Raccoon City; Près du Commissariat
Chaque pas qui est mis sur le sol est une souffrance qui grandit au fur et à mesure qu'ils s'enchaînent.
Désormais uni d'un fusible récupéré dans une station électrique, Jill Valentine n'a plus qu'à trouver un additif pour l'huile afin de pouvoir compléter la réparation de ce bon vieux tram qui leur en aura fait baver tout de même pour arriver à fonctionner.
Je sais, je sais...
Vous auriez voulu avoir un chapitre centré sur notre héroïne qui met la main sur le visible et affronte plusieurs Zombies sur le passage, mais...
Ce n'était pas vraiment pertinent pour l'avancer de l'intrigue, contrairement à tous les autres chapitres, même ceux où ça ne semble point être le cas.
Promis...
Si vous insistez...
Je le ferai en chapitre bonus après la fin de cette histoire.
Sinon, cela restera un moment dédié à votre imagination.
De retour dans cette sorte d'allée en forme de y où l'arrière ramène à Fisson Street, qu'on ne finit plus d'explorer, notre marcheuse professionnelle fait fasse à deux chemins qui s'offrent à elle. L'un bifurque légèrement vers la gauche d'où elle provient en premier lieu, quand elle y était passé il y a quelques heures de ça en compagnie de Brad Vickers, tandis que l'autre juste en face d'elle est bloqué par un énième torrent de flamme qui ne cesse de se recycler dans se scénario qui doit être un fan caché de Johnny Hallyday.
C'est cette direction qu'elle va prendre, sans y aller en mode Moïse, en séparant le brasier en deux.
À la place, elle va plutôt utiliser cette lance à incendie qu'elle a trouvé un peu plus tôt sur le chemin du retour, laissée à l'abandon dans une impasse, et qui lui a donné justement l'idée d'avoir une arme pouvant lutter contre l'un de ses plus gros ennemis récurrents de cette aventure.
Le feu.
Il y en a qui suivent.
Tout ça tombe bien puisqu'il y a justement une borne à laquelle connecter l'appareil, et une fois ce méli mélo de déroulage fini, elle peut enfin l'utiliser comme il se doit sur ces flammes qui lui barrent la route et qui sont impuissantes face à cette puissance les écraser de tout leur poids, au point où à la fin il n'en reste rien d'autre qu'une flaque humide et du bois trempé.
Le chemin est dégagé.
Manque de peau, quand tout semblait aller pour le mieux pour notre chercheuse d'objets en tout genre puisqu'il ne lui en restait plus qu'un à se mettre sous la main, c'est le moment qu'à choisi le Poursuiveur pour faire son entrée en scène en mettant tout d'abord en garde sa cible de sa présence, afin de jouer sur la peur qu'elle a de lui, ce qui un peu trop malin pour une immondice de ce genre pour que ça ne soit pas réellement effrayant.
Poursuiveur : STARS !
Cette profonde intonation sans émotion provient du ciel noir où une immense ombre chute du toit d'un immeuble pour venir atterrir en un puissant impact sur le pauvre sol qui n'est pas venu ici pour souffrir, faisant résonner tout son poids jusqu'à celle dont il bloque le passage.
De par sa masse musculaire monstrueuse, il n'y aura aucun moyen de la passer de force, sauf peut être en lâchant l'artillerie lourde.
Se relevant tout aussi vite que la dernière fois, il laisse bien le temps à sa proie de le craindre en reculant de quelques pas, excepté que là la femme reste tétanisée par ses plus profondes angoisses qui adorent la paralyser face à un danger qui la surpasse sur tous les points.
En vérité, si elle en avait la volonté, elle pourrait vaincre ses démons et lui mettre une dérouillée grâce à son arsenal plutôt efficace.
Bien que ce n'est pas ce quelle fera pour l'instant, préférant se réfugier dans ses pensées en urgence.
Il faut que je fasse quelque chose !
Si je reste planté là, je suis foutue !
