Raccoon City; Fisson Street
De retour dans cet artère qui devient de plus en plus familières à nos yeux au vu de la fréquence de ses apparitions dans le début de cette histoire.
Une entrée de métro condamnée depuis plus d'une décennie se trouve sur cette route, appartenant à la Kite Bros. Railway, qui était jadis le moyen de transport le plus en vogue dans cette ville avant d'être finalement peu à peu abandonné par ses habitants après que l'âge d'or soit fini et que la municipalité se rende compte qu'en fait ce n'était peut être pas une si bonne idée que ça de construire toutes ces lignes souterraines pour seulement 100 000 habitants alors qu'il y avait déjà le système de tramway qui remplissait bien la fonction de transport en commun, aux côtés des bus.
Enfin bon, cela n'a plus d'importance désormais puisque plus personne ne pourra utiliser ces moyens de navigations.
Hormis peut être des survivants afin de trouver un refuge temporaire en attendant que les zombies viennent les chercher jusque là, guidés par le peu de souvenirs qu'ils avaient de leur vie antérieur, sans pour autant s'asseoir tranquillement sur un banc pour lire tranquillement le journal en embêtant personne.
Faut pas rêver non plus, il n'y a que dans les films qu'on peut voir ces décérébrés être civilisés.
D'ailleurs, l'un d'eux est en train de marcher dans ce secteur avec sa veste flambant neuf, flambant tout court, en s'éloignant d'une carcasse de bus retournée et retournée qui empêche quiconque de redescendre la rue par ce côté là en étant à pied. Après si vous avez la moto qu'il faut et que vous êtes le fils caché d'Albert Wesker, vous pouvez probablement passer par dessus après avoir pris assez d'élan pour le grand saut.
Autrement il faudra passer par autre part.
Que ça soit par la porte se trouvant à côté de la galerie d'art "Gallery", dans un petit renfoncement, bien qu'elle soit actuellement verrouillée, rendant impossible de passer par là à moins d'avoir la panoplie du parfait crocheteur sur soi.
Ou encore par l'autre porte, celle située à l'opposé de celle déjà mentionné et qui se trouve aussi dans un renfoncement, celui ci étant adjacent au café "Coffee" qui était probablement le meilleur en ville jusqu'à ce qu'il soit obligé de fermer à cause des émeutes des derniers jours.
Contre toute attente, le passager flamboyant ne prend aucune de ses options, préférant plutôt partir dans la direction adverse à celle du site de crash, où il déjà voir une partie assez conséquente de la façade de la principale station de police de la ville, qui était auparavant un musée dans les années 60 ou 80 avant de changer de fonction, en déménageant les œuvres s'y trouvant aux quatre coins du bourg.
Toujours aussi imaginatif dans les nom, nous pouvons noter à gauche que l'on suit une librairie qui se nomme tout simplement "Books" pour ne pas se fouler.
Tandis que pour les connaisseurs de voitures, il y a toujours à gauche une Volkswagen Golf cyan de 1992, alors qu'à gauche c'est une très belle Ford Thunderbird bleue de 1965 qui est garé juste une pancarte indiquant à Burger King non loin d'ici. Les deux caisses de décennies différentes sont dans le même état sali et abimé, présentant des vitres cassées et de la carrosserie défoncés.
Notre homme gémit en voyant ça car cela va encore tomber sur lui et ses confrères zombies, alors que c'est clairement la marque de malfrats profitant du chaos dans la cité déchu pour faire régner la terreur à leur manière.
Ah non autant pour moi, il fait tout le temps ça donc ça ne veut rien dire en fait.
Bien que ça ne change en rien mon message qui reste véridique, vu qu'on en a eu la preuve au précédent chapitre.
Le gémisseur compulsif est d'une lenteur exécrable qui ferait rire la tortue attendant sur la ligne d'arrivée depuis au moins une bonne demi heure, alors que le lièvre est déjà rentré chez lui pour sa famille. Ce manque de vitesse permet à n'importe qui, même un unijambiste, de pouvoir le rattraper sans souci afin de le prendre par surprise.
C'est ce qui se passe justement quand une lame fend l'air pour venir frapper puis percer l'arrière de son crâne, le faisant totalement s'arrêter dans son mouvement, alors que ses yeux blancs vitreux comprennent trop tard que c'est trop tard pour lui.
Il va rejoindre l'endroit dont il n'aurait jamais dû ressortir après avoir péri dans cet accident.
Tant d'autres âmes en peine doivent encore trouvées le repos, ce qui ne sera pas de tout repos à les aider dans cette tâche ardue.
La tête glisse hors de l'arme pour venir se rétamer sur le bitume au sol, en ayant ensuite quelques spasmes post mortem, ce qui est assez étonnant à observer puisque techniquement cela fait déjà un moment qu'il a passé l'arme à gauche.
