28 Septembre 1998


Raccoon City; Entrepôt Cablebox


La pluie a enfin cessé.

Première bonne nouvelle de la journée.

Un jour s'est écoulé depuis que nous avons quitté notre policière aguerrie qui était en train de courir sans s'arrêter pour semer une horde assez impressionnante de mangeurs de chairs, tout en ayant croisé sur sa route deux survivants en proie avec ces derniers. Un père apeuré, tenant dans ses bras sa jeune fille qui venait tout juste d'être mordue au visage, perdant une partie importante de la joue gauche, en ayant poussé un hurlement à vous glacer le sang.

Par un hasard extrêmement bienvenu, la pluie est venue juste après, apaisant les flammes démoniaques qui ravageaient la ville, et désorientant les morts vivants assez pour pouvoir se réfugier dans un entrepôt adjacent sans qu'ils le remarquent, trouvant un abri de fortune pour éviter d'être mouillé et dévoré vivant. Ce coup digne de Sylvain Mirouf leur a permis de passer la nuit dans une relatif sécurité, et aux deux survivants adultes de se présenter correctement afin de partir sur de bonnes bases.

L'homme se nomme Dario Rosso, né à Molfetta dans les Pouilles au sud de l'Italie, il a migré avec sa mère aux États Unis à l'âge de huit ans après un divorce qui s'est très mal passé. Depuis il a suivi les conseils de celle à qui il doit tout et a suivi des études pour devenir vendeur, en se spécialisant dans la vente à domicile indépendante, ce qui est loin d'être une vraie passion pour lui.

En vérité il aurait voulu devenir devenir romancier, mais il n'a jamais eu l'audace de suivre cette voie malgré la belle plume qu'il a. Désormais il le regrette profondément car il n'aura probablement plus jamais l'occasion de réaliser son rêve.

Si il est à Raccoon City, c'était pour essayer de décoller dans les affaires, car à Detroit c'était la misère. Cela faisait seulement un mois de ça qu'il était ici, logeant à l'hôtel Apple Inn avec sa chère maman Odetta, sa femme Leandra, et leur enfant Amanda.

Ensemble, ils ont tenté de se frayer un chemin dans les rues de la cité déchue à la recherche d'un quelconque aide, un refuge de fortune, ou encore mieux, un échappatoire à ce cauchemar. Tout ce qu'ils ont trouvé sur leur chemin, c'est cette armée des limbes qui s'est emparée de tôt ce qui lui était cher, y compris sa descendance.

C'est quelques heures après l'arrivée sur les lieux actuels que la question s'est posé.

Que faire de la gamine de neuf ans couchée par terre qui est souffrante et ne tardera pas à nuit jouer un nouveau remake de la Nuit des Morts-Vivants ?

Ayant déjà vu des films de zombies, y compris celui susmentionné qui l'a traumatisé étant gosse, il savait ce qui allait advenir de son petit ange qui deviendra forcément un petit démon.

Cette amère et déchirante prise de conscience de ce qu'il allait devoir faire pour éviter de la voir devenir une de ses choses l'a fait s'arracher ses courts cheveux blonds en pagaille. Peu importe ce qu'il faisait, il n'arrivait pas à rassembler le courage nécessaire pour faire la bonne chose à faire.

Dans un élan de tristesse, il s'est jeté à genoux aux pieds de la flic qui leur avait évité un trépas douloureux pour l'implorer de mettre fin aux souffrances de sa fille à sa place. Stoïque comme à son habitude, cette dernière a accepté la requête en évitant de montrer qu'elle était touchée au plus profond de son cœur par les larmes d'un père au bord du gouffre.

Cela lui rappelle sa propre vie, un petit peu.

Une balle bien placée a suffit à faire les corneilles à l'extérieur, ainsi que les complaintes à l'intérieur.

Depuis, personne n'a quitté le bureau de supervision des travaux à l'étage où le geste miséricordieux a eu lieu.

Un corps sans vie de taille réduite est encore présent dans cette pièce, allongé sur le dos devant un placard fermé et une pile de cartons entassés les uns sur les autres. Les vêtements qu'il porte témoignent de la mode de cette décennie en particulière avec crop tops qui laisse le nombril bien évidence, et le track pants du plus mauvais goût, suivi par des sandales pas du tout assorti.

Une serviette blanche tachée de rouge a été placée sur le visage dans le but de ne plus voir cette vision horrifique qui hantera sûrement l'homme endeuillé toute sa vie, qu'elle soit courte ou longue.

Ce dernier est assis, l'air perdu, sur une chaise, en se tenant depuis des heures la tête entre ses mains en essayant de plus penser à ce qu'il s'est passé, et à surtout trouver le repos malgré la situation catastrophique. Sa chemise blanche et sa veste brune, dont une manche a été arrachée, sont salis par le sang de sa propre famille perdue.

Étonnamment ce n'est pas lui qui montre le plus de symptômes traumatiques entre les deux personne présentes ici, mais bien la femme qui a eu l'honneur de pouvoir avoir l'entraînement de la Delta Force, et pourtant même ça ça n'a pas suffit à la faire passer l'expérience secouante qu'a été là mission de sauvetage dans la Forêt Arklay en Juillet de cette année.

Ce qui s'est passé au Manoir Spencer n'est pas resté au Manoir Spencer, au grand dam de l'une de celles qui en souffre ironiquement le plus contrairement à ce que l'on aurait croire de prime abord.

Jill Valentine revoit encore très clairement dans esprit qui mélange passé et présent les images de ce qui s'est passé là bas, foutant un bordel pas possible qui l'empêche d'avoir des nuits paisibles et même de vivre correctement en journée. Impossible d'oublier cela, peu importe les efforts incommensurables qu'elle mettra en œuvre pour le faire.

Ces souvenirs tout autant authentique que douloureux resteront gravés dans sa mémoire.

Rien que de ravoir ces flash-back, elle en sue des litres tout en se mettant à trembler bien pire qu'un parkinsonien en pleine crise.

Au travers de ses mains bougeant contre sa volonté, elle se rappelle cette petite fille vivant sous les traits d'un monstre difforme, bien pire qu'un bossu dans une cathédrale française, quand celle ci tenait entre les siennes de mains, le crâne de sa défunte mère depuis des décennies, prenant conscience qu'elle ne pourra plus jamais être vraiment réunie avec elle, hormis dans l'au-delà.

Son dernier mot fut "Maman' juste avant de se jeter dans un vide sans fin avec ce qui restait de sa maman chérie près d'elle, pour l'éternité.

Tragique histoire que l'on doit à un seul nom, comme d'habitude dés qu'il s'agit d'Umbrella.

Oswell Earl Spencer.

Un vieillard anglais milliardaire qui est l'une des plus grosses fortunes mondiales, en plus de cumuler le fait d'être un virologue eugéniste de renom à la tête d'une de plus puissantes firmes pharmaceutiques internationales. Cet aristocrate est froid, impitoyable, élitiste, et capable de trahir ses plus proches amies pour s'accorder le plus de pouvoir que possible car son véritable but dans le vie est de contrôler ce monde après avoir créé une sorte d'utopie en usant des armes bio-organiques, car il trouve que pour l'instant notre monde va à sa perte.

Sur ce dernier point, il n'a pas tort.

Seulement, son idée farfelue n'arrangera pas les choses, loin de là.

De toute façon le karma a un sens de la justice inégalé, et donc qui sème le vent finit toujours par récolter la tempête. Son château de cartes s'écroulera sous ses pieds, l'entraînement dans une chute vertigineuse dans un trou sans fond duquel il ne pourra jamais en ressortir.

Tout ça, l'ancienne STARS ne peut que le supputer sans en avoir la certitude que j'affiche, et cela ressent au cœur de ses pensées qui s'enchaînent à une vitesse fulgurante, essayant de suivre le rythme des images dans sa tête.

Je dois rester calme.

Je dois rester calme.

