Bonjour tout le monde,
Réglé comme une montre à gousset, voici le chapitre dix de nos aventures avec maintenant beaucoup trop de monde dans cette maison Grimmaurd !
J'espère que l'histoire vous plaît encore, pour ma part j'aime toujours autant écrire les dialogues d'Hermione et de Sirius.
Bonne lecture
SGSGSGSGSGSGSGSGSGSGSGSGSGSG
Chapitre X : Une journée animée
Remuant légèrement, la jeune femme sentit le contact d'une peau contre la sienne. Étonnée, elle ouvrit les yeux. Ginny avait replié son bras contre elle et marmonnait d'une voix faible dans son sommeil. Hermione sourit devant le tableau puis ferma les yeux. Mais au bout de quelques instants, elle comprit qu'elle ne parviendrait pas à se rendormir de sitôt. Le plus délicatement possible, la jeune femme se détacha de l'étreinte de son amie, quitta le lit et ouvrit la porte sans un bruit. Elle descendit jusqu'à la cuisine où elle se prépara une tisane et se dirigea vers le bureau. Hermione ne fut guère surprise lorsqu'elle vit ce dernier allumé.
Toquant deux coups brefs, elle ouvrit la porte.
"Décidément, je vais finir par croire que tu ne dors jamais."
Sirius lui répondit du même sourire espiègle et quitta son livre des yeux.
"Merlin Hermione, et ta croissance alors ? Une jeune fille digne de ce nom devrait faire des nuits complètes !", lança-t-il en imitant les manières de la matriarche Weasley.
Hermione leva les yeux au ciel et s'installa près de l'animagus.
"Elle a toujours été comme ça ?
- Je crois que c'est pire, les années passant", répondit Sirius avec une grimace.
Tous deux pouffèrent et restèrent adossés à leurs fauteuils. Sirius triturait la poche de sa veste.
"Des ronfleurs intempestifs ? Ou la quatrième part de gratin te reste sur l'estomac ?", demanda-t-elle, narquoise.
Sirius releva légèrement la tête pour lui lancer un regard équivoque.
"Je n'ai pas l'estomac de ces garçons. Et j'en suis satisfait, quand j'y pense.
- C'est vrai que tu es plutôt bien conservé."
Sirius eut un jappement de rire devant l'énième estocade d'Hermione. Cette dernière prenait définitivement trop d'assurance, il veillerait à cultiver son répondant.
"Je vous remercie très chère… Non, je pense que c'est l'arrivée soudaine de l'agitation. Je n'étais pas prêt, répondit-il honnêtement cette fois-ci.
- Je vois ce que tu veux dire. J'ai pourtant l'habitude de les voir chaque année mais c'est toujours la même chose. Bruits, concours de piques, énervement, puis réconciliations et de nouveau bruits…
- Ça n'arrête donc jamais.
- Jamais, confirma Hermione. Parfois, c'est adorable. Parfois, c'est épuisant.
- Ne te méprends pas, je suis vraiment heureux qu'ils soient tous là. Ça fait tellement de bien de revoir Arthur et Molly. De voir leurs enfants si grands maintenant… C'est juste que passer de deux locataires à huit est un peu…
- Renversant ?
- Oui. Renversant.
- Nos journées en comité restreint me manqueront aussi Sirius."
Ce dernier leva les yeux pour la regarder. Elle semblait sincère. Quelque part, cela lui fit plaisir.
"Il y en a un à qui tu avais particulièrement manqué", ne peut-il s'empêcher de rajouter.
Hermione haussa les sourcils, surprise.
"À part Ginny ?
- Ron, affirma le grand brun. Il avait l'air très heureux de te voir.
- Je suis sa meilleure amie, c'est normal", expliqua-t-elle, en se tortillant légèrement dans le fauteuil. Elle ne s'était pas attendu à ce genre de conversation, qui plus est avec Sirius.
"Mmh… Il ne s'est jamais rien passé entre vous ?
- Sirius ! S'exclama Hermione, rouge pivoine maintenant. D'où est-ce que ça sort ?!
- Simple curiosité trésor, répondit-il amusé. Alors ?
- Rien, bon sang… On se connaît depuis qu'on a onze ans, on a grandi ensemble et on forme un trio avec Harry, expliqua Hermione en bafouillant.
- Et tu ne t'es jamais posée la question avant ?"
Hermione contempla le sol de la bibliothèque, songeuse. Si elle était honnête, elle s'était posée deux ou trois fois la question durant cette dernière année. Particulièrement au moment du bal. Jusqu'à cet instant, elle avait toujours considéré Ron comme son meilleur ami, au même titre qu'Harry. Et puis l'année dernière, il s'était passé quelques moments où elle avait été prise de doutes. Mais la jeune femme avait essayé tant que possible de refouler ces réflexions.