En effet, l'abomination se met à grogner en levant les poings et se courbant vers l'arrière, préparant à aller infliger ses phalanges en plein dans la mouille de la simple humaine qui ne résistera pas à une attaque d'une telle envergure, car ce serait comme se mettre un coup de patte d'un grizzly.
D'un coup le voilà au pas de course, en train de sprinter vers elle sur les quelques mètres de distance infimes qui les sépares, et dans quelques secondes il sera trop tard pour réagir.
C'est maintenant ou jamais.
D'une souplesse remarquable, Jill parvient in extrémis à s'extirper de cette situation désastreuse pour elle, en se baissant juste au moment où le poing allait rencontrer son visage, pour ensuite piquer un sprint en passant à côté du monstre qui n'a pas le temps de tenter un autre coup pour l'empêcher de passer par sa droite.
Néanmoins, il n'entend pas rester ici sans réagir, et tout en poussant quelques sons inhumains, il se lance à sa poursuite en étant plutôt rapide pour quelqu'un de sa masse corporelle.
Ces deux énormes bottes parviennent sans trop de problème à égaler la vitesse de celles beaucoup plus fines.
La souris, puis le chat, s'engouffrent ensemble, chacun leur tour, dans la nouvelle ruelle qui s'est débloquée en y retirant la brasier de tout à l'heure.
Pas le temps de penser pour notre héroïne qui ne fonctionne qu'à l'instinct à ce moment précis, n'osant pas se retourner pour voir si son ami commence à être distancé ou si au contraire, il réussit par on ne sait quel miracle à la rattraper.
Une chose est sûre, le vacarme qu'ils produisent réveillent les bestioles qui sommeillent en ces lieux étroits et humides.
Soudainement, d'une des fenêtres les surplombant, surgit un Drain Deimos affamé qui a hâte de sucer une petite cervelle bien fraîche, ou même pas, tant qu'elle reste juste même fermentée.
Sa trajectoire le mène droit sur le plus gros morceau qui s'arrête juste à temps pour pouvoir l'attraper en plein vol d'une seule main, à la surprise unique de sa cible principale qui a osé retourner brièvement sa tête pour voir ce qui se passait, et qui regrette déjà l'avoir fait puisque le pire est encore à venir, quand avec ses énormes paluches, le Poursuiveur chope les parties avants et arrières de l'insecte mutant pour pouvoir mieux les séparer en un coup sec, répandant le contenu vert de ce corps un peu partout.
De quoi marquer les esprits.
Putain de merde !
Il faut que je trouve le moyen de le semer !
Ce moyen elle le trouvera dans la prochaine zone, car en percutant la prochaine porte en fer, elle se retrouve nez à nez avec un visage tout aussi peu accueillant, bien que moins hideux il ne faut pas abuser non plus des comparaisons étant donné qu'il s'agit ni plus ni moins de Nikolai Zinoviev qui a pris le temps de préparer leur arrivée en les ayant entendu depuis que la confrontation a débuté, malgré la distance les séparant.
Ce qui fait qu'il donne un seul et unique ordre à la pauvre demoiselle en détresse, afin de lui sauver la vie.
Nikolai : Baisse toi.
N'ayant que très envie de le contredire, elle s'exécute.
Le russe plutôt froid dans sa manière de parler avec sa voix grave qui porte bien, n'a même pas besoin de se baisser pour pouvoir viser avec l'engin de la mort qu'il s'est trouver sur son chemin, à savoir un lance roquettes suédois abandonné dans ce champ de bataille par des soldats de l'US Army quand ils étaient temporairement de passe, et qui se nomme Saab Bofors Dynamics AT4.
Dans le viseur se trouve le Joker musclé qui ne remarque que trop tard ce qui va lui arriver dans la tronche.
À savoir un très gros projectile qui en entrant en contact avec son manteau explose complétement, causant d'importants dommages aux murs entourant la chose touchée qui finit ensevelie par d'innombrables débris, à tel point qu'il devient impossible de le distinguer en dessous de cette masse de brique.
