société maniant de trop nombreuses ficelles.
Brian : Je suis désolé, mais même moi je ne peux rien faire contre Umbrella. Nous n'avons pas d'autre choix que de fermer les yeux sur tout ça. Cela vaut tout autant pour notre sécurité que celle de nos familles. J'espère que vous comprendrez.
Le Chef esquisse un sourire pour tenter de la rassurer et surtout les faire aller dans son sens, ce qui ne marche pas vraiment.
Barry croise les bras en soupirant, tout en gardant un œil sur son meilleur ami dont il laisse l'honneur de l'action à faire.
Brad reste en retrait, comme à son habitude, afin de ne pas lancer les hostilités.
Chris grince des dents tout en serrant des poings, étant un habitué pour emmerder ses supérieurs et s'emporter contre eux.
Jill n'est pas non plus sans une colère grandissante face à cette ordure dont elle n'avait jamais vraiment eu confiance.
Rebecca est proche de la porte de sortir, hésitant à s'en aller puisque sachant très bien que celle conversation ne va mener nul part.
Je vous laisse deviner avec ces courtes descriptions qui est celui qui va faire fermer sa gueule au moustachu en tapant du poing sur la table.
Chris : Conneries !
L'homme en vert pointe du doigt le joueur de poker en déchaînant sa fureur verbale.
Chris : Tu n'en as rien à foutre à nous ! T'es avec eux !
La femme en bleu à ses côtés posa sa paume gauche sur le bureau en rejoignant sa prise de position.
Jill : Umbrella ne restera pas impuni ! Nous ferons entendre nos voix contre eux !
Brian : Je ne ferai vraiment pas ça si j'étais vous.
Celui qui encaisse de grosses sommes pour coopérer avec les savants fous se lève de sa chaise en ricanant un peu avant de se pencher vers celle qui est la plus proche de lui afin de coller son nez au sien avec un regard bien plus flippant que celui d'Albert Wesker qui fait que notre héroïne ua béret dans sa main droite ne peut cacher cette fois ci l'effroi qui la prend soudainement en se rendant compte que ce type a les yeux d'un tueur sociopathe.
Brian : Vous n'avez aucun allié ici, et vous mourrez avant d'en avoir si vous tentez de faire les malins. Alors un conseil...
Soudainement, la grosse main de taré assez âgé choper la chevelure de la brunette à sa portée pour pousser la tête qui va avec jusqu'au morceau de bois juste en dessous, créant un fracas sonore et assommant la survivante endurcie avec une facilité déconcertante. Ses camarades à elles, se précipitent à son chevet pour s'assurer qu'elle n'a rien de grave, et ce n'est plus de peur que de mal.
Brian : Reprenez votre vie normale, et tout le monde en sortira vainqueur. Vous devriez déjà vous estimer heureux qu'on soit si gentil avec vous.
Insensible au mépris que ses employées expriment clairement sur leur visages à son sujet, il les observe avec un certain amusement à peine caché en train de quitter son chez lui, avec Chris et Barry qui se chargent de porter leur amie le temps qu'elle revienne à elle, alors que Brad et Rebecca leur ouvrent la voie.
La porte se referme derrière eux, puis l'image se brouille tout autour.
Seule l'obscurité domine, ce qui est évident puisque la principale spectatrice n'était plus au meilleure de sa forme à ce moment là.
Seules ses pensées nous parviennent, résonnant en écho dans ce lieu sans fin.
Tout a commencé comme une journée ordinaire de septembre...
Une journée ordinaire à Raccoon City, une ville contrôlée par Umbrella.
Personne n'osait s'opposer à eux...
Et ce manque de force conduirait finalement à leur destruction.
Je suppose qu'ils ont dû subir les conséquences de leurs actes, mais il n'y aurait pas de pardon.
Si seulement ils avaient le courage de se battre.
C'est vrai qu'une fois que les roues de la justice ont commencé à tourner, rien ne peut les stopper.
Rien.
C'était la dernière chance de Raccoon City...
Et ma dernière chance...
Ma dernière évasion.
Une lumière bleutée commence à inonder l'endroit, alors que les goûtes de pluie se font aussi entendre en parallèle à ça.
