Raccoon City; Fisson Street
Le corps de Brad Vickers était visible nul part lors du bref passage de Jill Valentine dans la cour du commissariat au retour.
Seule une énorme marre d'hémoglobine était présente à l'endroit même où le Poursuiveur l'avait poignardé à travers la bouche avec un de ses tentacules.
Des traces de pas ensanglantés semblaient mener dans le petit tunnel sous l'entrée, mais elle n'a pas préférer les suivre.
Jamais il n'aurait pu survivre face à ce monstre, donc il n'y a qu'une seule explication pour cet étrange phénomène.
Pour le moins du monde, elle a envie de se confronter à sa version réanimée et abrutie.
D'autant plus qu'elle n'a pas vraiment le loisir de perdre du temps avec ça, en sachant l'autre à ses trousses.
Là, elle doit retrouver le Caporal Carlos Oliveira de l'U.B.C.S. au Grill 13 qui se trouve non loin derrière cette principale station de police.
Il faut juste trouver un chemin empruntable qui y mène sans trop d'embûches sur le trajet et sans faire trop de détours inutiles.
Pour se faire elle a choisi de revenir sur ses pas jusqu'au bus renversé et enflammé afin d'aller au petit renfoncement à côté de celui ci et de la galerie d'art mentionnée deux chapitres auparavant afin de confronter cette porte verrouillée qui n'attend qu'une chose, un bon petit coup de crochetage. Alors que l'on pourrait aussi la faire sauter à coup de chevrotine ou avec un coup de botte bien placée, sauf que ça ferait un peu trop de bruit qui risquerait d'attirer de nuisibles moustiques sur la policière intelligente, y compris une grosse femelle horrible à voir qui en a déjà après son sang.
Elle ne s'est pas fait chier à la semer pour tirer un coup de cor afin de signaler sa présence ici.
Grâce à ses habiles mimines, elle fait parfaitement bouger des outils qui lui avaient un peu manqués, et elle parvient assez rapidement, mais pas autant que dans les films car il ne faut pas abuser non plus, a débloquer le verrou, lui permettant de continuer son aventure en prenant le fusil à pompe pour assurer ses devants.
Derrière cet obstacle se trouve à nouveau un dédale de ruelles comme on les aiment, avec cette fois ci les lueurs de faibles éclairages aux murs, rappelant celles tuant les moustiques pour certaines, car la jour déjà peu lumineux a laissé sa place à la nuit noire la plus totale, où les nuages empêchent la lune de nous tenir compagnie pour éviter que l'on se sente submerger par la mort dominant la ville.
Autant dire que la navigation dans la pénombre risque d'être des plus stressantes.
Pour l'instant, la survivante lourdement armée, sans être ne étant de correctement tout utiliser, pose un pied après l'autre dans ce recoin lugubre où les murs sont sales et débordent de cloportes, et où encore les rares portes croisées sont toutes barricadées de l'extérieur, ce qui sous entend que quelqu'un tenait absolument à ce que rien ne sorte des bâtiment l'entourant.
Heureusement que les fenêtres sont quant à elles grillagées ou obstruées par des barreaux.
Ce ne serait pas le moment de se faire prendre par surprise par un revenant dont les échos sont encore et toujours audibles dans le lointain, bien que pour une fois, on les entend plus que l'on ne les voit.
Bien que quand ils apparaissent, ils ont tendance à être plus d'une d'une dizaine, donc c'est peut être mieux comme ça.
Arrivée à proximité du premier tournant partant vers la gauche, Jill entend une porte toute proche, à neuve heures environs s'ouvrir en trombe, suivi par des bruits de pas de course qui s'approchent pour ensuite s'arrêter hors de son champ de vision.
Des halètements d'un homme exténué peuvent être ensuite perçu, confirmant qu'il ne s'agit pas d'un mort vivant, mais bien d'un vivant en chair et en os, pour l'instant du moins.
Un survivant.
C'est devenu tellement rare d'en croiser maintenant.
Je ne sais pas combien de personnes vivantes il reste à Raccoon City.
Dans tous les cas, il faut que j'aille voir cette personne, qui qu'elle soit.
En espérant qu'elle ne soit pas dangereuse et armée.
Comme les bandits de tout à l'heure.
Afin de ne pas trop brusquer cette personne avec son attirail, elle switch son Benelli M3 Super 90 avec son Beretta 92FS personnalisé.
