Voila comme tous les lundi, la première des trois suite de la semaine, j'espère qu'elle vous plaira, n'hésitez pas à commenter et à me dire si j'ai oublié de changer des noms. J'arrive aussi vers la fin de mes chapitres d'avance, je vais devoir me mettre à réécrire de moi-même ^^
Pendant ce temps là, Lexa et les autres étaient enfin arrivés à Isarian. Celle-ci ordonna à ce que l'on place Aurélia, qui était toujours inconsciente avec son sac sur la tête, couvrant ainsi son visage dans le cachot des prisonniers et de l'attacher fermement afin qu'aucune chance de la voir s'échapper ne lui soit offerte.
Ses habits sales et en partie déchirés au niveau des genoux témoignaient du voyage rugueux qu'elle venait de subir. Lexa, cependant, ordonna également à ce que malgré tout, de nouveaux vêtements lui soient accordés, vêtements qu'elle devra mettre quand elle sortira de son inconscience.
Deux gardent se chargèrent de l'amener au cachot des prisonniers. Ils la placèrent dans un genre de civière afin de pouvoir la déplacer et la conduire donc dans le cachot. Celui-ci était austère.
Il n'y avait aucune luminosité si ce n'est par le biais d'une torche qui était accrochée à l'extérieur du cachot. Des anneaux étaient placés à plusieurs endroits afin de pouvoir y attacher les prisonniers, que ce soit de manière allongée, assise ou debout. Un vulgaire trou situé dans le coin droit était destiné aux besoins primaires et une sommaire table en pierre ainsi que de ce qui pouvait ressembler à un lit complétait la décoration de ce cachot. Il n'était pas des plus luxueux, mais en même temps, celui-ci n'était pas là pour assurer un confort absolu aux personnes auquel il était destiné.
Les gardent déposèrent donc Clarke dans le cachot et l'attachèrent avec des chaines du côté du lit.
Un des deux gardes resta devant l'entrée de cachot pendant que le second était parti cherché des vêtements propres.
Au bout de quelques minutes, Clarke commença à se réveiller et ôta de manière encore légèrement groggy la cagoule qui lui recouvrait le visage. Dévoilant ainsi des yeux d'un bleu écarlate et une chevelure d'un blond vénitien profond. Cependant, les gardent avaient reçu l'ordre de lui remettre la cagoule chaque fois que Lexa lui rendrait visite, celle-ci ne voyant aucun intérêt à voir le visage de ce qu'elle considère comme le symbole de la cruauté zénarienne.
Clarke avait une carrure qui laissait traduire d'un passé de guerrière, un corps longiligne, des lignes voluptueuses et généreuses, nul doute que sous des airs, autres que de prisonnière, elle imposerait un certain respect. C'était visiblement une femme d'une grande beauté et l'on devine aisément que bien des hommes auraient voulu en faire leur compagne.
Elle observa l'endroit dans lequel elle se trouvait et devina qu'elle était prisonnière à Isarian.
Bon sang, comment en est-on arrivé là ? Ici il fait froid, lugubre, un sentiment de trahison m'envahit et pourtant je ne peux lui en vouloir. C'est probablement mieux ainsi, si mon sacrifice sauve des vies alors…
Aux sentiments de trahison qui l'envahissait, laissait place petit à petit aux désespoirs et à une tristesse absolus, qui, telle la nuit sur le monde, avait emplis son être. Loin des siens, de son peuple, elle était à la merci d'une reine qui n'avait visiblement que du mépris pour elle tout en ayant une méconnaissance très visible de sa propre personne.
Clarke, bien qu'attachée au mur situé près du lit, avait une chaine suffisamment longue pour lui permettre de faire des aller et retour dans sa cellule.
Elle s'assoit sur le lit, remonta ses genoux au niveau de son visage et se cacha la tête dedans, visiblement éreinté et dans une sorte de torpeur.
Elle fut réveillée de celui-ci par le deuxième garde qui était revenu avec des vêtements basiques, un simple bout de tissu qui pouvait s'apparenter à un genre de vieux pantalon et veste défraichi, mais néanmoins propre, sans déchirure et bien suffisant pour une simple vie de prisonnière.
Celui-ci lui balança les vêtements au travers des barreaux et lui ordonna de les mettre. Elle prit les vêtements et lui balança au visage en ne disant mot.
Il dégaina alors son épée, ouvrit la cage, et lui mis sous la gorge de façon à ce que Clarke, qui restait droite et digne devant lui ne pût presque plus respirer. Une légère goutte de sang commença à couler de sa gorge quand il lui ordonna encore une fois de mettre ses vêtements, que les ordres de la reine Lexa ne pouvaient être discutés !
Elle prit les vêtements, réussit à désarmer le garde et poussa celui-ci en dehors de sa cellule tout en la refermant la porte de celle-ci.
Le garde se releva en colère et lui cracha au visage jurant de se venger pour cet affront, ce dont le deuxième garde ne se gênerait pas de lui rappeler.
Il voulut d'ailleurs re rentrer dans la cellule afin de donner une correction à Aurélia, mais l'autre garde l'en empêcha, lui faisant remarquer qu'il était évident qu'il aurait d'autres occasions de se venger. Du sang coulait de son nez sur son visage et sa lèvre supérieure commençait à enfler.
