Désolé pour ce titre là, honnêtement je ne savais pas quoi mettre comme titre pour ce chapitre.
Cependant n'hésitez pas à donner votre avis sur ce chapitre. A vendredi pour la suite :)
Lexa repartit calmement de la chambre de Clarke, lui faisant simplement un signe de tête en signe de respect. Semblant l'espace d'un instant à hésiter à ouvrir la porte, elle se retourna vers Clarke, plantant ainsi son regard dans le sien.
— Puis-je vous faire confiance et ne pas laisser de garde devant votre chambre ? demanda Lexa d'une voix légèrement plus hésitante qu'elle ne l'aurait voulu.
Lexa s'étonna elle-même de l'intonation de sa voix à ce moment-là, mettant ça sur le compte du stress de sa rencontre avec Philémon. Décidément Lexa comprenait de moins en moins ses réactions et cela lui était de plus en plus intolérable. Perdre le contrôle n'était pas une chose dont elle avait l'habitude et elle ne savait pas comment gérer cela autrement que par l'abnégation.
Clarke vit le trouble de la jeune femme dans ses yeux, alors elle rassura celle-ci en lui faisant la promesse qu'elle ne mettrait jamais leurs deux peuples en danger et que non, elle ne s'enfuirait pas. Puis Clarke se rallongea, le regard vide, se passant encore une fois la main sur son visage, s'attardant sur la suture que lui avait fait Lexa. Et c'est en jetant un dernier coup d'oeil énigmatique envers Clarke que Lexa s'en alla en fermant calmement la porte derrière elle, la laissant ainsi seule dans sa chambre, pensive.
J'ai encore ce foutu mal de crâne, mes lèvres me font souffrir et ma fièvre met plus de temps que je n'aurai cru à s'estomper. Voilà déjà plus de 24 h que je suis fiévreuse, pourquoi celle-ci ne part pas ? Et Lexa, cette Lexa qui fait mine de se soucier de mon bien être ne m'aide absolument en rien. Si elle savait la vérité sur qui je suis réellement, nul doute que sa vie ne tiendrait plus qu'à un fil. Et cela je ne pourrais le permettre. Je dois puiser dans les profondeurs de mes ressources les plus complètes afin de ne pas être tenté de m'échapper ou même de mettre fin à ma vie, échapper à cette oppression qui me fait tant souffrir. Mais si le fait que je sois prisonnière peut permettre à nos deux peuples de ne pas entrer en guerre, alors soit… que mon sacrifice ne soit pas vain au moins…
La journée ne s'annonçait pas sous les meilleurs hospices pour Lexa. Elle allait devoir annoncer au conseil sa décision de laisser sa prisonnière dans ses quartiers privés plutôt que dans un cachot et sa décision promettait de récolter quelques remous.
Elle se rendit donc chez Philémon dans l'espoir vain de le convaincre du bien-fondé de sa décision. Quand elle arriva, il était avec Alexandre, en train de lui expliquer les différents fonctionnements d'Isarian. Celui-ci écoutait avec intention, ayant hâte de faire ses preuves et de prouver sa valeur. Il était plutôt grand, assez musclé, des yeux d'un bleu unique, une bonne prestance et nul doute que c'était un très bel homme.
Alexandre était un homme bon et intelligent pensait Lexa. Elle ne regrettait aucunement sa décision de l'intégrer à faire partie du grand conseil et il était au courant de l'identité de la prisonnière ce qui pourrait être un atout pour plus tard. Ses avis promettaient d'être précieux pour elle et Isarian, elle en était persuadée.
Mais à l'heure d'aujourd'hui, elle n'était pas là pour ça. Elle avait besoin que Philémon convoque le grand conseil afin de faire part de sa décision de garder la prisonnière Clarke dans ses quartiers privés plutôt que dans un cachot.
Elle se racla la gorge à la vue des deux hommes, leur signifiant ainsi sa présence. Ils se retournèrent en cœur et saluèrent Lexa avec respect, bien que le regard de Philémon lui paraissait déjà pesant au vu de leur dernière conversation… Il n'était pas d'accord avec les derniers choix en date de Lexa et nul doute qu'il ne se générait pas pour encore marquer sa désapprobation.
Bien que voulant donner un air d'elle sûr et assuré, intérieurement Lexa se sentait anormalement fébrile. Les choix qu'elle s'apprêtait à faire pourraient peser lourd sur sa propre vie, et elle se demandait si elle avait pris la bonne décision en ne laissant pas Clarke au cachot. Bien que ses récents rapports avec Clarke étaient respectueux, elle tentait de se convaincre en elle-même que malgré tout elle était son ennemie, et qu'il ne fallait pas qu'elle s'enlève cette idée de sa tête. Enfin ça, c'est ce qu'elle essayait de faire. En réalité elle était bien plus intriguée par Clarke qu'elle ne voulait bien l'admettre. Et tant qu'elle n'aura pas trouvé la raison à cela, elle resterait perturbée. Au fond d'elle-même, elle se doutait que Clarke ne lui donnait pas toutes les raisons qui la poussaient à rester, et elles voulaient découvrir lesquelles coûte que coûte.
