2 Octobre 1998


Pérou; Ica; Paracas; Gold Phoenix


Un véritable capharnaüm a lieu dans le bar de cet étoiles qui a quatre étoiles et demi en note, où l'on peut entendre la foule s'y trouvant causer dans diverses langues, principales l'espagnol et des langues locales. Sauf que ce serait mettre de côté celles étrangères qui peuvent aussi être perçus, étant l'anglais, le français, l'allemand, et le portugais car il ne faut pas oublier que le Brésil qui est une contrée frontalière a cette dernière langue pour langue officielle.
Deux verres s'entrechoquent dans cette ambiance assourdissante, et ceux à qui ils parviennent, nous les connaissons déjà.
Jill Valentine est vêtue pour l'occasion d'une tenue adaptée à la chaleur qui règne dans ce pays très proche de l'équateur, et qui lui permet de faire un peu plus touriste pour ne pas se faire remarquer, ce qui aurait été le cas si elle avait gardé ce qu'il reste de sa première ou seconde tenue portée durant l'incident de Raccoon City. Pour le coup, il s'agit d'un top blanc à bretelles qui dénudent toujours ses épaules, d'une mini jupe de la même couleur, et c'est pareil pour ses sandales spartiates à lanières.
Du côté de Carlos Oliveira, il a décidé de faire parler un peu plus ses origines amérindiennes, soulignée par le fait qu'il fasse parti des millions de locuteurs du quechua, la langue autochtone la plus répandue par ici. Lui est vêtu d'un collier allant vers ce sens, d'un fine veste brune au dessus d'un tee-shirt en damier dans le même ton de couleurs, d'un jean bleu, et d'une paire de bottes assorties à la tenue.
Ces deux amis pour qui la relation avait mal commencé il faut le souligner à nouveau, sont en train de profiter d'un repas ensemble, donnant l'impression d'un rendez vous amoureux, ce qui est un peu le but voulu pour berner les gens et facilité ce qui sera probablement leur dernier échange avant un long moment.
La raison est toute dite.

Carlos : Je vais rester ici quelques temps, histoire de me rapprocher un peu plus de ma culture natale afin de la redécouvrir, et aussi ne profiter pour me reposer un peu.

Jill : Je comprends. J'ai eu du mal à trouver le sommeil cette nuit là.

Carlos : Toi au moins tu as eu de la chance de dormir paisiblement pendant quelques jours quand on était encore là bas.

Jill : C'est pas faux.

Carlos : Et toi, qu'est ce que tu vas faire ?

Jill : Je vais retrouver Rebecca, accompagnée de Barry, et lui informer de ce qui est arrivé à Brad. Si il y a bien quelqu'un à qui la tâche l'incombe de lui révéler cette information, c'est bien mois, la meilleure amie de son petit ami.

Carlos : La pauvre... Elle doit être morte d'inquiétude.

Jill : C'est pour cela que plus vite ce sera fait, mieux se sera.

Carlos : Je suppose que Barry va t'y accompagner ?

Jill : Tu supposes bien.

Carlos : Il est vraiment sympa et digne de confiance ce vieux barbu.

Jill : Si il ne l'était pas, jamais je n'aurais confier mon petit frère à ce dernier.

Carlos : C'est logique.

Jill : Je sais que ça peut porter à confusion ce que je vais dire, mais... Tu vas me manquer, toi le super séducteur.

Carlos : C'est réciproque. Veiller sur toi quand tu dors me manquera beaucoup.

Jill : Faut toujours que tu gâches tout au dernier moment.

Un rire amusé s'échappe des lèvres de celle qui est bien moins stoïque que d'habitude, ce qui enclenche un gros fou rire entre elle et l'ancien mercenaire d'Umbrella.
Comme quoi, la joie vaincra toujours le chagrin.


3 Octobre 1998


France; Bas Rhin; Strasbourg; Université.


Étudiant la microbiologie et la virologie dans Faculté des sciences de la vie de ce lieu d'apprentissage précis et renommé sur plusieurs domaines, Rebecca Chambers essaye de mener une vie convenable d'étudiante qui s'amuse avec ses amies pour la plupart français en évitant de trop penser à son copain dont elle craint le pire puisque aux dernières nouvelles, il se trouvait dans une certaine ville qui a été atomisée par le gouvernement américain il y a deux jours.
L'inquiétude la ronge intérieurement, l'empêchant de pleinement se concentrer sur les cours qu'elle suit, bien que ça n'impacte pas trop les notes pour le moment.
Néanmoins il serait profitable pour elle que quelqu'un lui avertissement du trépas de Brad Vickers.
Cette personne s'avère être Jill, accompagnée de Barry Burton, qui viennent s'incruster tous les deux pour taper la discute devant le bâtiment où est inscrite la prodige de la médecine qui est d'ailleurs présente là en chair et os, en train de causer dans la langue de Molière avec trois amies durant la pause de midi.
C'est notre héroïne qui vient interrompre verbalement tout ça avec la langue de Shakespeare.

Jill : Rebecca...

Interloquée par cette voix familière, la cadette se tourne son aînée avec des yeux de carpe frite, ne s'attendait absolument pas à cette rencontre si soudaine.

Rebecca : Jill ?

