J'espère que cette suite vous plaira :)
Lexa ordonna donc à 4 de ses meilleurs soldats ainsi qu'à Melchior et cet homme du peuple de monter une expédition vers Zénarie afin d'exécuter cette mission qui était devenue d'une importance capitale pour tout Isarian. Melchior ne voulait pas participer à cela, il était contre cette idée qu'il trouvait absurde, mais Lexa lui avait donné un ordre et il se devait de l'exécuter. Philémon en revanche trouvait l'idée brillante, bien qu'un peu barbare et hors-norme, une telle chose n'ayant jamais été tentée auparavant. Melchior, bien qu'à contrecœur, demanda à ce que 7 chevaux soient harnachés « la reine harnachant elle-même le sien », tout cela dans la discrétion, car cette mission, pour avoir une chance de réussir devait absolument rester secrète. Personne ne devait être au courant, si elle échouait, c'était la guerre assurée, et Zénarie aurait tout le loisir de feindre l'ignorance quant à leur futur plan pour attaquer Isarian. Après tout, officiellement ils ne pouvaient attaquer les premiers.
Pendant que les préparatifs de cette mission continuaient, Lexa, rester seule dans sa tente était pensive. Dans sa main, elle tenait le pendentif en forme de demi-lune qu'elle avait trouvé dans la grotte. Celui-ci l'intriguait, elle se savait un lien avec celui-ci, mais elle n'aurait pas su dire pourquoi ni quel était ce lien. Elle faisait passer ses doigts encore et encore dessus, le caressant du dos de la main quand elle fut tirée de ses pensées par Philémon qui venait de rentrer dans la tente. Il l'informa que les soldats et Melchior étaient prêts et qu'ils attendaient de se mettre en route vers Zénarie.
Lexa sortit donc et donna les dernières instructions à ses hommes, leur rappelant à quel point il était capital qu'ils réussissent cette opération, l'avenir d'Isarian en dépendant. Melchior, qui était revêtu d'une simple tunique, avait en réalité la tenue parfaite pour passer inaperçue dans Zénarie, et les autres membres participants étaient également revêtus de la sorte. Cette mission, bien que périlleuse, était d'une importance capitale, car de celle-ci dépendait de la guerre ou de la "paix".
Nul ne savait pourquoi les Zenariens avaient décidé d'attaquer dans une semaine, ni même si cette attaque avait été maintenue du fait que leur réunion secrète ai été interrompue par des guerriers isariens. Mais peu importes les raisons, il fallait absolument y mettre un terme avant que leur plan ne se mette en route. Et l'idée d'Alexandre, bien que dangereuse et audacieuse, devait empêcher toute guerre de se mettre en place, rendant impossible toute attaque envers Isarian.
Philémon ne voulait pas que la reine participe à cette attaque. Si elle était vue, faite prisonnière, voire pire, être tuée, le peuple d'Isarian serait complètement démuni. Il était inquiet aussi, il n'en laissait pas paraître, mais mine de rien, les personnes les plus importantes du clan Isarian allaient participer à ce plan, s'il arrivait malheur, qu'adviendrait-il ? Isarian serait-il à la merci de Zénarie ? Sans compter qu'il ressentait des sentiments presque filiaux pour Lexa, il serait dévasté s'il lui arrivait malheur. Le taux de stress de Philémon était à son paroxysme, un simple sursaut aurait suffi à lui faire avoir une attaque...
En une heure, les préparatifs étaient déjà finis, Lexa avait elle-même préparé son cheval, préparé quelques provisions pour le voyage, car bien que le clan zénarien n'était qu'à quelques heures de marche à cheval, il leur faudrait faire preuve de discrétion et minutie afin d'éviter les défenses ennemies. Une fois que tout fût prêt, Lexa donna l'ordre de se mettre en route, Nayak, le chien de Lexa en tête de cortège n'en faisant toujours qu'à sa guise, mais qui, bizarrement savait être un allié précieux quand il le fallait, comme si d'instinct il savait qu'il fallait arrêter de faire le fou le moment venu.
Au bout de deux heures de cheval, « ils étaient partis au crépuscule afin de pouvoir arriver avant l'aube » Lexa donna l'ordre d'établir le campement de base pour la nuit. Ils étaient arrivés à la moitié du chemin et un espion, dont Alexandre s'était porté volontaire pour accomplir cette tâche, devait s'infiltrer dans le camp ennemi afin d'y prélever les informations nécessaires à l'exécution de leur plan.