Je dois rest...

Dégagez !

Je d...

Allez vous en !

Je ne veux plus revoir ça !

Pourquoi maintenant en plus !?

Il y a d'autres priorités !

Je dois trouver un moyen de savoir ce qui est arrivé à Brad.

Et aussi protéger ce pauvre père de famille.

Pauvre père de fam...

Evidemment, faut que mon esprit fasse le rapprochement entre les deux.

Entre les trois.

Ma vie.

Celle de Dario.

Celle des Trevor.

Gâchée par Umbrella.

Gâchée par les ambitions déraisonnables d'un vieillard en fin de vie.

Chris a raison, cette ordure doit payer !

J'en ai marre de toujours garder mon calme !

Ce serait tellement plus simple si j'étais lui !

Si j'arrivais a aussi bien ressentir et affichée mes émotions !

Si seulement !

Si seulement...

La sensation soudaine d'une main se posant sur son épaule fait sursauter celle qui était complétement absente de la réalité depuis plusieurs minutes.

Il s'agit de celui qui n'est en ville que depuis très peu de temps et qui se fait du souci pour elle en la voyant trembler comme une feuille morte sans raison apparente, craignant que ça soit un peu à cause de ce qu'il lui a imploré de faire auparavant. Bien que très vite une autre explication vient d'émerger dans son esprit après qu'il se soit rappelé de rumeurs qu'il a entendu à maintes reprises depuis qu'il loge dans le coin.

Ne sachant pas trop quoi dire dans cette courante situation, il finit par improviser vite fait quelque chose dans le but d'inviter à la discutions.

Dario : Est ce que je peux m'asseoir à vos côtés ?

Jill : Eu... Hum ! Bien sûr ! Bien sûr.

Perturbée par le fait que son masque lui donnant l'air toujours sûre d'elle et au contrôle avec n'importe laquelle des situations auxquelles elle fait fasse ait sauté sans prévenir à cause d'un de ces épisodes habituels où elle revoit le suicide de Lisa Trevor juste après qu'elle ait pu retrouver en quelque sorte sa maman suite à une séparation forcée de plus de trente ans.

Toujours la même chose depuis deux mois notre rescapée du Laboratoire Arklay, et pourtant elle ne s'y habitue toujours, voir même pire, les symptômes deviennent de plus en plus virulent.

Chose qui ne sera pas à négliger si elle veut se tirer de ce territoire des morts sans que ces derniers ne profitent d'un de ces moments de faiblesse pour l'emporter dans sa tombe où elle ne sera plus embêté par ses expériences passées qui reviennent la hanter.

Quoiqu'il en soit, une chaise vient racler des pieds jusqu'à ses côtés, et le bon gros blondinet décidé de lancer une conversation assez maladroitement avec sa voix rauque naturelle.

Dario : Je... J'ai beaucoup entendu parlé des STARS depuis que je suis ici, et ce qui se disait sur vous n'était pas très glorieux. Vous auriez essayé de rejeter la faute de votre incompétence lors d'une mission périlleuse ayant causé la mort de plus de la moitié de vos membres sur Umbrella afin de ne pas assumer la responsabilité de vos actes. Je ne savais pas quoi en penser de cette histoire à ce moment là, mais maintenant je comprends que vous étiez les moutons noirs de celle ci.

Jill : Ce n'est que trop tard qu'on se rend compte qu'on aurait dû écouter le vieux fou qui avait raison, au lieu de le faire taire.

Dario : Si cela ne vous dérange pas, est ce que vous pourriez me dire ce qui s'est pas lors de cette mission ?

Jill : Ce qui s'est passé... Disons qu'on est tombé dans un pièce tendu par notre Capitaine qui était un espion d'Umbrella où il nous a mené jusqu'à un manoir sous lequel se trouvait un de leurs laboratoires et où il avait eu un accident deux mois auparavant. Tout le monde était devenu des zombies, et les abominations qu'ils avaient créé se sont échappées. Nous, on était juste les cobayes de test pour voir si ces armes d'un nouveau genre fonctionnaient bien. Toutes les preuves ont disparu avec le manoir quand le système d'autodestruction l'a fait partir en fumée.

Dario : Cela devait être dur que personne ne croit en votre histoire.

Jill : Très dur, d'autant plus que notre commissaire est aussi dans le coup, en recevant de gros pots de vins pour se taire.

Dario : Le maire aussi j'imagine ?

Jill : Ce ne serait pas drôle sinon.

Dario : Bordel... Si jamais je sors de ce foutoir, je mettrai tout ça par écrit et on les fera tomber ces salauds !

Jill : Vous me faites penser à mon ami et ancien collègue Chris qui est justement parti en Europe seul pour essayer d'enquêter sur eux dans leur siège international, et d'en profiter pour récolter le plus d'infos compromettantes que possible.

Dario : Il est courageux ce Chris, plus que je ne l'ai jamais été.

Jill : Moi aussi j'ai été lâché sur ce coup là à me renfermer sur moi même et me tenir à l'écart avec peurs, en pensant que me divertir les feraient partir.

Dario : Il faut apprendre à vivre avec. C'est ce que Leandra me disait toujours. Ses parents et grands parents ont connu Franco, et ont perdu des proches à cause de son règle tyrannique. Le poids de ces décès est resté avec eux jusqu'à la fin de leurs vies.

Jill : J'imagine. Il faut toujours que ça soit les pourritures qui finissent au pouvoir.

Dario : De temps en temps, il y a un dirigeant charismatique et proche du peuple qui répare et redresse le pays.

Jill : Un Lincoln, Napoléon ou César.

Se confesser un peu sur ce qui la tracasse fait un peu de bien, même si il a fallu que ça soit auprès d'un inconnu, au lieu que ça auprès de son entourage, car elle aura beau chercher toutes les excuses du monde, elle est au minimum complice du fait de ne pas s'être confié auprès de ceux qui auraient pu al comprendre. Déjà elle aurait très bien la en parler en tête à tête avec Chris durant le temps où il était encore là puisqu'il a survécu à la même expérience qu'elle et a aussi eu son lot de traumas là bas.

Au pire, cela aurait pu aussi la rapprocher de son petit frère Holt qui n'est plus vraiment le même depuis la tragédie au zoo de l'an dernier, mais à lap lace de ça, elle a préféré l'ignorer pendant tout l'intervalle de temps qui s'est écoulé entre les deux incidents.

Loin de moi de dire qu'elle l'a bien mérité, mais elle aurait pu faire des actions bénéfiques pour elle, bien plus tôt.

Mieux vaut tard que jamais comme on pourrait le dire.

Qu'est ce qu'on fait maintenant ?

Cela fait un jour qu'on est dans cet abri de fortune qui ne résistera pas à un assaut de ces zombies si ils nous trouvent.

Il y a trop de voies d'entrées possibles, on se ferait facilement encerclé.

En plus, personne ne semble venir nous cherche ici.

Et je ne sais pas où est passé Brad.

On a pas le choix, il faut partir.

Le commissariat n'est pas là.

C'est là que je voulais aller à la base.

Je me demande si Dario sera chaud à l'idée de m'accompagner.

Il semble bien m'apprécier, mais l'attaque qu'il a subi dehors, et la mort de sa famille, risquent de le dissuader de refoutre un pied à l'extérieur.

Je vais lui demander gentiment.

Et sinon, je lui donnerai de quoi se défendre en attendant mon retour.

Levant ses yeux vers le calendrier coquin affiché sur le mur en face d'elle, très bien éclairé par la lumière émanant des tubes tenus solidement au plafond, Jill réfléchit à comment avancer sa décision au seul autre survivant qu'elle ici dans ce bureau dont les stores sont baissés pour empêcher de voir ce qui s'y trame depuis la grand pièce adjacente qui représente le cœur même de cet entrepôt.

Parfois, il ne faut pas y aller par quatre chemins, au risque de donner l'impression d'être sec et de 'avoir aucune considération pour les autres.

