Raccoon City; Grill 13


Bon retour à la réalité.

Car il faut bien le dire que ce n'est pas en s'enfermant dans sa petite bulle mentale que Jill Valentine arrivera à ne plus penser nombreux problèmes qui la poursuivent dans les rues de ce no man's land.

Il faut savoir affronter l'horrible réalité dans laquelle nous vivons tous, mortels et immortels, en apprenant à tenir le coup malgré ça.

Je sais que ce n'est pas une mince chose à faire, et je n'ai jamais voulu prétendre le contraire.

Tout ce qu je souhaite, c'est que la policière aguerrie parvienne à surmonter ses traumas et à justement éviter de se réfugier dans son esprit dés qu'un problème surgit.

Elle doit vaincre ses démons, d'une manière ou d'une autre.

Reprenons donc un peu après là où nous nous étions arrêté, c'est à dire quand son esprit très imaginatif s'est fait rattraper par une fausse version du Poursuiveur qui était là pour clairement lui montrer ce qui lui arrivera réellement si elle continue à vouloir éviter de faire face à sa dure vie.

Ce n'est pas parce que Brad Vickers lui a ordonné de fuir le premier affrontement contre cette abomination, qu'il faut pour autant s'isoler complètement comme un lâche, car ce serait faire l'extrême opposé que de foncer tête baissé vers le danger.

Les deux étant chacun tout autant nocif pour la santé, car le trépas vous attend si vous choisissez une de ces deux options.

Tout ce qu'elle doit faire, elle le sait très bien, et refuse à l'admettre.

Nous y reviendrons ultérieurement.

Pour patienter, elle a réussi enfin à atteindre la route où se trouve le lieu de rendez vous, juste à côté d'un cinéma qui avait pour affiche au même où l'épidémie a ravagé cette ville, un film de Série B nommé "Biohazard 4", écrit et réalisé par le mythique George Romero, dont la présence souligne à elle seule une sublime ironie dont je n'ai pas besoin de mettre plus en avant que ça.

Juste que pour le coup, cette situation désastreuse dans laquelle nous nous trouvons n'a rien à voir avec un film de ce bonhomme.

Aucun Zombies de "vivants" à la ronde, juste plusieurs corps de ce qui semblaient en être qui jonchent tout du long du chemin comme si quelqu'un était passé par là un peu plus tôt et les avait exterminé au passage pour s'assurer qu'ils ne viendraient pas l'embêter pendant qu'il attend une jolie policière qu'il imagine déjà en uniforme, lui et son accent de latino dragueur.

Très peu de doute donc sur le fait que c'est probablement le Caporal Carlos Oliveira qui a fait ça avec ce qui semble être un fusil automatique.

Pressant un peu le pas, Miss Valentine atteint les doubles portes en bois menant à l'intérieur de ce lieu qui aurait vraisemblablement fermé si il avait survécu jusqu'à la crise du Covid.

Je fais des références qui seront forcément très datées un jour, mais ce n'est rien de nouveau, car je glisse aussi d'autres allusions à de vieux trucs que les jeunes de moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

Bref...

Une fois pénétrée dans cet établissement qui donne envie de ne jamais abandonner l'espoir, où un silence déconcertant est bien plus effrayant que quand elle entendait les plaintes des rejetons de l'enfer dans le lointain, la fine observatrice jette un œil attentif aux alentours, elle qui n'est jamais venu ici auparavant mais est juste passé devant plusieurs fois.

Notamment quand elle allait remettre de l'essence dans sa BMW à la station service STAGLA toute proche d'ici.

Devant elle se tient la réception où elle ira payer à la caisse une fois le dîner terminé, et qu'elle se sera régaler de bonnes cervelles bien fraîches qui sont au menu dernièrement.

Tout autour, aussi bien à droite qu'à gauche, se trouvent bien évidemment toutes les tables, assez nombreuses, où elle pourra aller reposer ses jambes un petit peu quand on aura finit cette description enrobée d'humour assez noir.

Sur sa gauche se trouve une petite table sur laquelle se tient de vieilles brochures faites par le maire de la cité déchue pour encourager globalement ses citoyens à voter pour lui aux prochaines élections, ce qui a fonctionné en plus, et à de nouveaux venus de venir profiter du fait d'être dévoré vivant qui est la nouvelle tendance pas seulement adopté par la jeunesse de maintenant.

