Raccoon City; Central Station


Plus aucun signe du Poursuiveur pour l'instant, ce qui fait enfin une bonne nouvelle pour Jill Valentine qui en a vraiment marre de cette abomination sur pattes.

Le reste du chemin jusqu'au dépôt de tram s'est ainsi faite sans encombre, avec uniquement quelques goules isolées qui ont pu être éliminées sans rameuter la horde, ou vous savez qui.

Déjà que l'un ou l'autre est terrible à combattre, alors les deux réunis, un véritable carnage serait au rendez vous.

En même pas un quart d'heure, voilà que Carlos Oliveira et sa nouvelle alliée de fortune parviennent à passer la porte que leur donne sur ce qui sera désormais leur planque provisoire, à savoir un tramway laissé à l'abandon en plein champ de bataille où il est entouré par des horloges qui indiquent toutes des heures différentes sans bouger, et de corps des membres de forces de l'ordre qui ont combattu par ici.

Une fourgonnette du SWAT est notamment visible en arrière plan, près d'une Chevrolet Caprice de la RPD, et les membres de cette unité spéciale d'intervention censée remplacer les STARS s'est faite totalement anéantir, avec aucun survivant de confirmé. Ne laissant que les dépouilles de leurs membres un peu partout dans le décor, y compris dans un feu bordant le véhicule stratégique, car visiblement les brasiers sont à la mode en ce moment, sans trop de pillages à ce stage là de l'épidémie.

Des barricades de diverses sortes condamnes différents passages, avec notamment celles en forme d'étoiles si l'on peut dire dont je ne connais pas le nom si jamais elles en ont un.

Seule une pile de palettes en bois dressée à la va vite pour espérer ne pas finir en casse croute pour revenant, bloque leur passage, sauf qu'ils vont pouvoir l'escalader sans problème et avancer jusqu'à leur destination qui n'est plus qu'à quelques mètres d'eux.

Il faudra juste éviter de tirer dans le baril rouge juste à côté, histoire de ne pas mettre le feu aux poudres, et de ne surtout pas se questionner sur la présence de ce matériel explosif dans le coin.

Quoique c'est pas si con que ça quand on connait l'affrontement qui a eu lieu ici la veille.

Dans tous les cas, le duo que l'on commence, je l'espère, à apprécier, avance prudemment avec leur attirail respectif, tout en reprenant la parole après plusieurs longues minutes de silence où ils n'avaient plus rien à se dire, hormis pour quelques jeux de regards qui ont plutôt bien fonctionné.

Jill : Un peu trop à découvert votre cachette.

Carlos : Je sais... Mais on a pas vraiment le choix en fait comme je te l'ai dit plus tôt.

Jill : Ce qui ne me plaît pas, c'est surtout le feu qui est en train de danser tout autour.

Carlos : On a essayé d'appeler les pompiers mais impossible de les joindre. Il doit y avoir un peu trop d'incendie en ville en ce moment.

Jill : Bien envoyé.

Carlos : En tout cas, laisse moi faire. Je vais te présenter à eux, et ensuite tu pourras leur parler si tu le souhaites.

Jill : Honneur aux dames alors.

Carlos : C'est un peu macho de ta part je trouve.

Leurs plaisanteries limites enfantines fait un bien fou après tout ce qu'ils ont vécu en même pas une heure, et même si ils esquissent des francs sourire, ils évitent de rire à gorge déployée puisque là ils le savent très bien, ils vont devoir retourner sur les choses sérieuses une fois cette porte passée qui même au wagon avant où se trouve les commandes du conducteur.

Dedans se trouvent déjà deux hommes qui patientent sagement le retour de leur troisième membre manquant, et qui sont agréablement surpris de le voir débarquer avec une Sarah Connor prête à en découvre.

Celui qui attire le plus l'attention est celui qui est actuellement assis torse nu sur un banc et qui semble à la fois être le plus âgé du groupe, ainsi que le plus haut gradé comme en témoigne le béret vert qu'il porte toujours sur sa tête où se trouve d'une manière inhabituelle son insigne de capitaine. Ses vêtements du haut, composés d'une grosse veste tactique avec les sacoches qui vont avec, ainsi que d'un pull rouge, sont posés à ses côtés. Si ils sont enlevé, c'est parce qu'il a dû être soigné, comme en témoigne les bandages sanglants enroulant sa taille où il semble avoir été touché par quelque chose d'autre qu'une simple morsure de zombie.