C'est donc en essayant de se donner bonne constance qu'elle salua les deux hommes, leur tendant la main, l'un après l'autre. Alexandre rangea timidement les papiers qu'était en train de lui montrer Philémon, les plans du château et d'Isarian. Le jeune homme n'était pas encore tout à fait à l'aise dans ses nouvelles fonctions, Lexa l'impressionnait beaucoup de par sa prestance. Et après tout, cela ne faisait qu'une journée qu'il était membre du conseil.
Il voulut partir quand Lexa demanda à parler à Philémon, mais elle se rattrapa en affirmant qu'elle avait besoin de parler aux deux hommes. Après tout, Alexandre était au courant de l'identité de Clarke, et hormis les personnes présentes ici, seul Melchior le savait aussi.
C'est ainsi qu'elle se lança dans une tirade, expliquant longuement aux deux hommes son intention de garder la prisonnière dans ses quartiers privés et non plus dans un cachot. Elle n'en donna pas les raisons, mais les deux hommes avaient deviné qu'il avait dû se passer quelque chose de suffisamment grave pour que la reine décide un changement aussi important. Mais aucun des deux hommes n'osait demander à Lexa quel avait été cet évènement. Cependant, tous les deux avaient conscience des enjeux d'un tel acte. Donc quand Lexa demanda aux deux hommes de réunir le grand conseil afin de discuter du choix de garder Clarke dans une chambre sous un quelconque prétexte, Alexandre se permit de prendre la parole afin de faire entendre son avis.
— Ma reine, nous savons tous ici quels sont les enjeux. Cependant, pourquoi réunir le conseil ?
— Nous trois seulement sommes au courant de l'identité de la prisonnière, quatre en comptant Melchior. Donc je suis sûr que si nous gardions simplement son identité entre nous, le danger serait minimal pour tous.
Lexa regarda Alexandre avec étonnement. Décidément celui-ci avait souvent de bonnes idées et celle-ci l'était également. Si personne n'était au courant de l'identité de Clarke, pourquoi se mettre en danger inutilement dans ce cas ? En quelques secondes l'idée avait fait son chemin à l'intérieur de sa tête. Et après de longues secondes de réflexion. Tout le monde approuva ce nouveau plan.
Maintenant il ne restait plus qu'a parlé à Melchior et de le convaincre, dans l'intérêt de tous, de ne pas dévoiler au reste du peuple l'identité de Clarke. Ce qui promettait de ne pas être une chose aisée.
Mais Alexandre se proposa de parler lui-même à Melchior. Sans vouloir en dire plus, il avoua qu'il avait des arguments à faire valoir à son homologue et qu'il avait hâte de lui en faire part...
Puis Alexandre partit afin d'aller à la rencontre de Melchior. Laissant Lexa seule avec Philémon. Celui-ci voulut tenter une nouvelle fois de raisonner Lexa, mais c'était peine perdue. Celle-ci ne lui laissa pas le temps de s'exprimer qu'elle le regarda, le regard franc et déterminé, les mains placées derrière son dos. Et avant qu'il n'ait réussi à placer un mot, Lexa lui ordonna de se taire, affirmant qu'elle savait parfaitement ce qu'elle faisait.
Puis elle s'en alla en tournant les talons. Elle n'eut cependant pas le temps de faire deux pas qu'une agitation à l'extérieur du château se fit entendre.
Des gardent se précipitèrent au dehors. Un cheval avec une tête coupée solidement attaché à la selle de celui-ci faisait son entrée dans la cour du château. Les gardes réussirent à stopper le cheval. Lexa arriva en courant quelques secondes après et détacha elle-même la tête de l'homme. Elle le reconnut immédiatement, c'était l'émissaire qu'elle avait envoyé pour prévenir que la fille de leur chef était désormais leur prisonnière et que toute attaque envers Isarian verrait la fille en question, Clarke, tué sur le champ. Visiblement, en voyant le parchemin coincé dans la bouche de la tête coupée, elle sut qu'ils avaient envoyé une réponse.
Lexa défit la selle du cheval et déposa celle-ci au sol tout en demandant à ses gardes de placer le cheval dans les écuries. Nayak était juste derrière Lexa, n'osant pas s'approcher de la tête, comme s'il avait senti la gravité de la situation…
Lexa se saisit du parchemin, scellé du sceau Zénarien et le lu.