Une fois un petit coup soufflé depuis la bouche, elle se montre enfin à ce nouveau personnage posté au prochain angle tournant vers la droite cette fois ci, juste à côté d'une fenêtre barré par des planches en bois assez fragile qui empêchent à priori quoique ce soit de sortir par là. Ce gaillard aux cheveux bruns porte une tenue militaire et est en possession d'un pistolet STI Edge qu'il tient à deux main comme un vrai pro et qu'il braque immédiatement sur la policière sans uniforme en la voyant s'approcher, le tout avec une expression d'effroi intense sur le visage qui témoigne d'expériences traumatisantes très récentes.
Néanmoins, notre héroïne se méfie instantanément de lui après avoir jeter un petit coup d'œil plus précis à ses habits.
Passons sur le treillis militaire composé de rangers, d'un pantalon beige, et d'un gilet tactique par dessus un haut vert olive.
Rien à en dire sur le devant.
En revanche à l'arrière, elle remarqué assez brièvement, juste avant qu'il se tourne vers elle, l'énorme logo d'Umbrella Corporation s'y trouvant.
Cependant elle n'a pas eu le temps de voir autre chose, donc elle va devoir se fier uniquement à ça, ce qui fait qu'elle agresse l'individu d'un regard glacial.
Ce type bosse pour ces salopards.
Il doit faire parti du même groupe que le Caporal Dragueur.
Je vais devoir lui tirer les vers du nez.
Mais d'abord le calmer.
Jill : Baissez votre arme ! Vous voyez bien que je ne suis pas un zombie.
En effet, même à une zombinette sexy, elle ne ressemble pas.
Soulagé, le pauvre type dans tous ses états décide enfin de baisser son calibre 45 pour parlementer plutôt que tirer.
Mercenaire : Enfin quelqu'un de vivant dans cette foutue ville ! En plus très bien armé ! Limite plus que moi ! Merci seigneur !
Jill : Mon nom est Jill. Et vous êtes ?
Christopher : Christopher. Je... J'étais accompagné d'un collègue mercenaire nommé Daniel, et nous nous étions réfugié dans un parking couvert en pensant y être en sécurité.
Jill : Ce n'a pas été le cas je devine.
Christopher : Exact... Ces saloperies de cerbères nichaient là dedans et ils ont été une dizaine à se jeter sur nous. J'ai été assez rapide pour fuir, mais pas Daniel.
Jill : J'ai connu ça. Un ancien collègue qui s'est fait dévorer par ces corniauds de l'enfer.
Christopher : Vous avez déjà connu ça on dirait bien. Cela se voit à votre façon d'être.
Jill : Belle observation pour un larbin d'Umbrella.
Christopher : Je ne vous contredirai pas. Ils se sont bien gardés de nous révéler ce dans quoi ils nous jetaient, en ne nous dévoilant que le strict minimum. Leurs expériences, ils sont pires que tout ce que j'aurais pu penser.
Jill : Vous n'étiez pas au courant de ce qu'ils faisaient ici ?
Christopher : Des trifouillages de virus et qu'il fallait qu'on nettoie les débordements. C'est tout. Rien de leur musée des horreurs.
Jill : J'aurais cru que leurs soldats en sauraient plus. Pourqu'ils puissent être efficaces.
Christopher : Nous ne sommes juste que des mercenaires. Ils ont des troupes d'élites qui doivent tout savoir et qu'ils sont précieuses. Pas comme nous visiblement.
Jill : Cela change le point de vue que j'avais sur vous. Vous êtes juste des victimes de plus du vieux sénile aux commandes de cette entreprise.
Christopher : Honnêt...
Sans prévenir, les planches en bois de la fenêtre bordant ce cher Christopher éclatent de l'intérieur, révélant une vision cauchemardesque déjà connue sous le nom de Drain Deimos qui plante ses crochets aux pattes avants aux épaules du gus qui ne peut rien faire dans la position dans laquelle il se trouve, hormis se laisser entraîner à l'intérieur du bâtiment semblant à l'abandon en hurlant de terreur, avant de se faire sucer le jus de sa cervelle par l'insecte au palais raffiné.
Jill n'a même pas pas pu envoyer du 9mm car il y aurait eu trop de risque de buter la personne qu'elle voulait sauver.
Quoique ça aurait au moins ou abréger ses souffrances.
Cela aurait été déjà ça de pris.
Bordel de m...
Je ne l'ai pas entendu venir !
Pourquoi ça finit mal pour tous ceux que je croise !?
Mon rôle est de quand même protéger les citoyens de cette ville !