Jill : Nous ne pouvons pas rester. Cet endroit n'est pas assez sûr, et personne ne viendra nous chercher ici.

Dario : Je sais... Mais je ne peux pas partir. Cela peut paraître idiot, mais j'ai peur de me faire dévorer par ces monstres morts-vivants en allant dehors. Et puis ma fille...

Sans même finir sa phrase, il jette un œil au cadavre dont le visage visage est caché, non loin d'eux, l'air complétement abattu.

Afin de lui rendre la pareille, la main fine mais costaude de la policière au bon cœur vient s'appuyer sur l'épaule du vendeur terrifié à l'idée de finir comme le reste de sa famille, car rien que d'imaginer la douleur que pourrait lui procurer le fait de finir en repas pour goules, il y a de quoi lui donner envie de gerber. Ce geste bienveillant le fait remettre son attention sur son interlocutrice afin d'écouter ce qu'elle a à dire tout en l'ayant en visuel.

Jill : Ce n'est pas idiot. Quand la situation n'est plus notre contrôle et que tous nos proches meurent les uns après les autres autour de nous sans pouvoir rien y faire, c'est normal d'être rebuté à l'idée de prendre un quelconque risque. D'autant plus que la peur nous ronge toujours de l'intérieur dans ces cas là. J'ai déjà connu ça au manoir, et même avant avec ma propre famille.

Dario : J'imagine...

Jill : Je vais me rendre au commissariat pour voir si il y a encore quelqu'un de vivant là bas, et essayer de retrouver mon partenaire Brad. Je reviendrai ici vous chercher si je trouve de l'aider ou un moyen de quitter cette ville sans être abattu par la garde nationale.

Dario : Je vais essayer de retrouver le courage de sortir d'ici pendant votre absence.

Jill : Avant de partir, je tiens à vous donner de quoi vous défendre.

Dario : Vous n'êtes pas obligé de vous démunir de vos moyens pour moi. Je peux attendre dans un container que vous reveniez sans avoir besoin d'armes.

Jill : Non je préfère, on est jamais trop prudent. Et puis je peux me débrouiller sans.

Dario : Si vous le dites. Merci.

Jill : Tenez.

Un couteau de survie lui est tendu, poignet vers l'avant, afin qu'il puisse le prendre sans se trancher une artère et se vider de son sang, ce qui serait un peu con voyez vous. L'italien américain le saisit délicatement en cherchant à voir comment cela se manie, n'en ayant utilisé uniquement pour faire la cuisine, et pas pour planter des gens en mode racketteur un peu trop vénère.

Ses doigts sont alors soutenus par ceux plus expérimentés de sa propriétaire qui leur permettent de le tenir correctement.

Jill : Si vous ne voulez pas qu'il vous échappe des mains, ou que vous vous blessiez avec, il faut le garder comme ceci.

Dario : Compris.

Jill : A présent, je vais vous laisser. Alors faites bien attention à vous, et j'espère que nos chemins se recroiseront comme prévu.

Dario : J'espère aussi. Bonne chance pour retrouver votre ami.

Jill : N'oubliez pas de fermer derrière moi. Je laisserai les clés sur le sol.

Dario : Ca marche.

Jill : Au revoir.

Dario : A bientôt.

Jill lui fait un petit signe de tête pour confirmer son départ, avant de quitter la pièce en première en laissant ouvert derrière elle car elle se doute qu'il ne tardera pas à s'en aller lui aussi, pour se réfugier à l'intérieur de son conteneur comme il l'a mentionné plus tôt, afin d'être un peu plus à l'abris, car aussi fort que les zombies le soient, ils ne pourront jamais forcer cette forteresse en acier. En revanche, d'autres créatures bien plus effroyables pourraient réussir là où eux ne le peuvent pas, mais il faudrait vraiment être malchanceux pour tomber sur celles ci, bien qu'il ne faut jamais éliminer toutes ces hypothèses qui sont très crédibles quand l'on connait l'art qu'à la société pharmaceutique à faire n'importe quoi.

Désormais sur une passerelle métallique en hauteur, donnant une vue sur cette assez grande zone de stockage de divers matériaux loin d'être variés, puisqu'il s'agit majoritairement de trombones, l'outil en papeterie et pasl 'instrument de musique, puisque cette entreprise à qui appartient ce lieu est connue dans le monde pour œuvrer dans ce domaine qui rapporte quand même même beaucoup de billets verts chaque années. Il faut dire que c'est un élément dont on a souvent besoin dans la vie quotidienne, puisque le papier est encore en libre circulation, alors que le numérique progresse lentement à son rythme, et il faut bien de quoi joindre les liasses qui s'accumulent.

Je sais qu'avec un nom comme Cablebox, on aurait pu s'attendre à autre chose, mais il ne faut jamais se fier aux apparences.

Hormis ces petits objets entassés dans des cartons, on peut aussi noter des palettes en bois qui servent de support à tout ça, ainsi que des peaux de peintures dont on peut questionner le rapport avec le reste, ainsi que des chariots élévateurs et tire-palettes pour se trimballer tout ce matos sans avoir la force d'Héraclès et se niquer le dos au passage.

N'ayant plus rien à faire ici, celle qui va partir en territoire hostile tient bien dans sa main la clé qu'elle a décroché de son reposoir où elle trainait avec ses sœurs, afin de s'en servir pour déverrouiller la porte arrière de l'entrepôt, se trouvant à l'opposé de celle qu'ils ont utilisé pour se réfugier ici. Ce serait l'emprunter cette dernière puisqu'elle mène sur une route principale où de nombreux morts peuvent encore roder en attendant que leur mettre la main dessus.

Vaut mieux alors passer à les ruelles, plus étroites certes, mais moins truffées de ces vermines.

Notre héroïne fait le tour par sa droite pour suivre les escalier qui descendent jusqu'à la sortie voulue, en ayant le temps de penser à certaines choses.

Heureusement que Chris et Barry ont emporté la majorité des preuves qu'on a pu sauver du manoir avec eux.

Ainsi que celles que Rebecca avaient pu récolter ce son côté.

J'en ai quelques unes aussi que je ne dois pas perdre.

On a déjà perdu de précieuses sources d'informations à cause d'Irons.

Plus on en garde pour le jour où Umbrella aura son procès, mieux ce sera.

Le vieux ne s'en tirera pas.

En gardant son envie de justice à un haut niveau, elle maintient aussi son morale aussi haut, et elle se rappelle alors justement d'une des preuves qu'elle a justement pensé à emporter avec elle en quittant son immeuble en feu, qui est d'ailleurs plutôt précieux comme document puisqu'il s'agit d'une vieille photo prise en 1966, un an avant la fondation de la Umbrella Pharmaceuticals, où l'on peut voir sept hommes dans des tenues rappelant celle des colonialistes blancs en Afrique, avec un décor de savane en fond rappelant énormément ce continent et qui semble tendre vers cette hypothèse, surtout si on remet à l'époque où les mœurs étaient encore assez différente.

Même si cela peut juste être pour des raisons pratiques qu'ils la portent, ce qui étaient aussi le cas de leurs prédécesseurs bien des années auparavant.

Quoiqu'il en soit, après avoir fait quelques recherches au cours de ce court laps de temps qui s'est passé depuis qu'ils ont obtenu cette image, les anciens membres des S.T.A.R.S. ont pu mettre un nom sur chacun des visages présents ici.

Présentons les :

1) Oswell E. Spencer, l'une des dix plus grosses fortunes à l'internationale qui possède des résidences aux quatre coins du monde et qui a une influence non négligeable qui explique comment il a pu commettre toutes ces atrocités sans jamais que ça puisse remonter jusqu'à lui, voir même être découvert tout court. En tout cas que actuel PDG de la firme maléfique, et principal fautif derrière les innombrables crimes commis par celle ci aux cours des dernières décennies, il est la principale cible à abattre, prouvant que ce n'est pas parce qu'on est vieux qu'on ne peut être extrêmement dangereux si on le pouvoir qu'il faut derrière.