Nayak, qui n'aimait guère Melchior, passait devant celui-ci au moment ou il descendait de cheval, ce qui eu pour effet qu'il se prit les pieds dans le chien et tomba à la renverse par terre, provoquant l'hilarité générale hormis celui de Lexa, qui était bien trop concentré pour se réjouir de quoi que ce soit et encore moins de rires. Cependant se tournant vers son cheval pour y prendre une gourde d'eau, elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire, voir Melchior dans cette situation lui était très plaisant finalement. Mais personne ne vu son esquisse de sourire, elle se contenta de rappeler à l'ordre son husky afin qu'il ne fasse plus de zèle. Melchior, lui, regardait le chien avec mépris, il avait été la risée de tous et quand il se releva de sa chute, c'est le regard noir qu'il prit un gourdin de bois qui était près de lui afin de le lancer en direction de Nayak, sous le regard réprobateur de Lexa qui n'aurait pas hésité à reprendre Melchior sur son geste si le gourdin avait atteint sa cible. Le campement de nuit fut établi à la hâte, Lexa avait elle-même monté sa tente, Alexandre avait eu besoin de l'aide de Philémon pour monter la sienne, tente qui sera partagée avec Melchior et Philémon, les quatre autres soldats partageant la dernière tente.
La reine se retira dans sa tente et fit appeler Alexandre avant que celui-ci ne parte en éclaireur afin d'aller espionner l'ennemi. Ils étaient seuls dans la tente de la reine, celle-ci voulant encourager personnellement cet homme du peuple faisant partie de son clan ainsi que de voir avec lui les derniers détails de sa propre mission.
- Alexandre, êtes- vous bien sûr de toujours vouloir faire cela ?
- Je le veux ma reine, je suis l'une des seules personnes à connaître l'identité du colis que nous nous apprêtons à dérober. Je me dois donc de m'assurer de sa localisation afin de pouvoir vous en informer pour que vous puissiez le ramener à Isarian et ainsi empêcher le début d'une guerre pour nos deux peuples.
- Puis-je vous poser une question Alexandre ? demanda Lexa.
- Bien évidemment !
- Comment connaissez-vous l'identité du colis que nous nous apprêtons à dérober ?
- Hé bien, ceci est une longue histoire... je vais donc tenter de vous la résumer.
Lexa se mit à l'écouter attentivement. Alexandre commença à raconter son récit.
- Il y a quelques années, je me suis perdu en forêt après être parti à la chasse pour ma famille. J'ai voulu monter dans un arbre afin d'essayer de retrouver mon chemin et je suis tombé de celui-ci, me retrouvant inconscient, ma tête s'étant cognée contre une pierre lors de la chute.
- Je me suis réveillé quelques heures plus tard, un bandage sur la tête au milieu de nulle part avec de l'eau et de la nourriture, et près de moi, une carte qui m'indiquait le chemin pour retourner a Isarian.
- J'ai eu beau chercher autour de moi il n'y avait personne. Mais j'ai cependant entendu du bruit au loin et je m'en suis rapproché, trois personnes discutaient entre elles, il était question de diriger, d'ordre à donner, ils n'étaient pas vêtus comme à Iasarian, j'ai tout de suite su que c'était des Zenariens et qu'il fallait que je reste à couvert et attendre qu'ils ne soient plus là afin de pouvoir partir en toute sécurité.
- C'est en écoutant leur conversation que j'ai pu connaître l'identité du colis que nous nous apprêtons à aller chercher, il était évident que c'était des gens importants et le colis en faisait partie...
- Bien Alexandre, tant que vous savez exactement ce que vous dîtes et êtes sur de vous, alors cette mission devrait réussir, vous êtes essentiel à cela. Il ne faudra faillir à aucun moment répondit Lexa
Ils furent interrompus par Philémon qui entra dans la tente, leur signifiant que le cheval d'Alexandre était prêt et qu'il ne devait plus tarder à partir, le temps jouant contre eux.
Lexa encouragea donc Alexandre une dernière fois et celui-ci se mit en route vers Zénarie en plein milieu de la nuit, deux heures de cheval étaient nécessaires avant d'atteindre sa destination.
Il partit seul, une certaine peur au ventre qui le tenaillait de plus en plus tellement l'enjeu était important pour lui et son peuple. Sa vie était grandement menacée par cette mission s'il venait à être découvert par leurs ennemis.