De faire ce que Irons et Warren ne faisaient pas.
Enfin bon...
Mieux vaut que je me tire avant de finir en dessert à ces énormes...
Truc.
Je n'ai aucun idée de ce qu'ils sont.
Pas assez de pattes pour être des araignées.
Allez savoir...
Gardant tous ses sens en alerte face à toutes les voies de sorties que pourraient utiliser ces rampants de la nuit qui ne sentent pas le souffre pour la prendre en traître, elle s'avance en reprenant son gros canon au calibre 12 qui a déjà fait ses preuves contre eux.
Avec prudence elle arrive jusque une poubelle qui a été renversée par le défunt mercenaire, et puis elle remarque du coin de l'œil une sorte de journal intime que celui ci a perdu au passage juste avant de décéder dans d'horribles souffrances.
Sans hésiter, elle le ramasse afin d'y lire quelques pages tout en s'éclipsant tout de même de cette zone hostile.
Il doit y avoir des informations utiles là dedans.
1er Septembre
Après six mois d'entraînement intensif, mon corps était revenu.
J'étais un bon soldat, mais ils ont ordonné mon exécution sans raison. J'ai été torturé et forcé de faire de faux aveux.
Mais le matin de mon exécution, un miracle s'est produit. L'entreprise m'avait aidé, me donnant une seconde vie.
Un nouvel emploi qui me permettra de continuer à utiliser mes compétences.
J'ai hâte de voir de quoi il va en retourner, je ne commence que dans deux semaines. En attendant je vais profiter de mes vacances.
Ce n'est pas tous les jours que Dieu nous laisse une seconde chance de vivre.
15 Septembre
J'ai terminé mes vacances courtes et je suis retourné au bureau du siège. Il semble que mon unité U.B.C.S. ait été appelée en action.
Umbrella maintient sa propre unité paramilitaire pour lutter contre le terrorisme d'entreprise et l'enlèvement de V.I.P.. De plus, ils ont des assainisateurs spécialisés dans la gestion des problèmes causés par les produits illégaux.
Je suis actuellement membre de ce dernier.
J'y ai pu rencontrer Daniel, un gars venant de Harlem plutôt sympa. Sauf quand on vient l'emmerder quand il se repose.
Je n'aurais jamais cru qu'un gars du New Jersey comme moi puisse parvenir à s'entendre avec lui, mais c'est le cas.
Vivement qu'on fasse notre première mission ensemble, pour voir ce que cela donne.
28 Septembre
L'aube est là, mais nous sommes toujours en train de traverser ce cauchemar. Il n'y a aucun vivre d'aucune sorte ici. Les morts-vivants marchent dans les rues en se nourrissant de la chair des vivants.
Si on me donnait le choix à nouveau, j'aurais préféré être exécuté. Le couloir de la mort était un asile céleste par rapport à cet endroit.
Daniel est le seul membre de mon équipe qui reste à mes côtés. Nous gardons au moins une balle sur nous pour nous ôter la vie dans le pire des cas, en espérant que nos corps ne reviendront pas à la vie.
Ces mangeurs de chairs ne sont pas la seule menace par ici. Ces espèces de sangsues géantes ont essayé de nous avoir quand nous trainions près du parc.
D'ailleurs on a senti des secousses sismiques là bas aussi. Quelque chose me dit que ce n'a rien à voir avec un tremblement de terre ordinaire…
Qu'Umbrella pourrisse en Enfer pour m'y avoir entraîné avec elle.
Grâce à ces écrits lus de manière posthume, nous décrivons un peu plus sur comment la pieuvre machiavélique qu'est cette icône pharmaceutique faisait pour recruter les membres de leur Umbrella Biohazard Countermeasure Service.
Assez malsain quant on connaît les véritables intentions derrière.
Des cobayes.
Comme tout le monde sauf le Vieux Spencer lui même.
Quel enfoiré...
Plus j'en apprends plus je le déteste.
Je vais me transformer en Chris si ça continue.
Hé hé...
Le poids de son absence se ressent jusque dans son cœur victime de la solitude.
Deux portes de passées et la voilà devant un tout nouvel horizon, tout autant dangereux, mais où elle pourra avoir encore plus de réponses à ses questions internes si jamais elle réussit à mettre la main sur le caporal qu'elle désire tant.
Pas autant que Chris non plus, il ne faut pas plaisanter.