Ce qui explique pourquoi l'hypothèse de l'infection avait été si vite retiré de l'équation;

L'individu debout est quand a lui totalement habillé, avec une veste similaire à celle de son supérieur hiérarchique, sauf que le pull qui est en dessous est plutôt noir et enroule entièrement le cou en même temps que la veste militaire en elle même qui fournit une sorte de col seulement ouverte devant. Hormis ça, il a aussi des mitaines, une montre au poignet gauche et un pantalon beige où se trouve l'un de ses holsters.

Outre ses cheveux gris-blanc qui le vieillissent bien plus que son véritable âge, nous pouvons noter au niveau de visage une paire de globes oculaires aussi glaciaux que le froid de Sibérie si l'on devait entrer dans les clicher.

Car ce qui saute aux oreilles avec leur noms, puis plus tard avec leur accents, c'est qu'ils viennent tous les deux de la mère patrie qu'est la Russie.

Passons donc aux fameuses présentations initiées par le plus frêle et petit de ces gaillards.

Carlos : Jill, je te présente le Sergent Nikolai et le Capitaine Mikhail.

Jill : Deux russes. Je savais bien que c'était encore un coup des communistes tout ça.

Nikolai : Je vois que cette situation ne vous a pas fait perdre le sens de l'humour.

Jill : Il faut bien trouver un moyen d'éviter de sombrer dans la folie avec cet asile dans lequel nous nous trouvons.

Nikolai : Tant que vos plaisanteries ne gênent pas notre opération, cela ne me pose pas problème. D'autant plus que je sais apprécier un humour sarcastique comme le votre.

Jill : Je devine que vous le méchant russe et votre Capitaine est le gentil.

Carlos : C'est à peu près ça.

Nikolai : Il faut bien quelqu'un pour diriger d'une main ferme ce durak là pendant que notre Capitaine de remet de ses blessures.

Mikhail : Sois plus humble avec Carlos, il est plus débrouillard que tu ne le crois. Je l'ai vu durant ses entraînements.

Nikolai : Je ne vais rien promettre.

Carlos : Bon... En tout cas, je vous présente Jill, la policière que j'ai pu contacter à la radio, et elle est ancienne membre des S.T.A.R.S, un groupe d'élite de la police locale.

Mikhail : J'en ai entendu parlé. Vous auriez vécu quelque chose de similaire à la situation actuelle et réussi à y survivre.

Carlos : Vous le saviez Capitaine ?

Mikhail : Disons que ma position élevée au sein de la hiérarchie m'a permis d'obtenir quelques infos importantes. Mais il restait tout de même beaucoup de zones d'ombre dans ce que le Colonel Vladimir m'a raconte, et je le soupçonne d'avoir fait exprès pour que nous puissions être jeté en peinture à ces monstruosités.

Il se mordille les lèvres en se remémorant contre son gré de douloureux souvenirs qui le hantent depuis l'autre nuit, un peu de la même manière que l'incident du manoir et le massacre au zoo poursuivent Madame Valentine au sein de son propre sommeil, donc sur ce côté là, on pourra déjà dire qu'ils peuvent se rejoindre.

Mikhail : J'ai perdu beaucoup d'homme qui me faisaient confiance, et j'ai l'impression de les avoir trahi en étant le seul à survivre à la bataille de la mairie.

Carlos : Ne dites pas ça...

Mikhail : Cette créature ne m'a loupé avec sa longue langue aiguisé.

Nikolai : L'idiot a raison. Vous êtes l'un des meilleurs officiers que je n'ai jamais connu, ne s'étant pas fait par le pistonnage mais l'expérience du terrain. Vous êtes capable de nous faire sortir d'ici. Alors réveillez vous avant que je perde mon estime sur vous.

Mikhail : Ne vous en faites pas... Je ne vais pas me morfondre sur moi même sans rien faire, et essayer de tous nous faire sortir d'ici vivant, avec un maximum de civils si possible.

Nikolai : Avec l'aide de la stars des STARS, nous pourrions plus aisément mener à bien notre plan.

Jill : Quel est votre plan pour nous tirer de ce gigantesque guêpier ?

Mikhail : Le point d'extraction de notre peloton se situe au beffroi de cette ville.

Nikolai : Soit au nord ouest de notre position actuelle.