Après 10 min de cheval, il vit au loin une lumière, descendit de son cheval, l'harnacha discrètement à un arbre suffisamment loin pour ne pas se faire repérer et avança en tentant de se faire le plus silencieux qui soit. La lumière aperçue était un feu de camp de faible amplitude. Deux personnes se trouvaient autour, des Zenariens au vu de la façon dont ils étaient habillés.
Ils se trouvaient à l'endroit exact où devait passer Alexandre. Ces deux Zenariens étaient visiblement lourdement armées, une épée, des poignards et très probablement de la poudre à canon composaient une partie de leur arsenal. Deux chevaux étaient également harnachés à un arbre une dizaine de mètres plus loin et celui-ci commença à se demander s'il pourrait aller au bout de sa mission. Il réfléchit un instant et eut une idée.
Il sortit de l'une de ses poches un couteau, et se dirigea à revers des deux hommes en direction de leurs chevaux. Le crépitement des flammes de leur feu de camp couvrait le bruit des pas d'Alexandre même si celui-ci se mouvait dans la nuit de façon très discrète et que les deux hommes étaient visiblement entre deux mondes, leurs yeux se révulsant en tentant de lutter contre un sommeil profond.
Il réussit à s'approcher de l'un des chevaux des deux hommes sans qu'aucun d'eux ne l'aperçut et coupa la corde qui attachait le cheval à l'arbre. Puis s'éloigna tout aussi discrètement qu'il était venu en direction de son propre cheval. Il ramassa une pierre se trouvant au sol et la lança en direction du cheval des Zenariens.
Celui-ci prit peur, se cabra, émit un hennissement, provoquant la réaction immédiate des deux hommes qui se levèrent sur le champ et courant vers leurs chevaux. Mais le cheval détaché était en train de tout saccager et au final partie au galop s'enfonçant dans la pénombre de la nuit, suivit des deux hommes dont l'un courait à pied et l'autre, qui avait détaché son propre cheval monta dessus et se mis au galop à la poursuite du premier.
Alexandre en profita pour monter sur son cheval au plus vite et partit également au galop afin de se rapprocher au plus vite de sa destination. Il avait encore pas mal de routes devant lui et quand les deux hommes remarqueraient que la corde du cheval avait été coupée, nul doute qu'ils donneraient l'alerte et la mission serait donc compromise. Il était devenu hors de question de revenir aux camps afin que des guerriers aillent chercher le colis. Il devait s'en charger lui-même ou tout ceci aura été vain.
Mais au lieu de se diriger vers le camp ennemi, arrivé près de Zénarie, il dévia de sa direction et prit un petit chemin de terre qui mena directement à l'entrée d'une grotte dont l'entrée était recouverte d'une abondante végétation. Il descendit de son cheval, l'attacha et sortit la machette qu'il avait prise sur lui pour se défendre afin de se frayer un chemin à l'entrée de cette grotte.
Quelqu'un se trouvait dans cette grotte et se retourna immédiatement à l'entrée d'Alexandre dégainant son épée afin de tuer l'intrus qui osait s'aventurer en pareil lieu. Se cachant derrière une partie rocailleuse de la grotte, la personne attendit que Alexandre arrivât à son niveau pour lui mettre sa lame sous la gorge et lui intimer immédiatement de quitter les lieux.
Alexandre, qui n'avait pas vu cette personne commençait à avancer prudemment, quand il arriva au niveau de la partie rocailleuse ou se trouvait la personne déjà présente, celle-ci sortie et lui plaça sa lame sous la gorge avec la ferme intention de soit le tuer, soit de lui demander des comptes sur ses intentions, pour qui il travaillait et pourquoi il était en ce lieu normalement inconnu aux communs des mortels. Quand cette personne s'aperçut que c'était Alexandre, elle baissa immédiatement son épée, l'air complètement soulagé, mais l'air interrogateur.
-Bon sang, Alexandre, tu m'as fait une de ses peurs, que viens-tu faire ici ?
-Je dois te ramener à Iasarian immédiatement, ton peuple a envoyé des espions et nous craignons une attaque de la part de celui-ci dans les jours qui viennent.
-Et afin de nous en prémunir, nous avons décidé de te ramener à Isarian dans le plus grand secret afin d'assurer notre sécurité et qu'aucune attaque ne soit faite contre Iasarian, personne n'oserait attaquer si vous tu es présentes en tant que notre ''invité forcé''