Au moins, cela termine en beauté un affrontement qui était voué à l'échec, en dépit je tiens à le rappeler d'un équipement personnel à notre héroïne qui aurait pu faire le taf pour le vaincre.
Son énième sauveur le remarque d'ailleurs, et alors qu'il jette son arme désormais inutile aux ordures, il l'annonce à voix haute.
Nikolai : Pourquoi n'as tu pas tenté de l'affronter ? Il te reste suffisamment de munitions pour survivre des jours dans ce conflit.
Jill : Je voulais, mais... Disons que je n'ai pas encore réussi à surmonter un trauma passé.
Nikolai : Je vois.
Sans chercher à poser plus de question sur sa vie intime, il change carrément de sujet, n'ayant plus rien à voir avec le schmilblick.
Nikolai : J'allais vérifier cette pharmacie juste derrière. Tu peux venir si tu veux.
Jill : Je veux bien.
En effet, il y a bien une pharmacie derrière lui dont l'entrée se situe un peu plus loin en longeant le mur sur la gauche puis en prenant à droite au premier tournant, ce qu'ils font bien entendu.
Cela laisse suffisamment le temps pour la rescapée d'une situation désastreuse de se remettre quelque peu en question suite à ce qu'il s'est passé.
Je dois vraiment me reprendre en main.
Le conseil de Brad était utile sur le moment où il l'a dit.
Mais je ne peux pas continuer à l'appliquer éternellement.
D'autant plus que ce Prédator est coriace et que ça ne me surprendrait pas qu'il soit encore en vue avec son manteau blindé.
Tant qu'il est là à me poursuivre, il reste une menace pas que pour moi, mais aussi pour ces trois mercenaires qui sont avec moi, et aussi quiconque croisera ma route.
La prochaine fois que je le verrai, je dois absolument le confronter réellement.
Pour eux.
Et pour bien donner un gros doigt d'honneur à Umbrella.
Ce qu'elle peut déjà faire c'est de pénétrer avec le sous off dans l'un de leurs bastions en ville, bien qu'il ne soit pas le plus important, loin de là.
Dedans, ils se retrouvent dans une très petite salle d'attente munie de deux canapé avec à côté de chacun d'entre eux une petite table basse où se trouve divers magazines de lectures sans grand intérêt, sauf si vous voulez savoir plus sur cette nouvelle relation amoureuse entre Vanessa Paradis et Johnny Depp, ou si vous vous passionnez dans l'automobile comme c'est le cas avec Holt, le petit frère de Jill, qui collectionne n'innombrable petites voitures, principalement de vieux modèles français.
La prochaine salle est déjà plus fourni en détail puisque nous avons déjà une étagère en face de l'entrée qui bloque le passage et qu'il faut contourner pour voir ce qu'il y a derrière. Celle ci sert à ranger les médicaments comme vous avez probablement pu le voir quand vous allez les chercher avec les prescription de votre médecin, en espérant que vous ayez la sécurité sociale.
Sur la gauche se trouve tout d'abord le bureau d'accueil où se trouve un pot à stylo renversé, avec ses divers composants qui sont tombés pour la plus part par terre, bien qu'aucun de nos deux personnages n'en ont vraiment besoin. Un peu plus loin derrière se trouve d'autres bureaux servant plus pour le travail de comptabilité des employés ou d'autres trucs dans le genre qui ne passionne pas les foules.
Il y a aussi une porte au bout à gauche qui doit mener à la réserve où se trouvera peut être l'additif qui manque à l'huile trouvée plus tôt en compagnie de Carlos Oliveira pour faire fonctionner le tramway.
Sauf que avant d'aller jeter un petit coup d'œil à ce coin là, il y a une autre partie de la pièce qui intrigue nos deux nouveaux arrivant, et c'est celle qui se trouve de l'autre côté de l'étagère puisque des bruits de lourdes respirations se font entendre, suivi de quelques paroles balancées de droite à gauche par un homme qui semble ne plus aller trop bien mentalement.