Mikhail : Il faudra y activer les cloches de la tour pour envoyer un signal à l'hélicoptère devant nous chercher pour qu'il puisse venir nous récupérer.

Carlos : Il y a juste un problème avec ça.

Nikolai : Les rues menant jusqu'au beffroi sont infestés de ces vrykolakas, ainsi que d'épaves de voitures et d'autres éléments qui y rendent la marge un calvaires.

Carlos : Nous sommes obligé de prendre le tram, il n'y a pas le choix. Il nous permettra de forcer le passage en toute sécurité.

Nikolai : Sauf qu'il y a un problème. Encore un.

Mikhail : Ce moyen de locomotion doit être réparé.

Carlos : Il nous faut absolument un câble d'alimentation, un nouveau fusil, et de l'huile pour le moteur. Cela beaucoup de choses à trouver pour le faire fonctionner.

Repensant à quelque chose quand l'un de ces objets manquants est mentionné, Jill trifouille dans sa sacoche déjà bien remplie, d'où elle sort justement un long câble bleu qui pourra bien s'emboiter à l'arrière du moyen de transport afin de le recharger.

Autant dire que cela en impressionne plus d'un qu'elle ait le bon item au bon moment, par le plus drôle des hasards.

Jill : Je crois que vous allez pouvoir retirer le câble de la liste.

Carlos : Ouah Jill ! Tu m'impressionnes là !

Mikhail : On progresse enfin, c'est encourageant.

Nikolai : Ne nous reposons pas sur nos lauriers. Nous avons encore beaucoup à faire pour retaper cette machine.

Carlos : Je vais aller l'installer après la fin de notre briefing.

Mikhail : Je crains qu'il ne faille se séparer pour couvrir plus de terrain et espérer mettre la main sur ce qu'il nous manque.

Nikolai : Je vais faire un tour au sud de notre position, seul.

Jill : On dirait que vous préférez ne pas faire de binôme vous.

Nikolai : Je préfère plutôt diriger une équipe complète plutôt que devoir faire confiance à un pitoyable avorton toujours décevant et qui finit par misérablement mourir en me mettant une épine dans le pied.

Jill : C'est une façon de voir les choses. De mon côté, je sais qu'il y a une station service au nord d'ici, et que ce serait le bon endroit pour chercher de l'huile de moteur.

Carlos : Je t'accompagnerai là bas, et une fois ce lieu visité de fond en comble, je partirai chercher le survivant dont tu m'avais parlé en allant aux coordonnés de l'entrepôt que tu m'as filé.

Jill : J'espère qu'il est resté dans son container et qu'il n'est pas mort en allant se faufiler dehors.

Carlos : Dans le pire des cas, je reste bien armé pour riposter si je suis attaqué.

Jill : Je te fais confiance là dessus. Tu as prouvé ta valeur plusieurs fois face à ce Terminator qui a enfin décidé de nous lâcher un peu.

Mikhail : Terminator ?

Nikolai : Je doute de la crédibilité de vos propos fantasmés.

Carlos : Elle dit la vérité.

Jill : Vous n'êtes pas sans savoir qu'Umbrella est derrière tout ça et qu'ils créent des monstres de série z ?

Nikolai : Affirmatif.

Jill : Ils ont envoyé une de leurs choses éliminer les membres des STARS restant en ville car nous savons trop de chose sur eux. Et ils ont déjà réussi à avoir un très cher ami à moi.

Le visage souriant de Brad Vickers apparaît pendant quelques microsecondes dans son esprit en mentionnant ça.

Mikhail : Je vois... Il faudra que nous fassions donc encore plus attention à éviter cette créature.

Nikolai : Si j'ai bien compris, elle n'en a qu'après elle, donc je n'aurais aucun souci de mon côté.

Jill : Il a raison. Mieux vaut que vous restiez éloigné de moi le plus que possible le temps qu'on trouve tous les ingrédients.

Carlos : Donc on se retrouvera au tram quand j'aurais fini avec l'entrepôt ?

Jill : Oui.

Mikhail : Faites très attention jeune fille alors. Je n'ai pas envie de perdre d'autres personnes, et puis, avec vous de notre côté, nos chances de survie sont nettement plus élevés.

Nikolai : Il me tarde de confirmer cela en l'observant sur le terrain.

Carlos : Je peux déjà vous le dire qu'elle est vraiment une pro. Elle m'a foutu une raclée sans que je ne puisse rien faire.

