Pas de nouvelles, bonnes nouvelles.
Pas dans ce cas précis.
Quatre heures se sont écoulés depuis l'appel passé à Brad Vickers par sa fidèle camarade Jill Valentine qui en a profité d'ailleurs pour s'habiller afin d'être prête pour quand il arrive, mais nous reviendront sur ses habits dans même pas quelques minutes alors patientez juste un peu, ce ne sera pas long.
Petits pervers.
Personne ne s'est pointé, et ça, elle ne sent que ce n'est pas bon, pas bon du tout.
Le silence est maître des lieux dans son immeuble, avec les seuls sons provenant des rues extérieures qu'elle peut observer depuis la fenêtre de son salon où elle se trouve, cachée par un rideau. Une alarme de bagnole résonne sur plusieurs pâtés de maisons aux alentours, attirant des centaines d'ombres humanoïdes qui viennent se coller contre sa source qui s'avère n'est autre qu'une magnifique Lotus Elise de l'année dernière, bien que je peux vous assurer que ce n'est pas son côté précieux qui attirer cette foule en délire, loin de là.
Il faudrait qu'ils puissent encore concevoir le charme d'une telle merveille pour que ça soit le cas, et Dieu seul sait si il leur reste assez de matière grise dans la cervelle en décomposition pour pouvoir s'en rendre compte.
Au final, pas de traces d'un quelconque gilet jaune, qu'il soit vivant ou mort, voir mort-vivant.
Peut être erre t-il près d'un rond point ?
Un traître un la cause policière certains le clameront, tandis que d'autres souligneront son courage.
Dans tous les cas, il faudrait qu'il se montre pour qu'on puisse en juger.
La stars des STARS se mordille les lèvres en refermant le morceau de tissu qui empêchera de continuer à voir ce paisible havre de paix partir en lambeau, complétement désolé, sauf pour ce qui est des mangeurs de chairs qui rôdent dans ses ruelles, pour vous y entrainer si vous y passer d'un peu trop près sans y faire attention.
Rien de très folichon, et elle redoute que son ami en ait fait les frais.
Quelque chose lui est arrivé.
J'en suis persuadé.
Aussi lâche peut il l'être par moment, il ne m'aurait pas abandonné.
Le trajet entre chez lui et chez moi n'est pas si long, même si on prend en compte les embûches sur celui ci.
Quelque chose l'a retardé ou l'a forcé à dévier.
Soit une horde trop importante de zombies.
Soit autre chose.
C'est ça qui me fait peur.
Quelle serait cette chose ?
Un Tyrant ?
Un Hunter ?
Une nouvelle abomination ?
Je pense que je vais devoir en avoir le cœur net.
Je ne peux pas rester plus longtemps ici car j'aime pas ce bruit que j'entends non loin de là.
Le crépitement d'un feu qui se propage.
Fallait que ça arrive.
À quelques heures de la nuit.
Pas grave, je peux le gérer.
Il faut juste que je fasse gaffe à qu'il n'y ait pas l'un de ces salopards dans les braises qui essaye de me choper.
Je vais vérifier que je n'ai rien oublié.
Voilà, vous l'avez attendu, nous allons pouvoir décrire sa tenue vestimentaire en détail.
Déjà, même si ce n'est pas du vêtement, nous restons sur l'apparence et l'esthétique, avec sa chevelure brune courte coiffée vers sa gauche où une belle mèche cache un peu l'œil de ce côté, tandis qu'à sa sa droite se trouve un petit filet de poils crâniens qui se dénotent du reste et pourrait nous donner l'envie d'aller chercher une paire de ciseaux afin de se débarrasser de cette anomalie.
Pour ce qui est des habits en eux même, on part par le haut.
