Raccoon City; Raccoon Times


Réfugiés dans ce bâtiment où ils espèrent être temporairement à l'abris, Jill Valentine et Carlos Oliveira ont eu quelques trucs à se dire pour pouvoir améliorer leurs chances de survie à bord de cet énorme paqueboville qui est en train de couler depuis presque une semaine déjà.

Alors que pourtant l'Iceberg était déjà visible depuis des mois et ils auraient pu tout simplement l'éviter au lieu de foncer tête baissé droit dedans.

Avant de passer en revu les informations qu'ils se sont échangées, nous allons commencer par décrire le décor dans lequel ils se trouvent.

Sur la droite en partant de l'entrée se trouve le bureau d'information qui s'avère être plutôt obstrué par tout un tas de matériel, comprenant des cartons, des livres et même un drapeau aux belles couleurs de l'Amérique. Juste devant le dit bureau nous avons une plante verte qui vient donner un peu plus de fraicheur à la décoration, et carrément un fossile d'un passé que certaines se souviendront, un téléphone public accroché au mur, face à face avec son frère situé plusieurs mètres devant à l'autre bout de la pièce.

Près de celui ci on peut noter un bac contenant lui aussi de la végétation qui égaye notre journée, une machine à sodas qui permet aussi d'avoir le café qui permet à tous les employés de ce réseau de presse de tenir toute la nuit tel l'ami Ricoré, alors que le chocolat chaud accompagne en revanche le matin.

Ajoutons à tout ça les lumières rouges signifiant que un incendia a lieu dans ce bâtiment, sans que ça ne semble préoccuper notre duo puisque le rideau de fer est fermé, empêchant les flammes de danser avec eux.

Au cas où il faudrait l'ouvrir, il y a un petit escabeau juste en bas qui semble avoir été laissé à l'abandon par le mec qui a dû l'activer en premier lui pour couper tout accès à l'étage par des inconscients du danger, et au brasier lui même de se répandre au dé là de la zone déjà touchée.

Le meilleur et avant tout meilleur moment pour échanger une longue discutions que je vais vous montrer alors qu'elle touche à sa fin, étant donné que cela ne sert pas à grand chose que la locutrice vous conte ce que je vous ai déjà dévoilé dans les précédents chapitres de cette histoire ma foi fort intéressante, donc restez bien assis sur votre fauteuil et taisez vous pour pouvoir lire la suite dans le silence le plus total.

Carlos : Je savais bien que Umbrella tramait des trucs pas cool en secret, mais je ne m'attendais pas à ce qu'ils aillent aussi loin dans la science fiction qui n'en est plus vraiment.

Jill : Personne n'aurait pu s'attendre à ça. C'est pourquoi personne ne nous a cru quand on est revenu au commissariat cette nuit là. Qui pourrait le croire sans preuve ?

Carlos : J'imagine bien...

Jill : Tu comprends mieux maintenant la puissance qu'exerce Umbrella dans le monde, et encore pire, dans le coin. Et surtout que le vieux Spencer est probablement l'une des personnes les plus abjectes vivantes de nos jours.

Carlos : Merci pour cet éclairage en effet. Il faudra mettre un énorme coup de pied à la fourmilière, mais avant ça, il faut se concentrer sur un moyen de s'échapper de ce cauchemar, tout en sauvant le maximum de civils au passage.

Jill : Je suis parfaitement d'accord pour faire ça.

Carlos : On ira d'abord faire un tour au tramway car j'ai quelques trucs à t'expliquer là bas. Puis j'irai chercher ce Dario que tu as mentionné plus tôt. Cela te va ?

Jill : Ça me va.

Un petit sourire déborde du coin des lèvres de la madame qui a envi de faire un compliment à celui qu'elle apprend à apprécier.

Jill : Tu vois quand tu veux, tu peux réussir à ne pas passer pour un dragueur lourdingue.

Carlos : Encore navré pour ça. J'ai tendance à me mettre trop en valeur quand je stresse, au point de passer pour le dernier des crétins.

Jill : Au moins tu le reconnais, ce qui veut dire que tu n'es pas vraiment un crétin.

Carlos : Clairement, je...

Poursuiveur : STARS ! ! !

Cette voix rauque et pénétrante paralyse brièvement notre duo de peur, avant qu'ils ne puissent à nouveau réagir correctement face à ce menace qui revient frapper à leur portes comme les Témoins de Jéhovah qui saoulent plus d'un.