Son regard en disait long, il ne voulait pas que cela reste impuni. Malheureusement il savait également que Lexa devait venir rendre visite à Clarke et que par conséquent il fallait qu'elle reste en vie. Ne serait-ce aussi que pour assurer la sécurité d'Isarian, s'il arrivait malheur à Clarke, son kidnapping n'aura servi à rien. Mais il ruminait déjà sa vengeance en silence. Harmand, tel était son nom repris son poste au côté de Louis, le deuxième garde. Il se plaça à environ un mètre de distance de l'entrée de la cellule de façon à ce que lui et Louis soient chacun à l'un des côtés. Personne ne pouvait rentrer comme cela sans avoir affaire à ces deux gardent qui de toute évidence n'appréciait guerre leur prisonnière.
Malgré ce qu'il venait de se passer, Clarke mit les vêtements que le garde venait de lui apporter. Caché dedans, il y avait aussi une sorte de masque en bois qu'elle supposa être pour remplacer sa cagoule lors des visites de Lexa et qu'elle devrait mettre sans rechigner à la tâche. Ce masque recouvrait parfaitement son visage et il était surmonté de deux petites cornes faisant penser à un petit diable. Ceci était surement dû au fait qu'elle était considérée comme l'ennemie, et que celui-ci en était le parfait symbole.
Elle se rassit sur ce qui lui servait de lit et sentit à ce moment-là un léger vent glacial lui chatouiller le visage. Quelqu'un venait d'ouvrir une porte un peu plus loin et l'air s'était engouffré jusqu'à sa cellule, remontant jusqu'à ses narines. Elle en inspira profondément l'air et une odeur délicate et raffinée lui rappela un moment particulier de son enfance et ses pensées se mirent donc à divaguer à ce souvenir si particulier et elle ferma les yeux, songeuse…
Je me rappelle ce moment de bonheur, ou, encore insouciant au vu de mon jeune âge de jeune fille de 15ans, j'étais parti à cheval dans la forêt. Profitant de l'air frais, de la beauté des paysages, des fleurs qui étaient en train d'éclore pendant ce printemps si doux et délicat et du soleil perlant sur mon visage encore jeune et innocent. Comment oublier cet instant magique ou lorsque mon cheval se cabra et me fit chuter à la vue d'un simple lapin qui était passé devant lui, je fus secouru par….
Elle fut sortie de ses pensées vagabondantes par le garde Harmand qui frappa sur les barreaux de la cellule avec le pommeau de son épée afin de l'empêcher de s'endormir. Il voulait qu'elle reste éveiller le plus longtemps possible et ainsi faire tout ce qui était en son pouvoir pour lui rendre la vie impossible et le plus désagréable qui soit.
Elle avait une envie féroce de le frapper, mais n'était malheureusement pas en position de le faire et il le savait. Cependant, nul doute que son regard envers celui qui était bien décidé à lui pourrir la vie en disait long sur ses intentions. Elle n'esquissa d'ailleurs aucun mot quand il essaya de lui attraper le bras à travers le barreau et qu'un simple pas en arrière de sa part l'empêcha d'atteindre son but.
Il lui fit remarquer qu'il aurait sa vengeance et qu'elle ne sera pas sous la protection de ses barreaux éternellement.
Louis, le deuxième garde qui était parti quelques minutes, revint avec un plateau avec ce qui semblait être un semblant de nourriture bouillie et pas très ragoutante ainsi qu'un verre d'eau. Armand lui pris le plateau, se tourna vers Clarke, et une fois le regard de celle-ci bien ancrer dans ses yeux à lui, il cracha dans son bol de nourriture puis lui fit glisser le plateau par le dessous des barreaux. Clarke, sans pour autant se baisser repoussa le plateau en question d'un coup de pied, ce qui eu pour conséquence de renverser celui-ci sur les chaussures de Armand qui bien évidement avait encore plus envie de se venger maintenant.
Pendant ce temps là ? Lexa, qui n'était pas au courant que Melchior avait déjà prévenu l'ennemi que Clarke était désormais sa prisonnière, fit convoquer un émissaire afin que celui-ci s'enquière auprès des Zenariens que désormais toutes attaques, même forfuite, signerai l'arrêt de mort de Clarke.
Quand l'émissaire arriva face à Lexa, il fut étonné de voir un intérieur à la fois digne de la grandeur de la reine tout en montrant également qu'elle était proche de son peuple. La reine était simplement assise sur un trône créer par les mains agiles de son peuple. L'on pouvait aisément deviner cela, car les armoiries de beaucoup de familles isariennes étaient gravées sur ce trône et il connaissait lui-même certaines de ses familles.
À ses côtés se tenaient Philémon, debout, et Melchior, toujours auprès de la reine.
Quand la reine aperçut que l'émissaire était arrivé, elle cessa immédiatement sa conversation avec Melchior et Philémon et lui demanda d'avancer auprès d'elle. Elle lui expliqua la mission qu'il devait effectuer, à savoir aller à Zénarie et transmettre un message à leur chef. Quand l'émissaire lut le parchemin qu'il devait transmettre, il faillit s'étouffer avec sa langue et regarda la reine incrédule.
Il demanda à Lexa si cela était vrai, si Clarke était vraiment leur prisonnière, celle-ci répondit par l'affirmative, mais que cela devait rester secret et que personne ne devait le savoir à part les personnes ici présentes ainsi que les deux gardent chargé de sa surveillance. Toute personne trahissant ce secret se verrait condamnée à mort par les mains de la reine. Quand elle prononça ses mots, elle et Philémon ne purent s'empêcher de lancer un regard furtif sur Melchior sans que celui-ci ne s'en aperçoive pour autant.
Une fois sa mission en main, l'émissaire pris se mit en route vers Zénarie.