Se retrouvant à l'intersection entre Ennerdale Street et Warren Street, la parcoureuse des rues de cette ville portuaire a un chemin directement tracé face à elle puisque toutes les autres options sont obstruées par différents éléments donnant l'impression d'avoir été placé là par une puissante entité qui commande son destin et a décidé qu'elle n'aurait aucun libre arbitre, même si elle le voulait.
J'extrapole un peu, mais constatez plutôt.
À gauche, nous avons une voiture jaune qui s'est encastrée contre un mur, et comme le chauffeur n'avait pensé tout bêtement à mettre sa ceinture de sécurité, il a traversé le parebrise avec virulence pour ensuite se vautrer sur le parechoc où il s'est violemment briser la nuque sans vergogne. Des débris de verres sont d'ailleurs éparpillés tout autour du lieu de l'accident, et il faut prendre soin à ne pas marcher dessus pour ne pas se couper et mourir comme une pure idiote.
À droite, des barrières de travaux interdisent tout accès, et une camionnette bleue bloque le peu d'espace qui aurait pu permettre de s'y faufiler, au point d'avoir renverser un panneau de signalisation au passage.
Or, tout devant il n'y a juste qu'un gros tas de carcasses de voiture empilées de façon informe, ce qui a permis à un bus GM TDH 5303 de se retrouver coincer au sommet de celui ci, avec son chauffeur qui a lui aussi fait un bonjour à la vitre avant, tellement qu'il y repose désormais, complétement affalé et mort. Par un quelconque hasard chanceux, ni lui, ni l'autre macchabée, ne se sont réveillés depuis le temps alors qu'il y a des chances pour qu'ils aient été quand même contaminés par l'eau empoisonné du coin.
Toutefois, ce n'est pas parce que eux ne sont pas un problème, que il y en a aucun.
Non loin d'ici, des hurlement de chiens se font entendre, de quoi confirmer le récit du croyant sûrement au paradis à l'heure qu'il est.
Rajoutons à ça d'étranges craillements aiguës semblables à ceux des Corneilles d'Amérique sont percevables à l'intérieur de l'autobus à l'abandon.
De multiple dangereux, provenant tous de la ligne droite juste en face.
Pas le choix, elle va devoir passer par là, même si ça veut se jeter au cœur du danger, sans que ça soit une nouveauté à vrai dire.
J'ai beaucoup fuis dernièrement.
Notamment à cause de l'autre.
Je vais sûrement devoir le faire encore, mais si besoin...
J'userai de la force létale.
Peu importe ce qui se dresse sur mon chemin.
Je surmonterai mon trauma.
Pas trente mille possibilités s'offrent à elle, alors elle s'avance prudemment avec ses puissants arguments en mains, afin de ne pas faire trop de bruit pour pourrait attirer l'attention de toutes ces mutants infectés mentionnés. Elle fait ainsi progressivement le tour de l'amas de véhicules, sa rapprochant de plus en plus de l'origine des divers sons canins.
Excepté qu'à mi chemin, les détritus couvrants le sol sur lequel elle ne peut que marcher, font soudainement un bruit assez prononcé qui alerte immédiatement la nuée cachée tout près d'ici.
Les vitres du car explosent alors dans un violent fracas mélodieux et en rythme, annonçant le déluge à suivre.
Les plumes noires envahissent le ciel presque aussi sombres qu'eux, et les becs aiguisés allant avec sont sur le point de s'élancer au piquet vers celle qui a osé troubler leur sommeil, pour lui arracher ses globes oculaires avant de les gober, tout en lui picorant différents morceaux du corps qui sont des pièces de choix de qualité.
Ne voulant pas finir en casse dalle pour eux, la pro de la fuite presse le pas en réussissant à contourner le bus, elle se tourne en premier lieu vers la gauche qui se révèle être tout aussi bouché qu'une bonne partie de la ville, excepté le nord ouest comme le prouvera la venu de trois inconnus dans cette zone de quarantaine censée être extrêmement bien protégée.
Cinq Cerbères comme les a nommé Christopher, qui portent une forte similarité de race que leurs cousins du même surnom dans les montagnes il y a deux mois, sont en train de déchiqueter avec leurs crocs acérés ce qu'il reste du camarade de l'autre mercenaire, Daniel, dont on peut constater l'ethnie afro-américaine du peu de bouts de peau encore laissés intacts.
Trop occupés à savourer ce festin, ils ne font pas trop attention à la présence au Jill Sandwich qui vient de débarquer avec sa viande encore plus tendre que celle qu'ils dégustent actuellement.
