Trois hommes se tenaient là, devant Lexa, brandissant leur épée en sa direction. Elle eut un hoquet de surprise en découvrant qui se trouvait devant sa porte et d'instinct se crispa immédiatement. Elle, la reine d'Isarian se trouvait sans arme devant trois hommes qui en voulait visiblement à sa vie. La vie était-elle si injuste qu'elle la ferait mourir aussi bêtement, sans gloire, sans éclat, et sans amour ? pensa-t-elle pendant que le flot ininterrompu de ses pensées s'entrechoquait inlassablement dans sa tête, la laissant presque paralysée tant le choc était grand à ce moment-là. Son cœur se mit soudain à accélérer par la décharge d'adrénaline qui était en train de monter en elle, ses muscles étaient tellement tendus qu'elle avait l'impression que son corps entier pesait une tonne et de soudains maux d'estomacs firent son apparition, entrainant chez la jeune guerrière un mutisme qu'elle ne se connaissait pas. La grande guerrière qu'elle était, à ce moment-là précise, n'était rien de plus qu'une illusion attendant simplement que la mort fasse son travail.

Mais elle fut soudain sortit de sa torpeur par le grognement de rage de son chien Nayak qui se jeta sur l'un des hommes tous crocs dehors, mordant directement le bras qui tenait son épée, faisaient échapper un cri de douleur à celui-ci qui d'instinct lâcha son arme au sol. Lexa profita alors de ce moment de flottement entre les trois hommes pour se jeter à l'intérieur de sa chambre du côté de son lit afin de se saisir de son épée. Mais elle n'eut pas le temps de se retourner pour faire face aux deux hommes restant, Nayak s'acharnant toujours sur le premier, que l'un d'eux se jeta sur Lexa la faisant lourdement tomber au sol, suivit de près par son comparse. Une douleur atroce au niveau de son bras se fit alors ressentir, et elle ne put s'empêcher d'esquisser un cri de douleur. Elle réussit cependant à se retourner et donna un grand coup de pied à l'agresseur masqué qui était sur elle et l'éjecta à au moins un mètre d'elle, celui-ci tombant lourdement sur une table basse en verre qui se brisa sous le choc.

Le deuxième homme lui donna alors un grand coup d'épée, mais Lexa s'était ressaisi de la sienne et réussit à parer le coup, tout en se relevant afin de faire face, en grande guerrière qu'elle était à cet individu qui en voulait à sa vie. Celui-ci lui donna un grand coup de pied dans le ventre qu'elle ne réussit pas à éviter, la faisant reculer, tordre de douleur et presque tomber à terre, réussissant tout juste à se retenir au recoin de la table situé près de son lit, les objets étant dessus tombant dans un fracas assourdissant au sol et se brisèrent en mille morceaux.

Elle se jeta sur son agresseur et ils tombèrent tous les deux à terre sous l'impulsion de Lexa. Elle semblait prendre le dessus sur le dernier homme, mais un cri horrible la déconcentra l'espace d'une seconde, un cris de terreur, de douleur, un hurlement indéchiffrable qui lui brisa le cœur instantanément, son husky venait de se faire poignarder et gisait désormais au sol, agonisant, la langue pendante et les yeux vitreux. Il s'était battu vaillamment, mais était maintenant étendu dans une marre de sang. Lexa croisa le regard de son chien, qui devenait de plus en plus vide et cela lui suffit pour être suffisamment déconcentré et l'individu sur lequel elle avait pourtant le dessus, lui lança de nouveau un coup de pied dans le ventre lui faisant lâcher instantanément son épée.

Lexa sentait la fin arriver, elle allait enfin connaître si il existait une vie après la mort, sentir, ressentir les choses que la mort allait lui offrir, son seul regret à cet instant est de ne pas avoir eu toutes les réponses à ses interrogations. Elle allait mourir, et tout ce qui lui passait par la tête en ce moment était de savoir si son chien s'en sortirait, si Clarke allait être également tué, et si Isarian allait entrer en guerre… Tout un flot d'émotions passait à travers elle en cet instant et pas une seule pensée n'allait vers sa propre personne. Comme si elle savait, comme si elle savait que c'était la fin, et qu'elle avait accepté cette fin inéluctable au plus profond d'elle-même… La mort finissait par lui offrir une douce délivrance pensa-t-elle l'espace d'une seconde avant de fermer les yeux s'attendant au coup fatal qui allait lui ôter la vie. Pourtant il n'en fut rien…