Jill ouvre les yeux sur un monde qu'elle n'aurait jamais voulu voir dans cet état, avec les rues de la paisible ville où elle s'était accoutumée à y vivre et parcourir les rues étroites de celle ci. À présent ces dernières ont viré rouge, et ce n'est pas l'eau qui s'y écoule en cette nuit de pleine lune plutôt sombre qui va y changer quelque chose, puisque ne sont pas des traces qui pourront aisément partir au lavage.
Pieds nues, seulement vêtue de sa robe de chambre, notre âme perdue s'avance sans trop savoir où aller, puisque les décors semblent tournoyer autour d'elle, ne laissant que le chemin d'en face, ultra long, qui est réellement possible d'emprunter.
Quelques mètres plus tard sur cette route, un silhouette finit par se dresser devant elle.
Il s'agit de Chris.
Plus ou moins.
Ce dernier est en effet bien moins frais qu'à l'accoutumé, avec du pus qui s'écoule de plusieurs points de sa peau, tandis que son couteau personnel qu'il gardé généralement dans son étui est actuellement coincée entre deux de ses côtés, avec du sang coagulé tout autour. Ses orbes blanches à la place des yeux fixent sa partenaire avec convoitise, tendant l'une de ses mains vers son visage pour espérer le toucher depuis là où il est afin de l'arracher et de mettre ce morceau de viande délicat entre ses dents pourris.
Celle qui refuse de devenir son sandwich recule de quelque pas, en cherchant sur elle une arme qu'elle n'a malheureusement pas sur elle.
Le plus surprenant se produit alors quand l'ombre de Monsieur Redfield se met à parler, d'une façon assez lente, chose qu'un zombie n'est pas censé faire.
Chris : Je suis un zombie. Et je vais te manger.
Madame Valentine écarquille temporairement les yeux face à cette scène surréaliste avant de rependre son air stoïque qu'on lui connait.
Jill : Tu n'es pas le Chris que j'ai connu.
Vexé, le mort vivant s'avance vers elle, au même rythme où elle recule.
Finalement les pieds de la métisse finissent par se plonger dans une flaque d'eau immense, se transformant au fur et à mesure de la progression en une véritable marre, avec le corps qui s'enfonce aussi de son côté dans cette mer non salée où l'on ne voit pas la fin. Ce n'est que quand la flotte arrive au niveau de la poitrine que la femme dans une situation en sa défaveur se rend compte de sa bêtise énorme.
Des mains sous marines agrippent à ses jambe,s l'empêchant de se déplacer.
Des têtes familières sortent de l'eau, toutes provenant de ceux qui ont réussi à survivre à cette nuit d'été en forêt.
Barry, Brad, Rebecca...
Ils ne la lâchent pas, peu importe comment elle se débat.
Le coup de grâce survient par la présence de son fidèle ami pour qu'il a elle a des sentiments et dont son enveloppe corporelle vidée de son âme a réussi à la rattraper, n'étant plus qu'à quelques centimètres d'elle.
Le face à face entre ces deux composant d'un duo mythique est à briser le souffle, alors que le macchabée décharné tente de montrer un semblant d'humanité à celle pour qui il aurait bravé Cerbères et Hunters de son vivant.
Chris : Désolé...
Jill : Chris...
Rien qui ne sera dit pourra empêché l'inévitable.
Le mort vivant lui saute à la gorge pour l'arracher.
Son cœur s'emballe à la pauvre femme et cette expérience déroutante fait qu'elle se réveille enfin de ce cauchemar qui allait de pire en pire.
Les yeux exorbités, la bouche sèche, son corps trempé de sa sueur, et le rythme cardiaque au-de-là de la normale, l'ancienne STARS met un petit temps avant de confirmer que tout ceci n'était pas réel, bien qu'un tel scénario n'est pas si improbable que ça.
Hormis pour quelques détails, comme les époques qui se mélangent les pinceaux, ou le zombie qui réussit à causer par miracle.
Son premier réflexe à la victime de traumas est de mettre ses mains sur son visage pour l'éponger un peu, sans vraiment faire attention au boucan ayant lieu à l'étage du dessus de son immeuble.
Putains de rêves !
Pourquoi faut il que toutes mes craintes se réunissent pour me tourmenter !?
Bordel...
Encore une nuit épuisante.
Avec mes démons qui me hantent.
Papa...
Ce vieillard et sa boite qui a causé la mort de tant de gens que j'appréciais.
Aucun rapport entre ces deux événements.
Enfin j'espère pas.
