Raccoon City; Beffroi Saint Michael


L'obscurité est toujours la meilleure des cachettes pour ne pas avoir à faire face à la dureté de la vraie vie se passant dans une lumière brulante.

Cette profonde douleur que vous ronge de l'intérieur, sans que vous ne puissiez rien y faire.

Ces croassements qui viennent accompagner un vent un peu trop fort qui vient souffler dans les cheveux, donnant à votre corps, ou plutôt son corps, une fraîcheur qui pique pas mal quand elle touche les vilaines blessures que toute son enveloppe corporelle présente désormais.

Plus on avance dans cette nuit qui n'est pas prête de se terminer, plus on a l'impression que de notre héroïne aux cheveux bruns ressemble de plus en plus elle même à un mort-vivant, ce qui aurait de quoi semer la confusion auprès de ses camarades toujours complétement vivants, au point que l'inévitable pourrait bientôt venir toquer à sa porte.

Cette fois ci, elle a survécu.

Est ce que cela sera encore le cas la prochaine fois qu'elle frôlera la mort ?

Rien est moins sûr.

Rien est moins sûr...

Je crois que je suis en vie.

Je crois...

Si je pense, je suis.

Donc normalement, à moins de contredire un célèbre philosophe française, je devrais être toujours vivante.

Pourtant, j'ai dû mal à sentir mon corps.

Je dois pourtant me révéler.

Je le dois...

Pour tous ceux qui ne sont plus là, et ceux qui comptent sur moi au moment présent.

Je...

Aille !

Des picotements de plus en plus douloureux lui parcourent de la tête jusqu'aux pieds, et semblent être produit par quelque chose de pointu, concordant avec les cris d'oiseaux noirs qui se font de plus en plus sentir aux aussi, comme si ils étaient juste à côté de ses tympans, afin de lui dire très clairement qu'elle va subir le même sort que Forest si elle reste dans les ténèbres à ne rien faire,

À vrai dire, elle n'a pas vraiment le choix de se battre ou non, car son corps a atteint les limites qu'il pouvait encaisser, ce qui fait que c'est le pire des moments qu'il choisit pour refuser d'obéir, préférant se reposer alors que l'escadron de l'ombre se rue sur lui pour pouvoir s'en faire festin.

Si personne ne lui vient en aide, on se retrouvera dans un scénario alternatif où elle sera morte avant d'être devenue l'esclave personnelle d'Albert Wesker.

Autre évènement qui marquera sa vie à jamais, mais nous n'y sommes pas encore à ce moment là.

Très loin même.

Du mieux qu'elle peut, elle tente de se débattre, de résister, sauf que rien y fait.

Le destin de Jill Valentine est en jeu.


Jamais il n'aurait cru vivre pareille aventure quand il a embarqué dans cet hélicoptère, uniquement armé d'une d'une carabine Colt M4A1 et d'un SIG Pro SP 2009 en équipement de secours, mais pourtant le voilà désormais à lutter contre la mort pour pouvoir se réveiller dans un champ de bataille où il se sent dépasser par tout ce qui entoure.

Certes, il a pu sauver au moins deux vies en allant dans cet entrepôt, encore faudrait qu'ils soient toujours vivants.

D'autant plus que Mikhail et Nikolai ne sont désormais plus là pour pouvoir guider les civils jusqu'à la voie de sortie de ce conflit qui n'est pas le leur, ni le sien.

Tout le monde compte à présent sur les épaules de deux personnes, à savoir Jill Valentine, et lui, Carlos Oliveira.

Emergeant progressivement d'un accident qui aurait pu lui coûter la vie, il sent que sa tête est un peu chaude, baignant un peu dans un liquide qui l'est tout autant, tout en lui faisait quelques douleurs il faut le souligner. Pour le reste du corps, il s'en sort chanceux puisque hormis de rares brûlures qui le frappent sur ses articulations, il n'y a rien de cassé ou de blessures qui pourraient l'handicaper dans un affrontement à venir.

Autant dire que sa condition physique aurait pu être bien pire quand il a été violemment éjecté du tram juste avant la collision avec un robuste mur en pierre.

Je..

Je su...

Je suis en vie...

Où est ce que...

On est ?

On était dans le tram quand...

Quand le Terminator nous a attaqué.

Le Capitaine s'est sacrifié pour le retenir, puis...

Puis il y a eu cette explosion.

Cela me donne mal au crâne rien que du repenser.

Non...

Pas juste un simple mal au crâne.

Cela me tape dans les sinus.

Comme un marteau qu'on m'enforcerait dans le crâne jusqu'au cerveau.