Son assassin se révèle être une poule mouillée enveloppée dans un gilet jaune qui n'était pas encore le symbole contestataire qu'il est de nos jours, ou plutôt si l'on veut faire preuve d'un peu plus de respect envers lui, de Brad Vickers qui est en revanche bel et bien trempé après cette simple action pourtant pas si épuisante que ça qui l'a quand même beaucoup fait suer.
Il faut dire que dans son état actuel, le moindre effort est un supplice, d'autant plus que son épaule infectée lui fait affreusement mal.
Heureusement qu'il est soutenu par sa fidèle comparse qui même dans les pires situations sera là pour lui filer un coup de main, et elle se rend compte qu'elle aurait dû éliminer ce zombie par elle même plutôt que de laisser l'honneur aux dames car même si il ne veut pas le montrer, son état à lui empire assez rapidement, bien qu'il puisse encore marcher sans problème pour le moment.
En même temps, ce n'est pas une simple morsure à la main qu'il a reçu le pauvre, donc le virus doit se répandre un peu plus rapidement que si ça avait été le cas, mais après d'autres facteurs entrent en jeu, ce qui fait qu'on ne peut jamais vraiment savoir précisément combien de temps cela mettra pour l'individu à se transformer.
La fourchette est plutôt grande, allant de quelques minutes à une semaine environs.
En dépit des efforts faits de sa part pour masquer la douleur qui l'afflige à chaque mouvement du bras, Jill Valentine a très bien compris ce qui lui traversait la tête et elle veut essayer de le confronter à ce sujet avant qu'il n'ait un moment de faiblesse au pire des instants.
Jill : Si ça devient trop dur, on peut échanger nos armes pour que je puisse prendre la batte.
Brad : Non c'est bon, je gère.
Jill : C'est faux. Tu es limite essoufflé pour ce simple coup que tu viens de porter.
Brad : Cela se voit tant que ça ?
Jill : Comme un cachalot au milieu d'un banc de harengs.
Brad : J'imagine qu'on ne peut rien te cacher... Je n'ai pas envie de rester sans rien faire pendant que tu t'efforces à me trouver un hypothétique vaccin, même si ça devient dur de marcher.
Jill : Tu n'as pas besoin de t'efforcer à jouer les héros dans ton état tant que ce n'est pas nécessaire. Tu n'as rien à nous prouver, et ce n'est pas ce qui s'est passé dans les bois qui gagnera ça.
Brad : C'est bête mais...Je m'en vêtu encore de vous avoir abandonné cette nuit là.
Jill : Ce n'est pas bête, ça prouve juste que tu as un bon fond.
Brad : C'est ce que Rebecca me dit tout le temps. Cela n'empêche pas mon cerveau et mes jambes d'essayer de me faire prendre les pires décisions quand ma survie est en jeu.
Jill : Ce n'était pas la pire décision. Tu étais attaqué par l'un de nos camarades transformé en goule et tu as juste fait une retraite tactique pour ensuite revenir nous chercher quand c'était plus sûr pour un atterrissage.
Brad : Ce n'est pas vraiment comme ça que ça s'est passé.
Jill : Pourtant on peut le prendre comme ça, et c'est d'ailleurs comme ça que c'était noté dans notre rapport de mission.
Brad : Je ne savais pas. Je n'ai pas vraiment participer à cette partie là, car Irons me faisait trop flipper pour que je reste trop longtemps dans la même pièce que lui.
Jill : J'aimerais te toucher amicalement l'épaule pour te rassurer, mais si j'appuie sur la mauvaise épaule, il n'y aura pas l'effet escompté.
Brad : C'est clair... Hé hé...
Jill : Arrête de t'en vouloir pour le passé, et si tu veux vraiment arranger les choses, débrouille toi pour rester vivant jusqu'au moment où l'on fera tomber Umbrella en disgrâce.
Brad : Je tâcherai de faire mon mieux pour survivre aussi longtemps que mon corps me le permet.
Jill : Je préfère entendre ça.
Brad : Espérons qu'on aura de la chance de trouver un moyen de me guérir de cette infection.
Leurs regards se posent désormais sur le quartier général de la police locale qui est leur destination, et ils s'y rendent sans plus tarder.
En posant les pieds sur les flaques d'eaux d'Ennerdale Street, le duo de flics est un peu soulagé de retrouver la majestuosité de la principales station de police qui domine nettement le paysage avec cette splendeur. En plus, elle possède la seconde plus impression tour de l'horloge de la ville, juste entre celle du Beffroi qui gagne haut la main, et celle de l'Université de l'autre côté de la Rivière Circulaire dans un quartier du bourg vachement moins connu.