Nous avons un top bleu ciel qui ne va pas plus haut que la poitrine de taille moyenne qu'il moule bien, en étant accompagné d'un holster au niveau du bassin qui sert à accueillir le Samurai Edge, d'un étui à couteau à peu près au même niveau où se trouve le sien qui lui a déjà servi au Manoir Spencer, d'une petite pochette pour y trimbaler ses papiers ainsi que son crochet de serrurière, et évidemment de sangles à ses épaules qui servent à tenir un sac à dos militaire où elle a prévu déjà d'y mettre des armes lourdes qu'elle viendra probablement à trouver au siège de la police, ou ailleurs si la chance lui sourit comme il y a quelques mois de ça.
Des brassières s'occupent de protéger ses coudes, alors que leurs cousines, les jambières, s'occupent quand à elles des genoux.
Une fine veste blanche est enroulée autour de la ceinture afin d'avoir de quoi panser ses blessures si elle venait à être touché par un survivant avec de mauvaises intentions, car il en faut pas se leurrer en se disant que les monstres d'Umbrella ne seront sûrement pas les seuls ennemis là dehors, car le mauvais de l'Homme a tendance à se réveille dans uen situation apocalyptique comme celle ci, avec de nombreux bandits qui s'adonnent au pillage et au meurtre sans pitié.
Une minijupe noir à bandes blanches aux extrémités permettant de voir la culotte rouge de la madame, pour les pervers ou perverses qui me suivent, n'est pas vraiment la pièce de vêtements qu'on aurait tendance à vouloir porter quand on est dans une situation de survie en milieu hostile, que ça soit à Raccoon City alors que les morts se déchaînent, ou dans certaines villes de France fonctionnant comme au Bled.
Selon Jill, c'est plus agréable à se mouvoir en combattant ces rejetons de l'Enfer quand elle est habillée de la sorte, plutôt que d'avoir son uniforme du boulot qui l'avait contraint auparavant lors de l'avant goût à cette catastrophe. Bien qu'elle n'est pas conne et sait très bien qu'elle est plsu vulnérable comme ça, mais bon elle privilégie le confort à la sécurité un peu sur ce coup là.
Selon les développeurs, c'était plus bandant comme ça.
Ma mauvaise foi ne m'empêche pas de conclure sa description avec ses bottes brunes à talons s'arrêtant juste en dessous des protections aux jambes qu'elle a hésité à prendre, penchant d'abord sur ses rangers de combat qui peuvent fournir une très grande protection au vue de leur robustesse. Encore une fois, c'est le bien-être qui a pris le dessus sur le reste, ce qui pourrait être étonnant de la part de celle qui a quand même subi l'entraînement de la Delta Force.
En vérité c'est surtout qu'elle peut, selon elle, encaisser le moindre danger sans avoir besoin de la tenue appropriée, juste de l'équipement nécessaire.
C'est tout.
Une fois ce petit coup d'œil à tout ce qu'elle se trimballe terminé, notre héroïne redresse son regard, le laissant traverser le salon où elle se trouve, plonger dans une pénombre angoissante où l'on peut distinguer la télévision démodée éteinte avec ses antennes tordues de tous les côté et raffistolées comme par permis, en rajoutant encore à l'aspect délabré de cet appart miteux.
Un soupire est poussé alors que les pas s'avancent progressivement vers la porte d'entrée, lentement, le temps de penser à certaines choses.
Je ne préfère pas y penser mais il y a un risque important qu'il soit…
Ne soit plus de ce monde.
Lui qui m'a ramené à la réalité sans s'en rendre compte, il pourrait très bien m'en éloigner à nouveau.
Je ne dois pas penser à ça.
Si j'y accorde trop d'importance, je suis foutue.
Je ne peux pas me le permettre.
Il faut bien quelqu'un pour foutre un coup de pied à cette fourmilière bien trop nuisible.
Je sais cependant que seule, je ne suffirai pas à la faire tomber.
Si jamais mes coéquipiers se sont faits avoir, il faudra que je chercher d'autres personnes pour m'aider.
Même si ils sont toujours là, il faudra sûrement que je le fasse tout de même.
Je m'avance trop dans les étapes car je n'y suis pas encore.
Il faut déjà que je sorte de là.