Au moins, je suis en vie.

Ce n'est pas encore aujourd'hui que j'irai te rejoindre Candela.

J'ai une promesse à tenir.

Une promesse que je me suis faite à moi même.

Protéger au-delà du possible ces civils.

Protéger Jill.

Je me sens proche d'elle, vraiment proche.

Plus que je ne l'ai jamais été avec une femme.

Oui.

Autant que toi et moi si nous avions eu le temps de plus nous connaître avant que tu ne perdes la vie.

Peut être que c'est la bonne.

Quelqu'un a qui je pourrais enfin parler à cœur ouvert de mes petits secrets.

Même à Murphy j'ai omis de dire certains choses.

Pour cela...

Je dois continuer à me battre.

Me relever.

Et voir si tout le monde va bien.

Ses paupières s'ouvrent sur une vive lumière qui vient percer ses iris de pleine fouet, l'obliger à tout refermer pendant quelques secondes, tout en commençant tout doucement à se remettre plus ou moins droit debout sur ses jambes. Il ne faut pas oublier que ses yeux se sont habitués à l'obscurité la plus total, alors leur faire apercevoir un véritable petit brasier a de quoi marquer la rétine.

Quittant la dureté du bitume au sol, le mercenaire encore étourdi et se frottant les yeux, se rend compte progressivement de où il se trouve exactement.

À savoir dans une portion de route bordant le beffroi, et le tramway juste à côté à créer une nouvelle entrée dans celui ci que notre deutéragoniste va pouvoir emprunter va pouvoir exploiter un peu plus tard, après s'être d'abord assuré que tout le monde va bien.

Ce qu'il fait une fois entièrement debout et son matériel vérifié, pour s'assurer qu'il n'avait rien perdu durant le moment où il a valdinguer dans le décor.

Carlos : Est ce que vous êtes toujours en vie !? Jill !? Quelqu'un !? Répondez moi !

Pas âme qui vive pour lui accorder le droit à une quelconque réponse, contrairement aux corneilles qui gueulent pas si loin d'ici et que l'on entend très bien.

Désormais, le latino de service n'a pas d'autre choix que de compter sur lui même, juste minimum le temps qu'il lui faudra pour achever la nouvelle tâche qu'il s'est auto confié pour la suite des événements.

Il faut je fasse le tour pour trouver un meilleur moyen de pénétrer dans ce tram.

Je ne peux pas être le seul survivant de cet accident.

Ils ne doivent pas avoir encore émergé de leur inconscience.

J'espère que c'est ça.

Il faut que ça soit ça !

Il le faut...

Doutant un peu de ses convictions, il se précipite à travers la brèche près de lui et du véhicule, afin de découvrir le premier morceau de ce bâtiment qui a beaucoup souffert et qu'il visite pour la première fois.

Il s'agit d'une chambre qui a beaucoup souffert du crash, avec la moitié des meubles qui ont été renversés, comme cette table et cette armoire à sa droite qui sont désormais couchés sur l'unique lit de la pièce où se trouvait déjà une mallette prête à partir avec son possesseur. Lui même, le lit a été un peu plus poussé de travers vers l'autre côté de la salle, faisant que son pied à barreaux verts fait face à quelques tables épargnées par le désastre, sur lesquelles on trouve quelques vases, dont l'un d'entre eux contient une plante verte qui n'est pasl a même sorte que celle utilisée en médecine pour soigner les blessures.

Un tableau de l'Archange Michel, ébloui par la lumière divine, qui tient une épée toute aussi lumineuse dans sa main droite, alors que la gauche est tendu vers le ciel, fixe tout ce qui passe de son regard. Donnant l'impression avec ses immenses ailes angéliques, il pourrait à tout moment décoller de lui même pour aller trancher le Mal incarné sous la forme d'un vieillard voulant se prendre pour Dieu, alors qu'il est bien plus proche du Diable en personne.

Au dessus du lit se trouve aussi accroché sur un mur une vieille Winchester 1892 "Mare's Leg" qui n'a plus tiré un seul coup depuis bien des lustres, et dont les munitions sont manquantes, ce qui en fait une arme d'inutilité affligeante pour le soldat pas vraiment entraîné à manier ce genre d'antiquité.

Comme le dirait un grand archéologique, sa place est dans un musée.

Pas le temps de s'attarder à tous les détails puisque manifestement il n'y a rien à récupérer par ici, ou dû moins de mis en évidence par rapport au reste du décor, et notre vaillant héros a autre chose à faire pour l'instant que de farfouiller dans les affaires des autres car sa mission est tout autre.