Veillez à laisser votre paire de ciseaux à la maison si vous vous aventurez dans un de ces lieux car vous risqueriez de subir un accueil pas très chaleureux.
Une bouche à incendie a été violemment percutée par une Chevrolet S-10 1re génération qui l'a envoyé valsé quelques mètres plus loin, créant un jet d'eau incessant qui permettent aux corbeaux de bien nettoyer leurs plumes quand ils sont de passage dans le coin. Cela en rajoute encore plus au côté pitoyable que cette artère à pris en l'espace d'une semaine, avec ses barricades de police placées à la va vite, et les nombreux déchets qui parsèment le sol.
Au moins, celle ci reste encore plus ou moins navigable, et nos deux amies partent vers sa gauche afin de rejoindre le portail emblématique du commissariat qui permet d'accéder à la cour avant. Celui les surplombent avec ses gros caractères en pierre R.P.D., soutenu par "Raccoon Police" juste en dessous afin d'expliquer aux moins fins des locaux ou touristes ce à quoi renvoie ces abréviations.
La grille grinçante et pas mal rouillée qui va leur permettre de passer à la prochaine zone, à été laissée grande ouverte par un inconscient.
Quoique...
Il y a un petit détail qui chiffonne celle qui est assez intelligente et qui a de bons yeux, lui laissant craindre le pire.
Jill : Elles ont été forcées de l'extérieur...
Brad : Oh non...
Des cadavres, trop nombreux pour ne pas être soulignés.
Une dizaine, criblés de balles et éparpillés un peu partout dans cet espace salis par le sang.
Des traces de pneus rougeâtres s'éloignent de la scène de crime, laissant grandement suggérer que une évasion spectaculaire a une lieu il y a quelques temps de ça par ici, et tous ces morts l'étaient déjà plus ou moins avant d'enfin connu le repos éternel lors de cette fusillade pour la survie des vivants.
Impossible cependant de remonter précisément l'heure à laquelle a eu lieu cet évènement, mais une chose est claire...
Jill : Ce lieu a été abandonné par au moins une partie des personnes qui s'y trouvaient.
Brad : Est ce qu'il reste encore certains de nos collègues à l'intérieur ?
Jill : Je compte les zombies ?
Brad : Non.
Jill : Alors je ne sais pas. On est peut être arrivé trop tard. Le mieux qu'on puisse faire, est de vérifier par nous même si on trouve quelqu'un qui ne chercher pas à nous croquer sauvagement.
Brad : Je te laisse prendre les devants. Je couvrirai nos arrières.
La femme forte mène la marche en jetant de brefs coups d'œil à droite à gauche afin de s'assurer de ne pas être pris par surprise, car même si les goules ne pourront pas se jeter rapidement sur eux, d'autres créatures bien plus mobiles pourraient les avoir par surprise si ils ne font pas bien gaffe à leurs arrières. Que ça soient des chiens enragés, des corbeaux tueurs, ou encore les puces mutantes rencontrés un peu plus tôt dans la journée qui d'ailleurs continue à s'éloigner tout doucement, avec les lampadaires qui viendront très bientôt fournir la lumière que le soleil lui même ne pourra plus afficher à travers les nuages gris.
Même lui ne pourra pas venir nous réchauffer le cœur et nous rassurer par rapport à ce qu'il va se passer dans les secondes qui suivent.
Une menace plane dans l'ombre.
Jill a la vilaine impression d'être épiée du regard quelque part, sans parvenir à savoir où.
Peut être en hauteur ?
Un tireur embusqué sur le toit où la tour en elle même ?
Ce serait très peu probable.
Il y a plus de chance pour que ça soit une arme bio-organique, à l'instar des Araignées Géantes qu'elle avait pu croiser dans les grottes souterraines qui servaient d'entrée principale pour le laboratoire non loin de là, bien que notre exploratrice n'avait pas pu l'emprunter correctement à l'époque puisque certains tunnels s'étaient effondrés.
Trêve de nostalgie.
La voilà qui s'arrête subitement en faisant signe à son ami de rester très près d'elle, car il lui a semblé apercevoir quelque chose là haut.
Qu'est ce que c'était ?
Brad : Un problème ?
Jill : J'ai cru v...
Une silhouette surgit soudainement de l'obscurité en hauteur, s'approchant dangereusement d'eux dans uen chute vertigineuse mais contrôlée.
Merde !
Grâce à ses reflexes aiguisés, elle est capable d'attraper le bras de Brad afin de l'entraîner avec elle dans une esquive parfaitement maîtrisé en directement de la double porte d'entrée du commissariat, évitant de justesse une énorme masse qui atterrit lourdement à même le sol, pas au point de la faire trembler, bien que parvenant toutefois à faire valdinguer plusieurs dalles au passage.