Alors que les trois hommes allait lui porter le coup fatal qui aurait mené Isarian à perdre leur reine, Clarke, qui fut sortie de ses cauchemars en sursaut par le bruit venant de l'extérieur, sorti en trombe de la chambre. Et c'est sur la vision de Lexa allant se prendre le coup fatal qui mettrait fin à sa vie qu'elle ouvrit la porte en grand. Elle n'eut pas le temps de réfléchir ou de se poser des questions que sans arme, elle se jeta sur l'homme qui s'apprêtait à abattre Lexa, le faisant tomber au sol. Lexa, qui s'attendait à ce que sa vie soit finie, se ressaisit alors et plaça un magistral coup de point à l'agresseur qui était face à elle dont le sang coulant de ses lèvres commençait à perler sur le sol. Clarke se releva et aida Lexa à se relever en lui attrapant la main et celle-ci lui donna une deuxième épée qui était près de son lit, profitant de l'éphémère accalmie pour se remettre en position de combat. Cette fois les deux femmes se mirent dos à dos afin de se protéger l'une et l'autre, épée à la main.

C'est donc ça alors, l'attente, le moment où l'on accepte que la vie ne fasse plus qu'un avec la mort. Le moment où l'on sait avec exactitude que la souffrance va prendre fin, va enfin nous délivrer de la bestialité de la vie et nous plonger dans la plénitude à laquelle nous aurons tous droit un jour ou l'autre. J'aurais voulu connaitre un peu mieux la vie avant. Sentir les rayons du soleil sur ma peau, nager dans l'océan, me libérer de ces chaines qui envahissent mon cœur et mon esprit. C'est donc à cela que l'on pense lorsque l'on va mourir ? À l'acceptation de la mort elle-même ? Pauvre Nayak, il va mourir seul et je suis en train de l'abandonner. Rejoins-moi vite mon ange, je t'attends. Je ferme les yeux en attendant la mort. Pourquoi ne vient-elle pas ? Qu'est-ce donc ce bruit, il faut que j'ouvre les yeux. Clarke ? Clarke est là et tente de me sauver la vie, je ne peux plus rester à attendre la mort, il faut que je fasse quelque chose, ressaisis-toi Lexa.

Et c'est ensemble que les deux femmes se battirent côte à côte, Lexa retrouvant toute son énergie, comme si cela avait été la chose la plus naturelle du monde, comme si leurs deux corps ne faisaient qu'un seuls et uniques. Les deux femmes ne mirent que quelques secondes à se débarrasser de leurs ennemis. Et une fois les trois hommes morts, Lexa se précipita sur un Nayak agonisant, mais néanmoins encore en vie.

Clarke s'assura de la mort des trois hommes avant de rejoindre Lexa, tentant de stopper l'hémorragie de son chien. Mais elle était en état de choc, incapable de faire des gestes cohérents. Alors Clarke, sans un mot, éloigna les mains de Lexa de Nayak afin de le soigner elle-même. Elle retira d'abord lentement le couteau qui était enfoncé dans son abdomen, puis compressa la plaie avec ses mains afin de faire stopper le sang. Le pauvre en avait déjà perdu beaucoup, mais il respirait, et c'était la l'essentiel. Elle demanda à Lexa d'aller lui chercher des serviettes, de l'alcool des bandages, et ce qu'il fallait pour coudre une blessure afin de panser les plaies du chien, ce que s'empressa de faire la jeune femme avec une vitesse non dissimulée malgré la force des coups qu'elle avait reçus et les tendit à Clarke. La jeune femme caressait la gueule du chien afin de le rassurer et lui faire comprendre que désormais tous iraient bien pour lui. Un sentiment étrange s'empara de Lexa quand elle vit la jeune femme agenouillée près du seul être sur terre capable de la faire un tant soit peu sourire. Un sentiment qu'elle ne pouvait expliquer et qu'elle mit sur le compte de l'émotion et du choc qu'elle venait de subir et n'y prêta pas plus attention que cela.