2) Edward Ashford, une autre riche lord britannique qui est l'un des trois co-fondateur de ce qui deviendra par la suite Umbrella Corporation, et il est sur ce trio celui dont le moins d'infos a pu être obtenu. On sait juste qu'il a fait parti de cette mystérieuse expédition dans un pays africain inconnu où ils auraient trouvé le Virus Progenitor, et que un an après cette découverte, Spencer l'aurait fait avoir un accident avec cet agent viral, causant sa mort au passage, et laissant l'avenir de sa famille incertaine; si ce n'est maudite.

3) James Marcus, le dernier co-fondateur de la boite où personne n'aimerait bossé si tout le monde connaissait ses véritables intentions, ainsi que les méthodes qu'elle emploie pour y parvenir et le traitement des employés, Probablement le plus actif de tous de son vivant, et celui qui a fait les plus grandes découvertes sur le micro-organisme, parvenant avec de l'ADN de sangsue à créer un tout nouveau virus de laboratoire, nommé le Virus Tyrant, alors qu'ironiquement il était le seul du lot à ne pas venir d'une famille aristocrate, mais au contraire d'une plutôt modeste. Il se fera néanmoins trahir par ses deux disciples, Albert Wesker et William Birkin, sous les ordres direct de Spencer qui voulait son assassinat.

4) Brandon Bailey, qui est un peu peu à part puisqu'il était le disciple de Marcus et que lui aussi n'était pas issu de la haute société, étant un simple fils d'ouvrier qui a été recruté personnellement par son mentor pour son potentiel en temps que virologiste, et parce qu'il appréciait aussi énormément conversé avec lui, lui accordant une confiance qu'il n'accordera à nul autre que lui. Il serait resté là où ils ont trouvé l'origine dans tous ces malheurs, sauf que comme dit, la localisation celle ci n'est pas connue des survivants du Laboratoire Arklay pour l'instant.

5) Earl Beardsley, autre virologue de renom faisant partie de ce cercle fermé, qui a longtemps clamé être le quatrième co-fondateur de la puissante firme, se heurtant à la contestation de Spencer, et au silence facilement explicable des deux autres. Après mort mystérieuse en 96, sa fille Mylène a repris le flambeau sur l'île de Gadiwell dans la Mer du Nord où ils siègent, et a continué la lutte risquée de son père pour revendiquer le trôner de fer tant convoité que le deuxième Earl ne veut pas céder.

6) Charles Henry, un noble comte français originaire du petit village de Loire, tirant son nom du fleuve du même nom qui passe à côté, qui étonnamment ne fait pas dans le pharmaceutique, puisqu'il était à la tête d'une entreprise de parfumerie très reconnue jusqu'à sa mort sujette à de folles rumeurs où l'on raconte qu'il serait devenu fou et aurait buté plusieurs de ses employés avant de se suicider. Sa fille Christine a abandonné l'héritage familial pour se centrer sur la virologie en devenant la chercheuse en chef d'un des laboratoires français d'Umbrella.

7) Renya Karasuma, un milliardaire japonais ayant lui aussi fait parti des plus grosses fortunes mondiales jadis jusqu'à son décès tout aussi intriguant que tous les autres de cette liste, qui est survenu dans les années 70 à l'âge très honorable de 99 ans, étant au passage le plus âgé de tous ceux qui ont participé à l'expédition dont il ne reste en 1998 qu'un seul survivant si vous avez un peu suivi. Là où le dernier riche décrit se différencie des autres, c'est par l'apparence outrageusement hideuse qu'il affiche en assumant complétement, ce qui est une qualité il faut dire, avec son visage de vautour et son long nez pointu qui renforce l'imagerie renvoyant aux oiseaux, dont notamment la corbeau dont il était un grand fan, admirant l'intelligence de cet animal et ses cousins corvidés.

Seul un individu compte parmi toutes ces têtes présentés, à savoir le seul encore debout, et qui s'est assuré d'être le dernier à y passer d'ailleurs.

D'ailleurs, on peut remarquer que sur cette photo, il a un peu le sourire au coin si on y fait gaffe, ce qui a dû être pris à l'époque comme une fierté des découvertes qu'ils faisaient là bas, mais peut désormais avoir tout un autre sens, comme si il savait qu'il allait pouvoir amasser tout le pognon rien que pour lui en sacrifiant tous les autres, tout en devenant un Dieu qui créé la vie et refaçonne le monde avec.

Un artiste dont l'âme, avec l'ego qui va avec, aurait pu être parfait si le Professeur Utonium n'avait pas renversé l'agent chimique X.

Petite blague anachronique de seulement deux mois.

Jill Valentine aurait presque envie de tailler la gueule de cet immonde personnage, ou de son image en attendant, mais pour pour l'instant il faut qu'elle la garde de côté pour pouvoir s'en servir plus tard pour montrer la vérité aux naïfs qui ignorent tout de quel visage à pris le Diable quand il est né sur terre au début de ce siècle là.

Une fois le précieux objets rangé, la survivante entraînée débloque la porte de sortie arrière de l'entrepôt avec la clé dans ses mains avant de faire comme elle a dit et de la laisser par terre bien en évidence pour que Dario n'ait pas de mal à la récupérer quand il changera de cachette, en passant des bureaux au container, ce qui n'est pas le même confort.

Une fois à l'extérieur, le vent tiède frappant sa chevelure plus libre qu'au manoir, elle referme derrière elle et fait face à enfin une nouvelle zone après être restée presque un jour dans la même, sans pour autant être AFK.

La première chose qui la frappe, c'est l'odeur des sac poubelles éventrées et vidées de leurs contenus, dispersés sur le sol, tels des boyaux en dehors d'un corps fraichement dévoré par ces cadavres affamés qui peuplent les rues. Dur de croire que celui ou ceux qui ont fait ça soient l'un d'eux puisqu'on le peut difficilement imaginer l'une de ces choses ouvrir le couvercle de la poubelle en acier pour en sortir son contenu afin de trifouiller si il y a quelque chose de comestible là dedans.

Non, il est clair que des êtres vivants soient passés par là à un moment ou à un autre, bien que l'on ne puisse pas déterminer quand précisément.

Même si tout ça pique un peu les narines, ce n'est guère pire, loin de là, que de sentir la mort en elle même.

Tous ceux qui l'ont déjà senti au moins une fois dans leur vie savent de quoi je veux parler.

Dans cette ruelle étroite se trouve à droite de la chômeuse miraculée un escalier qui descend jusqu'à un très court chemin menant à une porte permettant d'accéder à la suite de cette carte, avec un vélo jaune non cadenassé encore en train bon état qui ne servira toutefois pas à grand chose étant donné que c'est sûrement l'un des moyens de transport qui te rend le plus vulnérable à une malencontreuse morsure qui te condamnerait à coup sûr.

En plus, même si la pluie s'est arrêtée temporairement, rien n'indique qu'elle ne reviendra pas. D'autant plus que les nuages sont toujours aussi gris, empêchant le soleil de donner une bonne luminosité à ce no man's land où il fait tellement sombre que l'on pourrait s'y cacher sans problème en attendant qu'une proie passe par là pour lui sauter dessus.

Si Jill n'avait pas une montre à son poignet pour connaître l'heure grâce à ses aiguilles, elle aurait dû mal à savoir à quel moment de la journée nous nous trouvons actuellement.

Sans donner l'heure précise, je peux vous dire que nous sommes à une ou deux heures du couché invisible de soleil.

Mieux vaut donc se dépêche de se rendre à la seule station de police de la ville pour voir si le pilote en jaune ne s'y trouve pas.

Les pas se pressent, suivi par les pensées mélodieuses de celle maintient sa santé mentale plus ou moins stable pour l'instant, en attendant la prochaine crise inévitable.