Pense t-elle en s'armant de son courage et en ouvrant cette porte qui marquera la fin du repos sans possibilité d'y revenir, comme en témoigne les râles de l'au-delà qui se font ensuite entendre, alors qu'une soudaine chaleur exponentielle vient frapper au visage notre policière surentraînée qui ne tarde pas découvrir la source de celle ci, à savoir un mur de flamme sur sa droite dont elle ne pourra nullement espérer traverser sans finir ne merguez grillée.
Aux dernières nouvelles, elle n'a pas un corps ignifugé.
Des formes obscures s'agitent entre les éclats ardents aussi aussi mouvants, tellement qu'il est difficile dans un premier temps de les distinguer clairement, jusqu'au moment où les uns commencent à s'écarter des autres poru se rapprocher de la femme venant d'apparaître qu'ils meurent d'envie de bruler de la tête aux pieds.
Par chance, à sa gauche la voie est libre, avec la loupiote verte avec le petit bonhomme indiquant l'issu de secours qu'elle s'empresse de rejoindre sans perdre plus de temps car celui ci est précieux, poussant à coup de coude la grosse porte métallique qui coince un peu afin de retrouver à l'air libre.
Les corneilles craillent dans le ciel parsemé de nuages et où le soleil est obstrué par la fumée qui s'échappe de plusieurs endroits en ville, y compris l'immeuble où nous nous trouvons, puisque celui ci est en proie à l'insatiable vague orangée qui consume tout ce qui se trouve sur don passage, aussi efficace que l'armée crépusculaire qui inonde déjà l'entière cité.
À la différence près que l'une de ces menaces, si elle te touche, peut te faire passer de son bord, ce qui n'est pas le cas de l'autre.
Sans compter le toit, ce bâtiment est composé de 5 Floors, ou 4 étages et le rez-de-chaussée si vous préférez. Notre protagoniste habite au 4F et remarque de cet escalier secondaire à été brisé en dessous du 3F, ce qui l'empêche d'aller plus bas, car sauter n'est pas une solution envisageable. Sachant qu'elle pourrait se briser une jambe et se faire bouffer par les quelques rôdeurs qu'elle apercevoir tour en bas.
Pas le choix, elle descend d'un niveau et va devoir rerentrer à l''intérieur pour emprunter l'escalier principal qui s'y trouve.
Pourquoi ne pas emprunter l'ascenseur ?
Déjà faudrait espéré qu'il fonctionne, et même si c'était le cas, c'est une ineptie de l'envisager comme une option viable.
Vous ferez quoi si plusieurs cannibales vous attendent à la sortie ?
Même bien entraîné, ce serait votre perte.
Souvenez vous de Dawn of the Dead de George Romero.
Cela ne lui avait pas bien réussi d'être piégé dans ce lieu étroit sans voie de sortie, autre qu'une trappe inatteignable au plafond.
D'autant plus, outre ce problème, il y a le fait qu'on est en plein incendie, donc le moment idéal pour ce retrouver coincé dans cette cage mortelle.
Forçant la nouvelle porte métallique face à elle, Jill pénètre dans ce nouveau couloir ressemblant à un peu près à celui du dessus, à la différence près que le feu ne s'y est pas encore propagé, bien que la chaleur émanant du plafond laisse sous entendre que si on traîne un peu trop longtemps par ici, celui finira par s'effondrer à un moment ou à un autre.
En revanche, les goules, elles, sont bien là à réclamer de la viande fraîche pour combler leur panse toujours vide, et ils va falloir les passer.
Pas le choix, je dois forcer.
Ils sont assez isolés les uns des autres pour que je n'ai pas besoin de gâcher mes rares ressources sur eux.
Il faut juste que je ne me plante pas.
C'est parti !
Tapant un sprint dans cette ligne droite, elle nous donne l'allure d'un guépard qui doit courser une antilope en évitant et repousser les hyènes sur son trajet, tout ne priant pour qu'aucune lionne n'intervienne car avec leur envergure ce serait bien plus dur de réussir à passer aussi simplement. Sans trop de difficulté, la féline parvient à exécuter parfaitement cette mouvance sans être touché une seule fois, pas même par un bout de griffe.