Elle tendit les bandages, l'alcool et les serviettes. Clarke versa le désinfectant et essuya avec les serviettes la plaie du chien qui émit un couinement de douleur atroce qui déchira le cœur de Lexa pour qui les larmes commençaient à atteindre ses yeux et qu'elle essaya vainement de cacher. Puis Clarke réussit à stopper l'hémorragie et recousu à la hâte le trou béant qu'avait laissé le couteau et fit ensuite un bandage délicat autour de la blessure.

Clarke affirma à Lexa que le couteau n'avait pas l'air d'avoir atteint les organes vitaux et que le chien devrait s'en remettre avec beaucoup de repos. La jeune femme fut soulagée d'entendre ses mots rassurants et remercia Clarke du regard, aucun mot n'ayant besoin de sortir de sa bouche pour faire comprendre à la jeune femme combien elle lui était reconnaissante. Elle prit son chien dans ses bras et le posa le plus délicatement possible sur son lit afin qu'il se repose et reprenne des forces.

Et alors qu'elle était en train de placer une couverture sur son chien convalescent, elle entendit derrière elle un bruit de verre brisé et se retourna immédiatement de stupeur, le cœur battant à tout rompre de nouveau. Son regard se posa immédiatement sur Clarke qui en se relevant n'avait plus toute sa force et elle retomba au sol, un genou à terre en tentant de s'agripper à un miroir accroché au mur qui lui échappa des mains, se brisant ainsi en mille morceaux.

Lexa se précipita sur la jeune femme qui venait de lui sauver la vie pour la deuxième fois déjà et l'aida à se relever. Encore convalescente, la jeune femme avait dû produire un effort surhumain afin de sauver la vie de Lexa, et visiblement cela l'avait affaibli plus qu'elle ne l'aura pensé.

Clarke lui affirma qu'elle allait bien, que ça allait passer, mais Lexa ne lui permit pas de parler et l'allongea également sur son lit afin de veiller à son tour sur la jeune femme qui décidément intriguait de plus en plus Lexa.

On venait d'attenter à sa vie. Ce n'était ni la première et surement pas la dernière fois pensait Lexa. Cependant c'est la première fois que des assassins arrivaient à se faufiler aussi près de la reine sans avoir été découverts avant. Lexa compris alors qu'un traite se trouvait surement parmi les siens. Et il ne fallut pas longtemps à son esprit pour avoir Melchior dans sa ligne de mire. Il était le seul avec suffisamment d'animosité envers Lexa, le seul avec suffisamment de connaissance et de pouvoir pour pouvoir l'approcher d'assez près, et par-dessus tout, il avait été mystérieusement absent durant toute la journée.

Alors après s'être assuré que Clarke allait bien, elle alla chercher Philémon qui dormait encore profondément. Il fut tiré de son sommeil par des coups violents contre la porte de sa chambre, et c'est le regard encore endormi, hagard et visiblement pas bien réveillé qu'il ouvrit sa porte, tombant sur une Lexa énervée et encore en sueur du combat qu'elle venait de faire. À peine il ouvrit la porte que Lexa rentra sans en demander la permission, poussant presque Philémon qui fut étonné au plus haut point de l'entrée fracassante de sa reine.

Il mit environ trois secondes avant de réaliser que Lexa était en sueur et que visiblement elle venait de se battre. Tout de suite il lui demanda ce qu'il s'était passé, son regard devenant instantanément inquiet pour la femme qui se présentait devant lui.

Lexa faisait désormais les cent pas dans la chambre de Philémon, les bras croisés sur ses hanches, la respiration forte et bruyante. Philémon avait du mal à savoir si Lexa était inquiète, en colère, ou juste simplement passablement de mauvaise humeur.

Il se planta alors face a sa reine, et la stoppa en plaçant des deux mains sur ses épaules afin de l'empêcher de bouger et de la forcer enfin à lui dire ce qui se passait.

– On s'est introduit dans le château, trois hommes ont tenté de me tuer

– Nayak s'est fait poignarder en tentant de me protéger et je serai morte si Clarke n'était pas venu pour me sauver la vie !

Philémon était abasourdi par les paroles qu'il venait d'entendre, il avait lâché d'un coup les bras de Lexa se reculant d'un pas tant la surprise avait été grande. Il n'osait plus ouvrir la bouche et Lexa du lui claquer des mains devant ses yeux afin de le faire revenir à la réalité.