Homme : Je dois mourir... Désolé Kayla... Papa ne sera pas là à ton anniversaire cette année... Ni aux autres... Oh... À quoi bon ? Je n'y arriverai pas... Je suis un lâche...
Nikolai et nous, nous reconnaissons cette voix qui appartient à une personne du Peloton Alpha, à savoir Murphy Seeker, le tireur d'élite qui avait laissé son équipe toute entière se faire décimer par des gamins morts-vivants, mais ça seuls vous êtes dans la confidence.
Que ça soit le russe ou l'américaine, ils s'avancent en même temps vers la source de ces paroles pour découvrir un autre membre de l'Umbrella Biohazard Countermeasure Service encore vivant, bien qu'il n'ait pas l'air dans son assiette et qu'il recule instantanément pour se foutre le plus loin possible des deux individus qui viennent de se montrer à lui, le tout avec une forte crainte affiché sur son visage.
Murphy : Ne vous approchez pas !
Jill : Calmez vous.
Murphy : Je ne veux pas vous faire de mal !
Première chose que notre duo remarque pendant que le mercenaire les supplie de rester à distance, outre son bonnet vert sur la tête, c'est le fait que la chemise qu'il porte est ouverte et que derrière on peut y voir des bandages sales sanglants débordant nécrosé et débordant de pue. Rajoutons à cela le fait que le monsieur est tout pale, presque comme un mort, et qu'il a du mal à se déplacer, on peut en déduire vite un diagnostique véridique.
Nikolai : Il est infecté.
Jill : J'ai vu.
Nikolai : Nous devons l'abattre avant qu'il ne s'en prenne à nous.
Murphy : Il a raison. Je voulais m'ôter la vie par moi même mais je n'en ai pas eu le courage malheureusement.
Il baisse ses yeux faiblards et fatigués vers ses vilaines blessures en retenant de pleurer des larmes qui n'existent plus dans son corps.
En parallèle à ça, la policière aguerrie s'approche du coco d'élite pour lui demander quelque chose en lui chuchotant à l'oreille.
Jill : Je voudrai lui parler seule à seul si ça ne vous dérange pas. Avant d'avoir à abréger ses souffrances.
Nikolai : D'accord. Tout ce qui adviendra alors sera de votre responsabilité.
Jill : Je prends ce risque.
Obtempérant, Nikolai revient du côté de l'entrée de cette pièce d'où ils proviennent, pour surveiller à travers les stores fermés qu'ils ne reçoivent aucune visite qui pourrait être dérangeante, que ça soit d'une de ces goules, d'une puce dégueulasse, ou du titan en armure blindé. Si en plus les trois venaient à être combinés et qu'ils coopéraient, ce serait un carnage sans nom.
Heureusement, la séquence de tout à l'heure tend à prouver que ce ne sera jamais le cas.
Désormais en privée avec l'infecté à l'agonie, la spécialiste en euthanasie souffle un peu coup mentalement avant d'aller faire les présentations d'un air sympathique, un peu comme si nous n'étions pas du tout en plein apocalypse zombie.
Ceci est fait exprès pour alléger un poil l'atmosphère qui se fait trop lourde depuis un bon moment déjà.
Jill : Je m'appelle Jill Valentine, et vous ?
Murphy : Murphy... Murphy Seeker.
Jill : Tu es bien pâle... Cela doit faire un moment que tu as eu cette blessure qui est déjà bien nécrosé.
Murphy : Cela fait plus d'un jour que ce démon m'à eu par surprise et que je me planque ici.
Jill : Je n'imagine pas l'agonie que cela a dû être.
Murphy : Je voulais savoir une chose...
Jill : Laquelle ?
Murphy : J'ai reconnu le Sergent Zinoviev qui était avec vous, et je voulais savoir... Est ce que mon ami Carlos Oliveira est encore parmi les vivants ?
Jill : La dernière fois que je l'ai vu, il jouait les héros et était au top de sa forme.
Murphy : Il a toujours été comme ça avec toutes les filles qui lui plaisaient.