Cette entrée en scène rappelant un peu son lointain cousin Mister X qui aussi en bon gros lourdaud qu'il était avait fait sa première apparition en tombant du ciel de manière magistrale au sein de ce même bâtiment, voir un peu plus à l'intérieur de celui ci.
En revanche, je devrai employer le futur pour parler de cet évènement qui ne s'est techniquement pas encore produit pour l'instant.
Restons concentré sur le présent où nous avons nos deux policiers qui sont désormais à terre, dans une douleur n'étant pas au même niveau, et celle ci fait que la personne la moins amochée parmi eux peut réagir le plus rapidement en se retournant tout en étant encore sur le ventre, les mains sur du sang séché appartenant à l'un de ces nombreux corps environnants.
Ce qu'elle découvre de ses yeux ébahis est inqualifiable.
Jamais elle n'a pu voir pareille monstruosité.
Un colosse de chair qui était autrefois humain, sauf qu'à force d'expériences inhumaines sur sa propre personne, il a finir par lui même perdre son humanité.
En se redressant sur ses bottes blindé, la chose grogne d'une voix grave te profonde qui semble consumer toute la confiance en soi de ceux qui l'écouteraient, puisque même notre héroïne qui sait généralement garder son sang froid est paralysée par cette vision cauchemardesque.
Elle qui pensait avoir tout vu avec le cas de Lisa Trevor, elle vient d'ouvrir une nouvelle page de bestiaire très déroutante, capable de rendre malade Cronenberg lui même.
Le Tyrant tourne enfin ses yeux...
Son unique œil gauche livide vers elle.
En effet, le bougre a son autre œil qui est fermé à jamais par une énorme cicatrice qui vient remonter au niveau du front pour parcourir tout le crâne jusqu'à l'arrière de celui ci, le tout sur une peau brunâtre faisant très peu vivant qui donne l'impression de pouvoir partir en lambeau au moindre touché d'une main imprudente sur celle ci.
Vraiment, plus on observe cette B.O.W., plus on a envie de taire la description le plus tôt possible afin d'épargner d'autres détails dérangés pour nos pauvres cœurs sensibles qui n'ont rien demandé.
Que dire de sa bouche qui telle celle d'un cadavre décomposé depuis de nombreux jours s'est retractée au point de laisser la chaire des lèvres complétement visibles, ainsi qu'un sourire permanent sur osn visage puisqu'il n'y a plus moyen de cacher les dents sans les détruire.
A t-on réellement envie d'encore plus l'amocher ?
C'est loin d'être sûr.
D'ailleurs, les voici qui se mouvent pour prononcer d'une intonation pénétrante un acronyme qui donne l'air d'être juste un mot sans aucun contexte, même si je ne vais pas le traduire afin que vous puissiez mieux comprendre ce qu'il vient faire ici.
Créature : STARS !
On dirait bien que Jill vient de faire l'aimable rencontre du stalker qui poursuivait l'homme en jaune depuis déjà la veille.
L'abomination se tourne progressivement vers eux, révélant encore plus de détails de son anatomie qui provoquent un profond dégoût, telles ces espèces de tuyaux violets ou tentacules, dur de savoir, qui entrent et pénètrent son corps sur plusieurs endroits au niveau des épaules qui sont principalement dénudées, lui donnant encore plus effroyable.
Ajoutons à ça l'énorme manteau en cuir noir qu'il porte et qui est adapté à son gabarie ainsi que sa physionomie de manière plus générale, ce qui rappelle un peu son cousin mentionné plus haut, même si il y a quelques petites différences, certaines ayant déjà été mentionnées, et il y a aussi le fait qu'il porte des mitaines plutôt que des gants intégraux.
Surplombant nos deux survivant de par sa taille de base, mais aussi de par le fait que ces derniers sont couchés à même le sol, le géant prend son temps pour s'en prendre à ses proies, faisant preuve d'une lenteur peu surprenante pour un individu de son espèce, sauf qu'il faut absolument s'en méfier.
La flic en mini-jupe devrait normalement pouvoir gérer à elle toute seule une telle situation calamiteuse, étant donné qu'elle s'en est déjà fritté un du même genre il y a deux mois de ça, excepté que ce n'est le cas du tout.
À la place, elle est totalement paralysée par une peur encrée en elle depuis cet incident, à savoir ses flash-back qui reviennent la hanter au pire des moments.
La vision d'une autre atrocité ambulante lui revient en mémoire de plein fouet, puisque celle ci s'était révélée être une innocente petite fille qui a vécu des décennies de malheurs jusqu'au où les S.T.A.R.S. ont abrégé ses longues souffrances.
Un épisode qui marquera à vie la femme au grand cœur qui certes ne le montre pas aussi ouvertement qu'une Claire Redfield.