– Mais… Vous allez bien ? demanda soudain Philémon soudainement inquiet pour sa reine.

Lexa ne prit même pas la peine de lui répondre et enchaina directement.

– Philémon, j'ai besoin de votre aide, je pense qu'il y a une traite parmi nous, et je suis sûr que vous et moi on sait qui c'est.

– Mais malheureusement, sans preuve, nous ne pouvons rien. Je vais retourner à ma chambre et continuer de soigner Nayak et Clarke et vous, pendant que vous envoyez des gardes faire le ménage devant ma chambre. Il y a trois cadavres qu'il va falloir mettre en terre.

– Et surtout prenez des hommes de confiance, je ne veux pas de fuite, il manquerait plus que les gens découvrent l'identité de Clarke…

Lexa ne laissa pas le temps à Philémon de lui répondre qu'elle avait déjà retourné ses talons pour repartir aussi vite qu'elle fût venue, se dirigeant instantanément en direction de sa chambre au chevet de Clarke et Nayak.

Philémon était resté pantois, il réfléchissait à un moyen de prouver que Melchior pouvait-être responsable de la fuite et que c'était lui le traitre. En effet, même sans preuves, pour lui il ne faisait aucun doute que ça ne pouvait être que lui le responsable de la tentative n'assassina. Il n'avait jamais caché son ressentiment envié Lexa et le pouvoir qu'elle avait.

Quand Lexa arriva au niveau de sa chambre, Clarke s'était endormi, Nayak à ses pieds. Et visiblement elle était encore dans ses cauchemars, demandant inlassablement à une personne de ne pas la laisser, de ne pas mourir. Clarke était en sueur, et des larmes coulaient le long de ses joues. Lexa avait l'impression que ses cauchemars l'éprouvaient encore plus physiquement que la bataille qui avait eu lieu un peu avant.

Peu importe ce dont Clarke rêvait, cela avait dû être une terrible épreuve pour la jeune femme pensait Lexa. Et bizarrement, une boule au creux de l'estomac de Lexa se formait à la vision de la jeune femme qui était visiblement en souffrance devant ses yeux, la faisant se crisper sur elle-même, le poing fermé, prêt à en découdre avec n'importe qui qui aurait voulu s'en prendre à elle.

Lexa s'assit avec une douceur infinie sur le rebord de son lit et passa ses bras sur les épaules de la jeune femme afin de la réveiller lentement et la sortir de son cauchemar.

– Vous… Vous avez encore fait un cauchemar, j'ai préféré vous réveiller plutôt que de vous laisser en souffrance. Bégaya presque Lexa quand elle vit les yeux de la jeune femme s'ouvrir.

Puis la jeune femme retira rapidement ses mains des épaules de Clarke qu'elle avait laissées sans s'en rendre compte, et sentit instantanément son rythme cardiaque augmenter quand son regard croisa celui de Clarke. Elle détourna aussitôt les yeux et se releva, plaçant ses mains derrière son dos comme elle le faisait chaque fois qu'elle voulait se donner une certaine prestance. Puis tenta d'ajouter de nouveau :

– Puis-je vous demander qui est la personne de vos cauchemars et qui vous fait tant souffrir ? demanda doucement Lexa sur un ton presque coupable.

– Et bien… personne d'important ne vous en faites pas pour moi. Répondit Clarke en détournant son regard, une larme perlant de son visage ce que ne manqua pas de remarquer Lexa qui serra les dents et les poings à la vue qu'elle trouvait si déchirante.

Lexa proposa d'échanger leur chambre vu que Clarke était déjà allongé sur le lit de Lexa et qu'elle ne voulait pas déranger la jeune femme dans sa convalescence. Mais Clarke lui affirma qu'il n'y avait pas de soucis, et qu'elle pouvait rester si elle le voulait.

La jeune guerrière installa donc un lit de camp de fortune au côté du lit sur lequel se trouvait Clarke et Nayak afin d'être au plus près si jamais elles devaient faire face à un nouveau danger et s'endormit ainsi paisiblement, malgré les fréquents cauchemars que continuait de faire Clarke dans son sommeil.