Ne voulant pas connaître le même destin que Joseph Frost, elle cherche rapidement une échappatoire à une tragique fin où Chris n'est pas un spectateur ne pouvant pas intervenir pour faire cesser cette pièce de théâtre de mauvais goût.
En vérité, ce serait plutôt la madame des STARS qui serait plus dans cette situation dernièrement.
Par chance, un parking fermé, qui est sûrement celui où tout est parti en couille à la base avec les deux fantassins de l'U.B.C.S., se trouve à sa droite en apportant son éclairage très soigné pour guider la survivante à l'intérieur de lui.
Alors que les canidés commencent enfin à tourner leur têtes vers leur prochaine proie ne pouvant combler leur insatiable appétit, cette dernière s'éclipse dans le refuge repérer, en ne faisait pas le conne puisqu'elle ferme derrière elle afin d'être sur de ne pas être suivi, avant de chercher un moyen de la bloquer, au cas om.
Durant cette recherche, elle entend en premier lieu des piafs s'éclater contre l'acier de la porte, puis ils laissent leur place à des grattements de chiens implorant qu'on leur ouvre, seulement pour mieux nous manger ensuite mon enfant.
Ne jamais leur faire confiance, surtout si jamais vous veniez à vous retrouver piéger dans une base perdue en plein antarctique.
Ses mains mobiles se tournent d'abord vers une BMW laissée à l'abandon avec son capot d'ouvert, où se trouvent deux câbles branchés à une sorte de machine qui permet de recharger la batterie de la bagnole.
L'un des deux outils d'alimentation pourrait être utile pour bloquer la poignet de l'autre porte, elle en est certaine.
Pour autant, avant de poursuivre sa fouille, elle est distraite par des bruits de pas s'approchant d'elle, qui pourraient s'apparenter à ceux d'un wouaf wouaf assez grand du style dobermann comme ceux qu'ils ont au commissariat qu'elle a visité plus tôt, sans essayer de se rendre au chenil.
Si il n'y avait pas eu Monsieur Potdecolle pour venir lui casser les noisettes, elle aurait peut être pu y faire un tour, pour voir si il avait quelque chose d'utile là bas.
Finalement, le corniaud se montre enfin, aussi moche soit avec sa gueule cassée qui ne cesse de baver, son œil gauche manquant qui laisse donc à la place un trou béant peu reluisant, et bien évidemment le côté gauche de son corps où il manque matière de chair quand même puisque les côtes arrivent à être visible à l'œil nu, ce qui n'est pas normal du tout.
Seuls ses testicules sont bien là et en pleine forme, bien que cela n'aura aucun impact dans la lutte à venir.
En effet, en découvrant cette intrue sur son territoire, il se met à grogner en s'arrêtant momentanément sur place, puis quelques secondes plus tard il la charge enfin alors qu'elle n'a aucune arme de sortie pour pouvoir riposter.
Quoique...
Au lieu d'esquiver cette attaque, l'habile demoiselle utilise le câble dans ses mains pour une autre utilité que ce qu'elle avait prévu, c'est à dire en fracassant le crâne du vilain chien avec juste au moment où il sauter vers elle.
Son corps valse sur sa droite, et excepté quelques spasmes, il ne s'en relèvera pas en boucle jusqu'à subir une trentième balle dans la tête qui cette fois ci se révèlera mortelle pour on ne sait quelle raison.
Pratique comme arme improvisée.
Et bien plus facile à ranger que la batte modifiée que Brad avait avant.
Je vais la garder un petit moment.
Comme ça, je...
Son regard est inexplicablement attiré par une marre de sang que Barry ne pourra pas goûter, et qui doit très certainement appartenir au pauvre soldat qui a servi de dîner à une meute toujours affamée puisque le liquide est encore chaud, sans compter sur les traces de pas sanglantes qui accourent vers la sortie du garage que la madame a emprunté pour venir jusqu'ici.
Dans cette flaque un peu particulière se trouve un article de journal papier qui a été déchiré et dont le recto a pu éviter d'être souillé de rouge, qu'elle s'empresse de lire après s'être assuré au préalable qu'elle ne risquait plus grand chose par ici.
Ce qui est bel et bien le cas étant donné que les grattements sur la porte ont cessé, pour le moment.
Aryens Ashford
Les détracteurs de la célèbre famille aristocratique britannique Ashford, vivant retranché sur l'île de Rockfort, n'ont pas fini de vouloir les traîner dans la boue dans des scandales tarabiscotés qui font plutôt tourner au ridicule les accusateurs.