Voyageant dans un combi déglingué !

Sur une piste hippie, la route pleine de zombies !

Ces paroles trouvent enfin un sens.

Papa aimait beaucoup cette chanson.

Il était même allé à un de leurs concerts avec Nikkei.

J'avais huit ans à l'époque.

Cela date.

Pourtant c'est resté dans ma tête.

Gardant son esprit clair du mieux qu'elle le peut, car ce ne serait le moment idéal pour flancher à nouveau, maintenant qu'elle a réussi à retrouver le foi de se battre pour éviter que ce qu'ils vivent adviennent à d'autres personnes, elle ne relâche rien. Voilà pourquoi que c'est avec une conviction assurée qu'elle passe la prochaine porte, qui l'amène un peu plus à nouveau au cœur du danger.

En face d'elle se trouve un petit escalier donnant sur une porte barricadée depuis l'extérieur qui était censée mener à la cuisine du restaurant italien se trouvant là, mais qui avait passé la clé sous la porte quelques semaines seulement avant que l'épidémie de parte en couille. Malgré le fait qu'elle habite pas loin d'ici, la femme aux cheveux bruns n'y a jamais mangé, surtout à cause de nombreuses rumeurs de plus en plus pressantes qui disaient que les risques d'indigestions étaient élevés en dînant ici.

À gauche nous avons une impasse avec néanmoins une porte métallique qui mène sur une petite ruelle que la connaisseuse de ces lieux empruntait les quelques fois où elle allait boire un coup au Black Jack avec Chris et les fidèles poivrots qui accompagnaient toujours ce dernier. Barry ne son côté n'y allait presque pas, préférant plutôt traîner au Jack's Bar se trouvant à plusieurs rues de là au sud ouest.

À droite, au delà des bennes fermées contenant encore plus d'ordures, se trouve Fisson Street qui permet normalement de mener directement au commissariat sans perdre de temps, et c'est celle que l'ex flic avait prévu d'emprunter la veille pour s'y rendre avant de croiser les Rosso et d'être contrainte de se réfugier dans l'entrepôt de la Cablebox. Néanmoins elle a pu quand même voir que celle ci était impraticable, à cause de divers véhicules t barricades jonchant celle ci.

Sur les murs tout autour se trouvent des affiches, pour la plupart abîmées, concernant les disparitions de chats qui ont augmenté en parallèle du fléau frappant les Montagnes Arklay, puis continuant jusqu'à présent, ce qui n'est probablement pas un hasard. Surtout si l'on prend en compte les corps atrocement mutilés de certains de ces félins qui ont été retrouvés en ville ou dans les bois environnant.

À noter que pour l'instant, contrairement à leur lointain cousin canin, nous n'avons aucune preuve de réanimation par le Virus T de leur part, ce qui ne veut pas dire qu'on aura jamais à affronter un matou zombifié.

Revenons à l'essentiel puisque l'experte en survie va devoir trancher sur le chemin à prendre, entre la route principale qui pourrait s'avérer être un cul de sac, mais sont en théorie le moyen le plus rapide d'arriver au bon endroit, et les ruelles qui font un détour certes, mais ont moins de risques d'être obstruées.

Hhhmmmm...

Les ruelles.

Jill emprunte cet itinéraire qu'elle juge le plus pratique, en évitant de trop faire attention à la chorale de râles servant à donner une ambiance sonore morbide, et dont l'écho semble très proche de sa position, à peu près vers la direction qu'elle n'a pas choisi d'emprunter, ce qui est peut être une autre raison qu'il fait qu'elle ne soit pas passée par là.

Quoiqu'il en soit, la voilà désormais dans un nouveau dédale restreint en terme de largeur, ne permettant pas à une voiture de forcer le passage sans se retrouver bloquée comme une bête carcasse de ferraille.

Elle y avance prudemment, l'arme à la main, en s'attendant à tomber sur une de ces goules à n'importe quel moment, ou sur bien pire qu'elles, car il ne faut pas oublier qu'elles ne sont que la partie visible d'un iceberg de monstres créés par Umbrella.

Le bestiaire est assez varié, même si on a assez couramment des animaux qui doublent de taille, comme des chauves-souris ou divers insectes.

Aucun ennemi de visible à l'horizon, juste un escalier métallique qui grince bien et donne sur un plancher en bois tout aussi bruyant, sans pour autant jamais céder au poids de ceux et celle qui le traversent, qu'ils soient morts ou vivante.

La montée se fait sans encombre, alors les yeux vigilants qui tiennent un pistolet customisé, vérifie que rien ne peut venir la prendre en traître, mais par chance cette allée en forme de Y n'est connue pour avoir des fenêtres reliant aux bâtiments la bordant, permettant à des bras plus puissants qu'ils en ont l'air de t'attraper pour mieux t'entraîner dans les ténèbres éternels. Un peu comme cette ruelle qu'elle avait emprunté pour passer de son immeuble à l'entrepôt, alors qu'une horde de marcheurs lents étaient à ses trousses.

Tout ce qu'il y a sur les murs en briques rouges qui la serrent dans ce couloir à ciel ouvert, ce sont de très petites araignées se baladant en surnombre dans une même direction, presque comme si elles étaient en train de fuir un danger, ainsi qu'une affiche décrivant un concert du groupe de rock à la mode, The Cranberries, qui aurait dû avoir lieu le 30 Septembre avant d'être annulé plus d'une semaine avant suite aux émeutes qui ont commencé à frapper Raccoon City après un match de football américain qui a lui dégénéré en affrontement sanglant. Ce qui est d'autant dommage qu'ils auraient dû interpréter notamment leur single "Zombie", ce qui aurait été du plus bel effet avec l'apocalypse qui ravage cette citée actuellement.

Dans ta tête, dans ta tête !

Zombie, zombie, zombie !

Qu'y a-t-il dans ta tête, dans ta tête !?

Zombie, zombie, zom... bie !?

Quelques sons étranges déclenchent la posture de combat de la femme armée quand elle arrive au carrefour allant dans toutes les directions.

Cela ne vient ni de derrière la porte à sa droite, ni du chemin tout droit qui ramène vers Fisson Street, et encore moins de derrière elle.

Non, cela vient du tournant à gauche, dont elle ne peut pas encore voir ce qui s'y trouve, étant donné qu'il faut avancer d'un mètre pour avoir un bon angle de vue sur ce passage.

Néanmoins, ce mauvais pressentiment ne lui donne pas spécialement envie d'y jeter un œil, mais dans le même temps elle ne peut pas se permettre de fair demi tour au moindre danger, sinon elle ne s'en sortira jamais.

On dirait un bruit de succion.

Je n'ai jamais entendu quelque chose comme ça.

Ce doit être une très grosse sangsue.

Encore un des mutants créés par les blouses blanches.

Cela aurait été trop simple de croiser de simples zombies en premier.

C'est comme quand nous étions dans les bois avec cette meute infernale.

En pire je dirais.

Faut toujours qu'ils mettent les bouchers doubles pour le second volet.

Serrant bien la crosse de son arme, Jill garde sa peur de côté et va en avant, vers l'inconnu.

Il ne lui faut pas plus d'une seconde pour remarquer ce qui est en train d'aspirer tranquillement un cocktail avec l'aide d'une paille, tellement cette chose est grosse, deux fois plus que le dobermann dont elle est en train de se sustenter lors d'un dîner solitaire où elle ne tolérera aucun dérangement.

Cette grosse bête brune insectoide semble s'apparenter aux puces, en mille fois plus hideuse, et un million de fois plus grosse, comme si elle ne s'était nourrie que de McDo pendant une année entière. Contrairement à certaines gamines de Silent Hill, l'habitante de Raccoon City n'a jamais été fan des petites bêtes, bien qu'elle n'en avait jamais eu vraiment peur, hormis des perce-oreilles, et donc l'idée de collectionner leur cadavre à la manière d'un chasseur en manque de compagnie, cela ne lui est jamais passé par la tête.