On parlait de lâcheté auparavant, sauf que ce n'était rien comparé à ce petit bâtard qui je ne vous le cache pas, est déjà loin, loin dans un autre É de ce beau pays, après avoir abandonné sa fille sur place aux mains d'un gros psychopathe.

Pire père au monde.

Mieux vaut qu'il change très d'identité si il ne veut pas se faire lyncher par le peuple après ce qu'il a fait.

D'autant plus que dans ses écrits, on sent une pointe de collaboration avec les orchestrateurs de tout ce bordel, même si c'était involontaire à la base.

Les rails de notre ville :

Chers citoyens,

Merci aux gentils et généreux personnes d'Umbrella Inc. d'avoir rendu cette ville paisible et amicale. Les vastes dons d'Umbrella Inc. ont été utilisés pour des travaux de bien-être, la construction de services publics et pour aider à maintenir la paix publique.

En 1992, c'était ma cinquième année à la mairie de notre belle ville. C'est alors que grâce à de nombreux dons et à un travail acharné, notre ville a pu reconstruire le bâtiment municipal, et avant tout créer un hôpital à la fine pointe de la technologie.

En l'honneur de ces belles réalisations, j'ai reçu une grande statue la même année. La statue repose dans le bâtiment municipal.

Je suis arrivé dans cette ville en tant qu'ingénieur il y a plus de 35 ans. J'ai contribué aux systèmes électriques, à la mise en place du réseau de métro, et à l'installation du téléphérique. Je m'engage à suivre la tradition de cette belle ville et consacrerai ma vie à sa prospérité.

Le maire de la ville,

Michael Warren

Comme tous les politiques, juste un bel enfoiré qui n'a pensé qu'à lui et a abandonné ceux qui l'ont élu dés que sa peau était en danger.

Il n'y a que dans les campagnes où on peut avoir d'honnêtes représentants.

Sinon dans les villes, c'est très rarement le cas.

Enfin bon...

Á côté de ces papiers qui viennent d'être lu se trouve quelque chose qui paraîtra surement étranger aux plus jeunes, à savoir une cabine téléphone, en intérieur qui plus est, qui se tient là immobile, à attendre qu'on vienne passer un coup de fils à monsieur le maire pour lui dire qu'on le retrouvera et qu'on le fera payer tout ce qu'il a fait de mal.

Une longue liste pour le Père Fouettard en sommes.

Dommage que ça ne soit pas une cabine londonienne, car le voyage à travers l'espace et le temps aurait été plus rapide.

Désormais, il est grand temps de prendre une chaise, s'y poser, et réfléchir deux secondes aux dernières informations que la madame à emmagasiner au cours des chapitres précédents, tandis que ses pieds se reposent un peu.

Avant j'arrivais à faire triple au moins en marche sans être exténué sur la fin.

Et là, je suis déjà une loque.

Ces deux mois de confinement à jouer aux jeux vidéos n'ont pas aidé à me maintenir en forme.

Il faut que je me remette en forme physiquement parlant.

Heureusement que je ne suis pas devenu une baleine entre temps, sinon je ne serai jamais arrivée vivante jusqu'ici.

Pourvu qu'ils ne rentrent pas dans ce resto tout de suite, pour au moins laissé le temps de me reposer avant un affrontement.

Et sinon, il manque quelqu'un à l'appel.

L'autre caporal à deux balles.

Si il s'est fait manger...

Je prendrai un malin plaisir à le tuer une seconde fois.

Des bruits d'origines humain se font entendre, provenant de la cuisine se situant au fond à gauche en partant de l'entrée, et qui est plus longue que large il faut dire.

Tout d'abord les sons ressemblent à des bruits de pas résonnant sur une échelle métallique, puis sur un carrelage au sol. Ils s'approchent de la position de notre héroïne de manière un peu trop maîtrisé pour que ça soit l'un de ces infectés qui en soit la cause, mais quelqu'un d'un peu plus intelligent quand même.

Un trou rectangulaire dans le mur permet au personnel bossant à l'arrière de filer les assiettes aux serveurs quand elles sont prêtes, mais là pour l'occasion c'est une figure bien plus militaire et rital qui se montre de l'autre côté de cet espace.

Jill, qui s'était levée pour braquer son arme ce qui faisait autant de boucan, finit par la baisser en soupçonnant l'identité de cette personne qui semble très heureuse de découvrir une aussi belle dame encore en vie dans cette ville en quarantaine.

Jill : Vous devez être le Caporal Carlos Oliveira.