Un petit rire vient ponctuer sa phrase, bien qu'il soit plus triste et mélancolique que réellement joyeux.
Murphy : Vous lui dirai de ma part de ne rien lâcher. Comme j'ai n'ai rien lâché à la mort de mes frères.
Jill : Je lui passerai le message.
Murphy : Merci... Et si vous pouviez dire à ma fille Kayla que son père s'est battu jusqu'au bout...
Jill : Je ne peux rien promettre pour ça, mais j'essayerai de le faire.
Murphy : Je crois qu'il est temps d'en finir à présent au lieu de tourner autour du pot.
Jill : Je sais.
Les yeux grands ouverts pour voir la réalité bien en fasse, avec le cœur tellement serré qu'il pourrait imploser de lui même, elle se décidé à prendre son Samurai Edge et faire ce que tout bon guerrier japonais aurait justement fait dans de telles circonstances, à savoir se donner la mort, même si là il la donne plutôt à quelqu'un d'autre.
Le canon est collé contre la tempe.
Les respirations se font lourdes.
Un index tremblant hésite un instant à presser la détente.
Puis il le fait.
Net, sans bavure.
La détonation se fait entendre jusqu'à bien loin à l'extérieur de la pharmacie.
Du travail bien fait.
S'en est finit de Murphy Seeker.
Il rejoindra ses camarades déjà tombés au combat.
Tels Christopher ou Daniel.
Où qu'ils soient.
Si le Paradis existe vraiment, ce dont on peut fortement douter après avoir vécu tout ce qu'a vécu la jeune femme que l'on suit.
Cette dernière prend un temps à réaliser que c'est fini, il n'y aura plus aucun retour en arrière.
Déjà qu'il n'y avait aucun espoir de le sauver de sa misère d'une autre manière.
Il faut désormais mettre tout ça derrière elle, et ne plus jamais se retourner, au risque de se laisser bouffer.
En parlant de nourriture, eux risquent très vite d'être sur le prochain menu local, ou du moins c'est ce suggère le regard du sergent en revenant auprès d'elle, ainsi que les râles lointain qui ne nous avaient point manqué et qui se font de plus en plus proche maintenant qu'on y fait attention.
Nikolai : Ils arrivent.
Jill : En même temps, avec le boucan qui a été fait depuis tout à l'heure, cela ne m'étonne même pas.
Nikolai : Fouillez la réserve pour trouver l'additif. Je couvre notre point de sortie.
Jill : Bien reçu.
Pas de temps à perdre, il va falloir redoubler d'effort pour trouver le bon élément puis s'en aller avant que la horde ne se montre.
Seul problème.
En allant tenter d'ouvrir la porte donnant sur la réserve, une petite surprise l'attend puisque celle ci s'avère être en vérité verrouillée, car cela n'aurait pas été drôle autrement, et pour réussir à la déverrouiller, il va falloir trouver le bon mot de passe en utilisant l'espèce d'écran collé au mur juste à côté, avec un clavier intégré qui permettra d'écrire en toute tranquillité façon futuristique comme Umbrella Corporation sait si bien le faire.
Même si cela reste moins improbable à tomber dessus que de mettre la main sur un lance grenade M32A1.
Niveau anachronisme, ce serait tellement élevé que personne ne pourrait gober cela.
Revenons alors au mot de passe qu'il va falloir trouver pour pouvoir enchaîner sur la suite des évènements avant qu'il ne soit trop tard.
Qu'est ce que ça pourrait être ?
Je ne pense pas que ça soit quelque chose de complétement tordu, même si venant de cette entreprise, je m'attendrais à tout.
On est dans une pharmacie.
Peut être que c'est un de leurs médicaments lesp lus connus ?
Mon petit doigt me dit qu'elle est sur la bonne piste, mais reste encore à trouver lequel c'est, en priant pour avoir des essais illmités.
Adravil ?
Ce n'est pas ça.
Aqua Cure ?
Essaye encore.
Safsprin ?
Bingo !
J'ai eu de la chance.