Grâce à cette action parfaitement exécutée, la voilà arrivée devant les ascenseurs, ainsi que ce qui l'intéresse qui se trouve à sa droite, à savoir les marches arrangées en U qu'elle emprunte sans hésiter afin de rejoindre le 1F en ne croisant aucun autre obstacle sur la route.
En vérifiant ce qui l'attend sur cette voie de sortie où celle ci est à porté de mains, si on le bras long, Miss Valentine remarque encore une fois quelques marcheurs isolés qui n'ont pas remarqué sa présence et ne semble pas se rendre compte du danger que cela représente de traîner dans les parages, car même si ils ne ressentent pas la douleur, leur corps est loin d'être invulnérable tout de même.
N'ayant pour l'instant dépenser aucune munition, la flic d'élite se prépare sa tactique de tout à l'heure sauf que cette fois ci celle ci la mènera à l'extérieur de ce cauchemar brûlant où elle est quand même triste d'y laisser tant de bons souvenirs qui lui ont coûté la peau des fesses quand même.
Quoique, il y aura un petit obstacle au bout de sa procédure.
Au niveau du hall d'entrée, les Djinns dansant et flamboyant ont réussi à se rendre jusque là et ils bloquent la toute fin de leur haute présence.
Seul moyen d'y passer, un salto en avant ou un saut muni d'une roulade à l'atterrissage.
Simplement passer au travers est trop risqué car ses vêtements pourraient s'enflammer et cela sentirait le roussi pour elle par la suite.
Désormais, la strat a été adaptée à la nouvelle situation.
Tout devrait bien se passer.
Enfin faut pas que je me dise cela sinon ça va foirer.
Je vais plutôt me souhaiter merde.
Il vaut mieux.
C'est reparti pour un sprint, dans un couloir qui ressemblerait presque à tous les autres, jusqu'à ce qu'on arrive à l'accueil après avoir déjouer des attaques des pions adverses sur le terrain miné, ce que la pro de le la course a su faire sans problème.
La voilà alors faisant des enjambées afin de préparer la vitesse nécessaire pouvoir faire le grand saut, décollant telle une étoile pour passer au dessus des flammes lui léchant le ventre, puis se roulant brièvement en boule afin de faire un tour sur elle même, afin de parvenir à se poser sur ses pieds à même le sol de l'autre côté du mur incandescent. Heureusement que la porte n'était pas fermée car un souffle très chaud dans le dos aurait été très désagréable.
Se relevant à une allure modérée de son acrobatie, la survivante fait vite fait le tour de ce qui l'entoure, connaissant déjà bien le coin vu qu'elle pas toujours par là pour venir et partir vers/de son chez elle.
À sa gauche, il y a un balcon menant à un immeuble adjacent où quatre voisins assez peu fréquentables sont alertés par son arrivée à elle et essayent de passer par dessus bord pour aller la rejoindre tout en poussant des râles d'outre-tombe.
Devant elle, rien qu'une voiture en piteux état, avec les vitres de cassées, sans aucun trace de sang néanmoins pour confirmer qu'une tragédie y a eu lieu.
À sa droite, la sortie de l'impasse où elle se trouve avec un seul zombard pour obstruer la route, pile poil au milieu que l'éviter soit presque impossible à faire et qu'il faille en venir au contact.
Derrière elle, des merguez grillées sont en train de franchir le mur en mouvement sans avoir besoin de faire des pirouettes pour le faire.
Une seule direction est possible à emprunter, bien qu'elle présente un risque non négligeable.
Je peux l'éliminer au couteau.
Il est isolé d'autres de ses copains.
Je bloque la bouche et frappe à l'arrière.
Cela devrait le faire.
Ni une ni deux, elle accourt vers son nouvel obstacle pour le saisir avant que lui même ne puisse le faire, tenant sa féroce mâchoire d'une main comme si c'était un mini alligator, puis en le plantant à l'arrière du crâne avec sa lame tout droit sortie de son étui.