Carlos : Et vous charmante demoiselle devait être Jill Valentine.

Malgré son côté romantique un peu trop décalé par rapport à la situation qui ne l'exige absolument pas, il faut tout de même reconnaître à ce mercenaire qu'il est plutôt bel homme, avec ses yeux marrons qui enflamment les passions quand elle pose un regard sur une pauvre brebis égarée, sa sorte de duckface naturelle qui ne dénote pas tellement du reste, et aussi sa mini mèche rebelle qui s'incruste sur le côté gauche de son front parfaitement visible.

Au niveau des fringues, on fait aussi dans le côté séducteur, avec sa chemise verte gazon avec les manches entièrement retroussées qui est ouverte au niveau du haut de la poitrine, un peu en dessous du col, mais là où il perd des points en virilité, c'est qu'il soit totalement dénué de poil, que ça soit à cet endroit précis, ou sur le visage imberbe. Ou alors si il y en a, ils sont aussi fins que ceux d'une femme, ce viendrait à nous quelques questions sur son véritable sexe.

Quoiqu'il en soit, il possède aussi un gilet par balle par dessus cette peau métissée latino-amérindien, où des sacoches transportant les munitions de ses deux puissants atouts, un SIG Pro SP 2009 en arme de poing, et une carabine Colt M4A1, qui lui ont tous les deux été d'une grande utilité pour survivre aussi longtemps dans les rues condamnées de ce paisible havre de paix.

Là pour l'instant c'est surtout d'une barre à mine qu'il a trouvé dans le sous sol de cet édifice de restauration dont il se sert d'arme de corps à corps pour pouvoir lutter contre les monstres de manières plus silencieuse, au cas où il y en viendrait à l'intérieur de ce refuge de courte durée.

Faudrait pas non plus se faire entendre à des kilomètres à la ronde et faire venir toute la horde jusqu'ici.

Un peu sous le charme de la flic talentueuse, le dragueur la mate de manière pas discrète du tout pendant quelques secondes avant de reprendre un air plus sérieux en découvrant la sévérité marquée sur le visage de la ravissante beauté tout aussi métissée que lui.

Carlos : Vous n'avez pas menti, vous êtes donc bel et bien seule. Faisons alors les présentations.

Il tend sa main vers elle, accompagné d'un sourire rassurant.

Carlos : Carl...

Jill : Je sais. Caporal Carlos Oliveira de l'UBCS. Vous vous êtes déjà présenté lors de notre conversation radio.

Carlos : Désolé... Je pensais juste que cela aurait été plus sympa de refaire les présentations une fois physiquement face à face.

Jill : Nous n'avons pas de temps à perdre à répéter les mêmes choses.

Il baisse la main, un peu gêné par la tournure qui prennent les évènements.

Jill : Je voudrais savoir une chose.

Carlos : Laquelle ?

Jill : Qu'est ce que tu sais sur Umbrella ?

Carlos : Umbrella ? Pas grand chose, excepté le fait qu'ils sont mes employeurs et qu'ils ont empêché le gouvernement péruvien de me faire rejoindre mes compagnons communistes dans la fosse commune. Ils disent que c'est ma réputation de courageux défenseur de la justice au bon cœur qui les a fait ma choisir pour démarrer une nouvelle vie, mais je crois surtout que c'est plus le courage qu'autre chose qui les a fait se décider. Je ne suis pas dupe.

Il baisse son regard vers ses rangers puis rigole un coup en ayant la nostalgie d'un passé joyeux qui refait surface.

Carlos : J'étais déjà le plus jeune à avoir rejoint la guérilla dont j'ai fait parti. Ce fut encore le cas avec l'U.B.C.S., car cela ne se voit peut être pas, mais je n'ai seulement que dix neuf ans. Si seulement ma douce chandelle qui me tenait au chaud les nuits de mon enfance était encore là. C'est grâce à elle que j...

Au beau milieu de son monologue, une main ferme l'agrippe par le cou avant de l'éjecter sur sa droite grâce à un croche pied qui permet de facilité le geste voulu, renversant des tables au passage.

Enchevêtrer dans le mobilier, il est abasourdi parce qu'il vient de se passer, et sous lec oup de l'émotion, c'est la colère qui finit par s'exprimer oralement.

Carlos : T'es folle !? Tu veux une claque !?

Jill : C'est plutôt toi le fou qui en mérite une.

Carlos : Qu'est ce que tu racontes !?