"Pas directement, finit-elle par répondre. Disons qu'il y a eu deux ou trois épisodes… Étranges.
- Les tribulations des cœurs amoureux… lança Sirius d'un ton rêveur.
- Non, ça n'était pas aussi clair. Je ne sais pas… Je ne voulais pas me poser la question jusqu'à présent.
- Je suis désolé si je t'ai embarrassé, ça n'était pas volontaire, s'excusa-t-il.
- Non, ce n'est rien, c'est juste… S'empressa-t-elle de répondre. Elle changea par trois fois de position sur le fauteuil avant de reprendre. Comment est-ce que l'on sait que les choses ont changé ?
- Comment est-ce qu'on sait que l'on passe de la catégorie « amie » à « un peu plus que ça » ? Répondit Sirius en fixant le plafond.
- Oui…
- Ça n'est pas une science exacte. Je pense que ça se perçoit dans certains détails : la façon de se regarder, de se répondre. Un geste qui paraissait anodin au départ et qui ne l'est plus… Une façon d'appréhender l'autre différemment, résuma-t-il, songeur.
- Je vois ce que tu veux dire… Murmura Hermione, dont l'esprit tournait à plein régime.
- Je ne suis sans doute pas le mieux placé pour évoquer ça ! Lança Sirius amusé, après un instant de réflexion.
- Pourquoi donc ?"
L'animagus resta silencieux quelques secondes, les yeux perdus au loin. Hésitant, il finit par répondre.
"Disons que jusqu'à présent, j'arrivais très bien à faire la différence entre mes amies et mes… « plus qu'amies ». Dans un cas comme dans l'autre, je savais ce que j'attendais d'elles."
Ce fut au tour d'Hermione d'être songeuse. Ses doigts vinrent triturer le bout de ses ongles.
"Tu crois qu'il existe un point de non-retour ? Je veux dire, qu'on soit restés trop longtemps des amis et qu'il ne soit pas possible pour la personne de s'imaginer autrement ? Demanda-t-elle lentement.
- Je pense que pour certaines personnes, c'est le cas… Par exemple, j'ai beau reconnaître que Lily Evans était une beauté époustouflante, jamais il ne m'est venu à l'esprit qu'elle pouvait m'intéresser autrement que comme amie. Mais là encore, c'était particulier, James était déjà fou amoureux d'elle au premier regard, termina-t-il avec ironie.
- Et si ça n'avait pas été le cas ? Ne put s'empêcher de demander la jeune gryffondor.
- … Honnêtement, ça n'aurait pas marché. Je recherchais avant tout son amitié et quand bien même ça n'aurait pas été le cas, c'était voué à l'échec. À l'époque, j'étais plus intéressé par les expériences, les aventures au détour d'un couloir plutôt que par une relation sérieuse."
Hermione concentra son regard sur ses mains pour éviter de montrer son embarras. Elle ne voulait que Sirius pense qu'elle était une petite âme sensible. Ses rougissements n'étaient pas tant dû à la mention des conquêtes du beau brun, mais plus dans l'aveu qu'il faisait lui-même. Elle était surprise que Sirius soit aussi honnête avec elle.
"Et ça te convenait… à l'époque ?
- Complètement, avoua-t-il sans détour. C'est ce que je recherchais, et c'est ce que recherchaient mes partenaires. Ce n'est pas répréhensible d'avoir des aventures Hermione, lui dit-il sérieusement. Ce qui l'est, c'est de ne pas être clair dès le départ avec la personne. Si les deux partis sont consentants, pourquoi diable faudrait-il s'embêter avec autre chose ?"
Hermione fut ébahie par le raisonnement de Sirius, d'autant plus qu'elle en était venue aux mêmes conclusions l'année précédente. Mais elle n'avait pas encore rencontré de personnes qui partageaient son point de vue. C'était maintenant chose faite.
"Tout ça pour dire… que si Ron te plaît, il y aurait peut-être un coup à jouer. De ce que j'en ai vu, il recherche ta compagnie. Et il a bien raison", glissa-t-il enfin avec un sourire en coin.
La jeune femme lui lança un regard amusé et le remercia.
"Je vais aller me coucher, annonça Sirius en se relevant du canapé. J'espère que j'ai pu t'être utile.
- Tu m'es toujours utile Sirius", affirma Hermione de but en blanc.
Sirius fut surpris de la conviction de la jeune femme et posa délicatement sa main dans le cou de cette dernière. Il l'attira à lui et plaça un chaste baiser sur son front.
"Tant mieux trésor", murmura-t-il.
Hermione leva les yeux vers lui et lui adressa un sourire rayonnant.
"Je vais aller me coucher aussi, la journée promet d'être longue avec notre joyeuse troupe.