Leur nouvelle théorie idiote vient accuser aux derniers descendants des Ashford encore en vie, Alexia et Alfred, d'être secrètement les enfants de nazis et d'être donc de nationalités allemandes.
Leur père, Alexander, les aurait adopté en douce après la Seconde Guerre mondiale quand ils se nommaient Hilda and Hilbert Kreuger, puis aurait changé leur identité pour qu'ils n'aient pas de problèmes par la suite, ainsi que pour protéger la réputation de sa propre famille prestigieuse.
Sauf que Alexander n'avait même pas 5 ans à la fin de cette guerre, ce qui réfute déjà ce délire sans aucun sens qui doit être né suite au récent achat d'un Char Tigre de la part d'Alfred Ashford à l'oc...
Le reste est quasiment illisible, ayant été trop marqué par les globules couleurs tomates
Une fois la lecture terminée de façon précoce, la curieuse dame décide de progresser en ce lieu en quittant la voiture au capot ouvert par sa gauche, passant ainsi à côté d'une fourgonnette blanche surélevée où les portières arrières sont grandes ouvertes, débordant de caisses qui pourraient glisser hors du véhicule à tout moment.
Néanmoins rien ne se passe pour l'instant, et celle qui a les jambes qui la supplient de prendre une pause, se plonge dans son esprit pour cogiter sur les nouvelles informations acquises.
Les Ashford...
Ils sont sur notre liste noire.
Et cette photo que j'ai sur moi.
Enfin...
Aucun de deux mentionnés là.
Il s'agit de leur ancêtre Edward que Spencer a sûrement dû se débarrasser de la même manière qu'un Marcus.
Comme il s'est débarrassé de ma mère.
Un enchaînement de coups de putes pour rester au sommet de la chaîne.
Quand la montagne s'effondra sur elle même, l'entraînant dans sa chute, il rira moins.
Bref...
Je crois que j'ai besoin de chanter mentalement un petit coup pour me détendre.
Quand le soir glissa sur nous !
A la sortie de l'école en ville !
Nous nous prîmes par la main et je te dis !
Moi je t'aaaaaiiiiime !
Quand un enfant nous coupa ensuite la route !
Avec un tambour de fer-blanc, un sillage !
Et puis ce son rebondit sur nous !
Moi je t'aaaaaaiiiiiime !
Mon refuuuuuuuuuuuge, mon refuuuuuuuuuuuuge !
Mon refuuuuuuuuuge c'est toi !
Cela parvient à calmer ses tremblements, ainsi que vider son esprit temporairement, alors qu'elle traverse un petit bureau avec deux lampes installées au plafond, et qu'elle ne s'intéresse nullement à une vieille machine à écrire dont personne n'ira récupérer de potentiels écrits qu'il pourrait y faire, et une malle où elle ne peut pas transposer ses objets puisque ne sachant pas si elle reviendra ici pour les récupérer plus tard.
Surtout que ce n'est pas un coffre magique qui est connecté à tous ses frères pour beaucoup de facilité de gameplay.
Nous voici fraîchement débarqués sur Flower Street, rue juste connue pour être le futur site du crash d'un camion citerne le lendemain dans la soirée, mais qui pour l'instant est plus ou moins paisibles avec ses revenants qui appellent leurs congénères en gémissant très fortement, un peu comme les chats quand ces derniers sont de sortie la nuit.
D'ailleurs toujours pas de traces de zombimatou à l'horizon.
À la place il y a six clampins qui naviguent à droite de notre héroïne sans faire attention à cette dernière avec les deux neurones qui leur reste d'actif, ce qui lui laisse suffisamment de temps pour visualiser la manière de les passer. D'autant plus qu'il va forcément falloir passer par eux car le 'autre chemin à la gauche cette fois ci, est très bien barré, tellement qu'aucun mort-vivant ne peut y passer, et aucun vivant tout court aussi.
Trop efficace le machin.
Plus au fond en revenant sur la droite, il y a une animalerie aux vitrages réduits en poussière qui se trouve là, dont l'accès est bloqué par plusieurs véhicules, comprenant une Dodge Charger de 1969 appartenant à la force de police locale.
Par chance il y a un tournant partant vers la gauche qui permet s'accéder à une zone en construction, bien qu'il est difficile de deviner à l'instinct ce que c'est exactement, mais il n'y a pas le temps pour ça.
L'un des marcheurs lents remarque enfin une jolie proie à se mettre sous la dent, et cette dernière va devoir activer ses méninges pour se sortir de cette situation tendue.