Bouillonnant de l'intérieur mais essayant assez bien de le cacher par un masque froid sur le visage, Jill s'approche de celui sur qui elle peut canaliser toute la haine et l'amertume qui est emmagasiner en elle.

Jill : Tu as fait parti d'un groupe rebelle qui lutte justement contre les entreprises comme Umbrella qui sont le fléau du capitalisme, mais au lieu de mourir en martyr, donc en suivant tes principes. Tu as trahi ta cause en acceptant l'offre d'Umbrella de devenir leur gentil toutou qui obéit aveuglement jusqu'à ce que son maître l'achève d'une balle dans la tête avec son fusil.

Carlos : Tu ne me connais pas ! Tu ne sais pas combien j'en ai bavé depuis que j'étais môme pour arriver en vie jusqu'ici !

Jill : Je m'en doute. Mais ce n'est pas une raison pour s'en vanter en se mettant en avant par rapport aux autres, car tu n'es qu'un avorton parmi tant d'autre dont je fais parti.

Carlos : Je ne voulais pas me mettre en avant. Juste partager mon parcours à quelqu'un d'autre, au cas où je ne reviendrai pas cette mission.

Jill : Tu n'avais pas dit avoir des deux autres camarades avec toi à qui tu pourrais leur raconter tout ça ?

Carlos : Le Capitaine Mikhail Viktor est blessé,, donc je n'ai pas envie de l'ennuyer avec ça. Et le Sergent Nikolai Zinoviev n'est pas vraiment la personne la plus ouverte à la conversation.

Jill : Je vois...

La tension qui était palpable jusque là tend à se refroidir dû au fait que le bougre ne soit en réalité qu'une victime d'Umbrella comme toutes les autres, et c'est avant tout grâce aux traces écrites laissées par le regretté Christopher qu'elle pu s'en rendre progressivement compte, car sinon qui sait juqu'où elle setait allée avec Carlos.

Sûrement que ça se serait fini avec une balle dans la tête de la part de son plus petit calibre.

Aux antipodes de ce qui est en train de se produire actuellement, où la puissante main qui l'avait chopé juste avant, est en train de plutôt l'aider à le relever ce mercenaire malchanceux qui s'est probablement fait quelques bleus en se prenant ce vilain coup, mais ça va, il a surmonté bien pire.

Une fois debout avec son agresseur, il peut enfin lui répondre correctement sur ses méfiances à elle.

Carlos : Vous savez... Je ne suis pas bête. Je sais très bien qu'Umbrella a fait de la merde et que c'est très loin d'être un modèle de société. Sans compter sur le fait que leurs expériences secrètes qui ont abouti à la situation actuelle, et où même nous n'avons rien pu faire pour reprendre le contrôle de la ville.

Jill : Pourquoi vouloir continuer à bosser pour eux si tu sais très bien qu'ils sont pourris jusqu'à la moelle ?

Carlos : Comme si j'avais le choix... Ils m'ont offert une vie, et ils peuvent très bien me la reprendre. Même si je conçois que j'aurais pu la refuser à la base, sauf que je ne voulais pas mourir aussi jeune, et essayer de vivre mes rêves.

Jill : Je crois commencer à te comprendre.

Carlos : Enfin bon... Pour l'instant tous les civils que j'ai croisé dans cet enfer n'ont jamais réussi à survivre jusque dans le tramway.

Jill : Pourquoi avoir choisi ce lieu ? Le métro aurait été plus audacieux pour se planquer.

Carlos : Exact, si il n'était pas rempli de créatures encore plus dangereuses que ces zombies. C'est d'ailleurs comme cela que notre Capitaine s'est retrouvé infecté.

Jill : Est ce qu'il a été infecté ?

Carlos : Je ne crois pas. Pour l'instant il ne montre aucun signe de l'être.

Jill : Je suppose que tu as déjà vu quelqu'un en montrer.

Carlos : Oui... Un des membres du peloton où j'appartiens. J'ai été contrait de... Mettre un terme à ses souffrances.

Jill : Ce n'est jamais facile que de faire ça, mais l'autre choix est pire que celui ci. Car si on le laisse vivre, on finira forcément par le recroiser sous une forme qui nous marquera à vie.

Carlos : Je suppose vu tes paroles et ton animosité face à Umbrella, que tu en as aussi vu des vertes et des pas mûres.

Jill : Tu supputes bien.

Carlos : Je ne vais pas insister là dessus. Si tu veux me dire, ce sera quand toi tu le voudras.