En croisant leurs regards, l'étudiante comprend instantanément que la présence de la femme en bleu sans l'homme en jaune signifie quelque chose de grave, et elle devine très vite de quoi il s'agit en analysant un peu plus attentivement son visage marqué par la tristesse.
Frissonnant de tout son corps, la petite amie en deuil ne perd pas de temps pour lâcher une averse entière de larmes affreusement salées, alors qu'elle se lève pour se réfugier dans les bras de notre héroïne, inondant ses vêtements à cette dernière.
Le fanât des armes reste en retrait de tout ça, même si il partage une peine similaire, alors que les camarades de la sous veuve viennent la voir pour essayer de lui remonter le moral en devinant elles aussi de quoi il s'agit.
Il faut dire que Brad était un important sujet de conversation dernièrement entre elles.
Rien d'autre que cet éplorement ne sera perceptible durant le quart d'heure à venir.
On ne peut pas dire que cette histoire soit une Happy Ending pour tout le monde.


4 Octobre 1998


Canada; Alberta; Calmar


Une Geo Tracker, déjà enfin de vie à l'époque, s'arrête sur une allée menant au garage d'une belle et sobre bâtisse typiquement canadienne, où on a presque l'impression que tout le monde peut s'inviter dedans sans souci, contrairement dans le pays voisin du sud où tu as de forte chance de te prendre un coup de chevrotine dans les fesses ou alors de te faire électrocuter par un piège malicieusement placer là où tu ne t'y attends pas.
Scarecrow, l'un des derniers tubes du récent groupe de rock formé et nommé "Skillet, est en train de jouer à la radio de cette voiture louée pour l'occasion et conduit par Jill elle même, qui a choisi les chansons à mettre sur le chemin d'ailleurs, et qui a comme copilote ce bon vieux Barry qui partage ses goûts musicaux il faut dire.
Pas étonnant d'imaginer comment tournera Moira Burton à l'avenir avec cette âme de métalleux caché en son père.


14 Novembre 2015


Japon; Tokyo; Shinjuku; Händel Messiah


Au fond de ce bar, dans l'arrière salle, le bruit caractéristique d'un liquide qui remplie un verre se fait entendre, suivi par le choc du cul d'une bouteille contre une table.
On dirait bien que quelqu'un est en train de profiter de sa soirée comme il se doit.
Première apparition dans ce récit du légendaire agent secret le moins secret des États Unis, à savoir Leon Scott Kennedy, qui est en train de savourer le goût somptueux d'une White Licorne bien moussue qui lui fait une petite moustache à rajouter à la mini barbichette à son menton.
Vous vous demandez bien ce qu'il peut bien faire ici, bien loin de sa contrée de naissance.
Disons tout simplement que c'est "Confidentiel" ou "Top Secret" suivant quel terme vous préférez utiliser.
Ne pouvant ainsi vous dévoiler sur cette intrigue ci, nous allons plutôt nous concentrer sur un élément du passé le bel homme de la DSO a réussi à obtenir pour le cadre de sa mission actuelle, et il s'agit de la fameuse photo des fondateurs d'Umbrella en compagnie d'une autre figure du domaine pharmaceutique qui a été prise lors d'un voyage en Afrique.
Alors que l'on pensait qu'elle ne serait plus utile puisque tous s'y trouvant sont morts, en majorité assassiné par Spencer lui même, mais on dirait bien que c'était faux de croire ça.
Au bout du compte, elle aura fini entre les mains de celui qui n'a jamais fait parti des S.T.A.R.S. ou même confronter le vieux débris lui même.
D'ailleurs, il est en train de l'observer en ce moment même, tout en buvant et mangeant des cahuètes pour faire passer les effets négatifs de l'alcool en évitant ainsi de terminer ivre mort. Il en profite aussi pour prendre quelques olives vertes avec ce truc qui pique au milieu.

Leon : Tu nous auras sacrément servi toi.

Il range dans une poche intérieure de sa veste ce fragment des origines d'une terrible société pharmaceutique qui aura marqué en négatif la vie de plein de monde, y compris lui même alors que c'était son premier jour en ville qui plus est.
Une porte s'ouvre en trombe même pas une minute après ça, nous révélant de tous nouveaux visages.
Deux individus en noir typés japonais et pas louches du tout viennent rejoindre la personne qui les attendait.
Il y a un homme vraiment grand pour son ethnie, faisant 1m71, qui possède un sourire de vrai sadique et une cicatrice couvrant son œil droit qui rajoute de la virilité. Hormis ça il a aussi des cheveux rouges Carmine qui paraissent naturels, ce qui normalement ne devrait pas l'être, à moins qu'il soit originaire de Fukushima et et que son ADN a muté, ce qui ne serait pas si surprenant que ça vu les effets que peuvent avoir les virus dans cet univers.
À ses côtés se tient une jolie jeune femme adoptant un look gothique du plus bel effet, qui possède aussi un maquillage qui va avec sans non plus être trop poussé, sauf pour l'aile de papillon dessiné autour de son œil gauche. Pour le coup sa chevelure rousse n'est qu'une teinture car ses vraies couleurs sont brunes, mais elle a toujours préféré la couleur orange, ainsi que le fruit quand elle en cueillait dans la ferme de son grand père dans son Italie natal.
Le natif du pays du soleil levant salut celui qu'il connaît déjà, d'une manière désinvolte.

Naru : Yo Gamin, ça va depuis tout à l'heure ? De mon côté la pèche a été fructueuse.

Laissons Leon retourner à ses activités secrètes, muni de son cliché qui aura circuler entre de nombreuses mains de personnages centraux de Resident Evil quand même.
Ainsi se clôt un chapitre de l'Histoire, et en débute un autre.