Voilà il prend la première porte qui vient à lui, de manière prudente afin d'éviter les mauvaise surprises, sauf que l'autre côté il n'y a aucun ennemi.

Juste un petit salon pour se détendre, avec notamment une petite table située au centre de la pièce, en face de lui, avec un jeu d'échec posé là par on ne sait qui et qui a été laissée à l'abandon en pleine partie, alors que le fou noir était sur le point de poser un véritable danger pour le roi blanc isolé dans son coin, bien qu'il ait encore un moyen de s'en tirer sans que je ne dévoile l'astuce précise.

Un sofa assez étroit, ou un fauteuil plutôt large selon les points de vues, est d'un côté de ce reposoir, tandis qu'une chaise tout aussi vide est de l'autre côté.

Impossible de savoir où sont passés les joueurs, surtout qu'il n'y aucune trace de lutte nul part pour être vue.

Pas grave, cela n'empêche pas d'admirer les différents tableaux de cette salle qui renvoient eux aussi au thème biblique, avec quelques personnages plus récurrents que d'autre, à l'instar du chef du camp du Bien chez les anges, connu pour avoir réussi à terrasser le Mal durant la guerre civile qui avait divisé leur peuple céleste qui s'est terminé sur la victoire de ceux qui soutenaient le grand manitou face aux rebelles qui osaient défier ses ordres.

Tout cette question de chrétienté rappelle énormément de choses par rapport à sa famille qu'il n'a que peu connu durant son enfance, étant devenu orphelin suite à un incendie criminel organisé par l'un de ses oncles qui appartenait aux Sendero Luminoso, ce qui tua ses parents et ses deux sœurs, avant que le pyromane lui même ne périsse dans des circonstances mystérieuses.

Quoiqu'il en soit, celui qui a ensuite fait parti plus tard dans sa vie du Movimiento Revolucionario Túpac Amaru, est encore marqué par ces évènements aujourd'hui, et cela se ressent à ses réactions face à ces œuvres artistiques pourtant innocentes.

Mes parents étaient très pieux, mais ce n'est pas ce qui les a sauvé du grand feu qui est venu les frapper jusqu'à chez eux.

Probablement que le fait que mon père ait fait parti des Rondas Campesinas n'ait pas aidé à faciliter sa survie.

Je n'ai pas réussi à les sauver à l'époque.

J'étais trop petit, trop impuissant pour ça.

Maintenant j'ai d'autres vies entre mes mains.

Je ne suis plus le jeune gamin insouciant que j'étais.

Candela, ton ombre me portera bonheur.

Je vais trouver un meilleur accès me permettant de pénétrer dans le tram.

Sans trop traîner, il continue son chemin, canon vers l'avant, avant de pénétrer dans la salle d'étude du beffroi qui se composent essentiellement de bibliothèques qu'il ne peut malheureusement pas voir de là où il se trouve, à cause de la portion de couloir avec mur qui cache tout ça, et tout ce qu'il peut voir c'est cette porte en bois tout à fond à gauche, ainsi que quelques bouquins se trouvant aux pieds de celle ci.

On dirait bien qu'un avide lecteur s'est empressé de partir d'ici le plus vite possible, en renversant tout au passage.

Impossible de savoir exactement la raison de cette inexplicable fuite par un tiers inconnu qui ne sortira jamais de l'ombre.

Il y a possiblement un lien avec ce bruit si singulier qui alerte immédiatement notre ami Carlos, provenant du plafond, l'obligeant à lever lentement la tête vers celui ci, de la même manière qu'une jeune étudiante fan de moto quand elle découvrira les écorchés, car là haut se trouve accroché la tête à l'envers, une grosse surprise velue qui est en train de s'avancer vers lui.

Une énorme araignée aussi poilue et forte qu'un ours le guette de ses nombreux yeux, en ayant un camouflage tigré qui ne va pas du tout avecl e décor dans lequel elle se trouve, puisque nous n'y trouvons pas des teintes orangées et jaunes comme celles qu'elle arbore.

Le prédateur au sommet de la chaîne alimentaire n'est clairement établi entre l'être humain et l'arachnide qui se prépare à l'envelopper dans une toile si jamais il ne fait pour l'empêcher.

Si Jill a pu affronter des horreurs comme celle ci, je peux le faire !

Ne perdant pas les précieuses secondes qu'il a sous le coude, il arrose cette bestiole un peu trop menaçante à son goût.

Les balles traversent la chair de cette bête qui en représailles, essaye de jeter non pas une toile sur son adversaire, mais du poison qu'elle secrète, afin que si elle meurt, lui aussi crèvera au passage.