Cette action n'était pas simple à faire, or elle l'a réussi avec brio.
Lâchant le corps au sol et la voie étant libre, elle peut avancer jusqu'à monter sur une benne à ordure en plein sur le passage.
Une rue se présente alors à elle, allant de sa gauche à sa droite, où se trouve la vitrine d'un magasin qui a été caillassée par des êtres humains bien vivants et où se trouve un mannequin féminin encore droit debout, portant un top rouge bien plus court que celui de la femme en bleu, montrant le ventre, ainsi qu'une mini jupe assortie. Par dessus tout ça se trouve une veste en léopard et pour couvrir les jambes de belles cuissardes en cuir, donnant un petit côté prostituée si on est mauvais langue, ce qui n'est pas forcément péjoratif, juste réaliste.
Jill se laisse descendre de son support, seulement pour entendre de nombreux gémissements provenant de tout autour d'elle, que ça soit du côté du magasin de vêtement que l'on vient de présenter un peu son contenu, ou de son opposé, là où se trouve la supérette "Fairy Fresh Foods" qui a été totalement vandalisée, avec aussi ses vitres en morceaux.
Une peuplade de morts-vivants se montre de ces deux directions de la rue, composé notamment de lycéens issus du bahut situé de l'autre côté du bloc de bâtiments entourant ce cul de sac. Ceux ci cernent notre héroïne, ne lui laissant pas d'autre choix que de devoir prendre la porte face à elle dont elle ne sait point ce qu'il peut se trouver de l'autre côté, sachant qu'elle n'a encore rencontre aucune autre créature malfaisante que ces mutants.
Manque de bol, celle ci refuse de s'ouvrir en poussant simplement tout en tournant la poignet, et les passe rapprochent trop près d'elle malgré la lenteur connue de ceux qui les exercent.
Je n'ai pas le choix !
Je dois forcer !
Un coup d'épaule seul ne suffit pas à lui faire entendre raison, et nul question se perdre du temps à se retourner pour voir où en est l'avancé des autres.
Le deuxième coup cette fois ci est la bonne, juste quand elle sentait leurs ongles toucher sa chevelure, ce qui aurait voulu dire que si ce coup là avait foiré, elle aurait été bonne pour rejoindre leurs rangs.
Cette pensée ne l'effleure même pas une seconde, résistant à la tentation de faiblir quand il ne le faut pas.
Une ruelle étrange s'allonge face à elle jusqu'à tourner à gauche au prochain angle, et directement, nous la voyons s'y enfoncer sans jamais se retourner, alors que les fenêtres devant lesquelles elle passe ont des bras qui en sortent pour certaines d'entre elles. Ceux ci ne parviennent pas à être assez forts pour réussir à la stopper dans sa course effrénée pour sa survie, malgré leurs nombre et leur insistances.
Au moment d'atteindre le tournant, un hurlement de gamine déchire les ténèbres, perçant les oreilles de notre âme héroïque qui en est étonnée car elle ne pensait pas croiser aussi rapidement un signe de vie, et en plsu celui est très proche de là où elle se trouve, émis depuis l'autre côté de la prochaine porte qui est sur son trajet obligatoire, sans autre voies secondaires qui l'en dévieraient.
Je peux peut être faire quelque chose pour aider cette personne.
Vite !
A peine épuisée par la distance parcourue assez rapidement depuis son point de départ, la revoilà reparti comme si elle venait à peine de commencer.
Quand elle finit par rejoindre la prochaine zone, celle d'où est venu cette complainte d'une jeune fille en détresse, et où la policière que l'on suit essaye de se repérer malgré le cumule d'informations qui lui vient soudainement à travers les rétines, de toutes les directions, et on va essayer de l'assister afin qu'elle remettre tout dans l'ordre.
Du feu, du feu, du feu, absolument partout.