Une semaine s'écoula pendant lequel chaque nuit Lexa veillait sur la jeune femme qui reprenait des forces et de la vigueur. Ses blessures étaient entièrement guéries et Nayak arrivait désormais à se lever seul et sans aide. Intérieurement, cela faisait chaud au cœur de Lexa de voir son chien allez si bien malgré la terrible épreuve qu'il venait de subit et elle se réjouissait également que la jeune femme aille physiquement beaucoup mieux.

Philémon et Lexa tentaient toujours de réunir des preuves contre Melchior, mais celui-ci savait parfaitement couvrir ses traces et malheureusement, sans preuve, les lois d'Isarian interdisaient de faire le moindre mouvement sans risquer de provoquer une émeute.

Mais un matin, Philémon vit Melchior sortir du château en tentant de ne pas se faire remarquer ce qui intrigua celui-ci et se mit à le suivre discrètement.

Il vit alors Melchior harnacher à cheval en grommelant que tout allait bientôt être fini.

Philémon revint en courant au château afin de prévenir Lexa de la situation et qui était dans sa chambre en compagnie de Clarke afin de soigner Nayak.

Lexa décida alors de se lancer à la poursuite de Melchior afin de le stopper une bonne fois pour toutes et Clarke se proposa de l'accompagner. Ce que bien évidemment refusa Lexa qui y voyait là un bien trop grand danger pour la jeune femme.

– Lexa, si vous vous lancez à la poursuite de Melchior et qu'il se dirige vers Zénarie, alors vous aurez besoin de ma protection afin de ne pas vous faire assassiner lâchement.

Devant la certitude de la jeune femme, Lexa finit par céder et accepta finalement que Clarke l'accompagne. Son argument, bien que désagréable, était très vrai et Lexa savait que malgré le fait qu'elle savait parfaitement se battre elle ne pourrait résister seule à une attaque contre sa personne et que la protection de Clarke dans ce cas-là lui serait indispensable.

Lexa sortit la première en courant de sa chambre pour harnacher deux chevaux à la hâte, et elle ne vit pas Philémon retenir Clarke en l'attrapant par le bras, l'empêchant ainsi d'avancer.

Clarke retira vivement son bras de Philémon et le poussa contre le mur, lui ordonnant ainsi de la lâcher.

– Ne faites pas de bêtises Clarke, vous connaissez parfaitement les conséquences si Lexa apprenait qui vous étiez réellement et ce que cela signifierait pour Isarian et Zénarie.

Visiblement, Philémon connaissait bien Clarke et ne l'appréciait que très peu pour une raison bien mystérieuse.

– Ne vous en faites pas, vous et moi on est bien placé pour connaitre les enjeux de la révélation que mon identité entrainerait. Je ne ferai jamais rien pour lui nuire et vous le savez tout aussi bien que moi ! Clarke avait le visage en colère tout en regardant Philémon.

Puis Clarke partie partit également en courant rejoindre Lexa, non sans avoir frappé Philémon d'un coup de point au visage quand celui-ci lui avait affirmé qu'elle jouait avec le feu avec Lexa et qu'il fallait qu'elle se calme.

Quand Clarke rejoint Lexa, celle-ci avait déjà presque fini de harnacher les deux chevaux et elles se mirent aussitôt en route à la poursuite de Melchior.

Malheureusement, la tombée de la nuit arrivait, et les deux jeunes femmes durent s'arrêter au bout d'une heure de cheval fin d'établir un campement pour la nuit. Elles se dirent que dans tous les cas Melchior devrait faire pareil et qu'il était inutile qu'elles continuent leurs routes alors qu'elles ne voyaient plus rien.

Lexa s'occupa d'allumer un feu et Clarke prépara un lit de fortune pour les deux femmes et elles s'allongèrent dessus côte à côte, aucune des deux n'osant esquisser le moindre mot. Personne n'aurait pu dire à ce moment-là si c'était par pudeur ou par peur.

Puis, au bout de quelques minutes d'un silence absolu pendant lequel les deux jeunes femmes n'écoutaient rien d'autre que leur respiration et le crépitement des flammes, Clarke ouvrit la parole, les yeux tendus vers le ciel et le regard remplis de tristesse.

– Ma femme…

– Votre femme ? s'enquit avec curiosité Lexa qui se mit à regarder avec intensité le regard rempli de tristesse de Clarke.

– Ma femme… la personne de mes cauchemars… c'était… c'était ma femme, elle est morte il y a plusieurs années maintenant.