Sauf que le mercenaire parvient à se plaquer contre le mur au dernier moment, évitant cette attaque de justesse, et pouvant ensuite admirer son ennemi tomber à la renverse suite à cet ultime effort de fait, agonisant ensuite le dos contre le sol alors que de l'hémolymphe prenant très vite une teinte bleutée se met à juter de partout.

Les pattes de l'arthropode bougent encore un peu, mais on peut le dire, elle n'est plus que l'ombre d'elle même, et son ennemi peut se reposer un peu.

Il prend juste quelques secondes à se rétablir de ce combat avant de progresser plus en avant de cette bibliothèque, découvrant alors en arrivant sur un passage plus ouvert à droite, une table de lecture entourée par les étagères remplies de livres poussiéreux que peu de personnes semblent avoir lu au cours des dernières années, hormis ceux qui reposant à terre dans un désordre phénoménal.

Pas un instant ne pourra être accordé à lire quoique ce soit, car très vite quelque chose d'autre arrive par ici.

Au fond à droite se trouve une autre porte, bleue cette fois ci, dont la poignet se met subitement à tourner, indiquant qu'un être doué d'un tant soi peu d'intelligence arrive, sans que l'on soit pas bien sûr si il s'agit d'un être humain ordinaire, d'un zombie vachement plus résistant que les autres, ou d'un hunter étonnamment malin.

La réponse se trouve être un pistolet STI Edge tenu par des mains tremblantes, celles ci appartenant à une jeune blonde qui sans sa fourrure pour se protéger de cette horrible vie dont elle ne veut plus, est clairement en train de paniquer comme on peut le voir sur son visage totalement perdu.

Sans oublier de souligner que ses fringues sont cette fois ci tachés de rouges qui n'était pas là tout à l'heure, et une odeur atroce l'imprègne à cause de liquide qui ne lui appartient clairement pas, étant donné qu'elle ne montre aucun signe de blessure quelconque, voir de morsures.

Tel le gentleman qu'il est, notre Carlos baisse son gros gun automatiquement afin d'essayer de montrer la joie qu'il a de revoir un visage familier en vie suite au crash où il craignait d'être le seul survivant.

Carlos : Amy !

Amy : Carlos...

Carlos : Est ce que tu vas bien !?

Amy : Ils sont tous morts... Tous morts...

Carlos : Calme toi.

Il range son fusil et tend ses paumes tendus droit vers

Carlos : Où as tu trouvé cette arme ?

Amy : Sur un mercenaire comme toi... Sauf qu'il était mort. Il tenait une jeune fille dans ses bras. Morte aussi.

Carlos : Mince...

Amy : Non... Ils sont tous morts !

Sa voix à la survivante traumatisée est toute tremblante, n'arrivant pas à écouter ce que veut lui dire celui qui a connu ce qu'est une guérilla.

Amy : Mes parents ! Ma petite sœur ! Dario ! Tout le monde ici ! Ils sont tous morts ! On ne va pas s'en échapper !

Carlos : Amy...

Du poids sur les épaules, il va avoir il le sait ça, mais c'est pas grave car le plus important est de la rassurer, et de se rassurer soi même.

Carlos : Tant que je suis debout, il y a encore espoir. Le Capitaine Mikhail se sera sacrifié pour rien si on ne laisse dévorer pour ces mauvaises pensées.

Amy : Mais comment on va faire pour s'en sortir ? Il ne reste plus que nous ici...

Carlos : Et Jill ?

Amy : Jill ?

Carlos : Tu n'as pas évoqué Jill parmi les morts avant. Est ce que tu l'as vu ?

Amy : Non.. Je ne sais plus...

Carlos : Ecoute Amy... Il faut vérifier son statut, et pour se faire j'ai besoin d'atteindre l'avant du tram. Est ce que tu peux tenir le coup jusque là ? Je te protègerai de tout mon corps.

Amy : Je... Je ferai de mon mieux.

Carlos : C'est le plus important.

Un sourire est esquissé sur le visage du latino, qui permet de faire briller la denture de la fille face à lui, réussissant à lui redonner espoir.

Carlos : Allons y.

H

Jill : Ne lâche rien...

Carlos : Jill !?

Jill : C'est ce que Murphy voulait te dire... Avant de mourir...

Carlos : Tiens le coup Jill ! On va te mener en lieu sûr !

H

J'abandonne car j'ai plus l'inspi et ce site de merde m'a cassé les couilles en me faisant perdre ce que j'avais fait.