Nikolai : Même une fillette en fauteuil roulant aurait raison de toi, donc cet argument ne vaut rien.

Mikhail : Arrêtez de vous embrouiller, et rompez soldats !

Le russe aux cheveux gris s'en va par la porte d'où vient notre duo phénoménale, et le latino quant à lui, se dirige vers le fond du train après avoir pris gentiment le câble des mains de sa nouvelle partenaire afin d'aller le mettre au bon endroit, laissant à cette dernière l'occasion d'être un peu seule avec le chef du peloton dont il ne reste plus grand monde il faut dire.

D'un petit geste de la main, le quarantenaire invite celle qui a la moitié d'année que lui à se pose quelques minutes juste à côté de lui, pour parler en tête à tête, le temps que l'ingénieur improvisé revienne de sa tâche, ce qu'elle fait même si ça fait bizarre vu que le mec est à moitié à poil.

Mikhail : Si jamais vous avez besoin de parler à quelqu'un, vous pouvez me parlez à moi, ou à Carlos. C'est un gentil gars, et j'ai l'impression vous avez déjà commencé à vous entendre.

Jill : Pour être honnête, cela n'a pas vraiment commencé de la meilleure des manières.

Mikhail : C'est ce que j'ai cru comprendre.

Jill : Je croyais au départ que vous étiez de grosses enflures venus faire le ménage pour Umbrella. Alors qu'en vérité, vous étiez sur le même bateau que nous.

Mikhail : Ce que je peux vous dire, c'est qu'ils ont vraiment leur propre équipe de sécurité chargé de nettoyer derrière eux. Je ne connais pas leur nom, mais maintenant je regrette de n'avoir rien dit après avoir vu ce qui se tramait derrière tous leurs secrets.

Jill : Je comprends. Mais on vous aurait juste pris pour un fou, comme pour nous.

Mikhail : Je me doute bien. Et ils m'auraient tout de même fait taire de manière radicale.

Jill : On vit dans un sacré monde de nos jours quand même.

Mikhail : À croire que toutes ces guerres n'auront servi de leçon pour personne.

Jill : Vous avez été sur quel conflit ?

Mikhail : Afghanistan en 80 face aux Moudjahidines.

Jill : Vous l'avez perdu celle là.

Mikhail : C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai commencé à perdre foi en mon gouvernement. L'autre ce fut ma femme moldave qui me pousse à me rebeller contre le système en devenant un terroriste afin de pouvoir la protéger des atrocités qu'on lui avait subir.

Jill : On ferait tout pour ceux qu'on aime.

Mikhail : Oui. Jusqu'à soi même devenir aussi pourri que ceux que l'on combat.

Jill : Vous avez tué des innocents ?

Mikhail : Des tas.

Jill : C'est malheureusement ce qui peut arriver. Au moins vous vous en êtes rendu compte.

Mikhail : Sur le couloir me menant à la mort, oui.

Jill : Dur en tout cas d'oublier le passé ou plutôt de vivre avec lui pour faire un meilleur futur.,

Mikhail : Je pense que vous le comprenez aussi bien que moi.

Jill : Vous l'avez deviné grâce aux infos que vous découvert ?

Mikhail : Un peu, mais c'est surtout à votre regard, et au fait que vous n'avez pas arrêter de trembler à chaque fois qu'on abordait votre passé à vous. Bien que seul un œil attentif comme le mieux pouvait le remarquer.

Jill : Faut croire que je dois encore réviser mes techniques de dissimulation de traumatisme.

Mikhail : Tout ce que je peux vous conseiller à faire, c'est de vous en tenir à votre seul mental pour éviter de vous faire bouffer par ces angoisses qui vous rongent, sinon au pire des moments, elles viendront vous envoyer six pieds sous terre.

Jill : Merci du conseille Mikhail.

Un sincère sourire vient s'affiche devant le leader naturel qui répond avec ses propres lèvres pointant vers le haut.

Maintenant, c'est à notre protagoniste de faire de son mieux pour que la prochaine fois où elle devra faire face avec son némésis, qu'elle soit prête à vaincre les forces qui l'immobilisent toujours à ce moment là, et qu'au lieu de fuir, elle puisse réfléchir à une tactique efficace pour envoyer le démon crouler ses derniers instants dans un enfer encore plus profond que celui dans lequel ils se trouvent.

Cela ne sera mince tâche à faire, bien que nous croyons tous en sa réussite.

Il le faut.