Plus rien ne me surprendrait.
Si on me dit que cet idiot blagueur a disparu parce qu'il avait mis le nez un peu trop près des activités d'Umbrella, ce ne serait guère surprenant.
Jamais il ne se laissait dissuader de poursuivre ses enquêtes.
Peut être que lui aussi avait un psychopathe à la tête de son commissariat et qu'il a vécu la même chose que moi.
Sauf qu'il a continué sur sa lancée et a fini par perdre à ce jeu.
Ce qui est bien parti pour nous arriver à nous aussi.
Chris est injoignable depuis qu'il est parti en Europe.
Je me doute qu'il a coupé toute communication pour éviter le maximum de problèmes, et les risques d'écoutes, mais...
Il y a toujours cette possibilité qu'ils l'aient eu.
Si c'est le cas...
Je...
J'essayerai d'emporter l'autre Spencer avec nous deux dans notre tombe.
Il ne doit pas rester impuni.
Je n'impliquerai pas Barry dedans.
Sa famille a déjà failli y laisser des plumes à cause du Capitaine Wesker, et je comprends tout à fait qu'il se fasse discret pour eux.
J'aurais sûrement fait de même si j'avais un mari et deux filles adorables comme Moira et Polly.
Si j'y laisse ma peau, Holt s'y plaira bien.
Tant qu'il ne leur cause pas trop de souci.
Il n'est plus le même depuis la mort de maman.
On s'est pris plusieurs fois la tête.
Malgré ça, je ne peux pas lui en vouloir.
Perdre elle est l'une des pires choses qui aurait pu nous arriver.
Surtout de cette façon.
En plus, Ailein s'est volatilisée.
Il l'aimait beaucoup.
Notre famille est brisée, et plus rien de pourra colmater la blessure.
À moins que papa refasse son apparition.
Et encore...
Voisine : Pourquoi il a fallu que tu deviennes un de ces ogres !?
Enfin intrigué par ce qui se passe non loin d'ici, Jill tend l'oreille pour écouter cela attentivement, avant d'être surprise par un coup de feu détonant dans l'appartenant d'où provenait cette voix féminine.
Plus aucun bruit n'est entendu par la suite, laissant sous entendre que cette femme a pris le choix de s'ôter la vie d'elle même.
Toutes ces personnes...
Même si elles ont fermé les yeux sur les actions que ceux qui les maintenaient en vie par le biais de leur boulot, elles ne méritaient pas cela.
Enfin bon...
Que dois je faire ?
Faire comme elle.
En finir ici et maintenant avant que les morts découvrent que je suis ici et viennent défoncer ma porte ?
Ou me battre pour un combat très certainement d'avance, mais en essayant d'emporter le plus monde au passage, y compris Scrooge.
Qui pourrait m'aider dans cette lutte ?
Peut être Claire.
Chris ne voulait pas l'impliquer dans tout ça, mais comme elle a le même sang que lui, je suppose qu'elle risque de vouloir savoir pourquoi il est aussi distant et elle risque de se mettre d'elle même en danger.
Ce sera l'occasion pour nous deux de nous rencontrer.
De ce que lui et Barry m'ont dit d'elle, on devrait bien s'entendre, malgré qu'elle s'emporte plus que moi en règle générale.
Comme son frère.
Je pourrais aussi voir si c'est vrai qu'elle pourrait usurper mon titre de "Maître du Crochetage".
Ah ah...
Ainsi que vérifier si c'est vrai qu'elle est assez libertine au point de sortir avec plusieurs personnes en même temps.
Chose que j'arriverai jamais à faire, même si j'en avais l'envie.
Bref...
Hormis elle, il n'y aurait pas grand monde pour m'aider.
Rebecca a choisi de continuer ses études, et je ne sais pas si elle voudrait vraiment s'immiscer là dedans.
Surtout à son âge.
Pour ce qui est de son petit copain...
Brad, j'ai aucune idée si il accepterait.
Clairement, il ne fera pas de lui même, de se lancer sur le front.
Mais si c'est moi qui lance l'idée, en soulignant que Chris est déjà sur place, cela augmentera les chances qu'il accepte.
Quand ses amies sont sur une pente raide, il tend toujours sa main pour les empêcher de tomber, même si l'idée de les abandon a pu lui traverser l'esprit au préalable.