Le nom de Lisa Trevor continue à la tourmenter, encore jusqu'à présent, la faisant être assaillie de nombreuses pensées confuses.
Qu'est ce que je dois faire !?
Est ce que lui aussi était un pauvre gamin dont on a privé de sa vie !?
Je n'arrive pas à bouger !
Je dois être forte !
Il le faut !
Tout le monde compte sur moi !
Tout le monde compte sur moi !
Il le faut !
Je ne dois pas être inutile !
Je dois respirer !
Me calmer !
Me calmer !
Me calmer !
Me...
Dans la nuit, un tir retentit.
L'éclat d'une balle agresse sauvagement la rétine de notre survivante qui revient à elle, bien que loin d'être remises de ses émotions, et qui voit son camarades à sa gauche s'être relevé avant elle afin de la couvrir avec son simple pistolet en ayant balancé un coup dans la poire du monstre sans que c'est ait l'air de vraiment l'impacter.
Un peu comme si on lui avait juste tiré dessus avec un nerf ou un paintball, c'est pour dire.
Pour autant, on retenir que ça eu au moins le bon effet de la distraire car désormais sa vision est concentrée sur sa cible principale qui est en fait la première qu'il ait pu rencontre sur les deux qu'il doit neutraliser dans cette zone de quarantaine, donc le voilà qu'il s'avance vers elle pour pouvoir en finir le plus tôt possible pour ensuite passer à l'autre qui est juste à coté, ça tombe bien.
Sous le coup du stresse, Brad change maladroitement l'arme qu'il a dans sa main, en faisant tomber le Beretta au passage, pour reprendre la batte de baseball en aluminium assez tranchante, sauf que celle valse vite fait d'un coup de revers de la main droite du colosse avant qu'il ne chope le pauvre pilote de la gauche par le col pour le balancer en arrière telle une vulgaire poupée de chiffon, s'écrasant dans une flaque de sang avec virulence.
Incapable de se relever face à coup et la doubleur de la blessure à l'épaule qui revient, le vulgaire être humain est à la merci de son ennemi qui fait résonner ses bottes à chaque pas alors qu'il s'approche de lui en projetant de son immense ombre sur sa personne.
Les lampadaires s'allument d'un coup sur cette scène tragique qui ne va pas bien se finir vu comme c'est parti.
Retrouvant sa mobilité, Jill braques son fusil sur le Tyrant en espérant que son gros calibre y fasse quelque chose, sachant très bien qu'il avait fallu carrément un lance missiles pour venir à bout du bébé de Wesker.
Son ami remarque ce qu'elle s'apprête à faire juste à temps pour la dissuader d'agir.
Brad : Jill non ! FUIS !
Jill : Je ne te laisserai pas !
Brad : Je suis foutu ! Toi t'as encore une chance ! Tire toi ! VITE !
Hésitante, les larmes au bord des yeux, sachant que si elle se tire comme il le souhaite, cela signifie qu'elle ne le reverra plus jamais, vivant du moins, elle doit faire un choix dur alors que le temps autour d'elle est ralenti.
Attaquer le Monstre ?
Entrer dans le Commissariat ?
Fermant les yeux quelques secondes, elle essaye de rationnaliser ses pensées du mieux qu'elle peut pour prendre une décision, assez rapidement.
Bon...
Je croix que tu as raison.
Le meilleur choix est celui ci pour qu'au moins un de nous survive.
Celui qui n'est pas infecté.
Elle rouvre les yeux sur sur son camarade sur le point d'être exécuté par le Mister X 2.0 qui nous sort un nouvel as de sa manche, le rendant encore plus menaçant, à savoir un tentacule qui surgit de sa main droite en se tortillant dans tous les sens, tandis que la deuxième main relève le pauvre homme impuissant du sol pour aller combiner les deux.
Avant de pouvoir voir ce que cela donne, notre protagoniste s'en va par la grande porte, en pressant les poignets de toutes ses forces pour ouvrir plus vite pour ensuite la claquer derrière elle dans une vacarme qui couvre partiellement la mort instantané de son collègue avec qui était extrêmement proche.
Si on enlève Chris, pour qui elle voue quelques sentiments plus fort, de l'équation, Brad était ce qui pouvait se rapprocher le plus du Meilleur Ami pour elle.
La personne en qui elle avait le plus confiance dans son ancienne équipe, en dépit de sa trouillardise souvent soulignée.
Leur relation a pu être prouvé à plusieurs reprises dans les quelques extraits de leur passé en commun que vous avez pu découvrir dans ce récit ou ceux qui lui sont liés.
Désormais le voilà parti, ses cris étouffés par quelque chose qui obstrue sa bouche.
Impossible d'en avoir la confirmation sans se risquer à faire une grosse connerie qui rendrait son sacrifice honorable plutôt vain, elle ne pourra pas aller vérifier sa théorie par elle même, dû moins pour l'instant.