J'exagère peut être un peu, mais peu importe nous pouvons le regard dans cette artère, il y a la fournaise qui nous y attend, peu importe sa taille et la forme qu'elle prend. Que ça soit celle d'un pick-up renversé, d'un lampadaire penché ou encore d'un magasin de jouet dont on pourrait presque croire que sa grosse mascotte sur le toit pourrait se décrocher pour écraser notre guerrière urbaine et essayer de la poursuivre durant plusieurs pâtés de maison, l'obligeant à ramasser son fidèle béret au dernière moment afin de ne pas le perdre.
Si il n'y avait que les braises qui pouvaient vous avaler tout cru sur cette route courbée, cela se saura.
Les indésirables sont là aussi, moins flamboyant, ce qui fait qu'on ne les remarque pas aussi facilement que ce qui précède, mais ils n'en demeurent pas moins une menace sérieuse à considérer, bien qu'ils aient déjà jeté leur dévolu sur quelqu'un d'autre que la personne que l'on suit. À savoir un homme d'une quarantaine d'années tentant d'éviter de finir entre les mains sales des morts, tout en reculant dans le but de s'échapper d'eux et en jetant des regards paniqués derrière lui pour s'assurer qu'on ne le prenne pas à revers.
Ce survivant assailli tient quelque chose ou plutôt quelqu'un dans ses bras, sauf qu'il n'y aucun moyen de savoir ce que c'est exactement sans s'approcher.
Une fois toutes les données réunies, Jill les réunies afin d'en venir à la conclusion instinctive d'en venir en aide à ce pauvre type en dégainant pour la première fois son arme de prédilection emblématique puis de viser en avançant vers le groupe de corps errants afin de leur tirer dessus en évitant avec une précision exemplaire, bien meilleure que dans n'importe quel vieux RPG à la Fallout, de réussir à loger ses balles dans le crâne de ces sans cerveaux en question.
Ceux ci tombent comme des mouches, les uns après les autres, jusqu'à que leur potentielle victime soit écartée de leur danger.
Seul problème, c'est que ce boucan du tonnerre, mêlé au hurlement juste avant va probablement en fait venir d'autres par ici, notamment ceux sur les talons de la madame, dont les appels peuvent être entendu sans avoir à faire trop d'effort.
Il faut s'en aller de là au plus vite, et cet entrepôt situé de l'autre côté de l'endroit d'où provient la STARS semble une être une bonne idée, au moins temporairement, de lieu où battre en retraite, juste le temps que les choses se tassent et que l'on mette au point un plan pour retrouver Brad, dont on a presque failli oublié l'existence avec tout ce foutoir.
Notre héroïne, reprenant un peu son souffle, oriente son regard vers l'homme qu'elle a sauvé, seulement pour se rendre compte que ce qu'il tient entre ses mains est une jeune fille d'un peu moins de dix ans, toute tremblante, avec sa joue qui a été à moitié arraché. Cela doit être être qui a hurlé à mort après qu'une de ces choses ait réussi à lui mettre la main dessus, la condamnant à suivre leur destin funeste sans que rien ne puisse être fait pour endiguer ce mal qui va la corrompre petit à petit.
Ren hormis s'assurer de rester mort une fois trépassé.
Merde...
Elle est foutue.
Il faut que je le lui dise.
Une fois en sécurité.
Se mordillant les lèvres, elle finit par faire des signes au gars sous le choc et tremblant presque autant que la petite, lui faisant comprendre qu'ils doivent se rendre ensemble à cet abri juste à côté.
Se ressaisissant un peu, il agite la tête du haut vers le bas pour revenir en arrière en signe d'approbation.
Ils courent donc se planquer là bas, loin de cette horde commençant à se répandre tout au long de cette voie routière, jusqu'à la recouvrir presque entièrement, alors que des fines gouttes d'eaux tombent sur leurs vêtements, jusqu'à devenir presque torrentielles.
Cela permet d'éteindre les flammes un poil trop présente ici et là, sans pour autant faire quoique se soit pour les survivants incapables de sortir sans se condamner eux même au châtiment suprême.
Rien que cette fille, désormais infectée, ne survivra pas à la nuit.
Qu'en sera t-il des deux autres malchanceux ?