Tout ça pour dire qu'elle n'ira pas exhiber ce trophée une fois qu'elle l'aura tué.

Surtout que personne, pas même Tim Burton, ne voudrait de ça chez lui, c'est pour dire.

Ce Drain Deimos tel que nous le surnommerons, à tout plein de piques sur le corps sans être un porc, possède des pattes arrières aux longues griffes, ainsi que de pattes avants munies de crochets aiguisés pour bien empaler la viande prête à être consommé, et évidemment sa bouche elle aussi est fournie avec le matériel adéquat. Plus précisément de belles mandibules placées de telle sorte à pouvoir percer aisément le crâne de ses proies pour mieux en extirper le liquide cérébrospinal qui est son péché mignon à cette créatures au goût si raffiné.

Pour l'instant la bête est déjà en train de consommer son repas, et il serait fort embêter de lui dire que le dessert vient d'arriver, surtout qu'on ne serait pas étonné de découvrir qu'elle préfère l'humain au hier puisqu'il est plus intelligent donc plus savoureux.

Ne cherchez pas la logique chez cette monstruosité affamée car il n'y en a pas autant que vous voudriez qu'il y en ait.

La survivante expérimentée recule de quelques pas, seulement pour entendre quelque chose qui lui glace instantanément le sang.

Un cri bestial aigu survient au dessus de sa tête.

Putain !

Ses réflexes lui permettent de se retourner à temps pour voir une autre de ces déformités lui bondir dessus depuis une certaine hauteur, mais ça ne lui laisse point le temps de se défendre ou de contre attaquer celle ci, dû au laps de temps bien trop court, et au fait qu'elle ait sous estimer ses adversaires.

Pourtant elle avait rencontré les Chimères dans le labo sous le manoir, et celles ci avaient plusieurs traits en commun, y compris le fait de te prendre à revers par le haut, don elle aurait pu l'anticiper ce coup là.

Plaquée au sol, notre héroïne tente de repousser d'un coup de pied bien placé l'immonde siphonaptère qui est plus musclée que ce que l'on pourrait croire, sauf qu'elle n'y arrive pas à cause de la carapace glissante et du fait que l'autre bouge beaucoup trop par rapport aux revenants humains pour réussir à bien le placer.

Acculée, elle va avoir dû mal à se sortir de cette situation.

Cette saloperie a de la force !

Je ne sais pas combien de temps j'arriverai à tenir !

Je dois vite m'en débarrasser avant que sa copine ne s'en mêle aussi !

Peut être qu'en bougeant vers là...

Non !

C'est mauvais !

Elle a failli me croquer le nez !

Il n'y a pas moy...

Brad : Tenez bon, j'arrive !

Alors que la demoiselle en détresse reconnaît cette voix de preux chevalier manquant un peu trop d'assurance pour que l'on y croit, la porte située à l'embranchement s'ouvre en plombe, révélant le canon en acier d'un Benelli M3 Super 90 à la poignée et à la pompe en bois, sans crosse pour se tenir contre l'épaule jaune de son possesseur qui passe l'action en dégoulinant de sueur.

Brad Vickers, le moins courageux des STARS, a le droit à son quart d'heure de gloire en s'interposant dans la mise à mort de son amie avec son gros calibre, tirant un coup sur la puce, ce qui la fait sauter en arrière et retomber sur le dos.

Il ne faut cependant pas vendre la carapace de l'insecte avant de l'avoir tué, car très rapidement le voilà qui rebascule en avant pour se remettre dans la bonne position pour riposter en se levant sur ses deux jambes avant de foncer, avec ses quatre crochets en avant, vers sa cible tout en gueulant au bout de souffle pour rajouter du panache.

Cela ne suffit pas en revanche à arrêter la seconde cartouche qu'il se prend, cette fois ci dans le mille, faisant exploser sa tête, et continuer un peu sa course avant de tomber à terre, mort, tout en giclant de son sang vert à travers l'orifice nouvellement créé.

Son pote n'ose pas venir le venger, voir c'est même plutôt le contraire qui se passe puisque il prend la poudre s'escampette puisque de toute façon il s'est déjà rassasier comme il fallait, donc autant ne pas abuser en prenant le dessert de trop qui aurait raison de soi. Voilà pourquoi il fuit à l'opposé des deux humains qui ne parviennent pas à lui tirer dessus à temps, et qui n'ont pas que ça à faire que de poursuivre cette immondice à la manière d'un épisode de Benny Hills.

Si seulement c'était aussi drôle que cette série qui a mal vieilli pour certains, mais reste excellente pour ceux qui ont du goût.

Le pilote expérimenté est toujours vêtu de sa veste militaire pare-balle jaune scintillante qui permet à n'importe lequel des macchabées affamés qui traînent dans le coin de mieux le repérer afin de pouvoir lui croquer l'épaule sans souci et sans sauce, car c'est meilleur sans condiment. N'importe quel cannibale un tant soit peu sérieux vous le dira.

Bienheureux d'avoir sauver la mise à celle qu'il connaît depuis un moment déjà, et d'avoir aussi réussi à croiser son chemin après avoir été contraint de prendre un petite détour, il s'approche d'elle pour être plus face à ça, ce qui est plus pratique pour une conversation. Elle fait de même, Après avoir retiré un peu la saleté qui est venue se coller à ses jambes ainsi qu'à ses vêtements, tout en regardant un petit coup son Beretta qui n'a pas servi à grand chose sur ce coup là.

Brad : Prends ça. Il te sera plus utile à toi qu'à moi. Je l'ai trouvé en bas sur un de nos anciens collègues qui s'est ôté la vie avec pour éviter d'être dévoré vivant. C'était pas beau à voir, crois moi.

Le combattant se sachant moins doué que la tête d'affiche, lui remet le gros fusil dont il reste quelques bouts de chairs attachés au canon de celui ci, devant appartenir à son ancien propriétaire qui n'a évidemment pas pris soin de nettoyer après son dernier geste.

Au moment où Jill ramasse l'arme dans ses mains, elle remarque quelque chose qui réussit à la faiblir et percer à travers sa carapace, au point de la laisser afficher de l'anxiété sur son visage, puisque son comparse a très clairement une trace de morsure sur son épaule gauche qui a réussi à traverser les défenses à ce niveau là, laissant des traces de sangs déjà séchés, montrant que plusieurs heures se sont écoulées au moins depuis qu'il a subi cette attaque dont on peut supposer qu'elle venait d'un de ces satanés morts-vivants.

Jill : Brad...

Brad : Je me suis caché ici il y a plusieurs heures de ça, et l'un d'entre eux m'a eu. J'ai hésité à me suicider pour éviter la transformation, maintenant que je suis condamné à les rejoindre tôt ou tard si rien n'est fait pour l'empêcher.

Jill : N'abandonne pas tout de suite. Si les infos qu'on avait obtenu sont correctes, ces savant fous étaient en train de travailler sur un vaccin quelque part dans cette ville. Il faut juste trouve où.

Brad : Et si on ne le trouve pas ?

Jill : Alors je m'occuperai personnellement de ton sort. Ce ne serait pas la première fois que je fais ça.

Brad : Jill...

Jill : Au fait... Quel imprévu as tu croisé sur ton chemin pour ne pas avoir pu rejoindre mon immeuble dans les temps ?

Brad : Tu ne vas pas en croire tes oreilles.

Jill : Vu ce que j'ai déjà vu, je m'attends à tout, mais vas y. Surprends moi.

Brad : Ces maniaques ont envoyer un de leurs monstres pour nous tuer ! Un comme celui que vous aviez affronté sur l'héliport quand j'étais venu vous récupérer, mais en plus costaud, rapide, et increvable.

Jill : Faut toujours qu'ils mettent les bouchers doubles pour la suite. Par contre, je pense qu'elle sera encore plus nulle que le premier opus.