En même temps, ce n'est pas comme si il y avait trente six mille solutions.
Nous avons en effet déjà vu l'arme du crime.
Et encore, d'autres surprises nous attendent par la suite.
Seule, livrée à elle même, la voilà plantée là avec son pompe pendouillant à ne pas bouger à l'entrée de cette toute nouvelle zone.
"Nouvelle" ?
Pas vraiment.
Ni pour vous si n'avez raté aucun épisode.
Ni pour elle qui a bossé ici jusqu'à ce que l'épidémie consume la ville.
Une douce mélodie semblant être un mélange d'orgue, piano et d'un petit triangle qui fait tout son charme, vient tenter de rassurer la pauvre femme quant à ce choix cornélien qui la pèse énormément, même maintenant qu'i lest passé.
N'en ayant rien à faire de l'apparence lumineuse, grâcieuse et chaleureuse de ce hall qui lui tend les bras, elle s'avance juste que quelques pas afin d'arriver eau niveau des quelques marches descendantes afin de s'y asseoir pendant quelques temps.
Ce qu'il lui faut, c'est décompresser, et se motiver pour ce qui est encore à venir.
Quoi que cela soit.
La sonorité ambiante s'adoucie temporairement, histoire de ne pas venir troubler ce dialogue intérieur qu'elle va avoir avec elle même.
Je l'ai fait.
J'ai laissé Brad mourir pour moi, alors que j'avais promis de le sauver.
De trouver un vaccin pour lui.
J'avais même réussi à lui remonter le moral pour ne pas qu'il flanche définitivement.
Tout ça pour rien.
Pour rien...
J'ai été incapable de trouver une autre solution qui aurait pu nous sauver la mise à tous les deux.
Il devait forcément il y en avait une !
Pourquoi je n'ai pas été foutu de la trouver !?
Pourquoi est ce que depuis cet incident je ne sers à rien !?
Chris en en plein cœur d'un danger sûrement bien pire que ça, essayant de faire tomber cette saleté d'entreprise maléfique, et moi je suis resté en retrait, l'abandonnant dans cette lutte !
Si j'avais fait l'erreur d'être avec lui, on aurait pu au moins retarder tout ça, si ce n'est l'éviter !
Je ne le saurai sans doute jamais...
Ouais...
Je l'ai bien mérité ce poing en pleine gueule cette nuit là.
Il est juste arrivé deux mois trop tôt en fait.
Depuis le cas de Lisa Trevor, je suis une loque, paralysée au moindre danger qui viendrait me surprendre un tant soi peu.
Où sont passées les anciennes Jill Valentine ?
Elles doivent bien se moquer de moi.
Que ça soit la Jill Ado Rebelle qui a foutu la merde dans sa famille parfaite.
Ou encore la Jill Delta Force qui avait impressionné tous ces males qui n'avaient pasl 'habitude de voir une femme faire ça.
Sans compter sur la Jill Alpha STARS qui réussissait à couvrir ses alliés quand la situation l'exigeait.
Là, c'est la version Sandwich...
J'aurais réellement fini en garniture en sandwich à l'époque si j'avais déjà été comme ça.
Ah Barry, toi et ton humour, tu me manques.
Vous me manquez tous en fait.
Tous ceux qui sont morts là bas, et ceux qui sont encore vivants aujourd'hui.
Maintenant me voilà coincer...
Si je sors, je me fais tuer par cet Antistars.
Si je reste ici, je risque d'entraîner de potentiels survivants dans ma tombe.
Car je ne pense pas qu'il va rester éternellement bloqué dehors.
je suis même surpris qu'il n'est pas encore défoncé la porte.
Faut croire qu'il aime jouer avec sa proie à la manière d'un Prédator.
J'espère qu'il n'a pas de vision thermique comme lui.
Ce surnom lui va bien en tout cas.
Il faut dire qu'il a une sale gueule d'enculeur de maman.
Oh Brad...
Tu aurais adoré cette référence...
...
...
...
Cela ne sert à rien que je reste ici des plombes.
Je vais errer dans le coin pour au moins essayer de trouver de l'aide pour Dario.
Si je peux au moins faire ça, ce serait bien.
Ensuite je ne sais pas ce que je ferai.
Me sauter le caisson dans nos bureaux ?
Qui sait ?
Au moins comme ça ce bâtard ne m'aura pas avec ces tentacules.
Ce qui me rappelle étrangement quelques pornos que Nikkei aimait regarder quand elle était encore là.
Dommage qu'elle n'ait jamais su que moi et Holt on savait ce qu'elle faisait, et qu'elle n'avait pas honte à nous le cacher.