Carlos : Je pensais que ma grenade l'étourdirait plus longtemps que ça.

Jill : Ces Tyrants sont vraiment du genre costaud, et tant qu'on aura pas de lance roquette ou un explosif aussi puissant, j'ai dû mal à croire qu'on arrivera à le vaincre.

Carlos : Allons en haut pour nous réfugier.

Jill : Si on arrive à trouver quelques zombies pour le ralentir, ce serait vraiment bien.

Sans perdre une seconde de plus face à cette situation problématique, Carlos se rend auprès du premier obstacle sur leur route qui est de nature métallique, et il attend que sa nouvelle partenaire monte en un bond douloureux sur l'escabeau mentionné précédemment afin de faire monter le rideau, leur permettant après un autre petit saut, cette fois ci en arrière, de progression dans ce siège de la presse locale.

Tels des pompiers de l'extrême, notre duo brave les les premières flammes sur leur chemin alors qu'ils escaladent ces marches deux par deux pour aller plus vite, atteignant en même pas quelques secondes le premier palier où une porte se trouve sur leur droite.

Celle ci crépite un peu trop dangereusement pour pouvoir être empruntée sans risque, car le retour de flammes est un scénario très probable.

Ce qui l'était déjà moins, c'est qu'en continuant leur montée à risque, un chien enflammé traverse la vitre en haut de cette porte pour pouvoir rejoindre nos survivants et espérer pouvoir en grignoter un bout avant de finir en vulgaire tas de cendre.

Malheureusement pour lui, il n'est pas assez rapide pour espérer les suivre, puisque les voilà déjà tout en haut, pénétrant dans les bureaux du second étage, ce qui fait qu'il va pouvoir rester sur sa faim, en attendant d'être consumé par la brasier sur lui.

Jill et son compagnon de fortune débarquent ainsi dans un nouveau couloir avec une rangée de fenêtre à leur gauche permettant de découvrir le lieu de travail des journalistes où un véritable bazar s'y trouve actuellement, avec des affaire jonchant le sol ou recouvrant de manière désordonné leurs bureaux en proie avec les braises dont la fumée peut être perceptible à peine entrée.

Nul doute que de faire entrer soudainement de l'oxygène par ici donnerait un très mauvais résultat pour les êtres vivants s'y trouvant encore.

Pour les quelques âmes en peine qui arpentent la salle à côté sans réussir à trouver le scoop du siècle, ce n'est pas très dérangeant, et pour l'instant ils n'ont pas remarqué la présence des deux intrus qui viennent de montrer le bout de leur nez.

Ces derniers se couvrent leur visage du mieux qu'ils peuvent pour ne pas trop respirer le carbone inondant cette zone, car ce serait extrêmement bête de fuir le Poursuiveur pour au final crever comme des cons à cause des lois naturelles de la science.

Pour le coup ils se retrouvent face à une impasse car la voie est bloquée sur le côté gauche, et tout au bout tout droit il y a juste une fenêtre donnant sur une très étroite ruelle extérieure qui est elle aussi une impasse.

En plus un grognement résonnant à des dizaines de mètres de son origine leur fait signifier que leur ami s'est invité dans ce bâtiment, et qu'il n'y a aucun demi tour possible.

Reste plus qu'à réfléchir à un moyen de se tirer de là sans finir broyer par cette immondice en armure, ou dévorer vivant par l'un des revenants à côtés, ou encore carbonisés comme dans un four.

Si ils ne tombent pas à court d'oxygène avant l'une de ces trois options.

La survivante aguerrie s'approche discrètement de la seule voie d'accès vers l'extérieur afin de vérifier quelque chose, pendant que son associé couvre à la fois le point d'entrée d'où ils viennent, et celui grand ouvert sur la salle où rôdent les morts-vivants, pour s'assurer qu'ils ne soient pas pris en traître.

Il y a des cartons et des ordures.

Idéal pour amortir la chute.

Cela peut aussi ne pas marcher.

Il est encore possible qu'on finisse en pièce détachée, ou qu'on se brise le cou.

Mais bon...

On a pas vraiment le choix.

Il faut que ça marche.

Surtout que ça nous permettrait de nous débarrasser du Prédator pendant quelques temps.

Carlos : Jill ! Je l'entends arriver ! Qu'est ce qu'on fait !?