Brad : Je suis content de voir que tu n'as pas perdu ton humour. Si on s'en sort, il faudra qu'on se termine de mater les Vendredi 13.

Jill : On avait vu Jason prendre Manhattan. Je ne sais pas ce qui est le plus farfelu entre ce scénario, et celui dans lequel nous sommes.

Des rires franchement amusés résonnent dans le ruelle pour l'instant toujours désertée de ses horribles puces mutantes de tailles gigantesques.

En dépit du pétrin dans lequel ils sont fourrés, ils trouvent le moyen de ne plus y penser, bien que ça ne soit que temporairement, puisque la réalité, cruelle comme elle est, revient toujours toquer à la porte de la porte de la tristesse pour lui demander de sortir, en essayant s'y possible de réveiller la dépression dont il vaut mieux pour notre survie qu'elle reste dans son lit.

Jill : Comment as tu fait pour savoir que ce monstre en était après nous ?

Brad : Le nôtre, car c'est la réalité.

Jill : Pas faux.

Brad : On devrait y aller. J'ai peur qu'il rode encore dans le coin.

Jill : Si il tient, je te couvrirai. Ne t'en fais pas.

Brad : Tu veux toujours te rendre au commissariat ?

Jill : Oui, pour voir si certains de nos anciens collègues ont réussi à tenir le bastion.

Brad : D'accord. Cela te dit de passer par le Black jack, vu qu'il est sur le chemin ?

Jill : Je te paye le verre ?

Brad : Pourquoi pas.

Jill : Alors allons y. Reste derrière moi avec ton gros calibre.

Brad : Ça marche.

Sous les yeux du ciel qui n'a pas arrêté d'être sombre depuis le début de la journée, le duo formé s'aventure vers le chemin face à la porte désormais ouverte donnant sur une cave peu reluisante, passant à côté du tas de chair méconnaissable dont la vilaine bêbête de tout à l'heure était en train de se repaitre avant de se casser en sentant la situation tourner en sa défaveur. D'ailleurs, ils empruntent un peu le peu trajet qu'elle, bien cela finira par diverger quand il prendront la porte au bout de cette allée, puisque l'autre a très certainement grimpé sur un mur pour trouver une autre voie à emprunter, ou une cachette où elle pourrait se planquer quelques temps, juste assez pour un petit somme.

Durant ce court moment rien qu'à eux, les deux policiers au chômage peuvent échanger leurs compassions respectives.

Brad : Au moins Rebecca est en sécurité de son côté. Comme ton frère.

Jill : Pour une fois je suis contente de que notre relation soit tendue et qu'il ne soit plus revenu ici depuis la mort de Brandi. Cela lui a épargné de revivre ça à nouveau.

Brad : Il s'entend bien avec Barry et ses filles ?

Jill : Oui, il adore jouer avec elles à la console et au voitures. Ou à la draguer.

Brad : Cela commence de plus en plus tôt.

Jill : Pour Barry, il le considère un peu comme son oncle, voir un père de substitution. Ce qui n'est pas surprenant étant donné qu'il n'à jamais connu le notre.

Brad : J'imagine bien.

Jill : Si tu rajoutes à ça le fait que au début je n'arrêtai pas de lui rappeler que sa naissance n'était prévu et qu'il aurait dû ne jamais exister. Tu m'étonnes qu'il ait commencé à mal tourner depuis la mort de la seule personne à avoir vraiment pris soin de lui sans jamais le trahir.

Brad : J'aurais aimé côtoyer un peu plus ce petit gars, si on s'était connu plus tôt, et que je n'avais pas été assez occupé de mon côté.

Jill : Tu n'as pas à t'en voul... Attends !

D'un coup elle met une main sur la bouche de son allié, en faisant signe avec l'autre devant sa propre bouche, de se taire.

Pour comprendre ce qui vient de sonner son alerte, il faut jeter un œil à cette nouvelle zone, maintenant qu'ils ont passé la porte mentionnée plus tôt.

Sur leur droite se trouve l'un des deux côtés de cette route qui devrait les ramener si besoin à Fisson Street, encore et toujours cette rue, enfin si le courage vous en dit car des plots rouges et barrières bleues ont été installés à la hâte et n'importe comment par ici, rendant impossible pour un être humain normal de traverser là sans se coincer quelque part.

Sur leur gauche il y a l'autre itinéraire qui nous amène jusqu'à Belle Street plusieurs mètres plus loin qui dévie sur la droite, là où se trouve le lieu qui a été convenu de rejoindre. Après, même si ils avaient voulu continuer tout droit ils n'auraient pas pu car un taxi jaune s'est encastré encastré contre une camionnette blanche, à l'époque où ces voies étaient encore praticables pour n'importe quel véhicule, puisque maintenant seuls les piétons peuvent y circuler librement. Le chauffeur dont c'est le métier n'a pas survécu au crash, avec sa tête qui a été salement amochée par son contact avec le parebrise, donnant l'impression que si on essayait de le retirer de là, elle pourrait se couper en deux pour notre plus grand malaise.

Au moins, il n'a pas l'air de vouloir revenir d'entre les morts celui là, ce qui est déjà une bonne chose en soi.

Le conducteur du van a disparu en laissant la portière ouverte derrière lui, avec du sang coagulé sur la poignet. On peut y lire "Gunshop Kendo" sur la double portière arrière, avec le G et le S écrits en rouge, là où les autres lettres sont en noires.

Ce qui n'a pas manqué d'attirer l'attention de celle qui a un œil de lynx, ce sont ces corps disséminés à plusieurs positions de cette ligne droite, avec tous pour point commun, outre d'être affreusement décomposés, d'avoir un trou de la taille d'une balle entre les deux yeux, causé par l'impact du projectile d'un petit calibre qui doit sûrement être du 9mm. Reste à savoir si le tireur est nul autre que celui qui était au volant de ce véhicule appartenant à l'armurerie la plus célèbre du bourg, bien que la disposition des restes des ennemis laissent suggérer que leur assaillant provenait de la direction opposée à celle de la zone de crash.

Pas de doute en revanche sur le fait qu'un survivant armé est aussi passé par là, et qu'il avait l'air de venir de la même route que nos deux flics amis amies.

Nul besoin d'attendre longtemps pour confirmer si oui ou non, ces grosses traces ont été laissé par terre récemment ou pas puisque un coup de feu suivi d'un hurlement se fait percevoir non loin de là, avec deux autres voix qui s'élèvent à leur tour, vociférant contre celle qui vient jute de témoigner de sa douleur.

Voix 1 : Pourquoi est ce que t'as défoncé sa tête comme ça !?

Voix 2 : Hé oh, tu t'es bien fait tous les lobotomisés dehors, alors j'ai aussi le droit de m'amuser un peu !

Voix 1 : Ouais mais la prochaine fois t'attends que je lui fait cracher le morceau sur où est ce qu'il planque ses biens avant de lui éclater le crâne !

Voix 2 : Faut toujours que tu ne sois pas content et fasse tout pleine de bruit, et après ils arrivent pour essayer de nous bouffer sans s'arrêter !

Voix 1 : Ferme là !

Voix 2 : Va crever !

En effet, tout le tintamarre qu'ils produisent risque d'attirer l'attention de ceux qu'il ne faut, et d'ailleurs on peut déjà les entendre gémir au loin, signe que d'ici même pas un quart d'heure, on devrait avoir les premiers venus qui seront là, suivi par une masse de plus en plus grandissante de ces créatures d'outre tombe qui restent quand même une grosse menace, malgré toutes les immondices crées par Umbrella censées la surpasser.

Jill s'approche tout doucement de l'entrée du Black Jack d'où provient cette engueulade facile à localiser, en se position prêt du petit muret en pierre à la gauche de l'enseigne sur le qu'elle se trouve une barrière à barreaux qui empêche aux enfants imprudent de sauter de l'autre côté où se trouve un escalier mortel descendant jusqu'à la porte donnant sur le lieu de convivialité.