« Nous avons bien pris note de votre message. S'il arrivait malheur à ma fille, Isarian serait rasé sur le champ. »
C'était de simples mots, mais des mots qui firent frissonner Lexa. Bien qu'étant une fine stratège, elle savait que son armée n'aurait aucune chance face à celle de Zénarie et que la paix était toute relative, et l'étincelle ne demandant qu'à enflammer et précipiter les évènements. Elle serra dans le poing le parchemin pendant qu'elle était encore un genou à terre et regarda autant d'elle, s'assurant ainsi que personne d'autre qu'elle n'avait vu le message.
Quand elle fut sûre que ce n'était pas le cas, elle s'en retourna dans ses quartiers privés, ordonnant aux gardes d'augmenter la sécurité dans et au dehors du château. Elle ne dit rien à personne de la teneur du message, mais nul doute qu'une tête arrivant à cheval allait faire le tour d'Isarian telle une trainée de poudre. Lexa prix donc la décision d'annoncer le lendemain matin les évènements qui venait de se produire, tout en cachant la teneur du message afin de protéger l'identité de Clarke.
Le reste de la journée se passa relativement sans encombre. Lexa s'occupant des affaires internes de son peuple et Alexandre continuant de se former pour être du grand conseil auprès de Philémon avant d'aller voir Melchior. D'ailleurs seul celui-ci manquait mystérieusement à l'appel, personne ne l'avait vu de la journée. Et pour être honnête, Lexa avait été plus que soulager de ne pas le voir. Elle évitait ainsi les regards méprisant et arrogant de celui-ci.
Le soir venu, elle alla dans la chambre de Clarke afin de s'assurer qu'elle allait mieux et de lui apporter à manger. Quand elle arriva, elle frappa presque timidement à la porte. Même si leur rapport semblait aller devenir cordial à l'avenir malgré la situation, Lexa sentait que quelque chose n'allait pas et que Clarke ne l'appréciait que moyennement. Ce que d'ailleurs Lexa pouvait comprendre.
C'est donc avec un certain soulagement qu'elle entendit celle-ci lui donner l'autorisation d'entrer tout en sachant pertinemment qu'elle n'en avait pas réellement besoin.
La jeune femme déposa le plateau-repas sur le rebord de la petite commode en bois situé sur le côté du lit et se mit à changer délicatement le bandage de Clarke, aucune des deux n'osant pourtant porter le regard sur l'autre. Tout se faisait en silence. Quand Lexa passa sa main sur l'arcade sourcilière de Lexa pour vérifier que les points tenaient bien en place, Clarke esquissa une légère grimace.
— Excusez-moi, je vous ai fait mal ? Demanda Lexa le regard presque coupable.
— Non, c'est juste que… je ne m'y attendais pas, j'ai été surprise.
— Désolé, je voulais juste vérifier que les points tenaient la route ou sil fallait les refaire.
— Vous n'avez pas à vous excuser, ne vous inquiétez pas. Clarke baissa les yeux à ce moment-là, ne sachant où poser son regard.
— En tout cas, vous avez l'air d'aller mieux, votre fièvre est presque entièrement tombée et le reste à l'air de bien cicatriser, d'ici deux ou trois jours vous serez entièrement sur pieds, vos blessures n'étaient que superficielles.
À ces paroles Lexa avait réussi à planter son regard dans celui de Clarke dans ce qui lui sembla être une éternité.
Quand Clarke voulut prendre un morceau de pain sur le plateau que lui avait apporté Lexa, elle fit tomber le verre d'eau qui était dessus et cela sortit les deux femmes de leur rêverie.
Elle s'excusa d'avoir renversé le verre et le remis en place sous l'œil semi-amusé de Lexa.
Puis elle se leva et lui souhaita une bonne nuit. Et s'en retourna dans sa chambre.
Dans le milieu de la nuit Lexa entendit encore les pleures et les cris de la jeune femme qui demandait inlassablement à une mystérieuse personne de ne pas l'abandonner, de ne pas mourir et de se battre pour sa vie. Lexa voulut la rejoindre pour faire taire ses cauchemars, mais elle se rappela de sa précédente réaction et préféra finalement ne pas intervenir. Se contentant simple de se rallonger en tentant vainement de trouver le sommeil.
Au moment où elle s'apprêtait à réussir, elle fut attirée par un léger bruit dans le couloir. Étant au milieu de la nuit, elle se leva pour aller voir ce qu'il se passait, et à peine ouvrit elle la porte qu'elle se retrouva face à face à 3 hommes cagoulé qui la mirent en joue avec leur épée.