Jill : Attendons qu'il soit là, et ensuite on saute par là.

Carlos : Mais tu es conne !?

Jill : Fais moi confiance.

Malgré ses grosses hésitations concernant ce plan sonnant bancal de prime abord, il décide de lui faire confiance, même si il pousse un long soupire.

Pas besoin de patienter trop longtemps puisque à peine quelques secondes plus tard la porte d'où ils viennent saute de ses gonds après s'être pris un féroce coup de poing provenant de vous savez qui.

Le colosse au sourire éternel pointe le bout de ses dents et de son unique œil fonctionnel, n'étant pas équipé d'armes cette fois ci, mais demeurant toujours aussi dangereux, surtout que là il n'a plus envie de la jouer relax.

Poussant un grommellement hyper grave en agitant ses poings et son corps en arrière de manière théâtrale, il se met alors pour la première fois à courir vers sa cible et son alliés qui sont tous les deux surpris de le voir mettre autant d'énergie pour espérer se débarrasser d'eux, ce qui ne les empêche pas de réagir en un clin d'œil.

Jill : Maintenant !

Montrant l'exemple, la voilà qui accourt vers cette glace les séparant de l'extérieur, et elle est suivi par le latino peut convaincu par ce plan d'action, puis ensemble, les voilà qui traversent cette vitre, créant un enchaînement d'effets chimiques.

Tout le bureau s'embrase instantanément dans un souffle qui envoie le Tyrant du mauvais côté, droit vers les Zombies dont la chaire ne résistera pas à tout ça il faut dire.

Le duo de casse-cous finit par faire une chute de plusieurs étages jusqu'à s'écraser dans ce gloubi-boulga qui réussit contre toute attente à leur sauver la vie, bien que leurs os leur font comprendre ensuite comprendre qu'il faut arrêter les conneries deux minutes.

D'ailleurs c'est le temps qu'il leur faut pour correctement se remettre droit sur leur patte tout en gémissant de couleur pour l'homme du lot, là où la femme réussit non sans mal à cacher ce qu'elle ressent sur le moment.

Carlos : Juste pour que tu saches... Je soufre le martyr en ce moment.

Jill : Toujours à te plaindre.

Carlos : Il faut bien quelqu'un pour le faire.

Jill : Non.

Carlos : C'est vrai... En tout cas ton plan a marché et nous a sauvé la vie.

Un petit regard en hauteur suffit à montrer que le feu s'est entièrement répandu dans l'endroit qu'ils viennent de quitter, et à moins de vouloir jouer les pompiers avec le matos nécessaire, ils ne pourront plus revenir là bas.

Ce qui serait une bêtise sans nom, car se serait retourner dans les bras de l'assassin qu'Umbrella a envoyé pour éliminer ceux qui connaissent trop d'informations compromettantes sur eux.

Mieux vaut au contraire se tirer loin d'ici tant que c'est encore possible.

Avant cela, le mercenaire à quelques questions à poser à la policière après l'avoir aidé à descendre le tas de cartons et d'ordures comme le gentleman qu'il est malgré quelques grossièretés sous le coup de l'émotion.

Carlos : Est ce qu'il y a d'autres camarades à toi des STARS qui sont encore en ville en ce moment ?

Jill : Non. Le seul autre qui était encore là est Brad Vickers, mais il est mort sous mes yeux sans que je ne puisse rien à faire hormis fuir.

Carlos : Tu n'as pas à t'en vouloir pour ça.

Jill : Je sais...

Carlos : Qu'est ce qui l'a tué ?

Jill : Un casse pied qui nous colle au fesses.

Carlos : Lui là !?

Jill : Oui.

Carlos : On lui fera la peau quand on mettra la main sur de l'artillerie lourde, ne t'en fais pas.

Jill : Je ne chercher pas spécialement la vengeance, mais comme pour Umbrella, si je pouvais éviter qu'il arrive à d'autres personnes ce qui nous est arrivé, ce serait déjà un grand pas.

Carlos : Je respecte ton point de vu.

Jill : Bon, on devrait y aller plus vite avant qu'il nous retrouve encore une fois.

Il approuve de la tête, et puis ensemble, ils s'en vont prendre la seule porte de cette impasse, retournant sur Warren Street où ils pourront justement passer par la mairie pour atteindre l'endroit où il veut l'emmener.

Là bas, elle pourra faire de nouvelles rencontres plus ou moins sympathiques.