Jill : Tu vois que tu peux être plus subtile en dragué quand tu veux ?

Il ne comprend absolument pas ce qu'elle sous entend, refusant d'accepter la réalité où il est en fait bien lourd dans ce domaine, ce qui faut qu'il repart sur un précédent sujet.

Carlos : Sinon tu as pu croiser d'autres survivants sur ta route ?

Jill : J'ai assisté au trépas d'un certain Christopher, et trouvé le corps encore en train de se faire bouloter par des chiens de son ami Daniel.

Carlos : Je connaissais Christopher. C'était l'ami d'un ami à moi, Murphy Seeker. Je ne sais pas encore ce qui est advenu de ce dernier.

Jill : Avec un peu de chance, on arrivera à le retrouver.

Carlos : J'espère...

Jill : Sinon j'ai quelqu'un qu'on pourra aller sauver.

Carlos : Qui ?

Jill : Un certain Dario Rosso qui était de passage dans le coin et qui a perdu toute sa famille durant l'épidémie. Y compris sa fille qui avait été infectée et que j'ai été obligé d'achever d'une balle dans la tête.

Rien de le mentionner verbalement fait que la douleur vécue lors de cet acte l'envahit totalement, forçant à la grande sœur à la tête de sa famille de baisser les yeux pour que l'autre idiot ne remarque pas qu'elle s'efforce de ne pas chialer comme une mauviette.

Carlos : Le pauvre homme... Où se trouve t-il maintenant ?

Jill : Dans un entrepôt de Cablebox au sud du commissariat. Tu as une carte pour que je puisse t'indiquer où qu'il se trouve ?

Carlos : Non pas sur moi. Mais il y en a une au tramway.

Jill : Très bien. Dans ce cas, nous pour...

Des lourds pas provenant de l'extérieur alertent les sens de vautour de celle qui les a déjà entendu et arrive à déjà les reconnaître tant ils l'ont marqué, quoi que bien moins que la gueule du gaillard auquel ils appartiennent, ou encore le meurtre de Brad dont il est le coupable.

Le pire des danger leur arrive tout droit dessus et il semble en plus transporter quelque chose d'aussi lourd que sa propre masse corporelle, ce qui veut dire que si ils ne s'éclipsent pas vite fait bien fait de là, cela va faire mal pour leur petits culs.

Jill : Il faut se barrer d'ici car il arrive.

Carlos : Qui ça "il" ?

Elle pointe du doigt l'énorme ombre bien plus grande qu'eux en terme de pieds ou de mètres si on est pas un américain dépassé par les avancés technologiques, façon Amish pour qui le départ de l'Alsace sous Louis XIV n'a pas fait que du bien. Cette imposante silhouette s'arrêter alors juste devant l'une des fenêtres aux rideaux fermés et se tourne vers l'intérieur sans bouger au préalable, ce qui inquiète grandement celle qui a déjà eu affaire à ce monstre, ce qui fait qu'elle recule direction la cuisine en étant suivi de prépare son nouvel allié qui braque son fusil d'assaut sur cette représentation noircie de l'antagoniste principal de l'aventure.

Un bruit résonne alors jusqu'à leurs oreilles, à savoir celui de chargement d'une arme de gros calibre, de type artillerie lourde comme on en voit sur les tourelles et qui contrairement à ce que bon nombres de films américains nous montrent, ne peuvent pas être manipulé par un humain ordinaire.

Sauf que là ce n'en est pas un.

C'est bien ça le problème.

Et ça, notre duo le comprend au même moment en se lançant un tout premier regard complice de la soirée.

Merde !

Tous les deux sprintent au péril de leur vie vers cet espace dans le mur juste derrière eux afin de pouvoir se protéger derrière celui ci en se mettant à plat ventre, manquant de peu de se blesser en cognant contre le matériel culinaire juste derrière, en renversant tout au passage.

Immédiatement après leur action, les balles se mettent à pleuvoir au sein même du restaurant, mettant en charpie la plupart des objets s'y trouvant, car il faut dire que le Poursuiveur s'est rendu compte que d'y aller calmement avec sa dernière cible n'était peut être pas la meilleure des façons à faire, surtout vu comment il a mis du temps à chopper Brad Vickers, bien que pour sa défense, il chassait quand même un mec connu pour être doué en fuite et pour courir vite.