Même si ça me rappelle la pub avec cette femme blonde qui présentait ce produit d'une manière nonchalante.
Se demandant sûrement si son cachet serait assez élevé pour continuer à participer à ces conneries.
Bref...
Il est l'heure mon seigneur de mettre la main sur l'El Dorado, en laissant derrière le mercenaire d'élite couvrir ses arrières.
En pénétrant dans le prochain couloir, une douce couleur orangée vient éclaircir sa peau, provenant des lampes au sol qui éclairent principalement ses pieds, ainsi que de quelques une sur les murs, mais pas sur le plafond.
Un chemin sur la droite mène à un tournant donnant encore une fois sur la droite.
C'est par là bas qu'elle se doit d'aller, alors que les râles se font de plus en plus pressants, et qu'un dernier regard en arrière permet d'apercevoir Nikolai tirer une mauvaise mine.
Il faut se dépêcher !
D'un pas assuré, Jill suit ce court sentier qui l'emmène droit sur la caverne d'Ali Baba où se trouve son trésor, posé entre deux pots de poudres pour faire des minutieusement, à savoir l'additif tant attendu.
C'était inespéré !
Si il n'avait pas été là, on aurait été dans la merde pour rien du tout.
Il ne reste plus qu'à le prendre et s'en aller loin, loin, très loin d'ici.
Sauf que quand elle se retourne pour faire un demi tour rapide sans prendre un temps nécessaire à observer la zone, plusieurs bruits de fracas résonnes de la pièce adjacente d'où elle est venue, similaire à du verre brisée par une foule en colère qui manifeste sans filet fluorescent car cette référence est trop datée par être compris par de futurs lecteurs.
Non, là c'est du sérieux, très sérieux.
Au point même qu'un hurlement à déchirer les tympans vient résonner jusqu'à travers les murs et le corps de notre demoiselle pas encore en détresse qui est figée de peur comme bien trop souvent ces temps ci, le sang s'étant glacé d'un coup.
C'était Nikolai !
Merde !
J'espère qu'ils ne l'ont pas eu !
Si il est mort, j'ai peu de chance d'éviter le même sort.
Je ne suis pas aussi bien entraînée que lui.
Et je ne suis pas une débutante non plus, donc la chance qui va avec s'envole.
Pour ne pas la rassurer, voilà que de la porte laissée ouverte sur osn chemin provient un premier zomzom, puis un second, puis trois, puis quatre...
Il ne semble plus s'en arrêter, tellement qu'il en devient inutile de les compter, sauf si on veut s'endormir plus facilement.
D'une multitude d'ethnicités et de milieux de vie, tous n'ont qu'une runique envie qui les anime en ce même, un cause commune, à savoir dévorer cette jeune femme à la fleur de son âge tout en le partageant entre eux car la communauté, c'est le plus important.
Pour l'instant, elle semble être totalement dans une impasse, avec en unique solution temporaire de sécurité, ce sont ces tuyau d'eau brulante qui gorgent les murs et dont elle s'empresse de tirer au pistolet sur leur valve pour en répandre leur continu en ligne droite, droit sur l'armée des morts qui perd quelques troupes, mais a encore de nombreux effectifs encore debout.
Qu'est ce que je dois faire ?
Où puis je aller ?
Même en leur fonçant dessus du mieux que je peux, je n'arriverai pas à éviter une morsure, même en m'y prenant correctement.
Le vent s'est tourné contre moi.
Quitte à y passer, autant le faire avec une certaine prestance, ce qui explique pour quoi elle se prépare à sortir la meilleure punchline.
Le tout en étant frappé par la peur de trop souffrir en y passant car dévorer vivante n'est pas la meilleure chose à inscrire sur sa pierre tombale.
Jill : Dites bonjour à mes canards si vous espérez me tuer.
D'un coup elle tape contre un objet sur le sol qui lui sera sûrement d'une grande utilité.
Ce n'est pas aujourd'hui qu'on aura sa peau, quoique l'on en dise, puisqu'elle a encore plusieurs tours dans sa poche.