Celle ci a d'ailleurs été laissée ouverte pour des clients irresponsables qui n'ont pas peur que les feuilles mortes viennent s'amasser à l'intérieur.

La chevalière sans armure se tient derrière un poteau pour ne pas se faire aisément remarquer, et pour dans le même temps observer ce qui se passe, en ayant son compagnon amoché juste derrière elle.

Deux ombres s'agitent dedans, l'une avec ce qui s'apparente à la batte mentionnée dans le précédent dialogue, et l'autre avec un pistolet dont ne peut pas trop identifier le modèle sans vraiment le voir.

De là où ils sont, ils ne peuvent pas voir notre duo principal venir, et donc ceux ci ont le bénéfice de l'effet de surprise motherfucker.

Cela permet à celle qui aurait dû être Capitaine à la place du Capitaine de faire sortir un plan de sa tête aussi rapidement une photocopie.

Jill : Je m'en occupe, tu n'auras qu'à surveiller mes arrières.

Brad : Ils sont dangereux comme je le pense ?

Jill : Exact. Reste derrière moi, je vais m'occuper de celui qui a un flingue en premier et puis je verrai quoi faire du second suivant comment il réagit.

Brad : Ça marche. Je te couvre.

C'est reparti pour un tour, dans l'ascenseur ascensionnel qui nous mène vers le sommet de l'action à l'état pur.

La femme en jupe tient absolument à ne pas faire de bruit en descendant les quelques marches qui la séparent des bandits, ou plus improbable de glisser pour se briser le cou quelques centimètre plus bas à la manière d'un Duncan. À la place, elle saute directement jusqu'à être pile poil à la bonne hauteur, au niveau de l'encadrement de porte rouge, afin d'avoir dans le viseur l'individu le plus dangereux qui s'avère être aussi le plus proche.

Reconnaissable à son neuf millimètre qu'il a dans sa main gauche alors qu'il se dispute avec son ami, il n'y a pas besoin de plus d'information sur lui que la professionnelle ne lui décharge du douze en chevrotine au niveau du bassin qui interrompt le bonhomme ne le faisant pousser un cri de douleur alors qu'il sent de nombreuses billes lui déchirer cette partie du corps avec virulence. Ses tripes ne tiennent plus en place et terminent le boulot en arracher depuis l'intérieur une bonne partie de la peau sur le côté droit du ventre, créant un trou d'où elle peuvent sortir, alors que leur propriétaire essaye en vain de les rattraper avant de s'effondrer en plein milieu du damier servant de sol au bar.

Dans une peine épouvantable, il agonise en sentant son sang le paillasson rogue à l'entrée où sa meurtrière se trouve.

Cette dernière ne perd une seconde pour braquer le partenaire du brigand qui réagit en jetant un regard noir à la flic tout en serrant fermement sa batte de baseball en aluminium personnalisée où des lames tranchantes ont été rajoutées pour donner une arme à la fois blanche et contondante. Tout ce qui lui traverse dans l'esprit est de lui mettre une raclée à cette salope qui vient d'abattre son ami comme un chien ayant la rage, et il bouillonne à l'idée de lui sauter dessus, là maintenant, même si c'est une mauvaise idée pour lui.

Une chose est sûre et certaine, quand on est sous le coup de l'émotion, on peut finir par faire des choses insensées.

Ce qui arrive finalement quand il bondit en hurlant façon barbare sur la survivante aguerrie qui utilise ses bons reflexes pour faire parler son canon qui envoie une nouvelle cartouche, cette fois dans le thorax du gars qui est repoussé dans son élan et projeté en arrière, déviant un peu sur sa gauche pour aller se vautrer contre les flippers "Cool Beer " qui ne font pas le poids face à son poids. Un fracas tonitruant résonne jusque dans la rue extérieure, alors que tout se renverse un peu partout, avec des des écrous qui se mettent à rouler loin de la scène de crime pour disparaître derrière le comptoir.

C'est fini.

Ils sont mort.

Pourquoi combien de temps ?

Ca, on ne peut pas le deviner, bien qu'on peut éviter un énième drame en partant loin d'ici.

Enfin, quand celle qui vient d'expédier la situation comme une lettre à la poste se sera remis de ses émotions qu'elle peut enfin lâcher maintenant qu'ils ne peuvent plus la voir trembler en même temps que son engin destructeur.

Des flashs lui reviennent, de cette nuit là.

De quoi celui dont on ne doit pas mentionner le nom a révélé sa trahison à elle et ses collègues en pointant son arme sur eux.

Des pourris, elle en avait déjà affronté, mais là ce n'était pas pareil.

C'était quelqu'un en qui elle avait énormément de respect qui s'est torché avec celui ci alors qu'il ne manquait pas de PQ.

Certes, cela n'a pas grand chose à voir avec la situation présente, même si son cerveau mélange tout dans le même sceau sans faire de tri.

Tuer des humains vivants, alors que la ville est assiégé par des humains morts, elle le craignait au plus profond d'elle et aurait espéré que ça ne soit pas l'une des premières choses qu'elle soit obligé de faire une fois sortie de l'entrepôt.

De toute façon, l'Homme se montre déjà assez mauvais en temps normal, alors pourquoi il se tairait en cas d'apocalypse zombie ?

Aucune de le faire.

Il peut d'ailleurs encore plus se lâcher, sans penser aux conséquences qu'il y aura sur son comportement puisque la police n'existe plus ou presque plus.

Au final, ce sont les plus fragiles de cette espèce qui vont se faire dévorer par les plus forts, ce qu'on a encore pu le voir là.

Pas loin des tabourets git le corps sans vie de propriétaire du bar Black Jack, qui a un trou près du cœur qui n'était pas là auparavant, et aussi la gueule amochée par un coup de battre bien placé qui ne lui a laissé aucune chance de répliquer, le pauvre.

Jill, qui se remet doucement de ce nouvel épisode de son PTSD, s'approche lentement avec son fusil qui pend vers le sol, vers le cadavre de celui qu'elle connaissait avant que l'épidémie recommence et qui risque sûrement de se changer bientôt pour devenir l'un des leurs, sous le regard d'un cerf accroché un un mur qui la juge d'une façon méprisante.

Si j'étais arrivée un peu plus tôt...

Non.

Je ne dois pas commencer à penser comme ça.

Cela ne sert à rien de remuer le passé.

Je le sais, mais je n'arrive pour l'instant à le faire réellement.

Il continue à revenir.

J'ai l'impression que dés que je presse la détente, je me retrouve à nouveau dans ce manoir de malheur l'été dernier.

Comme si un tueur au crochet me poursuivait sans arrêt pour me le rappeler.

Sauf que c'est un film qui ne s'arrête jamais.

Jamais...

Brad : Ils arrivent ! Je les entends !

La voix du condamné la ramène à la réalité, alors que les gémissements du dehors se font assez forts pour être perçus depuis leur position.

Brad : On devrait partir avant qu'ils n'arrive, ou qu'IL n'arrive.

Jill : On peut emprunter la sortie arrière que Randy empruntait à chaque fois pour aller engueuler les gamins qui s'amusaient à renverser les poubelles de la cour.

Brad : Espérons qu'il n'y ait pas d'enfants zombies.

Le plus peureux des deux n'aimerait pas à avoir à loger une balle dans ce qui incarne le mieux l'innocence dans l'imaginaire collectif, après les bébés chats et pandas, et c'est en jetant un dernier regard à Randy qu'il connaissait à peine, qu'il s'en va en ramassant au passage la batte trainant par terre qui ne servira plus à tabasser ceux qui ne le mérite pas. Bien que son épaule touchée lui fasse mal quand il la prend, et il va sûrement avoir un peu de mal à s'en servir, mais il doit faire avec jusqu'à trouver un hypothétique vaccin.

Le temps ne cesse de courir, et bientôt il nous dépassera.