Au couteau c'est trop risqué.
Au pistolet je risque d'en rameuter encore plus.
Voir même pire qu'un zombie.
L'Autre.
Cela vaut aussi pour mes autres armes.
Seul le lance grenade avec le type de munition qui y est chargé peut me sauver la miser niveau sonore.
Après, j'aimerais éviter de gâcher d'aussi précieuses ressources sur du menu frottin, si possible.
Pas le choix, je vais devoir tenter de forcer le passage sans me faire mordre.
Cela devrait aller comme ils sont assez espacés.
J'y vais !
La voilà qui met un pied en arrière afin de préparer son élan en comptant jusqu'à droit pour démarrer la course effréné.
Une fois élancé sur cette route à risque, elle doit jouer sur ses reflexes pour éviter les douze bras tendus vers elle.
Les deux premiers sont évités assez simplement en zigzaguant, puis le troisième est poussé au sol avant d'avoir le crâne écrasé par une forte botte.
Un autre arrive pour lui faire un big bisou sous le menton, sauf que lui aussi est propulsé en arrière, valdinguant derrière la voiture de police d'où s'extirpe un septième passager, moins hostile que le huitième, mais quand même dangereux.
D'un coup de hanche sur la gauche, Jill évite in extremis cette attaque surprise qu'elle n'avait pas prévu sauf que la voilà désormais aux prises avec les deux derniers loulous qui ont très faim.
Putain !
Pas le choix, même si ses jambes pèsent aussi lourdes que ceux de Maïté tellement ils sont fatigués, il va falloir les faire agir.
Propulsée par ses pieds, l'agile policière saute en avant en jartant ces enfoirés avec une main pour chacun, pour terminer sur une roulade qui lui permet de se retrouver tout près d'une porte donnant sur le site des travaux municipaux.
Cela tombe bien car plus loin sur cette nouvelle voie, on peut y observer les ombres de l'armée des morts qui s'avancent vers elle.
Ils sont trop nombreux par là !
Galérant à se relever suite à cet abus d'effort qu'elle vient de faire pour éviter de se faire croquer le derrière, et dû au fait que ça fait des mois qu'elle n'a pas fait un entraînement digne de ce nom pour se maintenir au taquet, elle s'avance un peu maladroitement vers cette nouvelle zone où deux paires d'yeux la contemple en hauteur dans les ténèbres. Bavant à l'idée qu'une proie alléchante se précipite dans droit dans la gueule du loup, la créature se meut toujours dans l'obscurité en suivant sa cible.
Cette dernière referme la porte derrière elle, et s'efforce à pousser un chariot remplie de palettes pour bloquer ce point d'accès qui est compromis.
Désormais dans un coin à priori plus sécurisé que ce qui a précédé, la jeune femme peut reprendre son souffle tout en étirant ses jambes et en posant son regard sur ce qui l'entoure.
Hormis les habituels plots empilés les uns sur les autres, des barrières rangées sur le côté, et évidemment tout le matos du parfait petit ouvrier qui se doit d'avoir, tel un tournevis ou un marteau, sauf que là il y en a un peu partout, donc il faut faire gaffe où on met les pieds.
Bien que pour elle, se soit souvent fans la gueule.
On peut aussi souligner qu'un peu plus loin, au niveau de l'embranchement partant sur la gauche et la droite, il y a le cadavre d'un des travailleurs qui se trouvent là, et nous pouvons déplorer que son casque n'ait pas été hyper pratique pour le protéger d'une mâchoire humaine qui lui a arraché la moitié du visage
On dirait qu'il est décédé en perdant trop de sang car il y a des traces sanglantes sur le chemin où se trouve Jill, et qu'il ne présente aucune autre marque de dents visibles à l'œil nu.
Pour finir, au dessus de lui se trouve des palettes en bois suspendues dans les airs grâce à un crochet qui relie tout ça à une sorte de machine ne ressemblant pas à une grue, même pas une mini.
Si je traîne trop ici, je vais finir en pâtée pour zombie.
Surtout qu'ils pourraient trouver le moyen de traverser les bâches qui m'entourent.
Plus maline que la majorité des membres des forces de l'ordre, elle avance avec méfiance dans ce lieu où n'importe quoi pourrait l'attaquer n'importe où.
Comme par exemple le fait que après quatre pas posés droit devant elle, une silhouette apparaît subitement via son ombre sur sa droite et se projette sur elle aussitôt, ne lui laissant pas le temps de braquer l'une de ses armes sur elle, et finissant par tomber sur le sol alors que la bâche qui a été traversée s'enroulé autour de la créature.