Même à son âge, ce petit casse pied était déjà un pervers qui causait du souci à ses copines de classe à l'école.
Ce qui me surprendra toujours...
Les dernières générations sont quand même plus précoces que la mienne.
Enfin bref...
Allons y...
Après ce long monologue mental, elle se lève sans trop de conviction dans le mouvement, puis lance un large regard sur ce hall pour voir ce qui s'y trouve.
De nombreux sacs de couchages se trouvent entre elle et la statue à quelques mètres devant, représentant une femme portant une cruche d'eau sur son épaule droite, qui était déjà là du temps où cet endroit n'était alors qu'un simple musée présentant des œuvres très peu célèbres et essentiellement locales.
Grâce au maire Michael Warren, et un coup de pouce d'Umbrella, à la fin des années 80.
Ces deux là semblent souvent aller de paire, ce qui n'est pas vraiment quelque chose de flatteur à souligner.
Dans tous les cas, il y a eu en effet des gens qui ont squatté cette zone
Peut être sont ils partis avec ce véhicule dont les traces de pneus ont été repéré un peu plus tôt ?
Il y a des chance puisque aucune trace de sang n'est visible au niveau de tout ce matos, donc si ils sont morts, c'est pas ici c'est sûr.
A quelques endroits, on peut noter le logo de la RPD en dessous, gravé à même le carrelage, qui est obstrué par tout ce joyeux bordel et donc si on ne sait pas qu'il est là, on peut facilement le louper.
De nombreuses portes s'offrent à elle pour définir où est ce qu'elle veut se rendre exactement.
Il reste peut être quelqu'un dans le bureau ouest, même si j'y crois moyen.
Cet endroit est trop à découvert pour qu'ils aient réussir à tenir le coup.
Surtout que les zombies ont réussi à percer les défenses de ce sanctuaire et ont dû s'occuper de ceux qui trouvaient là.
J'espére que ce salopard d'Irons en fait parti.
Mais je ne serai pas surpris si j'apprends qu'il s'en est tiré.
Les enflures sont toujours les derniers à tomber.
Après deux pentes montantes plutôt simples à gravir, la policière en civil décide de prendre la première porte à sa gauche, sans prendre le soin de faire un petit tour à la réception à droite pour taper une petite sauvegarde à la machine à écrire du même modèle que toutes celles que l'on peut croiser dans la région, qui n'est pas un produit issu de l'autre entreprise pharmaceutique pour une fois.
Faut dire que ce n'est pas type de produit qu'ils vendent habituellement.
Dans le lieu de travail où bossait bon nombre de noms familiers pour elle, elle ne trouve que des bureaux laissaient en désordre avec des papiers jonchés à même le sol, ainsi que quelques traces de sangs par ci par là, sans oublier plusieurs éléments indiquer qu'une fête d'accueil était prévue à l'origine. Quelques gobelets traînent par terre, alors que le reste est correctement ranger avec l'alcool qui va avec, attendant juste que quelqu'un vienne se servir, sans que jamais cela n'arrive.
Une banderole de tissue bleue indiquant "Wellcome Leon" avec une belle faute d'orthographe nous permet d'apprendre le nom de celui qui aurait dû s'amuser avec ses nouveaux collègues pour son arrivé dans le service, si les étincelles amorcés par les actions de Spencer pendant de nombreuses années n'avaient pas finie par embraser cette cité.
Même un chapeau de fête en forme de cône censé être rigolo ne viendra pas nous redonner le sourire, loin de là.
Elle sait très bien, bien qu'elle n'ait aucun idée de qui est ce Leon dont il est question.
Avec ce qui s'est pas passé là bas, c'était logique qu'ils fassent venir de nouvelles recrues.
J'espère juste qu'il n'ait pas eu le temps de venir ici avant que la ville soit coupée du reste du monde par la garde nationale.
Que toute notre vie paisible tombe sous les crocs des morts-vivants.
Tout ça à cause de l'arrivisme d'un vieillard se prenant pour Dieu et qui a créé toutes ces abominations.
En ayant comme pion notre ancien capitaine.
Mais à par ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien.
Personne ne peut entendre cette obscure référence que les américains n'auront sûrement pas, et peut être il en va de même pour les français de nos jours.
Néanmoins, du bruit se faire percevoir depuis le bureau personnel du Lieutenant Marvin Branagh qui a le privilège d'avoir un espace séparé de ses subordonnés où il peut avoir la vie tranquille. Le son ressemblait à quelque chose ou quelqu'un qui heurtait le côté d'une table ou en tout cas d'un meuble en bois, ce qui fut suivant d'un minuscule cri de douleur partiellement étouffé.
Aux dernières nouvelles, les morts ne ressentent plus la douleur de par leur condition de non vie.
Ce qui voudrait dire qu'il y a bien un survivant qui se trouve terrait là, caché à causé d'un angle de vue défavorable.