Sauf que là l'envoyé d'Umbrella met les bouchés doubles en sortant d'on ne sait une une première pièce de son arsenal, qui s'avère être une minigun personnalisé jamais vu sur le marché jusqu'à présent, et qui ne doit pas être très officiel à vrai dire.

Il faut dire que cette nouvelle manière de faire est plutôt efficace, puisque toute la tapisserie est refaire façon gruyère, et on peut dire que si ils n'avaient pas eu de bons reflexes, sans oublier le manque de discrétion du Tyrant, notre duo unique en son genre aurait rejoint leur pierre tombale à l'heure actuelle.

Une fois la grosse machine à court de munitions, l'effroyable détenteur de celle ci décide de l'abandonner à son triste sort avant d'avancer de trois pas sur sa droite avant d'ensuite en mettre un gros en plein dans la double porte en bois pour faire sauter un bout de celle ci en éclat, puis le reste suit quand c'est le corps entier du gros lourdaud qui suit tout ne poussant un terrifiant grognement inhumain, accompagné de sa réplique si simple et marque à la fois.

Poursuiveur : STARS !

Evidemment ce ne sont pas des étoiles cachés par un nuage de pollution dans le ciel nocturne dont il parle, vous l'auriez bien sûr compris par vous même.

Pendant qu'il fouille la pièce principale du resto à la recherche du corps sans vie de celle qu'il harcèle pour confirmer son trépas et pouvoir revenir au QG tout en défonçant probablement un blocus militaire au passage, si il n'est pas évacué en hélicoptère, nous avons nos deux survivants qui n'ont pax le temps de se réjouir de leur survie qui pourrait très bien être de courte durée si ils ne font rien pour se débarrasser de lui.

Que dois je faire ?

La fuite est une option, comme les précédentes fois, mais est ce que je dois vraiment faire que ça ?

Après tout je suis suffisamment armée pour espérer pouvoir tenter ma chance.

Bien que Brad ne pourra pas être là cette fois pour me lancer un lance roquette depuis ton hélico afin de le faire exploser ce mastodonte.

Dommage...

Tu étais plus utile que ce que tu voulais bien croire.

Mais j'ai peur que si j'essaye de l'affronte, je me retrouve à nouveau paralyser de peur.

Mes épisodes ont tendance à revenir toujours au pire des moment, sinon ce ne serait pas drôle.

Que faire alors ?

Carlos : Jill ?

Un murmure au creux de son oreille la sort de ses pensées et vient lui rappeler qu'il y a toujours la tête de claque à ses côtés est bel et bien là.

Jill : Tu as un plan ?

Carlos : Il y a une sortie à l'arrière. Je lui balance une frag, on attend qu'elle explose, puis on se tire par là.

Jill : Pas un mauvais plan.

D'un hochement de tête qui suit ses paroles, elle approuve son idée en esquissant son tout premier sourire envers lui.

Carlos prend son courage à deux mains et montre très clairement qu'il n'est pas ici juste pour être le latino comique de service, en démontrant une véritable utilité au combat puisqu'il se lève d'un coup, sa main droite tenant sa grenade défensive de telle sorte à garder la cuillère en place, puis il la dégoupille à l'aide de sa gauche, avant de finalement lancer le projectile droit sur la créature qui leur pose problème.

La frag atterrit sur le sol puis roule jusqu'aux pieds de le monstre visé qui pousse alors un hurlement herculéen, sauf qu'il est trop tard pour lui d'agir, ayant pulvériser tous les abris qui auraient pu le protéger de ce qui allait suivre.

L'explosion souffle tout dans son passage, c'est à dire dans cette salle de restauration, y compris lui, et on peut l'entendre traverser l'une des fenêtres avec virulence, disparaissant du champ de vision des héros sans laisser de doute sur le fait que la policière sans uniforme est quasiment sûre et certaine qu'il n'est pas mort et qu'elle le reverra encore.

Néanmoins, il va falloir profiter qu'il soit temporairement neutralisé pour se tirer là, vite fait bien fait.

Carlos : Allons dans un endroit plus sûr pour discuter plus en détail sur certaines choses.

Jill : Compris.

Sentant que ça concernera bien évidemment le passé qu'elle a eu avec Umbrella, et la raison pour laquelle l'un de leurs plus précieux atouts la traque pour mieux la tuer, elle se prépare déjà à faire un long discours enjolivé et plutôt résumé pour éviter de passer des heures là dessus tellement il y en a des choses à dire à ce sujet.

Mais ça sera pour une autre fois.