Même si il nous abandonné cette nuit là, il a quand même fait rapidement demi tour et a survolé les environs pendant des heures et des heures, jusqu'à l'aube, pour espérer avoir un signe de vie de l'un d'entre nous.
C'est un ami en or.
Et moi je suis là en train de me morfondre sur moi même, à passer mes journées à jouer sans rien faire d'autres, alors que dehors la ville est en train de brûler.
Tandis que lui est quelque part là dedans, à tenter d'éviter les flammes ardentes.
Quelle conne je fais...
Nous sommes tous les deux dans ce merdier, et je suis en train de me montrer bien plus lâche qu'il ne l'a jamais été, alors que nous devrions nous entre aider dans un moment pareil.
Tant que je ne me serai pas assuré de son statut, le suicide ne sera pas une option valable.
Lui vivant, je continuerai à me battre.
Pour qu'il puisse au moins retourner auprès de la petite enfant prodige qu'il l'aime tant.
Je dois l'appeler.
En espérant que les lignes soient encore intactes, et qu'il soit chez lui.
Rien n'est moins sûr.
Son nouvel objectif est de trouver son téléphone fixe qui est quelque part dans sa chambre, et pour se faire, elle allume la lumière afin d'y voir plus clair.
Sa piaule est un vrai bazar, avec des vêtements qui traînent au sol à côté des bouts de pizza séchés et des miettes de chips que les cafards avaient l'habitude de manger quand ils étaient encore là, avant l'épidémie. Il faut dire que cet endroit n'a pas toujours été aussi bordélique, puisque ce n'est que depuis son retour parmi les vivants qu'elle a commencé à se laisser aller sur bon nombre de chose, y compris son alimentation comme il a été mentionné au tout début de ce chapitre.
Au-de-là de tout ce merdier, on pouvait relever des détails intéressants qui renvoient beaucoup à son passé tourmenté.
Nous avons déjà, pour débuter de façon soft, trois drapeaux positionnés de telle sorte à former un triangle isocèle invisible, qui représentante son appartenance au peuple américain, ainsi que ses origines françaises et japonaises, de quoi offenser quelques patriotes, plus extrêmes que la moyenne des habitants de ce pays, pour qui le reste du monde n'est rien comparé à leur beau pays. Au moins, elle gagne déjà un point en leur faveur avec l'un de ses étendards, même si elle le reperd directement avec les deux autres.
L'énorme poster Guns N' Roses est accroché au dessus de son lit au niveau de l'oreille, afin d'être sur de dormir en bonne compagnie.
Déplaçons nous de quelques mètres pour faire face à un cliché renvoyant à son entrainement militaire au sein de la Delta Force, où la voit agenouillée au premier rang, avec les cheveux encore plus court que maintenant, en compagnie de ses coéquipiers de l'époque plus leur Lieutenant Zackary Youssan. Impossible de la louper là dessus car elle est la seule femme présente, puisque cette unité d'élite de l'US Army ne recrute jamais de personnes du sexe féminin en temps normal, et ce n'est que grâce à ses performances affichées au préalable qu'elle a eu la chance d'en faire partie et de montre encore fait qu'ils ne s'étaient planté en la choisissant.
Entre son habilité du crochetage, ainsi qu'au déminage, et sa résilience, elle a impressionné ses pairs.
Dommage que cette dernière qualité lui ait fait défaut dernièrement, mais je suis sûr qu'elle se rattrapera.
Au passage, l'insigne de cette force spéciale est aussi attaché au mur, dans un coin.
En autre photo symbolisant un instant précis de son vécu, il y a celle dans le cadre près de l'unique porte de la pièce où nous pouvons y voir tous ses compagnons des S.T.A.R.S. presque qu'au grand complet puisque Rebecca n'était pas encore parmi eux à ce moment, tandis que Kevin Dooley y figure alors qu'a jamais été un de leur membre, juste un pilote de remplacement quand on voulait que ceux des deux équipes participent un peu plus sur le terrain. La même image est présent dans leurs anciens bureaux, et honnêtement, si ils avaient eu sur eux le même équipement que sur celle ci, autant dire que les monstruosités sorties des labos d'Umbrella auraient moins faire leur fier.