Des doigts faiblards finissent par apparaître à l'embrassure de la porte, s'accrochant à celle ci pour correctement avancer.
Le visage afro-américain rappelant quelque peu celui de l'acteur américain Will Smith, mais alors de très loin et louchant très fortement, se montre enfin avec son bouc et cela rassure un chouilla celle qui redouait déjà de ne trouver que les restes de ses anciens camarades disséminés à droite à gauche, sans espoir de pouvoir avoir un minimum de réconfort pour se remettre de ses émotions.
Jill : Marvin.
Marvin : Jill...
Les grimaces de l'officier démontrent clairement que quelque chose ne va pas, et cette chose qui ne va pas est évidemment cette ale blessure qu'il possède au bas ventre et qu'il cache avec sa main droite lui évitant de se vider de son sang, même si celui ci a commençait à coaguler, voir même nécroser mais ça il ne veut pas trop y prêter attention.
Ce qu'il l'importe c'est d'aider les âmes innocentes de passage du mieux qu'il peut, tant qu'il est encore lui même, sans connaître le temps qu'il lui reste exactement à être humain.
Dans son holster qu'il porte à la ceinture se trouve un Beretta 92FS Inox qu'il sera prêt à refiler à l'un de ces survivant si le besoin se fait sentir.
Lui n'en aura évidemment bientôt besoin.
Jill : Ils t'ont salement eu.
Marvin : Oui je sais, mais ça valait le coup.
Le flic intègre tire une chaise en bois vers lui pour pouvoir si asseoir car la marche devient de plus en plus difficile, ce qui lui fait dire qu'il finira par ne plus pouvoir se déplacer du tout à un moment ou un autre.
L'ex STARS fait le tour afin de le rejoindre et elle fait de même que lui afin de s'installer à ses côtés, ce qui sera plus agréable pour faire la causette entre acteurs secondaires des évènements chaotiques qui les entourent.
Marvin : Je pensais que tu avais déjà quitté la ville comme les autres.
Jill : J'aurais dû mais j'ai des conflits internes qui sont en train de me rendre folle, et qui ne sont pas près de se calmer avec toutes les tragédies qui frappent mon mental.
Marvin : J'imagine bien. Voir nos amies périr les uns après les autres sans que l'on puisse rien y faire, ça fout un coup de plomb dans l'aile.
Jill : Est ce qu'il reste quelqu'un d'autre ici à par toi ?
Marvin : Peut être le Chef.
Jill : J'aurais été surpris du connard.
Marvin : Dommage que Raymond ait été l'un des premiers à périr quand les émeutes ont commencé. Ils nous auraient été d'un sacré ressors, et aurait pu prendre la place du Chef qu'il méritait mieux.
Jill : Que veux tu ? Ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier.
Marvin : Au moins.. Rita a pu s'échapper à quelques survivants. Je ne sais pas jusqu'où ils iront mais c'est déjà ça de pris. Je ne sais pas si l'autre groupe qui est parti vers les égouts aura autant de chance.
Jill : Faut croiser les doigts.
Marvin : J'hésite à ouvrir une bouteille pour la mini victoire qu'on a eu face aux Rodeurs. Enfin, si j'ai encore assez de force pour le faire.
Jill : Je m'en occupe.
Raclant bruyamment son siège sur le carrelage, elle se lève brièvement, d'un pas imprécis montrant qu'elle n'est pas vraiment au meilleur de son état psychique, bien qu'elle réussisse toutefois à atteindre les bouteilles soulignées tout à l'heure afin d'y jeter un œil humide à l'alcool qui lui ferait le plus plaisir de consommer pour oublier.
Oublier que sa vie est un véritable cauchemar.
Oublier qu'elle n'a aucune idée de comment s'échapper de celui ci.
Oublier qu'elle a perdu un ami, et qu'elle risque d'entre perdre d'autres tant que Umbrella sera encore de la partie.
Oublier...
Juste oublier tout court.
L'espace d'un moment, un moment intime.
La dernière boisson d'un condamné et d'une justicière qui ne laisse pas les coupables de ce génocide s'en tirer comme ça.
"Single BarreI" ?
Je connaissais pas ce Jack Daniel's.
Il fera l'affaire.
C'est parti.
D'un main elle attrape le breuvage, et de l'autre les deux récipients en plastique qui vont leur permettre d'en profiter cette potion magique.
De retour au côté du mourant, elle lui sert en premier le whisky avant de passer à son tour à ras bord.
Jill : À tous ceux qui sont partis hier.
Marvin : Et ceux qui partiront encore demain.
Les gobelets s'entrechoquent, renversant un petit peu de leur contenu au passage.
Un bel échange qui sera au passage leur dernier.