- J'en ai bien peur… Maintenant que j'y pense, tiens ! Lui dit-il après avoir fouillé les tiroirs du buffet. Il lui tendit une petite boite noire en acajou.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Des boules quiès, indiqua-t-il avec un sourire amusé. J'ai cru comprendre que Ginny était une grande ronfleuse."
Hermione s'esclaffa et opina.
"J'en ferais bon usage", promit-elle.
Elle souhaita une nouvelle fois bonne nuit à son hôte et disparut discrètement derrière la porte de sa chambre. Sirius regagna alors la sienne et s'effondra sur le lit, rêvant à ses aventures amoureuses au sein de Poudlard.
Ce fut un soleil éblouissant qui accueillit les jeunes gens levés de bonne heure. Ginny et George s'occupèrent de préparer le petit-déjeuner tandis que Ron se chargeait de la vaisselle. Hermione les rejoignit bien vite, saluant toute la compagnie. Une heure plus tard, tous les occupants du square Grimmaurd discutaient vivement autour de la table à manger.
"On pourrait faire un jeu tous ensemble cette après-midi ! Lança Fred, enthousiaste.
- À quoi tu penses ? Demanda Ginny en se resservant un verre de jus d'orange.
- Un action chiche ou vérité ?
- Oh la la, trop dangereux, fit remarquer la benjamine du groupe en écarquillant les yeux.
- Non, je trouve que c'est une bonne idée ! Ça permettra de découvrir encore les maigres secrets de cette assemblée", ponctua George avec un sourire carnassier.
Sirius et Hermione partagèrent une œillade et esquissèrent un fin sourire.
"Pourquoi pas une chasse au trésor ? Proposa Molly.
- 'Man, on n'a plus cinq ans, prétexta Fred en roulant des yeux.
- Et puis on a avec nous la trois fois sacrée championne des cachettes en tout genre, maugréa George en direction de sa petite sœur qui se redressait fièrement sur sa chaise.
- Je suis incollable en cachette secrète ! Rien ne me résiste !
- Pas même les chambres gardées par des basilics...", marmonna Ron, empêtré dans ses flocons d'avoine.
Hermione donna un coup de coude à son meilleur ami. Celui-ci remarqua le ton livide qu'avait pris le visage de sa sœur.
"Pardon Ginny, je ne pensais pas à mal", s'empressa-t-il aussitôt d'ajouter.
La petite rousse hocha vivement la tête et proposa autre chose.
"On pourrait essayer de reproduire un jeu d'échecs géant où chacun incarnerait une pièce ?
- Très peu pour moi, grimaça Hermione qui ne se souvenait que trop bien de la dernière partie d'échecs à laquelle elle avait participé malgré elle, dans les contreforts du château.
- Je vous propose quelque chose : ce matin, vous nous aidez au jeu de la chasse aux Doxys, et cette après-midi, vous serez libres de faire toutes les animations que vous souhaitez… Dans la limite du règlement de la maison !" Annonça fièrement Mrs Weasley.
À la grande surprise des jeunes gens, Fred et George s'écrièrent d'une voix ravie :
"Nous sommes sur le coup !"
Molly fut aussi un peu décontenancée par l'enthousiasme de ses jumeaux mais ne pouvait négliger aucune aide apportée. Il fut donc décidé que la matinée serait destinée à la dédoxysation tandis que l'après-midi donnerait lieu à un quartier libre pour tout le monde. Sirius n'était pas mécontent de ce plan : les Doxys empoisonnaient encore le salon et il avait bien besoin d'une après-midi reposante.
Après avoir fouillé dans tous les recoins, Molly équipa tous les membres de la maison avec des linges de toutes les couleurs que ces derniers mirent sur leur nez et leur bouche.
"À l'attaque !", Annonça-t-elle avec conviction.
La joyeuse troupe s'installa dans chaque recoin de la pièce, armée de leurs baguettes et de sceaux. La dédoxysation fut un procédé relativement pénible, les créatures étant installées là depuis des décennies et n'ayant aucune intention de bouger. Fred parvint à en attraper un à main nue. Mais alors que sa mère se dirigeait dans sa direction, il pulvérisa la créature de doxycide. Une fois qu'elle tourna les talons, Fred plaça le doxy dans sa poche, décochant un regard entendu avec George. Hermione voulut lui soutirer des informations mais elle fut coupée par Sirius qui leur tendait à tous et toutes des verres de limonade. Quelques heures plus tard, le salon était flambant neuf, dépourvu de toute doxy intempestive. La troupe célébra ce succès autour d'un bon repas concocté par Molly et Sirius.
"Un attrape-menteur !
- Non, je finis toujours avec des bleus.
- Une course d'orientation ?
- Le terrain n'est pas assez grand.
- Un cache-cache ?
- J'ai peur de tomber sur d'autres nids à doxys.
- Je persiste et signe sur un action, chiche et vérité.
- Allez, je me rallie à ta cause, obtempéra Ginny.