Outre cette représentation d'un boulot révolu, il y a aussi parmi les fringues par terre, un uniforme qui ne nous est pas indifférent puisqu'il était celui que notre spécialiste de l'introduction par effraction du groupe portait quand elle avait encore ce travail, et qui porte encore quelques traces jamais parties à la machine des nombreuses cervelles qu'elle a éclatée, ainsi que du sang d'autres atrocités comme les Chimères.
Notons au passage que son béret emblématique n'est pas là.
Une version plus performante de leurs tenues aurait dû être utilisée à l'avenir, mais à l'exception de Chris qui l'a emporté avec lui en Europe, personne d'autre ne l'utilisera.
Tant que nous sommes à parcourir les différentes tranches de la vie de notre femme sandwich, nous ne pouvons pas passer à côté de la partie familiale, avec ce souvenir d'un temps où il faisait bon de chanter sous la pluie qui repose dans un coin de son bureau personnel. Cette photographe a été faite devant la cage d'Oscar l'éléphant au zoo de Raccoon City il y a un peu plus de deux ans de ça lors de la visite annuelle qu'ils avaient l'habitude de se faire à six jusqu'au terrible carnage de celle de l'année dernière qui ne laissa qu'un seul survivant.
Présentons un peu les personnages s'y trouvant avant de détailler les événements de cette triste soirée de Mars 97.
De la gauche vers la droite, nous avons Brandi Valentine qui ne faisait pas son âge.
Holt qui faisait un peu la gueule à ce moment là sans qu'on sache pourquoi.
Ailein Bartley qui souriait à pleine dent sans que ça améliore ses charmes, au contraire.
Les parents de cette dernière, Náthan et Rachḗl, qui sont plutôt excentriques au niveau des habits, avec un petit côté rétro année 80 dans le style.
Jill n'est pas présente là dessus puisqu'elle tenait l'appareil photo qui a servi à figer ce instant dans le temps.
Si seulement, elle avait su que ce serait la dernière fois qu'ils passeraient un bon moment ensemble tous ensemble.
L'année suivante, la policière n'avait pas pu être là exceptionnellement à cause d'une réunion avec ses collègues au commissariat, et son absence la sauvera de ce qui allait suivre, tout en étant peut être un signe de mauvais augure.
Un concert de rock avait eu lieu pour clore la journée au zoo, et la folie s'est emparé de la foule.
Les spectateurs du show se sont mis subitement à s'entre attaquer sans raison apparente et ils se sont pratiquement tous entre tués, ne laissant que de très rares survivants incapables de se rappeler de ce qui s'est passé exactement et pourquoi ils ont participé à cette boucherie sans nom.
Parmi ces heureux rescapés se trouvait le petite frère de la grande absente qui a pu le retrouver en faisant partis des nombreuses unités de la RPD envoyées sur place pour essayer de gérer ce chaos.
Les premiers policiers arrivés ont pu assister au cœur du spectacle, et ont dit dans leur témoignages que les gens agissaient clairement comme des bêtes enragées, sans pour autant être des zombies comme ce que l'on connait de nos jours.
Pour la STARS, il ne fait aucun doute qu'Umbrella a été impliqué là dedans qu'une quelconque manière.
Surtout qu'en l'on sait que les Bartley étaient des scientifiques dans cette boite et ont mystérieusement disparu lors de cet incident avec leur fille.
Dieu seul sait ce qui a pu arriver à cette pauvre gamine.
Ce qu'ils ont pu lui faire subir.
Il y a néanmoins la possibilité que plus qu'un test d'un quelconque virus, cet attentat était en réalité un moyen de se débarrasser de ce duo possiblement gênant qui étaient si ça se trouve des précurseurs à Birkin et Mueller.
Voilà pour quoi eux et la meilleur amie du garçon traumatisé n'ont jamais été retrouvé par la suite.
Toute est possible une fois qu'on s'est renseigné sur Sir Spencer et ses méthodes de nettoyage abusées.
Et après on s'étonne que ça finisse par dérapé à un moment donné.
Tout ça pour dire que Jill avait sans le savoir déjà un sacré passif avec cette compagnie, et je vous épargne la théorie plus haut par la concernée où ils pourraient avoir été aussi impliqués dans la disparition de Hervé Valentine.
Là, c'est de l'extrapolation car il n'y a pas de preuves qui tendent vers ce scénario pour l'instant.
Dans tous les cas, nous avons presque fini de faire le tour de la décoration, et on va finir avec des détails plus amusant.