Reconnaissant ces cris insectoides, la prisonnière de ces griffes acérées se débat du mieux qu'elle peut pour s'extirper de son emprise.
Sauf que la grosse bébête a de la force et elle est en train d'en faire bon usage.
Bientôt, si rien effet, il n'y aura plus de liquide dans le crâne de l'humaine.
Elle se doit de réagir promptement !
Je dois attraper quelque chose, vite !
Mon fusil est trop loin !
Pareil pour le pistolet !
Fais chier!
Je ne veux pas déjà te rejoindre Brad !
Pas avant d'avoir défoncé l'autre vieillard avec ces idées farfelus !
Je...
Aille !
Je me suis coupé !
Mon couteau !
D'une dextérité qui ferait rougir son ami de rêve, Chris, la demoiselle en détresser se dérouille pour étirer son bras droit assez loin, pendant que l'autre retient les mandibules de la bestiole, afin de saisir le manche de son arme blanche qui vient finir en plein dans la jugulaire de l'assaillant avant de lui remonter jusqu'au cerveau, ce qui a raison de lui.
Dans un dernier cri quasiment étouffé d'agonie, il manque de peu de faire sauter les tympans de sa proie ratée.
Se relâchant complètement au niveau de tous ces muscules, le mutant finit par ne plus que bouger par spasmes post mortem, ce qui permet à celle juste en dessous de son cadavre de le pousser sur le côté avant de se relever sans trop aller rapidement, pas encore remis de cette petite frayeur.
Les râles des Zombies se font proches, ce qui est normal puisqu'elle les avait laisser en arrière, à attendre que leurs potes viennent rejoindre la fête où elle est le mouton noir qui prend tout sur la gueule.
Maintenant que la puce génétiquement modifiée par le Virus T a ouvert une brèche dans la sécurité de ce chantier, ils pourraient débarquer ici à n'importe quel moment.
Cela veut dire qu'elle doit partir aussi loin que possible d'ici, toujours dans le but de trouver le Grill 13 qui est normalement juste à côté si ses souvenirs de ce quartier ne lui font pas défauts.
J'ai rien oublié.
Mon crochet.
Mon couteau.
Mmes flingues
Le câble.
Il ne me reste que plus qu'à aller enfin retrouver ce blaireau de Carlos.
En espérant qu'il ne soit pas mort, voir transformé, à mon arrivée.
Sinon son corps ambulant aura affaire à moi.
J'ai tout eu sur le chemin.
Tout... ?
Non.
Il manque "lui".
Il doit rôder quelque part et tôt ou tard je lui retomberai dessus.
Si il n'est pas déjà en train de m'espionner pour me tendre un piège.
On dirait presque un harceleur de célébrités.
Alors que je n'ai rien de Madonna ou cette nouvelle popstar du moment, Britney.
Je sais pas pourquoi cela me rappelle la chanson préférée de maman.
C'était quoi le refrain déjà ?
Hhhhmmm...
L'amour est un sentiment !
Réfrène mon désir !
Donne-le moi quand je le veux !
Pour me faire planer !
Femme parle-moi !
L'amour est un sentiment !
Cède moi !
Ah...
C'était le bon vieux temps.
Bon vieux temps...
En vérité, il y a une autre chanson qui irait bien avec la situation actuelle...
Dans sa tête, elle s'imagine bien au beau milieu de hall d'entrée du commissariat avec les projecteurs centrés sur elle, tandis que les chœurs de policiers chantent et dansent avec elle sur un morceau qui ne sortira que dans un peu plus d'un mois, après avoir bien marqué les gens devant leur télévision.
Jill :
Tu me rends folle !
Je ne peux pas dormir !
Je suis trop excitée, c'est trop profond en moi !
Ohh !? folle, mais je me sens très bien !
Bébé, penser à toi m'empêche de dormir toute la nuit !
Cette version fantasmée d'elle même en tenue vachement plus érotique et clichée de policière pornographique, décide d'aller sprinter vers Chris Redfield qui tend ses bras.
Sauf qu'au moment de vouloir nous refaire Dirty Dancing, le gaillard en vert se métamorphose en le Poursuiveur. qui attrape donc la jeune femme en plein vol, pour ensuite lui transpercer la bouche avec l'un de ses tentacules, de la même manière que ce pauvre Brad.
Mission terminé pour le Terminator.
Bon retour à la réalité.