- Roh mais ça tourne toujours autour des mêmes questions avec vous ! Maugréa Ron.
- On fera un effort pour cette fois, promit George qui se ralliait aussi à ses frères et sœurs.
- Qu'est-ce que tu en penses Mione ?" Demanda le plus jeune en se tournant vers elle.
Hermione haussa les épaules, levant le regard vers eux.
"Peu m'importe. Disons que je ne veux pas passer mon après-midi à faire des listes de jeux pour au final n'en faire aucun.
- La voix de la raison a parlé ! Annonça triomphalement Fred. Qui commence ?
- La plus jeune ? Proposa Ginny avec un sourire en coin.
- Trop facile.
- Pitié, décidez-vous, se lamenta Hermione qui regrettait déjà d'avoir mis de côté son ouvrage sur les potions de soin.
- Allez, je commence, annonça George. Mais installons-nous dans le jardin !"
La petite bande le suivit jusqu'au jardin où ils s'assirent en tailleur et en cercle. Arthur lisait au loin, sur une chaise longue, un journal moldu dans les mains.
"Ginny : action, chiche ou vérité ? Lança l'aîné des Weasley.
- Vérité !
- Qu'est-ce que tu feras en premier lorsque tu reverras Harry ?" Demanda-il en riant.
Cette dernière devint rouge pivoine et bredouilla.
"Mais… Je lui dirais bonjour, tout simplement.
- Et ?
- … Et je m'enfuirais loin, bien loin de lui, avoua-t-elle en ronchonnant, ce qui déclencha l'hilarité de ses camarades.
- Je te remercie pour ta franchise, à toi !
- George : action, chiche, ou vérité ?
- Vérité.
- Quelle est la première chose que tu feras lorsque tu reverras Angelina Johnson ?" le railla-t-elle.
À son tour, George eut les yeux exorbités, ce qui relança le fou rire de la compagnie.
"Touché. Je m'enfuirai loin, bien loin, confirma ce dernier qui jetait un regard entendu à sa jeune sœur.
- Hermione ! Action, chiche ou vérité ?
- Mmh… Chiche.
- Es-tu capable de nous laisser toute une année mener nos méfaits à Poudlard sans jamais nous enlever de points de maison ? Défia George.
- Il en est hors de question, répondit-elle avec une mine narquoise.
- Alors tu devras accomplir dès maintenant ton premier méfait !", Annonça triomphalement le jumeau Weasley.
La sorcière fronça les sourcils, consciente qu'elle s'était bel et bien fait piéger par le jeune homme. Maugréant, elle regarda tout autour de leur groupe. Puis elle focalisa son regard sur le journal que tenait Arthur Weasley. Quelques murmures suffirent pour que l'objet s'échappe brutalement des mains du sorcier pour tourbillonner dans le ciel et atterrir sur le toit de la maison Grimmaurd. Arthur, stupéfait, lança en direction du groupe :
"Voilà que les journaux Moldus y mettent du leur !"
Puis il fit descendre le journal avec un simple accio et retourna dans sa chaise longue. Hermione esquissa un sourire satisfais tandis que Ginny contenait un petit rire aigu. George roula des yeux :
"J'ai vu de meilleurs méfaits mais je m'en contenterai, concéda-t-il.
- Oh que oui, ça suffira, affirma Hermione. Fred maintenant, action chiche ou vérité ?
- Action ! Un Weasley n'a peur de rien, s'écria le jeune homme.
- Très bien, sourit Hermione. Fais le tour du jardin…
- Pardon ?! S'exclama Fred qui ne voyait pas où était la difficulté. Des protestations se formèrent au sein du groupe. Hermione continua de sourire.
- Fais le tour du jardin avec un Locomotor Mortis dans les pattes."
Le jeune homme esquissa alors un sourire triomphal. Il se leva et lança :
"Je préfère ça Mione. J'ai une réputation à défendre dans ce jeu."
Puis il attendit le signal. Hermione prit sa baguette et murmura le sortilège. Les jambes de Fred se collèrent alors l'une contre l'autre. Ce dernier testa la rigidité du sort et, satisfait, s'élança en direction de son père. Sous les encouragements du groupe, le jumeau Weasley fit le tour du jardin, tant bien que mal. Les derniers mètres s'avérèrent plus compliqués que prévu et il manque de tomber à la renverse par trois fois. Le groupe l'acclama, Hermione la première, lorsqu'il parvint de nouveau à leur hauteur.
"Bien joué Granger ! J'ai cru que je n'en viendrais pas à bout ", la félicita-il, le souffle court.
Les jeunes gens se lancèrent encore de nombreux défis et questions pièges jusqu'à ce qu'ils soient tous et toutes à court de propositions. Vers les dix-sept heures, ils se séparèrent pour s'occuper de leurs affaires respectives.