Notre geek qui le cache très bien, a un PC Windows de 96 avec lequel elle passe une bonne partie de son temps libre, quand elle n'est pas sur sa Sega Saturn qui avait tendance à faire rire Chris qui préférait largement la Playstation en comparé. De quoi rappeler bon nombre de duels de l'époque, où l'on pouvait y rajouter en candidats sérieux la très récente Nintendo 64, ou encore la vieille Jaguar...
Vous entendant déjà rigoler derrière vos écrans, je vais abréger et enfin en venir à l'élément que notre héroïne chercher depuis tout à l'heure, à savoir son téléphone fixe qui n'a pas besoin de faire signe pour qu'elle le remarque, se tenant droit à côté de l'une des enceintes de l'ordinateur.
N'ayant pas besoin de tourner un quelconque cadran pour composer le numéro, elle tape celui de Brad puis tient l'appareil près de son oreille gauche, tout en priant intérieurement que son ami décrochera et ne la laissera pas seul face à l'apocalypse.
Sa lourde respiration laisse témoigner de ses craintes qu'elle s'efforcent à ne pas montrer physiquement, alors qu'il n'y aucun témoin de cette faiblesse.
Quand il devient auditivement clair qu'une personne décroche à l'autre bout, et que la voix qu'elle connait bien s'exprime, elle ne peut s'empêcher de pousser un petit soupire de soulagement.
Brad : Jill, c'est bien toi ?
Jill : Oui. Désolée de ne pas t'avoir contacté plus tôt. Je n'étais plus que l'ombre de moi même jusqu'à enfin prendre conscience que je pouvais pas rester là sans rien faire à attendre la parole. Sans ma lâcheté, des vies auraient pu être déjà sauvés.
Brad : Ne t'en veux pas trop pour ça. L'important est que tu sois redevenu celle qu'on respecte. Et que tu m'ai redonné la place du lâche du groupe.
Jill : Notre mascotte, la Poule Mouillée. Qu'est ce qu'on ferait sans toi ?
Brad : En tout cas, je suis heureux de ta savoir en vie.
Jill : De même.
Brad : Cela fait plusieurs jours que je n'ai pas quitté mon appart, ayant trop peur de sortir, je dois te l'admettre.
Jill : J'ai pas fait mieux, avec le chaos qu'il y a depuis que les zombies sont de sortie.
Brad : Cette nuit, il y avait beaucoup de bruit à l'extérieur, et j'ai même entendu plusieurs hélicos. Mais depuis, plus rien. C'est même un peu trop calme ce matin, et je n'aime pas ça.
Jill : Je me réveille quand la bataille est déjà perdue.
Brad : Je t'ai dit de ne pas t'en vouloir. Sans toi, Rebecca et les autres n'auraient pas réussi à s'en sortir de ce manoir de l'enfer. Tu as su garder la tête froide tout du long. On ne t'en veut pas d'avoir craqué une fois le calme revenu, et après ce que Irons t'a fait.
Jill : Merci.
Brad : Tu crois que le commissariat est tombé sous leurs mains putrides ou pas ?
Jill : Je ne sais pas, mais il faudrait aller s'y assurer.
Brad : On se rejoint là bas ou... On se retrouve ailleurs.
Jill : Tu passeras forcément près de chez moi pour aller là bas, alors autant que tu viennes me prendre au passage.
Brad : C'est logique. Je ferai ça.
Jill : Par contre sois prudent. N'oublie pas qu'il n'y avait pas que des zombies au manoir, alors si tu tombes sur autre chose, privilégie la fuite si c'est possible.
Brad : La fuite, ça me connait, hé hé !
Jill : Ouais, t'en vante pas.
Ces petits touches d'humour servent à dédramatiser cette situation, seulement trahis par l'anxiété qui se dégage de leur voix.
Brad : Je serai là dans une ou deux heures chez toi grand max.
Jill : Ça marche.
Brad : À plus.
Jill : À plus tard oui.
Cette conversation se termine avec une lueur d'espoir accompagnée d'un objectif sans ambiguïté qui sera de se rendre à deux jusqu'au siège de la police locale afin de voir combien de personnes non infectés s'y trouvent et organiser ensemble une stratégie pour fuir la capitale des expériences de sciences fictions tout droit sorties d'une série Z.
Reste plus qu'à attendre le pilote trouillard.
